communication en ligne : le « divers » Camerounais nous donne une leçon de poésie

note: article écrit à l’origine pour le blog d’Orange Business Services

Au détour d’une visite en Slovaquie [*], où nous rencontrions nos différents responsables Marketing & Communication de la marque Orange, j’ai eu la chance de rencontrer notre représentant du Cameroun (voir le site d’Orange Cameroun ici). En discutant avec lui j’ai remarqué son fond d’écran, une publicité pour affichage en 4 par 3 dans le pays, à fin d’annonce de tarifs spéciaux pour les jeunes Camerounais (voir ci-dessous).

C’est le mot “divers” qui m’a interpelé dans l’affiche ; et lui de m’expliquer qu’il s’agit de l’ensemble des communications en temps réel, principalement écrites, peut-être ce qu’en France on appellerait d’un vilain mot franglais, ni Anglais ni Français, du style “chat en temps réel” ou quelque chose du genre.

Une belle leçon de Français donc en provenance du Cameroun, avec ce superbe mot, qui évoque la diversité de la communication,  mais aussi la diversité, et une jolie dose de créativité linguistique et de poésie.

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notes :

[*] pour ceux qui chercheraient, il s’agit du pays situé à l’Est de l’Autriche, qui a fait sécession de la Tchéquie – ex Tchécoslovaquie – dont la capitale, aujourd’hui dénommée Bratislava, est l’ancienne Presbourg de ‘l’empire Austro-hongrois

10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (7/10)

reprenons notre panorama des mythes liés au marketing dans les médias sociaux commencé  il y a 2 semaines. si vous le désirez, vous pouvez reconstituer l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm

tv-largeIdée reçue numéro 7 : Si mon concurrent fait ça, je vais m’y lancer moi aussi

La plupart des entreprises sont obnubilées par leur concurrence directe et se complaisent en copier/coller (dans les deux sens) qui ne servent qu’à se protéger des critiques internes. Ce n’est pas ainsi qu’une marque se positionne. Le but du marketing n’est pas de faire, mais de faire « autrement » et d’imposer sa personnalité. Ma recommandation est la suivante : si votre concurrent direct vient de faire quelque chose, prenez-en le contre-pied et inventez autre chose. Quitte à essuyer les critiques à court terme, de la part de gens qui vous féliciteront à long terme. Le courage est payant.

à suivre …

10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (6/10)

reconstituez l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm

$-largeidée reçue numéro 6 : si j’investis 1€ dans les médias sociaux, je récupère 1€ de chiffre d’affaires

Toutes les entreprises que je connais, à une ou deux exceptions près, qui se sont lancées dans une mesure du ROI direct des médias sociaux s’y sont cassé le nez. Est-ce à dire pour autant que les médias sociaux ne rapportent rien et qu’ils ne sont qu’une dépense ? Bien au contraire.

Avec les médias sociaux, une véritable économie de production de contenu s’instaure (l’UGC, ou contenu généré par l’utilisateur). Chaque année, c’est plus de €700 000 de valeur ajoutée que les employés d’Orange business Services génèrent au travers de ce processus. Bien plus que tout cela coûte à l’entreprise. Sans parler des ventes que l’on peut réaliser, souvent travers du conseil, en se basant sur des contenus riches produits par la marque et partagés largement. Les médias sociaux ne viennent pas, surtout en B2B, s’ajouter au travail des employés, il en fait partie intégrante.

à suivre …

de la pensée lente et des recettes de management en 5/7/10 leçons

[photo Yann Gourvennec]

Vendredi 20 mai 2011, alors que la Twittosphère n’avait d’yeux et d’oreilles que pour les turpitudes d’un ex futur candidat potentiel à la présidentielle [1], je tombai sur un article qui attira mon attention. On y critiquai « l’Art de la guerre » de Sun Tzu. Ni une ni deux, j’envoyai immédiatement le lien à notre ami Vincent Berthelot et voici ce qu’il m’a répondu, sans mâcher ses mots, est-il besoin de le signaler, en parlant de Vincent ?

[1] au point d’en avoir fait baisser les visites sur les blogs qui évitaient soigneusement le sujet, comme j’ai pu le vérifier lors d’une discussion avec mon amie Fadhila Brahimi)

par Vincent Berthelot, Conseil Web Social

J’ai bien souvent montré mon agacement envers le tic et la facilité américaine de faire des articles du type « les 5 clefs essentielles du marketing », « comment réussir sur les réseaux sociaux en 12 étapes » … qui malheureusement a été rapidement adopté par de nombreux blogueurs français. On a tous au moins fait un article comme cela, mais abuser de cette ficelle conduit à écrire des articles préformatés.

Alors quand Yann m’a passé un tweet pour me signaler un billet culte pour illustrer cette veine je n’ai pas résisté à expliquer mont point de vue; mais Twitter c’est court … alors j’ai accepté la proposition de Yann d’en faire un article à partager sur son blog.

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Ce brave Geoffrey James a cédé à la tentation avec un titre plein de finesse « 7 Vastly Overrated Business Books ».

Dans ce billet « les 7 livres de business les plus largement sur estimés » Geoffrey met dans le même panier des best-sellers américain de ces 20 dernières années et ni plus ni moins que la richesse des nations d’Adam Smith ou l’Art de la guerre de Sun Tzu… On sent déjà là tout le sérieux de la démarche et son niveau d’analyse.

La lecture du billet, bien-sûr, demandant de cliquer sur autant de liens que de livres pour amener plus de trafic sur un seul et même contenu – on est un pro du Marketing ou pas – confirme ce jugement rapide je vous l’accorde. Geoffrey, décidément en pleine forme, nous explique ensuite que du temps d’Adam Smith il n’y avait pas les multinationales de maintenant et que l’art de la guerre est juste bon pour celui qui veut s’amuser à des jeux de rôle. En effet le business n’est pas la guerre et les conseils de Sun Tzu datent d’un autre temps.

Geoffrey devrait élargir sa palette de critiques et recommandations en repassant à sa moulinette intellectuelle, Marc-Aurèle, Clausewitz, Machiavel, entre autres.

Le contexte se prête mal à une analyse telle que je vais la faire dans les lignes suivantes, mais je ne peux résister à voir dans ce billet un reflet de la pensée utilitariste qui marque une bonne partie des ouvrages américains. On ne lit pas de tels livres pour avoir des « recettes », on n’aborde pas Sun Tzu en idolâtrant son œuvre ou en voulant la traduire de suite en plan d’action marketing.

Ces œuvres sont des œuvres pour nous permettre d’avoir une base multiculturelle et une mesure du temps universelle. Sun Tzu par exemple ne peut, ne doit se lire d’une traite. Il doit lentement vous imprégner par ses messages de fond et non pas ces quelques lignes de tactique militaire bien sur largement dépassées. C’est la stratégie qui nous importe, le postulat de Sun Tzu, celui de tout faire pour gagner la guerre sans devoir la faire, influence, analyse, placement des bonnes personnes, leviers à utiliser, gestion des hommes, techniques de management, adaptation aux circonstances.

Tout l’art de la guerre est écrit pour penser la conquête en terme de R.O.I et sur le principe du Tai-chi, le moins d’énergie pour le plus grand résultat avec la même image de la puissance non pas du lourd et du rigide mais du liquide et adaptable comme l’eau. Alors oui pour ceux qui ne veulent pas imaginer, interpréter, traduire et s’approprier ce que nous a légué Sun Tzu il est préférable de continuer à lire des ouvrages aussi essentiels que « Comment être un pro du marketing en 12 leçons ».

10 idées reçues du marketing dans les médias sociaux (5/10)

reconstituez l’intégralité de cet article au fur et à mesure de sa parution en tapant http://bit.ly/10mythessm

Voici le dernier épisode de la semaine relatif à notre série sur les idées reçues du marketing dans les médias sociaux et qui marque la moitié de l’article complet

imageidée reçue numéro 5 : panem et circenses (du pain et des jeux)

Le nerf du Web semble se résumer pour beaucoup au célèbre adage de la Rome antique. Les jeux fleurissent au point d’avoir donné vie à un nouveau concept farfelu : « gamification ». Certes, les jeux sont souvent utiles ; mais surtout lorsqu’ils se rapprochent de votre métier, marque ou discours. Alors vous gagnerez de vrais fans. Se contenter de faire gagner un iPad ou des places de cinéma, en dehors du fait que ce n’est pas très original, attirera essentiellement les joueurs professionnels, les faux profils et les faux amis (« fans »).

peinture :  Jean-Léon Gérôme – Pollice verso (1872)

à suivre …