les médias sociaux expliqués à mon boss cartonnent sur Google

Avec Hervé, on a tellement la tête dans le guidon de la relecture du livre « les médias sociaux expliqués à mon boss » que j’avais oublié de regarder le buzz qui a été généré sur le Web, et j’ai bien fait de remédier à ce problème ce soir même, en tapant les mots clefs idoines dans Google ( http://bit.ly/bossearch2) : 42.500 résultats ! Ça cartonne …

C’est très intéressant en fait car non seulement nous écrivons un bouquin sur les médias sociaux, mais nous sommes aussi en train de montrer en temps réel comment le réseau peut démultiplier sa force afin d’augmenter l’impact. Je ne sais pas comment vous êtes, mais moi quand quelqu’un me donne des conseils, j’aime bien qu’il les ait mis en pratique. Alors, au hit parade des buzzers fous, qui trouve-t-on? Des fortiches, attention, les voici dans l’ordre à 22:30, le vendredi 3 décembre 2010 :

  1. Camille Jourdain le Lillois ! En tant qu’ancien Lillois, je ne peux que me féliciter de ce classement
  2. Emilie Ogez, la Lucky Luke de l’Internet, là je ne suis pas surpris, elle est trop forte ! (et en plus elle a écrit un article dans le livre. Encore un à relire pour corriger les fautes de frappe !)
  3. L’excellent et primé ‘blog du communicant’ de notre vénéré confrère Olivier Cimelière avec un superbe article qui me fait rougir quand je le lis !
  4. L’agence Kawa, notre éditeur qui montre décidément que nous ne nous sommes pas trompés dans notre choix. Xavier Wargnier est un pro de l’Internet ! qu’on se le dise …
  5. Courrier Blog, une plateforme qui traite automatiquement les flux rss. efficace ! (et qui retombe sur l’excellent Camille Jourdain)
  6. (On passe la boutique Kawa, quoique quoique, on peut déjà acheter le livre, qui a déjà dépassé les 150 ventes, uniquement sur notre formulaire)
  7. Le blog Posterous de notre confrère et ami Thierry Crahès de MMA, ce qui me permet d’annoncer que le prologue est de la main du PDG même de MMA ! excusez du peu.
  8. On arrive ensuite sur la vidéo YouTube que nous avons tournée avec Hervé il y a quelques semaines : Allo Xavier !
  9. Arrive ensuite mon blog: Marketing & Innovation. Dans un sens c’est sympa, ce ne sont pas nous qui sommes en tête !
  10. Puis le blog de Media Aces lui-même
  11. Ensuite le blog de Michael Tartar de Bearing Point qui a aussi contribué au bouquin : merci Michael ! (PS: on s’est « rencontrés » sur Twitter)
  12. Ensuite le site spécial Précommandes de mon « vieil » ami Jérôme Delacroix, pionnier des WIKIS dans ce beau pays, avec un livre visionnaire écrit en … 2004 ! (nous nous sommes aussi rencontrés sur Internet, en 1999, après que Jérôme a écrit son rapport de fin d’étude en utilisant Visionarymarketing.com !)
  13. Vient Paperblog, qui a décidé de nous ennuyer avec des publicités intrusives et interruptives de « direct assurances » ! :-p
  14. Facebook sur notre page, avec une vidéo bizarrement absente. il faudra qu’on répare cela
  15. Le blog de Yann (pas moi, celui de Blog angels je suppose mais sa page « about » est en vacances)

HERVE ET YANN DANS LES NEWS DES STARS !

Bon, je m’arrête là car il faut que je retourne au manuscrit et j’ai des modifs à répercuter. M’est avis que beaucoup de jolis noms sont absents de ce palmarès et qu’on les trouvera bientôt plus haut dans le classement. M’enfin, comme dirait Gaston, le post ne serait pas complet si je ne vous pointais pas mon navigateur dans la direction de ce site irrésistible, qui décrit la vie des « PEOPLE », et qui nous a mis une vidéo de notre chaîne YouTube. Je vous le dis et croyez-moi ou pas, mais bientôt nous aurons notre fan-club avec les groupies et les pom pom girls !

Bon week end

Norbert Alter: Risquer la sanction si on veut innover

Professeur Norbert Alternote: ceci est la réédition d’un article de 2006, à l’occasion d’un échange avec un de mes collègues sur Yammer. L’apport de Norbert Alter dans la littérature de l’innovation est fondamental car il est sans langue de bois et décrit la réalité du terrain en termes compréhensibles par tous.

Norbert Alter est le seul à présenter l’innovation comme une transgression de l’ordre établi : « La vie en société nécessite de respecter un certain nombre de règles, de normes et de valeurs. Il en est de même dans une organisation. Les propositions qui malmènent l’ordre établi aboutissent généralement à une sanction. L’innovation, pourtant, entend sanctionner positivement la transgression de la règle. Celui qui s’y prête prend des risques sans savoir si la sanction sera favorable ou défavorable ». Selon Alter, c’est parce que ce risque existe qu’il est si difficile d’innover. C’est parce que ce risque existe qu’il faut encourager ceux qui osent le prendre. Ceci renvoie également à un des mes articles décrivant les réseaux humains dans l’entreprise, source d’innovation permanente: des réseaux et des hommes (Yann Gourvennec, 2004)

Areva sur les médias sociaux

par Hervé Kabla

Hier j’étais parti faire une intervention chez Areva. A peine le temps de rentrer au bureau que mon ami et confrère Hervé Kabla a déjà écrit un post sur le blog de Media Aces. Je relaie ici :

« J’accompagnai ce midi Yann chez Areva, pour une présentation des médias sociaux en entreprise auprès d’une centaine de personnes, pour des projets intéressants, autour de la présence de cette entreprise sur Facebook. Je découvre au passage qu’Areva a lancé plusieurs comptes Twitter, dont celui-ci. Plus de nouveautés à venir dans les prochaines semaines…

C’est un pari courageux, quelque dix-huit mois après le lancement du blog d’Areva Inc. A quand un témoignage Areva lors d’une conférence Media Aces? Qu’aimeriez-vous apprendre de leur part?

PS: un grand merci  à Nicolas Jambin de Heaven, pour son initiative.

Voici la présentation (avec tout le commentaire en Anglais):

la fin de l’avantage concurrentiel par la technologie

( note: rediffusion d’un article paru le 3 mai 2010)

Nous analysons dans nos colonnes aujourd’hui un nouveau livre qui vient de paraître aux éditions Dunod dont le titre est marketing pour ingénieurs, écrit par Alain Goudey et Gaël Bonnin (précisons pour la transparence qu’Alain Goudey est professeur et chercheur associé à Paris-Dauphine, où j’enseigne également). Je remercie Alain de m’avoir fait parvenir son ouvrage afin que je puisse le commenter.

Ce livre fait partie du clan restreint des livres pour le marketing des technologies, on comprendra donc aisément l’intérêt que j’ai à le présenter ici même. En quelque sorte, ce genre de bouquin me rappelle des souvenirs. De 1987 à 1995, alors en charge de la maîtrise d’ouvrage (on n’appelait pas ça comme ça à l’époque) chez Unisys, j’avais déjà eu une « vision » de la mutation technologique en cours qui impliquait un besoin d’une formation double. C’est l’approche que j’ai développée dès 1995, et confirmée ensuite en 2004 dans mon ebook sur le marketing des TIC.

Ensuite, pendant la bulle Internet il était d’une constante qui revenait comme un leitmotive : tous les ingénieurs que je rencontrais voulais faire de la vente, tous les étudiants des écoles de commerce voulaient faire de l’informatique ! ces deux-là étaient donc bien faits pour se rencontrer, c’est ce que nous observons aujourd’hui, avec l’estompage des différences entre les deux types de formation et de profils. Ensuite, et c’est ce qui est soulevé dans la préface d‘Hervé Biausser, directeur de l’école centrale de Paris, le besoin naît du changement des entreprises elles-mêmes : D’une part, la valeur n’est plus apportée par la prouesse technique (même la promesse du constructeur allemand Audi « l’avance par la technologie », où on remarquera d’ailleurs la disparition du mot technique en Français même si le « Vorsprung durch Technik » allemand est resté, ne cache-t-elle en fait que la prédominance des aspects du marketing de l’image sur les aspects technologiques, du moins en France). D’autre part la prédominance du service (c’est toujours Biausser qui parle) qui fait aussi que les ingénieurs sont de moins en moins employés à faire des boulots … d’ingénieurs.

la vision ingénieur du marketing maintenant obsolète
la "vision ingénieur" du marketing maintenant obsolète

La pierre angulaire de cet ouvrage, mais aussi de la mutation technologique et humaine en cours, c’est que la « vision ingénieur » du marketing où le marketing serait un « machin » pour faire de la mousse mais qui n’a pas grand intérêt, cette vision donc tend à disparaître pour une vision radicalement inverse, où le marketing donne tout son sens au travail d’ingénieur. Il faut donc décloisonner, ouf ! Je tirerais également l’attention sur l’excès inverse, tout aussi idiot à mon avis, qui consiste à considérer l’excellence technologique comme un falbala inutile. C’est pour moi un des préalables du marketing technologique : d’abord ça doit marcher, ensuite il faut pouvoir vendre. Il serait illusoire de croire que les techniques de marketing permettent de vendre  n’importe quoi, surtout des choses qui ne fonctionnent pas(il y a bien quelques exceptions mais point trop n’en faut, Microsoft qui a su redresser la barre avec Windows 7 est là pour en témoigner). Ce livre, c’est donc un retour aux fondamentaux du marketing. Vosu me direz que ces derniers sont souvent critiqués pour leurs limites sur ce site, mais n’oublions pas qu’il faut savoir maîtriser avant de critiquer, et donc ce livre a toute son utilité.

En cette fin d’avantage technologique, les produits se banalisant énormément, la technologie se banalisant elle-même, les forts taux d’échecs commerciaux de la recherche et développement rendent l’apprentissage du marketing par les ingénieurs obligatoire. J’attire néanmoins l’attention des lecteurs sur le fait sur les effets de halo : il y aura toujours des échecs, c’est bien là un paradoxe, pour réussir il faut savoir aussi beaucoup rater, je renvoie le lecteur au livre de Scott Berkun sur l’innovation.

Dans ce livre donc on trouvera 2 grandes parties : d’une part la stratégie marketing expliquée aux ingénieurs, puis les quatre éléments du mix (produit, communication, distribution, prix) en 4 chapitres séparés. C’est donc un bon vade-mecum des approches marketing fondamentales, utile  aux ingénieurs qui veulent se lancer dans le marketing et aller au-delà de leur métier de base. Mais les exemples cités peuvent éclairer avantageusement les non ingénieurs également qui voudraient utiliser cet ouvrage pour éclairer les démarches marketing technologiques, hors des sentiers battus des démarches marketing de produits de grande consommation.

Les auteurs attirent l’attention des lecteurs – à juste titre – sur les dangers inhérents à la création de stratégies in abstracto, qui ne communiqueraient pas avec chacun des éléments du mix (ce qu’ en approche complexe on appelle « vision hologrammatique » voir le marketing Finalitaire). J’ajouterais la nécessité de

  1. confronter les approches au terrain ;
  2. rester concret et proche de la vente (« celui qui n’a pas vendu n’a jamais vraiment travaillé » rappelle Hervé Biausser dans son introduction en citant cette phrase de Lee Iacocca) ;
  3. utiliser les check-lists avec un oeil très critique sans perdre de vue que nombre de démarches rationnelles se construisent a posteriori (pour rassurer les investisseurs?!).

Le paradoxe de ce marketing de la technologie – où la technologie est partout, mais où les éléments gagnants sont ailleurs (image, communication et… notoriété avant tout, dans un monde où le « gagnant remporte la mise » selon le bon mot de Seth Godin) – où plus la complexté des offres des marchés et des clients s’accroît, plus il faut savoir adopter des démarches au corps à corps, mêlant vente et marketing, pragmatique et adaptative. Armés de cet attirail méthodologique, les ingénieurs – et les non ingénieurs rappelons-le – qui sauront y puiser avec pragmatisme et bon sens – pourront éviter les pièges du « techno-centrisme».

Car voici la fin venue – toujours ce paradoxe – de l’avantage technologique, que d’aucuns comme Nicholas Carr ont à leur manière annoncé il y a quelque temps déjà.

9ème forum des utilisateurs de systèmes décisionnels et de gestion de l’information en entreprise

Media Aces et Visionarymarketing vous invitent à vous inscrire au forum Decideo qui aura lieu le 8 décembre 2010 au centre de conférences Coeur Défense, à la Défense à Paris (RER A et Métro 1 Grande Arche de la Défense). Parking la Défense centre ou 4 temps.

Forum Decideo 2010 - 8 decembre 2010 - Coeur Défense

Dix retours d’expériences utilisateurs à découvrir le Mercredi 8 décembre 2010 – 9ème édition à Coeur Défense

Cliquez ici pour vous inscrire en ligne

AGENDA

8h30 à 9h

Accueil petit-déjeuner et visite de l’espace exposants

9h à 13h

Session plénière, témoignages d’entreprises

  • Bruno AZIZA, auteur de « Drive Business Performance: Enabling a Culture of Intelligent Execution »
  • Témoignage de i-BP (Informatique Banque Populaire) – Ludovic FAVARETTE, responsable maîtrise d’ouvrage
  • Témoignage de Score-MD – Thierry BOBIN, IT Manager
  • Témoignage de SNCF – Jean COSSON, direction du développement durable
  • Shawn ROGERS, analyste indépendant
  • Témoignage de SFR – François NGUYEN, Directeur du système d’information interne
  • Témoignage de AIR FRANCE – Marc-Eric FRANCÉ, Responsable du pôle décisionnel – direction marketing

Entre 13h et 14h

Buffet déjeunatoire et visite de l’espace exposants

De 14h à 17h

Conférence, Ateliers interactifs, visite de l’espace exposition

  • Atelier « Web Analytics », animé par Philippe NIEUWBOURG, Decideo
    • Témoignage de Hervé KABLA, Président de Media-Aces
    • Témoignage de Eric HOBEIN, Europages.com
    • Expertise de Edouard SERVAN-SCHREIBER, Teradata
  • Atelier « Innovation », animé par Jean-Marie MESSAGER, SOPRA Consulting
    • Ateliers « nouvelles versions » animés par les éditeurs présents au congrès : Jedox (Palo) par Victor COUSTENOBLETalend par Benjamin BOUTROS, etc…

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