Le digital, nouvelle compétence relationnelle

Par définition, une compétence relationnelle c’est la capacité à engager une conversation avec une personne pour échanger sur un sujet. C’est aussi la capacité à écouter, à influencer, à convaincre et même stimuler la créativité en inspirant autrui. On peut donc dire que le digital est notre nouvelle compétence relationnelle. Aujourd’hui nous sommes nombreux à communiquer grâce aux réseaux sociaux, que ce soit avec nos amis venant des quatre coins du monde ou avec nos collègue du bureau afin de prendre une décision importante comme où manger à la pause déjeuner. Certains utilisent même les réseaux sociaux et les applications mobiles pour rencontrer leur âme soeur. En effet, le digital facilite les rencontres, et simplifie les relations entre nous. Oui, certains pourront dire que le digital et les smartphones ont un impact négatif sur les relations conversationnelles. Ceci est un sujet de débat interminable.

Le digital, un phénomène societal

La disruption digitale n’est pas uniquement un bouleversement technologique, mais aussi économique et social. En effet, dans cet article nous allons nous concentrer sur les relations sociales que tissent les utilisateurs grâce à Internet. Le digital nous rapproche car il joue un rôle important dans l’atténuation des distances et du temps. En d’autres termes, le digital rapproche les gens, qu’ils soient dans la pièce d’à côté ou sur un autre continent. Il y a environ 2 ans et demi, j’ai quitté Manchester au Royaume Uni, où j’ai fait la connaissance de personnes du monde entier. Aujourd’hui, grâce à Whatsapp, Facebook et Facetime, je suis en contact mon groupe d’ami; nous organisons même un « group call » mensuel.

Le ton informel et spontané employé sur Internet permet de décontracter et simplifier la conversation.  Il n’y a pas de format ou tournures de phrases complexes à respecter. Ceci est vrai pour différentes tranches d’ages; en effet 57% des 13-17 ans déclarent avoir développer des amitiés en ligne. Certaines personnes sont même plus à l’aise d’écrire leurs pensées sincères sur Whatsapp ou Messenger. Ils se sentent protégés par leur écran d’ordinateur.

Internet joue un rôle important dans la création de communautés

Un autre argument qui appuie mon propos est la création de communautés sur Internet autour d’intérêts communs, comme le voyage, les objects connectés, ou la politique. Le client connecté d’aujourd’hui partage son avis avec les membres de cette communauté. Ces derniers se basent souvent sur ces avis pour prendre une décision d’achat. Les marques bénéficient aussi de la création de ces communautés; celles-ci présentent pour elle une source de données. En travaillant ces informations, les marques peuvent mieux comprendre et cibler leur audience.

La Saint-Valentin à l’heure du digital, c’est amusant

Un article publié le 14 février sur la communication digitale doit absolument avoir une partie consacrée à la Saint-Valentin, non pas pour expliquer la signification de cette fête, mais plutôt pour comprendre l’opportunité que cela présente à l’heure du digital, car nous sommes probablement tous d’accord sur un point: la Saint-Valentin est une fête hyper-commercialisée. Lire la suite

Médias sociaux : nos prédictions pour 2017 avec @hootsuitefr

Le temps passe, les choses changent, les médias sociaux évoluent… Il y a 4 ans, je réalisai une vidéo pour notre client Hootsuite intitulée de façon légèrement facétieuse, les « mass médias sociaux« . En 2015, nous réalisions un premier baromètre sur les médias sociaux en entreprise. Alors que nous en terminons la deuxième édition, je vous présente maintenant mes hypothèses pour cette année et les années à venir sur l’évolution des médias sociaux. 

Comme le disait Confucius, « Une image vaut mille mots« . Voilà qui résume parfaitement la tendance actuelle des médias sociaux. On constate en effet que les internautes semblent de plus en plus intéressés par la lecture de contenus visuels tel que des infographies ou des vidéos et moins par les contenus traditionnels entièrement rédigés. En résulte une utilisation croissante de Periscope, Facebook Live ou encore Snapchat. De plus, les réseaux sociaux comme Instagram et Pinterest (dont nous avions déjà parlé sur ce blog) montent en flèche. En deux ans, l’audience d’Instagram a tout simplement doublé, à l’inverse de Twitter qui chute avec 303 millions de tweets en janvier 2016 contre 661 millions en août 2014.

Toutefois ces chiffres et ces tendances de surface ne sont que la partie émergée de l’iceberg, et résultent de changements de fond bien plus complexes que j’ai présentés dans cet article publié sur le blog de Hootsuite :

5 prédictions sur l’évolution des médias sociaux pour 2017

En 2013, j’enregistrai une vidéo pour Hootsuite dans laquelle je présentais le concept de « mass médias sociaux ». Au vu du nombre de tweets et d’interactions qu’elle a suscités, je pense que nous avions visé juste. Nous travaillons actuellement à la conclusion de notre baromètre 2017 Hootsuite/Visionary Marketing de l’utilisation des médias sociaux, utilisé par les marketeurs Français.

médias sociaux

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Conférence Assur&Bank : -15% à nos lecteurs (code: AB2017visionary )

À l’heure où la loi Macron vient bouleverser le paysage de la banque, jamais ce secteur de la bankassurance n’a été aussi bousculé: CCM Benchmark Group organise une conférence sur ce sujet. Visionary Marketing et CCM Benchmark Group s’associent donc pour vous inviter à cette conférence Assur & Bank 2017 , qui aura lieu le 23 et le 24 mars 2017 à Paris, à la maison de l’Amérique latine, 217 Boulevard Saint-Germain, 75007. Cette conférence rassemblera 30 intervenants issus des domaines de la banque et de l’assurance. Ils représenteront plusieurs entreprises de tailles et de structures différentes, comme Allianz, Bankin, Maif, ING ou LCL. Grâce au code promotionnel propre à Visionary Marketing, vous pourrez bénéficier de 15% de réduction sur l’achat de vos billets. Inscrivez-vous vite.  

La banque traditionnelle se transforme

La transformation digitale Assur&Bank

Le digital apporte une rupture majeure dans de nombreux secteurs, mais surtout dans les domaines de la banque et de l’assurance qui sont perçus comme étant très rigides et stricts. Pendant la conférence Assur&Bank 2017, le 23 et le 24 mars 2017, vous pourrez assister à différentes tables rondes et présentations toutes liées à la transformation digitale des banque et de l’assurance. Parmi les sujets couverts sur ces deux jours, on trouve les chatbots, le mobile, l’évolution de la relation client ou encore les big data, ainsi que deux sessions de workshops. Inscrivez vous sur ce lien, et n’oubliez pas de rentrer le code AB2017visionary pour obtenir une réduction de 15%.

marketing RH

La transformation digitale de ces deux industries soeurs entraîne avec elle l’émergence de plusieurs acteurs « disruptifs« .

Les banques et assurance traditionnelles réagissent évidemment à cette transformation digitale; elles s’adaptent à ce nouvel environnement digital et elles adaptent leurs services à leur clientèle. Nous remarquons que les applications mobiles deviennent de plus en plus optimisées et comportent plus de fonctionnalités comme la prise de rendez-vous, la gestion des documents, la consultation des relevés bancaires et la messagerie directe entre le client et son conseiller.

L’évolution d’un business model mène incontestablement à un changement au niveau de la relation client, qui s’ancre au coeur des différentes stratégies. Aujourd’hui le client hyper connecté n’a pas toujours le temps de se rendre dans son agence pour faire une transaction bancaire, ou discuter avec son conseiller à propos de son nouveau contrat d’assurance. Ce client hyper connecté recherche l’accessibilité. Sur son smartphone, il a une palette d’applications mobiles qui lui permettent de tout gérer. Pour cela, les banques et assurances qui réussissent leur transformation digitale cherchent à renouveler leur promesse et leur offre. Des chatbots ont été développés pour répondre à ce besoin. Grâce à un système d’intelligence artificielle, le client peut poser ses questions à un robot-conseiller, effectuer des transactions ou gérer ses comptes, depuis son canapé avant de se coucher à 23h.

La transformation digitale frappe et bouleverse tous les secteurs. En théorie, les experts du domaine sont légion. Mais en réalité, c’est un changement difficile à mettre en place en pratique. Au sein des grandes structures, un grand changement stratégique reste à opérer. Il faut adapter toutes les opérations, ainsi que les équipes et s’assurer du bon fonctionnement de la transformation digitale. Certaines banques et assurances réussissent à relever ce défi d’adaptation et d’innovation, tandis que d’autres n’y arrivent pas. Et un écart se creuse entre ceux qui gèrent avec succès la conduite du changement en interne aussi bien qu’en externe, et ceux qui échouent.

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Infobésité contre créativité avec Chris Lewis [ Too Fast To Think ]

Too Fast To Think Chris Lewis: InfobésitéL’ infobésité nous cerne de partout et c’est un coup sérieux porté à notre créativité. Ainsi pourrions-nous résumer le dernier livre de Chris Lewis. Chris est un ancien journaliste britannique, fondateur et PDG d’une des plus grandes agences de communication indépendantes (Lewis emploie 700 personnes dans 27 pays). J‘ai interviewé Chris sur Skype il y a quelques semaines et nous avons évoqué ensemble l’ infobésité, notre quête d’informations, notre capacité – ou incapacité – à l’analyser et à innover. Dans cette vidéo très inspirante, et dans son livre, j’ai trouvé matière à tirer nombre de leçons utiles pour nos lecteurs et potentiellement pour le management de nos équipiers multitâches. En premier lieu, vous apprendrez que penser trop vite pourrait bien être une très mauvaise idée.

Le monde pense trop vite, mais pas moi

On ne pourra pas m’accuser de penser trop vite, Chris sera bien forcé de le reconnaître. Je l’ai interviewé le 19 janvier 2017 et cela m’a pris trois semaines pour monter son interview et quelques heures de plus pour écrire ce billet. Et cela sans tenir compte du fait qu’il nous a fallu deux bons mois pour synchroniser nos agendas. Cette remarque n’est pas fortuite. J’ai beaucoup aimé sa remarque sur ce qu’il a appelé « l’illusion de la vitesse ». Nous sommes plongés dans un monde où la communication n’a jamais été aussi aisée ni rapide, mais cela nous donne seulement une illusion de communication et de vitesse. Voilà qui nous ramène à ce que je disais de l’organisation de cette interview.

Alors, nous nous réfugions derrière nos téléphones et nos écrans, mais que reste-t-il de notre capacité à converser et à vivre en société ? (À ce sujet, voir la vidéo de Simon Sinek dédiée aux nouvelles générations, mais qui s’adresse à nous tous).

infobésité

Les outils devraient être nos esclaves et l’infobésité nous empêche de penser

« Les outils devraient être nos esclaves, nous ne devrions pas être les leurs » (cette citation tirée de l’interview de Chris devrait être envoyée à tous mes étudiants et sans aucun doute elle le sera).

Mon interview vidéo avec Chris Lewis, PDG (Oh, pardon ! « Grand Enchilada ») de Lewis

Au cœur de la réflexion de Chris Lewis il y a le fait que l’ infobésité nous cerne de partout. Un flot interminable de flux RSS, de titres de journaux, de nouvelles sensationnelles dont lui-même reconnaît être devenu un esclave. En cherchant de mauvais exemples de comportements en termes de consommation d’information Il reconnaît lui-même en être la quintessence (« regardez moi » m’a-t-il dit avec malice). Il avoue être un « news junkie » et un bourreau de travail. Ainsi, Il est bien placé pour décrire les maux qui nous touchent et notre incapacité à analyser, et comme il le dit justement, « à rassembler les pièces du puzzle ».

La surcharge d’information, a-t-il continué, signifie que nous sommes sans arrêt en éveil, et en conséquence, que notre « capacité à produire des idées et à conceptualiser est en baisse ». « Cette infobésité et cette surcharge d’informations finit par éroder notre capacité innée et fondamentale à résoudre les problèmes » complète-t-il.

voilà qui n’est pas de très bon augure, alors comment réagir ? Lire la suite

Foodtech : comment bien manger à l’heure du digital ?

Digital, réseaux sociaux, transformation digitale, ubérisation.. Tous ces mots sont aujourd’hui étroitement liés au domaine de l’agroalimentaire. Comment un plateau repas peut-il être digitalisé? Très bonne question. Comme la majorité des secteurs, l’agroalimentaire est fortement touché par la vague de transformation digitale. Pour l’agroalimentaire, comme pour tous ces secteurs, le digital est devenu un élément stratégique de mise en relation des entreprises avec leur consommateur. On voit de nouvelles applications de livraison de plats à domicile émerger tous les jours comme FoodChéri, Frichti ou Pickles. Ce secteur grandissant pourrait atteindre les 1 milliards d’euros en 2020. Grande utilisatrice de Frichti ou UberEats, je me suis intéressée à ce secteur en pleine disruption. Je vous laisse découvrir les différents modèles dans cet article.

Qu’est-ce que la foodtech?

Encore un mot sophistiqué qui s’ajoute à notre vocabulaire : la foodtech. Mais qu’est ce que la « foodtech »? C’est la fusion du digital avec l’alimentation, la production, la vente et la restauration. En d’autres termes, c’est la cuisine disruptée, ou l’ubérisation de vos repas, tout simplement. En ce moment, ce domaine attire beaucoup l’attention à la fois des consommateurs et des investisseurs. Il y a 50% plus d’investissements dans ce secteur entre 2014 et 2015. C’est un domaine intéressant, où la créativité est très présente. C’est aussi un domaine qui est en pleine expansion. En effet, la livraison de repas à domicile faite par internet, téléphone ou par une application mobile a augmenté de 70% depuis 2009.

foodtech
Quel plat vous mettra l’eau à la bouche? – Photo par Mia Tawilé

Il est intéressant de regarder la transformation du comportement utilisateur. Le consommateur d’aujourd’hui peut être caricaturé comme étant un « urbain moderne hyper connecté ». En un click, il reçoit le produit qu’il souhaite directement chez lui. Alors pourquoi ne pas recevoir un déjeuner au bureau en quelques clicks? Effectivement, 51% des français se sont fait livrer au moins un repas en mars 2016. On parle de livraison 3.0. Pour préparer un repas copieux, le consommateur d’aujourd’hui ne passe plus des heures dans la cuisine à laver et couper ses légumes ; il prend son smartphone, se connecte sur son application mobile préférée, et choisis un plat qui lui met l’eau à la bouche. Il a un choix très élaboré, composé des restaurants autour de lui, et des cuisines comme Frichti et FoodChéri. Malgré tous les plats sains et cuisinés avec amour, la pizza reste la commande préférée des français ; 67% des français la choisissent régulièrement.

Voilà pourquoi nous adorons cette tendance

Non seulement cette tendance de livraison de repas à domicile nous rapporte du confort mais elle a un impact positif sur notre environnement (et notre économie). Non, je ne vais pas vous encore vous parler de l’ubérisation ou de l’économie collaborative. Toutefois, je tiens à préciser que les efforts marketing de ces startups sont très intéressants et amusants. Lire la suite