Mastère spécialisé : le Digital Business Strategy de GEM à l’honneur

mastère spcialisé ms Digital Business StrategyJ’ai découvert le mastère spécialisé il y a un an. Il s’agit d’un format de formation récente (86) validé par la conférence des grandes écoles (CGE) dont le but est de fournir, souvent, une double compétence, avec un haut niveau de qualification (Bac+6). J’ai ainsi pris les rênes du Mastère MS digital business stratégies de Grenoble Ecole de Management en juillet dernier, formation prometteuse, que je veux positionner comme un leader européen, et qui vient d’être mise à l’honneur par le Nouvel OBS* dans son dernier dossier dédié à ce type de formation. J’en profite également pour relayer la vidéo enregistrée il y a une semaine pour campus Chanel, une chaîne dédié aux formations, appartenant au groupe le Figaro.

*Note : ils ont utilisé l’ancien nom du Master dans l’article (Stratégie Internet et Management du Web). Il faudra donc transposer car nous avons voulu accroître l’attractivité de ce mastère en incluant le terme ‘digital’ qui est plus large que le simple Web et résolument le positionner autour de la stratégie digitale et de la transformation digitale).

Le mastère spécialisé, une formation très haut de gamme 

C’est une formation très haut de gamme, la haute couture du Mastère, avec une qualification en Bac+6, et de fortes exigences à l’entrée. Dans le cas du mastère MS Digital Business Strategy, il s’agit même d’une formation internationale, en anglais, avec des professeurs internationaux, issus à 80 % du monde de l’entreprise. Beaucoup de ces professeurs possèdent une double compétence de formateurs et de professionnels du terrain. Les nationalités de ces enseignants sont variées : nous y avons des Anglais, des Américains, des Chinois, des Grecs, et aussi quelques Français, tous recrutés pour leurs compétences pédagogiques et surtout leur connaissance du métier.

Transformation digitale : un mastère 100% digital, dedans, dehors et partout 

Le recrutement des élèves, qui vient de commencer, s’effectue sur 9 mois. Le bouclage intervenant en septembre (2016 pour la promotion 2016-17). Nous commençons par les recrutements étudiants, mais une particularité de ce Master est de mélanger les étudiants et des professionnels en reconversion. Les execs peuvent aussi postuler dès maintenant. Nous avons déjà 5 étudiants execs sur les listes, et comme les places sont limitées, il ne faut pas traîner pour postuler. Loin d’être un handicap, ce mélange des générations est très bénéfique et enrichissant pour les deux parties. Les critères de recrutement pour l’entrée de ce Mastère sont de plus en plus strictes, afin de garantir son niveau, en constante évolution.

Les critères de sélection pour le Mastère Spécialisé Digital Business Strategy

Je les décrirai ici brièvement :

1. 100% Digital : à défaut de posséder des compétences dans ce domaine, une forte motivation est demandée. Touristes s’abstenir. Beaucoup de postulants n’hésitent en effet pas à mettre les mains sous le capot et à apprendre eux-mêmes le HTML, le content marketing, les médias sociaux… Sans demander une complète maîtrise de ces domaines, une forte appétence est requise. Inutile de postuler par exemple si vous détestez les médias sociaux ou si vous avez une répugnance vis-à-vis des sujets techniques. Car même si la formation n’a rien à voir avec la technique pure, il est fortement recommandé d’avoir un goût prononcé pour elle. En résumé, pas besoin d’être ingénieur, même si ceux-ci sont également les bienvenus, mais un fort goût pour la technologie est apprécié (par exemple dans mon cas personnel, bien qu’ayant un diplôme de commerce à la base, pendant mes années de maîtrise d’ouvrage, au début de ma carrière, je n’ai pas hésité à apprendre à coder, avec l’aide d’un ami et confrère informaticien. cela m’a doté d’une vision du métier et d’un avantage concurrentiel tout au long de ma carrière de manager, puis de cadre dirigeant et enfin de chef d’entreprise. Lire la suite

Marketing RH : état des lieux et tendances pour 2016 – Webinathon n°4

Le mardi 26 janvier aura lieu la 4e édition du Webinathon Big Data et Cloud computing, organisé par Orange Cloud for Business. A l’occasion de ce 4e Webinathon auquel vous pouvez vous inscrire dès maintenant, nous aborderons un sujet sur lequel nous avons écrit à plusieurs reprises sur ce blog, notamment avec Vincent Berthelot : le marketing RH. Nous sommes au commencement d’une transformation digitale qui touche tous les secteurs (la banque, le btp, le luxe…) et les métiers (les comptables, les RH…). C’est sur la transformation des métiers de l’humain que nous allons nous pencher durant ce Webinaire, accompagné de deux expertes du domaine : Fadhila Brahimi, CEO de FB-associés et Meike Spahrbier, directrice adjointe image marque employeur et campus management chez Orange groupe. Quels sont les impacts de la transformation digitale sur l’organisation, la mobilisation des employés et le fonctionnement de l’entreprise ? Quels sont les outils à disposition ? Quels sont les enjeux pour bien les utiliser, former les employés, éviter que certains se sentent dépassés ? Telles sont les questions qui seront abordées durant ce Webinaire.

Voici le programme de ce webinaire RH qui aura lieu le 26 janvier 2016 de 13h30 à 14h15 :

  1. Introduction – de la marque employeur au marketing RH : quand la RH fait son marketing ;
  2. Fadhila Brahimi et Meike Spahrbier – transformation digitale des RH et stratégie globale de l’employeur : comment le digital peut aider la marque dans son attractivité, et comment les employés peuvent contribuer à ce travail d’image ? La RH est en lien avec l’image de l’entreprise en général et influe sur la façon de recruter. La RH n’est pas qu’une fonction opérationnelle, elle est aussi stratégique. La transformation digitale de la RH permet d’améliorer les relations avec les futurs candidats et écoles. Le rôle de la RH transcende ainsi les barrières de l’opérationnel et devient un véritable atout dans la gestion de l’image de l’entreprise, au même titre que la direction de la marque ;
  3. Quelles sont les tendances, les outils et les exemples de réussite ? Fadhila Brahimi et Meike Spahrbier débattront du sujet en se basant sur leur longue expérience du métier et leur connaissance des tendances et de l’évolution de la fonction RH, notamment au contact des technologies innovantes de la communication et de la collaboration.

Questions-Réponses : Les membres du public seront invités à poser leurs questions tout au long de l’intervention des deux présentatrices. Un espace de questions-réponses sera en outre réservé à la fin de webinaire.

En savoir plus : Marketing RH : états des lieux et tendances…

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Le parcours client en action : définition, évolution et perspectives avec Antoine Coubray

Qu’est-ce que le parcours client ? Dans quel but celui-ci doit être correctement identifié par l’entreprise ? Comment mesurer ses résultats ? Comment l’optimiser ? Voici les nombreuses questions que nous nous posions avant de rencontrer Antoine Coubray, fondateur de Stratello et ex-DG des Editions Atlas. Car le parcours client a bien changé ces dernières années : l’explosion du nombre d’objets connectés et la tendance au multicanal bouleversent la définition initiale du parcours client. Toute entreprise doit ainsi repenser ce dernier afin d’être à la fois en accord avec l’évolution technologique et les possibilités que celle-ci apporte, et en accord avec le client dont les habitudes de consommation et le rapport avec l’entreprise évoluent. A l’époque de l’instantané et du multicanal, il est nécessaire de repenser ses processus et construire un parcours client à partir du point de vue du client, et non celui de l’entreprise.

Qu’est ce que le parcours client ?

Du point de vue client, il s’agit de l’ensemble des points de contact qu’il va avoir avec l’entreprise au fur et à mesure de sa vie. Tous ces points de contacts, quels que soient les canaux, constituent ce parcours client.

Que veut dire le parcours client « en action »?

Le « en action » est ajouté, car on parle actuellement beaucoup de parcours client, mais ce qui nous intéresse, c’est comment on utilise des techniques, des moyens, et des outils, pour arriver à « se mettre la tête au clair » concernant la relation client à développer avec les clients d’entreprise, et comment ces techniques peuvent aider à structurer une démarche de marketing relationnel.

Ce parcours client est-il présent uniquement dans le point vente ?

Non, ce parcours client est multicanal : il est dans tous les points de contact que peut avoir le client avec l’entreprise et son environnement. Cela commence d’ailleurs hors de l’entreprise.

parcours clientQue se passe t-il exactement dans le domaine du parcours client ?

Principalement l’émergence du multicanal : on en entend parler depuis des années, mais on assiste récemment à deux phénomènes.

  • Beaucoup de points de contact peuvent aujourd’hui être trackés, fournissant des analytics. On  commence également à avoir des magasins (de type smart store) sur lesquels on peut suivre les clients grâce au digital. L’ensemble des canaux est en train de se mettre en relation, grâce aux objets connectés. Il s’agit donc d’une interconnexion entre les canaux, qui permet d’analyser les actions.
  • Le deuxième point est la multiplication des canaux : au fur à mesure que l’on avance, il y a de plus en plus de canaux, d’interactions, de dialogue, de transactions. Là où hier une entreprise n’avait qu’un magasin, elle en a désormais deux : un site internet, et un point de contact physique. Les canaux sont en train de se multiplier dans des proportions énormes, ce qui nécessite encore plus de contact, et un meilleur contrôle de la distribution du budget.

Dans l’idéal, on veut avoir une vue unique du client…

Il s’agit d’un vieux rêve… On peut toutefois, à minima, faire en sorte que les données collectées via les différents canaux soient interconnectées, et qu’il y ait des flux mis en place. L’outil idéal pour gérer tout cela est le CRM, sans aller à des outils très élaborés. Il y a déjà beaucoup à faire simplement en comprenant où sont les données des clients et en les réunifiant.

Rassembler toutes ces sources différentes, y compris les médias sociaux et des sources déstructurées, n’est pas une simple tâche…

Ce n’est pas facile à faire : c’est un travail de longue haleine, mais que l’on peut réaliser par petites touches. On peut avoir des réalisations probantes très rapidement, ce qui permet de progresser. Donc, non ce n’est pas facile à faire, et oui, on peut commencer et obtenir des résultats rapidement sans partir dans des projets pharaoniques.

Peut-on prendre un exemple de parcours client ?

Par exemple, un suivi de commande entre le web et le magasin. Un client subit une rupture lorsqu’il prépare un devis sur un site web, puis une fois en magasin, doit recommencer à donner toutes ses informations : c’est un véritable trouble. On identifie bien ici une zone à travailler. Les Welcome Process sont un autre exemple : je m’abonne à un magazine, j’ai donné mon adresse mail, j’ai donné les informations, et je n’ai pas un petit mot qui me dit «Bonjour, bienvenue parmi les lecteurs de ce magazine…».Voilà donc de petits exemples qui prouvent qu’il n’y a pas besoin d’une base de donnée d’une grande complexité pour améliorer le parcours client.

D’où viennent ces problèmes dans le parcours client ?

Une raison assez classique dont on parle souvent est que dans les organisations, ce n’est pas toujours la responsabilité des mêmes personnes : le commercial et la relation client ne sont pas toujours au même endroit, sous le même toit. La continuité dans le traitement du client n’est pas forcément le premier des soucis de l’organisation, dans le sens où elle est divisée.

Aussi, les actions, les process ont parfois été mis en place par itérations. Comme de petites briques que l’on est venu ajouter sans forcément chercher à établir une relation avec les  autres briques. Lire la suite

Bernard Stiegler réinvente le Web pour sortir de la prolétarisation

Bernard Stiegler
Bernard Stiegler et Ariel Kyrou : l’emploi est mort, vive le travail !

Le 1er décembre 2015, j’étais au premier rang de la salle de conférence du WTC de Grenoble, à deux pas du vaisseau amiral de Grenoble Ecole de Management, pour assister à la démonstration du philosophe Bernard Stiegler, avec qui j’ai la chance de travailler dans le cadre de mon Master Spécialisé Digital Business Strategy. Bernard Stiegler – dont je vous conseille l’ouvrage « l’emploi est mort, vive le travail !”, résultat d’un entretien avec Ariel Kyrou – a fait le pont entre néo prolétarisation des masses et ré-apprentissage du savoir. Ceci a pu paraître un grand écart à certains, mais m’a semblé bigrement pertinent. Revenons sur son discours de ce « digital day” du 01/12 et sur sa démonstration, certes assez longs et noirs, mais le voyage en vaut la peine.

Un temps de rupture mené par les GAFA

« Nous vivons un temps de “disruption« * qui est mené par les GAFA” a affirmé Bernard Stiegler dans son introduction en nous mettant en garde : “doit-on s’aligner sur cette manière de pratiquer la rupture ou doit on changer la méthode”. Mais cette “disruption”, aujourd’hui est entropique, selon le philosophe. « Elle est porteuse de souffrances pour l’Europe qui décline, alors que le monde est entré dans  l’anthropocène, cette « nouvelle ère géologique dominée par l’humanité” et qui perturbe la terre. Cette entropie-là, alors que nous entrons dans la dernière phase de la COP21, nous la connaissons bien. La première peut paraître plus contre-intuitive.

*Ce néologisme est désormais si usité que nous le garderons tel quel dans cet article.

Bernard Stiegler revient sur le terme d’entropie lui-même

Le deuxième livre de la thermodynamique de Sadi Carnot sur la puissance motrice du feu a décrit ce phénomène dénommé “entropie” qui correspond à la matière qui se dissipe de manière inéluctable. « C’est la loi de l’univers” nous a expliqué Bernard Stiegler, “celle d’un monde en expansion mais qui court aussi à sa disparition ». Or, ces questions d’économie qui se posent à nous – et notamment celle de ce que nous appelons transformation digitale – « ont toutes en leur cœur l’entropie” explique le Philosophe, et l’économie de demain va se construire autour de ces enjeux. Car ce qui détermine l’humanité c’est la valeur, cette valeur qui va permettre de sauver la planète. En 1944, pour compléter le concept de Carnot, a été inventé le concept de néguentropie (appelée antérieurement entropie négative). « Qu’est-ce que l’économie” a demandé Bernard Stiegler à la salle : “c’est entretenir le vivant”, or l’anthropocène est justement l’inverse, c’est le cas parfait du monde qui se tire une balle dans le pied et qui se détruit lui-même.

Bernard Stiegler
Bernard Stiegler sur fond d’anthropocène

Le futur est à la robotisation : un million et demi d’employés rayés d’un trait de plume ?

Revenons à ces phénomènes de ruptures économiques décrits par Bernard Stiegler et posons-nous la question de la nature de cette rupture. Ce temps de disruption que nous vivons actuellement est caractérisé par l’amplification de ce que l’on a déjà observé dans les usines, selon Bernard Stiegler (les usines sans ouvriers). « Cette histoire a commencé il y a 20 à 30 ans” explique Bernard Stiegler. Mais l’enjeu aujourd’hui est ailleurs : « maintenant le sujet, c’est le robot comme celui de Foxconn et Google qui vise à remplacer 1 million et demi d’employés” nous explique-t-il. Le futur, ce n’est donc plus l’automatisation mais la robotisation. Donc l’emploi va régresser beaucoup d’ici à 30 ans. Holmes un économiste américain prédit même que 70% des emplois vont être détruits. « Cela veut dire que nous allons être de plus en plus confrontés à un problème économique” ajoute Bernard Stiegler. « L’emploi, peut-être pas tous mais pour beaucoup, va disparaître”. Les lecteurs de Player Piano (Kurt Vonnegut) se souviennent. Lire la suite

La Chine et le luxe : une passion lucrative

Mardi 1er décembre 2015 avait lieu un petit déjeuner sur le thème « Luxe et Chine : bilan et perspectives sur les évolutions et les tendances », dans un lieu approprié au sujet, puisqu’il se tenait à Drouot, haut lieu des ventes aux enchères parisiennes. Cette conférence était tenue par Philippe Jourdan, fondateur de Promise Consulting et co-auteur, avec Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto du livre « Le marketing de la grenouille », aux éditions Kawa.  L’occasion d’observer au travers du prisme du luxe un marché et une culture des plus intéressantes.

Solidement ancrée dans le respect des traditions et très attachée à la pensée confucéenne, la Chine a longtemps fonctionné en vase clos, sans chercher à se nourrir de l’influence culturelle des autres pays. Après plusieurs siècles de turbulences et d’instabilité, la Chine a finalement fini par s’ouvrir au capitalisme, et les valeurs de cette société s’en sont trouvées profondément chamboulées. Une société basée sur des valeurs comme le respect, le contrôle et la réserve se retrouve ainsi directement confrontée avec des valeurs issues de la consommation, comme l’individualisme, le plaisir et la sensualité.  

Le fait est que les générations de Chinois ayant grandit avec ces valeurs sont attirés par l’industrie du luxe, et se sont placé en peu de temps au centre des préoccupations des marques occidentales qui voient en la Chine un levier de croissance idéal du secteur. En effet, la Chine contribue à 70% de la croissance du marché du luxe et ses acheteurs représentaient en 2014 29% du marché. Voyons dans cet articles le principaux enseignements de cette conférence sur le luxe et la Chine.

Après s'être ouverte au capitalisme, la Chine s'ouvre à la consommation de produits de luxe : insignifiante avant les années 2000, la demande chinoise est désormais de 30%
Après s’être ouverte au capitalisme, la Chine s’ouvre à la consommation de produits de luxe : insignifiante avant les années 2000, la demande chinoise représente désormais 30% du marché mondial du luxe

Les chinois achètent du luxe… À l’étranger

Le paradoxe est que les chinois achètent les produits de luxe essentiellement à l’étranger, dans le cadre de leurs déplacements touristiques. En effet, 80% de leurs achats en luxe se font à l’étranger. On pense immédiatement à Paris, mais la France n’est pas la première destination des Chinois. Avec son million de visiteurs chinois annuels, elle se place loin derrière Hong-Kong (15 millions de chinois par an) et d’autres pays d’Asie du Sud-Est comme la Corée du Sud (3,4 millions) et Taiwan (2,8 millions). Certaines marques comme L’Oréal ont bien perçu la valeur de ces voyageurs et considèrent le travel retail (ventes réalisées dans les duty free ou les espaces voyageurs de grandes capitales mondiales) comme un sixième continent.

L’impact du digital sur le luxe en Chine

Le luxe est un secteur où une grande partie de la communication se fait via le bouche à oreille. Or, lorsque l’on entend bouche à oreille, on entend médias sociaux, donc digital. Dans ce pays au milliard d’habitants, un peu plus de la moitié dispose d’un accès à l’Internet (564 millions), dont 420 millions sur l’Internet mobile. Bien qu’ils ne soient potentiellement pas utilisés à 100% des chinois, les réseaux sociaux Qzone (Equivalent de Facebook en Chine), QQ (équivalent de Skype/Whatsapp) et Sina Weibo (équivalent de Twitter) comptent respectivement 653, 860 et 222 millions de visiteurs actifs, selon le site chinainternetwatch.com. Il existe donc en Chine une communauté d’internautes très importante, et les marques de luxe ne peuvent négliger le digital, d’autant plus que 31% des internautes chinois font au moins une recherche par semaine sur un produit de luxe.

S’adapter au marché chinois, sans tomber dans les clichés

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copyright Quentin Shih

Malgré le contexte actuel de ralentissement de l’économie chinoise et de dévaluation du yuan, les marques de luxe continuent, à juste titre, à placer leurs espoirs dans le marché chinois. Elles doivent toutefois adapter leur ligne à des consommateurs exigeants et connaisseurs qui savent faire la différence entre le vrai luxe et le luxe d’apparence. De plus, selon l’étude, on constate une augmentation du taux de préférence pour les marques qui s’inspirent de la culture chinoise pour la conception des produits, à l’image de Chanel qui a créé une collection s’inspirant de la cour impériale.

C’est donc tout un travail de story telling qui est mis en place là aussi par Chanel, imaginant un voyage de Coco Chanel en Chine. Certaines marques se sont en revanche heurtées à des réticences, notamment Dior avec une campagne réussie graphiquement, mais qui a irrité nombre de blogueurs chinois du fait de la mise en scène des images mettant en opposition une foule uniforme chinoise et des occidentaux épanouis et bien habillés.

En dépit du ralentissement de la croissance chinoise, les marques de luxe continuent ainsi à considérer la Chine comme leur poule aux œufs d’or. Sur un marché mondial de 223 milliards d’euros, la Chine représente un tiers de la demande alors que cette part était insignifiante avant les années 2 000.