sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 1/4

Après un an d’absence, me voici à nouveau à e-commerce 2010 pour ce 3ème jour de la manifestation, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris (et après un trek de plusieurs km qui nous a emmené au delà du périphérique). Cette matinée est dédiée aux paiements en ligne, un sujet que nous traitons souvent et sur lequel je fais régulièrement des mises à jour.  Salle un peu vide aujourd’hui hélas, grève oblige …

Voici le compte-rendu de cette 3ème matinée (j’ai hélas raté les 2 premiers volets sur les paiements en ligne), qui comprend :

  1. une présentation de la société moneybookers, fournisseurs d’une solution sécurisée de paiements en ligne ;
  2. une présentation de Cardsoff, solution de social commerce et e-payment ;
  3. un état de la fraude sur Internet avec Verisign ;
  4. une présentation sur la stratégie de distribution avec paybox et l’excellent Frédéric Loos, qui anime le groupe dédié aux paiements en ligne sur Viadeo.

dans ce post, la 1ère présentation de Moneybookers, un excellent panorama des différents moyens de paiement pays par pays, et donc une mise à jour de mon mba ebusiness ESG sur ce point avec les derniers chiffres qui montrent de ce fait une totale stabilité du paysage. Chaque pays a ses solutions, ses particularités et ses préférences nationales et la nécessité de s’adapter à chaque cas particulier est donc impérieuse, comme par le passé, si l’on désire se développer à l’international.

Et comme d’habitude, c’est une société britannique qui réalise l’intégration européenne ! un comble, même si la possession d’une monnaie à part permet de comprendre la sensibilisation à la différence.

Moneybookers:  solutions de paiement locales par Maria Clara Perez (en charge des partenariats, Fr/UK/Sp) moneybookers.com

Comment gérer les paiements sécurisés à l’international ?

  • le marché français est un des 5 plus importants en Europe, mais si vous voulez vous développer en ligne, il faut se tourner vers l’international
  • quels sont les facteurs clé?
    • être conscient des spécificités locales des moyens de paiement
    • avoir une approche locale en matière de risques
    • => chercher des alliés qui aient l’expertise int’l
  • 1. Moneybookers
    • entreprise UK fondée en 2001, contrôlée par la FSA (UK)
    • supporte plus de 100 moyens de paiements dans 200 payas
    • plus de 60.000 marchands utilisent cette solution
  • 2. état des lieux, France par rapport à l’Europe
    • ~8M€ sur 170M€ en Europe, +30%, bonne progression
    • FEVAD: la France est parmi les plus mûres mais il y a encore du potentiel chez ses voisins. La France est dans la moyenne, mais il serait dommage de ne pas aller à l’international vu cette maturité
    • 78% des internautes français, donc parmi les plus importants en Europe
    • La France est proche de la moyenne Européenne
  • 3. Comment se préparer à l’International?
    • connaître les spécificités locales
      • US/UK : surtout des cartes de crédit (Visa, Mastercard etc.)
      • mais les marchés n’utilisent pas les mêmes options de paiement
      • France : + de 50% par CB, mais en Allemagne, ça ne suffit pas (ce qui prédomine c’est le débit direct)
      • Idem en Espagne (4B, Euro 6000), Ideal en Scandinavie etc.
    • avoir l’expertise, donc comment aller à l’int’l en trouvant un partenaire qui ait cette expertise ?
  • 4. Comment se prémunir du risque ?
    • en France, il y a peu de complexité dans les vérifications (toutes les IP sont françaises etc.)
    • KYC: know your customer : savoir où il se trouve, quelles sont les options de paiement qu’il utilise etc.
    • connaître la traçabilité des paiements : 200 vérifications pour chaque paiement chez Moneybookers: ex: si un site Allemand reçoit un paiement d’un client français. on vérifiera que sa CB n’est pas une CB candienne par exemple. si c’est le cas, on vérifie les infos avant de valider la transation
    • protection contre les chargebacks
    • conformité à PCI-DSS et autres standards internationaux : les marchands qui reçoivent des paiements par Visa et Mastercard doivent être certifiés PCI-DSS. Ceux qui ne le sont pas auront des problèmes juridiques. Passer par un prestataire comme Moneybookers permet de se dispenser de cette formalité
    • (circuit de validation Moneybookers)
    • Q&R :
      • Q: FIANET : on ne peut pas refuser un paiement en fonction uniquement d’un scoring en France, c’est un refus de vente et c’est illégal
      • R: Si le scoring est négatif mais que toutes les vérifications sont OK, le paiement sera accepté
      • Q: vérifications offline ?
      • R: oui mais les principales sont faites en ligne
      • Q: enregistrement obligatoire ?
      • R: il y a 2 genres de paiement offerts par Moneybookers: 1. le paiement direct sans enregistrement 2. le porte-monnaie électronique avec enregistrement
      • Q: 3D Secure
      • R: Moneybookers est très supporter de 3D Secure, malgré les critiques contre 3D Secure et le temps de transformation. Si le client s’est déjà enregistré directement via sa banque on va lui demander. Sinon, on ne lui impose pas. C’est une initiative de la Banque.

à suivre dans la 2ème partie …

regionsjob.com dresse la carte des médias sociaux dans le monde des RH en France

Une présentation trouvée ce matin au fil de mes pérégrinations sur le web réalisée par @regionsjob et qui montre l’importance grandissante des médias sociaux, notamment devant les méthodes presse traditionnelles. L’étude montre aussi la bonne résistance des job boards (nb : le commenditaire  www.regionsjob.com est un job board), mais on observera que les recruteurs y traquent les commerciaux qui …y sont moins que les autres (logique, il y a une pénurie chronique de commerciaux en France, un job qui ne connaît pas la crise; les commerciaux ont donc moins besoin que les autres d’aller traquer les jobs, et souvent on vient les chercher et surenchérir sur leurs salaires).

Les médias sociaux se sont néanmoins installés de façon conséquente dans notre pays, même si l’usage y est quand même moindre qu’aux Etats Unis ou au Royaume Uni (ce dernier bénéficiant de l’effet Stephen Fry, un peu comme si Depardieu se mettait à Twitter en France, on verrait la différence).

Enfin, on notera la sur-représentation des communicants sur les médias sociaux (les dindes qui votent pour Noël en quelque sorte, un classique des innovations Web à leur démarrage) et le fait que Facebook fasse du surplace dans la sphère privée, avec une énorme majorité de personnes qui cachent leurs profils et leurs statuts. C’est la revanche des outils sérieux : Twitter, Viadeo et LinkedIN.

Evénement Digital Natives, mythe ou réalité ? 5ème petit déjeuner du Web d’Orange Business Services

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Les digital natives, cette génération née au biberon de l’Internet, est-elle vraiment plus douée que les générations précédentes en informatique ? La génération Y va-t-elle débarquer comme une bande Huns pour tout renverser sur son passage ? Les digital natives existent-ils vraiment ou s’agit-il d’une grossière généralisation ? Autant de questions que nous avons préparées avec certains des meilleurs experts du domaine, dans le cadre d’un événement gratuit (attention ! places limitées, inscription obligatoire) que nous j’organise avec mon équipe Web d’Orange Business Services:

Voici une annonce pour la La 5ème édition des petits déjeuners du Web d’Orange Business Services (événement gratuit ouvert à l’extérieur – places limitées, inscription obligatoire !) , que j’organise avec mon équipe et qui se déroulera à Orange Stadium, le 18 janvier de 08h30 à 10h30, sur le thème :

Digital Natives : Mythe ou Réalité

Dans cette vidéo je présente, le principe des petits déjeuners du Web, la thématique du petit déjeuner ainsi que les intervenants de cette 5ème édition.

Consulter le programme et vous inscrire au petit déjeuner

attention nombre de places limité !

A propos des Digital Natives, Génération Y

Que n’entendons-nous pas à propos de cette génération qui serait rétive à l’autorité, férue d’informatique et de high tech, multi-tâches et dans une sorte d’ici et maintenant ?!

Il n’est pas toujours aisé de savoir de quoi l’on parle : Génération Y, Digital Natives, Yers, Millenium…les experts réunis à l’occasion de ce petit déjeuner nous éclaireront et rabattront les cartes sur un certain nombre d’idées reçues à propos de cette génération.

Employé dès 1993 par le magazine Advertising Age, l’expression  « Génération Y » désigne la génération née entre 1977 et 1995 qui suit la « Génération X  » (née approximativement entre 1965 et 1977). Parler de génération peut-être déjà un parti pris, la segmentation par âge est un basique en marketing. La pyramide des âges est aussi un repère connu, mais est-ce bien suffisant pour rendre compte de cette population avec ses multiples dimensions, ses usages et sa part de complexité ?

Retrouvons-nous le 22 octobre pour débattre de ce passionnant sujet,

attention le nombre de places est limité alors ne tardez pas !
  • Inscrivez-vous au 5ème petit déjeuner du Web
  • Nathalie Kosciusko Morizet envisage de lancer un appel à projets pour la création de télécentres en France

    a présidé la première conférence débat retransmise en direct en téléprésence à l’internationale entre plusieurs sites entre la France et l’étranger avec une cinquantaine de participants, issus de différents secteurs d’activités. Comment, en partant de cette expérience, la ministre envisage-t-elle le développement du télétravail en France dans les prochaines années ? C’est le sujet de cette interview vidéo exclusive donnée à Orange-Business.tv et que je relaie aussi sur mon blog.

    Mme la ministre, qui se décrit elle-même comme « une praticienne des nouvelles technologies », revient au cours de cette interview vidéo sur cette expérience nouvelle et se dit « impressionnée par la technique ». D’après elle en effet, la grande différence entre la téléprésence et visioconférence est que cette dernière demande un effort de plus pour « franchir l’écran » et apporter un côté humain aux réunions alors qu’avec la téléprésence ce besoin d’être plus présente au sein de la réunion, est naturellement satisfait (voir ici le témoignagne de notre client SBM Offshore, qui décrit en images le bénéfice de la téléprésence).

    le télétravail : un retard français
    La partie la plus intéressante de cette interview est celle où Mme Kosciusko Morizet revient sur le sujet du télétravail et notamment sur le fait que la France soit en retard quant à la mise en œuvre de cette nouvelle forme d’organisation du travail, et en retard par rapport aux Etats-Unis et aux autres pays européens (voir ici l’interview de Nicole Turbé-Suetens qui est co-auteur d’un ouvrage sur le Télétravail en France dans une interview réalisée par Xavier de Mazenod de Zevillage). Il est certain que des technologies comme la téléprésence peuvent jouer un rôle dans le développement du télétravail, notamment dans le cadre de télécentres, à condition d’avoir levé les freins qui pèsent sur un tel développement (voir ci-dessous).

    Car le télétravail est, selon Mme la ministre, particulièrement pertinent, pour plusieurs raisons qu’elle explicite dans cette interview :
    • du point de vue de l’Etat, les avantages en termes d’aménagement du territoire, car la France a un territoire peu dense ;
    • du point de vue du salarié, l’amélioration de la qualité de vie ;
    • du point de vue des entreprises, la souplesse d’organisation, et le gain de compétitivité ;
    • du point de vue social, la diversification des formes de relation entre l’entreprise et le salarié.

    un problème essentiellement culturel

    Mais quelles sont les raisons pour lesquelles le télétravail en France est si peu développé ?
    D’après Mme Nathalie Kosciusko-Morizet le télétravail se heurte en France à des barrières essentiellement culturelles. Elle ajoute qu’il reste un a priori difficile à effacer qui est que si l’employé n’est pas là il est plus dur de s’assurer que le travail est fait.

    Toutefois, la culture de management ne serait pas seule en cause, le salarié aussi serait fautif dans ce manque de développement du travail (je recommande notamment la lecture de ce rapport d’étonnement issu d’une de mes interventions faites à l’Acidd en Avril dernier). En effet, dans cette période de crise, il paraît important pour chaque salarié d’asseoir sa sécurité sur le fait d’avoir son propre bureau, son nom écrit sur la porte, afin de montrer son appartenance et son importance dans l’entreprise. De plus les Français associent en grande majorité le télétravail à un travail à domicile, alors que des alternatives existent, et notamment celle des télécentres : des télécentres proches de chez soi, dans lesquels d’autres télétravailleurs sont présents, et donc où il existe une vie sociale qui est importante dans la vie professionnelle (pour un exemple concret, je recommande ce reportage sur Zevillage dans l’Orne).

    un possible appel à projets pour la création de télécentres

    Pour faire décoller le télétravail en France, Mme la ministre revient ensuite sur le fait qu’actuellement il y a une proposition de loi en cours d’examen pour donner un statut légal au télétravail pour formaliser cela et accompagner les entreprises dans ces mutations (voir ici un article sur la proposition de loi sur le télétravail de 2009). En termes d’incitation et de financement, le grand emprunt est aussi une chance ; Mme la ministre évoque même la possiblilité d’allouer une tranche d’appel à projet pour la création de télécentres.
    note: voir mon article sur la cartographie des télécentres en France

    la téléprésence : le « regard en plus »

    Pour conclure, Nathalie Kosciusko-Morizet revient sur la téléprésence qui est pour elle un « outil de dialogue pertinent sur le plan politique », surtout au sein de l’ensemble européen. En effet, la téléprésence est « un outil à destination de tous ceux qui ont besoin de travailler ensemble et qui ne sont pas dans la même sphère géographique ».

    Mme Nathalie Kosciusko-Morizet ajoute et conclut ainsi que la vraie valeur ajoutée de la téléprésence, c’est d’apporter « le regard en plus [par rapport à la visioconférence], entre êtres humains, ça fait beaucoup ».

    Social Media Officer : le job du futur ?

    un petit billet facétieux de notre ami et confrère Hervé Kabla que je relaie sur ce blog :

    Si vous croyez que gérer les médias sociaux dans une entreprise est un travail passionnant, vous avez raison. Si vous pensez que c’est un travail d’une simplicité enfantine, vous avez tort. C’est ce que nous vous expliquons à longueur de conférence, au travers de témoignages de celles et ceux qui vivent les médias sociaux au sein de leur société. La prochaine conférence, prévue le 6 octobre prochain, devrait vous permettre de saisir de nouvelles facettes de ce métier, de l’e-reputation aux réseaux sociaux d’entreprise, en passant par la santé 2.0.

    Et comme il faut bien prendre tout cela avec de l’humour, voici un excellent Dilbert, qui illustre bien toute la complexité de ce métier.

    Social-media-manager-blues-dilbert-9-13

    Source: Dilbert