[Événement] Transformation digitale : une question d’organisation ?

Si vous avez envie d’être interpellé.e, stimulé.e, challengé.e sur des problématiques de transformation qui touchent les entreprises, alors je vous invite à découvrir le Knowledge Tour Jeudi 17 Mai pour un dialogue interdisciplinaire qui favorisera le partage des connaissances et l’innovation. Il sera question d’agilité, d’état d’esprit, de collaboration, de gestion du stress et de ses peurs, de responsabilité sociale d’entreprise, d’IoT, de robotique et d’intelligence artificielle, de neurosciences… 

Un événement pour appréhender au mieux le futur du travail
L’objectif du Knowledge Tour est d’apporter une vue d’ensemble pour mieux appréhender l’avenir. L’événement s’adresse aux managers, responsables de Digital Workplace et Intranet, chargés de RH, de transformation digitale, leaders de la collaboration, acteurs de l’innovation, de la stratégie, de la veille, de l’intelligence… en bref, à toute personne sensible et concernée par les mutations subies par l’organisation.

30 intervenants confronteront leurs points de vue
Des formats courts de 20 à 30 minutes seront privilégiés pour laisser la place à la spontanéité et aux échanges sans langue de bois. Les temps forts articulés autour des quatre axes de l’organisation à l’ère digitale (agile, apprenante, quantifiée, et responsable) rythmeront la journée. Le travail sera abordé sous différents angles, du bonheur des salariés, aux nouvelles formes de leadership, en passant par la place de l’intelligence artificielle, les espaces de travail ou encore la communication. Lire la suite

Non, Twitter n’est pas mort !

Contre toute attente, Twitter a généré pour la première fois de son histoire des bénéfices lors de son dernier trimestre 2017. Une tendance encore confirmée fin Avril 2018 avec la publication des résultats trimestriels de Twitter : le CA est en hausse de 21% par rapport au 1er trimestre 2017 grâce à une augmentation de 28% des revenus publicitaires. Cf. La lettre aux actionnaires de Twitter.

Certes, douze ans pour être rentable, cela peut paraître long à certains, mais Twitter est le seul réseau social qui n’a jamais cédé à la facilité, et cela a un prix.

Pendant près de 12 ans, Twitter a en effet gardé le cap des 140 caractères, défendant ardemment ce qui faisait de lui un réseau social unique, où la concision était – par essence – de mise. Il a récemment assoupli cette règle fondatrice mais l’esprit des débuts est toujours bien présent, les 280 caractères continuant d’interdire toute logorrhée.

Twitter est donc toujours là, bel et bien là et cela me réjouit. Comme à d’autres réseaux sociaux, on peut bien entendu lui faire des reproches (fake news, faux comptes…) mais Twitter reste le canal d’expression favori des personnalités en tous genres : hommes politiques, chefs d’entreprise, stars…

Twitter
Voici le Tweet le plus aimé de tous les temps.

La politique au coeur de Twitter

En 2017, les hommes politiques (pas de femme dans le top 5) les plus mentionnés dans le monde ont été, par ordre décroissant, le président des Etats-Unis, Donald Trump, le premier ministre indien, Narendra Modi, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, le président turc, Recep Tayyip Erdogan et le président de la république française, Emmanuel Macron.

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Facebook : à propos de Cambridge Analytica et de l’ignorance du public

Facebook Ads : le fonctionnement de Facebook reste un mystère pour beaucoup comme l'ont démontré les questions de certains sénateurs US nous explique Joseph Donyo
Facebook : un mystère pour beaucoup explique Joseph Donyo

Les médias sociaux sont dans la tourmente. À la lumière de l’affaire Cambridge Analytica, sur le compte de laquelle on lit beaucoup de bêtises, l’expert du domaine des annonces sur Facebook Joseph Donyo, qui enseignera ce sujet année prochaine dans mon mastère spécialisé de Grenoble école de management, nous livre une analyse particulièrement pertinente et affûtée dans un podcast remarquablement bien fait que je veux partager ici avec vous.

Parmi les choses que je retiens dans l’analyse de Joseph sur l’affaire Facebook :

  • d’une part, que l’on dit a peu près n’importe quoi sur le sujet mais que les analyses ne sont pas forcément dénuées de sous-entendus. Notamment, et sans verser dans le populisme anti journalistique en vogue dans nos contrées, un traitement médiatique qui n’est pas dénué de biais, tant les rivalités entre Facebook et les médias traditionnels, mais aussi du Web sont importantes. Il fut même un temps où Facebook se proposait de devenir la plate-forme obligée de tous les contenus pour les éditeurs de news. D’ailleurs, certains de ces médias sont tombés dans le piège pour ensuite revenir en arrière.

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L’écosystème publicitaire traditionnel va t-il disparaître ?

A l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication de nombreuses questions se posent. Quel est l’avenir de notre écosystème publicitaire ? Les médias traditionnelles vont-ils disparaître ? Pour nous éclairer sur le sujet, Yann Gourvennec a interviewé Jean-Paul Crenn, fondateur et PDG depuis 14 ans de VUCA Strategy, un cabinet de conseil en e-commerce et en transformation digitale. Il est tombé dans la marmite du web en 1992, avec un premier site de e-commerce en 1994, et depuis n’en est jamais sorti. Il enseigne également auprès d’ESCP Europe et à Toulouse Business School sur les problématiques du Digital Illusions. Il a aussi écrit de nombreux ouvrages sur le e-commerce et les objets connectés.

écosystème publicitaire
Face aux publicités, certaines personnes se rendent volontairement aveugles en les ignorant totalement.

Consommateurs comme annonceurs tournent le dos à la publicité

Jean-Paul est certain que « la chaîne de valeur sur laquelle est bâtie tout l’écosystème publicitaire est en train d’être reconfigurée par des entreprises qui gèrent des marques de grande consommation, au détriment des médias de masse sur lesquels était bâti le système de valeurs des agences de communication ».

Les consommateurs comme les annonceurs se détournent de l’usage de la publicité. Selon Jean-Paul Agon, PDG du Groupe l’Oréal, les marques du secteur de la cosmétique qui ont une plus forte croissance sont celles qui utilisent le moins la publicité et la promotion. En 2017, les marques Urban Decay et Kiehl’s enregistrent des progressions à deux chiffres (+12,2% de croissance pour la division Luxe de l’Oréal). La marque Tesla confirme ce constat, elle ne possède aucun budget publicité.

Le détournement des consommateurs de la publicité traditionnelle a lieu à plusieurs niveaux avec :

  • La banner blindness : Orange avait montré à la fin des années 90 que les personnes essayent d’ignorer les bannières publicitaires des sites Web. Ils sont aveugles face aux publicités.
  • L’usage des AdBlock : cette extension gratuite bloque l’apparition des publicités sur les pages Internet. Son usage est de plus en plus important, 80% des jeunes qui ont entre 21 et 25 ans utilisent quotidiennement un AdBlocker.

Selon Jean-Paul, l’avenir des grandes sociétés de publicité (Publicis, Havas, WPP, etc.) est menacé, car elles ont selon lui raté le virage du numérique. Certaines études menées aux États-Unis montrent notamment qu’une grande proportion des jeunes diplômés souhaite travailler chez les géants du Web comme Google et Facebook. L’écosystème publicitaire que l’on connaît aujourd’hui sera donc très différent l’année prochaine, « les médias de masse n’auront pas complément disparu, mais ils auront des difficultés financières » prédit Jean-Paul.

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Vero et l’histoire des médias sociaux

Non, VERO, ce n’est pas Véronique !

VeroCela veut dire « VRAI » en italien. C’est d’ailleurs une proposition intéressante et ils n’hésitent pas à le mettre en avant en barrant « médias » et laissant « sociaux ».

L’engouement pour ce réseau social est intervenu dans les jours qui ont suivi l’inscription du réalisateur de blockbusters Zack Snyder.

 

Les médias sociaux sont devenus asociaux

Vero
Zack Snyder s’est souvent vu reprocher une réalisation insipide (à l’exception notable de Watchmen), malgré une photographie soignée et novatrice. De jolis blockbusters un peu creux, comme le réseau social Vero ?

Il y a donc un écho pour les médias qui sont vraiment sociaux. Car nos médias sociaux sont devenus asociaux. Ils ne le sont pas devenus parce que les plateformes seraient mal intentionnées, mais je pense plutôt que les utilisateurs ne les utilisent pas comme ils le devraient.

La question qui revient toujours sur ces nouveaux médias sociaux c’est « est-ce que cela va tuer Facebook ? ». Spoiler : non, ça ne va pas tuer Facebook, et on voit avec Vero qu’au bout de quelques jours c’est déjà quasiment fini, les premières personnes ont ouvert un compte, puis le buzz s’est éteint.

On pourrait se poser la question de savoir pourquoi cela ne marche pas. L’inventeur du bouton « like » a lui-même créé une association destinée à provoquer la pause digitale et a demandé aux gens de d’arrêter d’avoir la tête dans les médias sociaux. C’est un comble quand c’est des gens qui nous ont mis sur les médias sociaux et nous expliquent qu’il ne faut plus y être.

1994 : la naissance du premier réseau social

Il est intéressant de regarder l’historique des médias sociaux. Tout le monde croit que cela date de 2004, d’autres pensent qu’ils sont encore plus récents. Souvent on me pose la question « qu’est-ce que vous faisiez en 2000 sur internet ? » : la même chose qu’aujourd’hui avec d’autres outils, parce qu’il y a toujours eu des outils collaboratifs sur internet. Il y a eu une préhistoire avant 1990 des médias sociaux hors internet. Les premiers sites Web sont arrivés dans le grand public vers 1992. Mais avant cela il y avait le Usenet par exemple en 1970 – 1980.  Ça remonte ! Les services en ligne ne datent pas non plus de 2004 : le premier service en ligne date de 1994, AOL distribuait des CD aux américains.

Vero

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