Daniel Bô : la « Brand Culture » est un vrai changement de paradigme (2/3)

Image 49Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), nous parle de Brand Culture dans la deuxième de ces 3 interviews à Visionarymarketing. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici une transcription synthétique de la vidéo [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Quelle est la différence entre Brand Culture et Brand Content ?

Il ne s’agit pas de générer de simples contenus isolés, mais de créer un vrai univers culturel qui comprenne :

  • des contenus
  • des produits et services
  • les points de vente
  • de la force de vente
  • de la publicité

Les marques deviennent des agents culturels qui contribuent à notre entité sociale (c’est le concept de « performativité »)

exemple : le restaurant où on se sent bien en phase avec la culture rétro et qui se modernise pour attirer les touristes perdant ainsi sa clientèle traditionnelle.

« En achetant/consommant, on n’adhère pas seulement à une idéologie, mais à des pratiques ».

Est-ce nouveau ?

  • La consommation a toujours été culturelle mais elle l’est plus que jamais ;
  • il y a 30 ans, il y avait une plus grande séparation entre cultures (commerciale, populaire et culture des élites) ;
  • les marques font désormais partie de notre quotidien ;
  • le magasin est le meilleur lieu pour exprimer la Brand culture.

A l’heure de l’affaiblissement des Etats, les puissances qui montent aujourd’hui sont les marques; ce sont les nouveaux acteurs du financement et du développement de la Culture.

ROI de la Brand culture

le ROI n’est pas dans ce cas une question de mesure de l’appréciation d’une marque : la meilleure façon de mesurer son ROI est de faire de la sémiologie (décortiquer le plan de l’univers culturel et l’adhésion à la marque)

la notion de préférence de marque est réductrice.

2ème interview Video de Daniel Bô sur le sujet de la Brand Culture

Daniel Bô : La Brand Culture, un nouveau paradigme

autres lectures

>> poursuivre la lecture sur ce sujet sur le site Offremedia.com

>> le cas “The Kooples”

Lift par les fondateurs de Twitter, futur terrain de compétition du personal branding ?

La lecture du jour …

Minutebuzz nous annonce un nouveau projet « Lift », qui permettrait de se fixer des objectifs et de les partager avec ses amis. Des sites existants comme Quantter permettent déjà ce genre de prouesses. Voilà qui ne va pas aller dans le sens de la discussion que j’avais avec Fadhila Brahimi hier, qui me confiait qu’elle instaurait des « pauses numériques » dans son agenda. Un système que je mets en oeuvre personnellement les weekends et pendant les vacances. D’autres comme Thierry Crouzet ont fait voeu de fermer l’Internet (mais pas le PC!) pendant 6 mois. La notion d’objectifs et de compétition est intéressante, mais elle peut mener aussi à la cyber-dépendance et au cyber-babillage (déjà exacerbé aujourd’hui par des systèmes de notation compulsifs comme Klout qui rendent l’internaute dépendant à son score au point d’inciter certains à poster le plus souvent possible, quoi que ce soit, afin de rester dans le classement !) , à tel point qu’on pourrait en finir par oublier que le numérique est un outil et pas une fin en soi…

Ev Williams et Biz Stone, les deux fondateurs du célèbre site de micro-blogging ont aujourd’hui présenté Lift, leur nouveau projet. Peu de détails ont été révélés sur cette application, qui servirait à « motiver et à libérer son potentiel ». Elle serait la suite du projet jusque là dénommé MibblesGetMibbles.com qui redirige maintenant vers Lift.do. 

lire la suite de cet article sur Minutebuzz

Benoît Raphael dresse un portrait des internautes passifs … et ce n’est pas nouveau

La lecture du jour

Dans cet excellent article de Benoît Raphaël (co-fondateur du post.fr) , une analyse très précise et, disons le franchement, assez déprimante des contributions sur les médias sociaux, de plus en plus passives selon l’analyse par l’auteur du GlobalWebIndex. Ceci étant, que les internautes soient en majorité passifs n’est pas une information neuve (voir par exemple ce slide Forrester de 2007, dont les chiffres sont encore exagérés). On peut, à l’inverse, se concentrer sur la minorité agissante, qui elle apporte un contenu original et de qualité … 

Ce que le déclin des contributions sur Facebook nous dit de l’avenir de l’info

Vous avez peut-être manqué la publication au mois d’août de l’étude GlobalWebIndex : un passionnant ensemble de chiffres et d’analyses qui recense les usages web et mobile dans le monde. Cette année, le rapport (dont vous pouvez consulter et télécharger une synthèse ici) annonce un déclin massif des contributions sur Facebook. Allant même jusqu’à oser émettre un doute sur l’avenir supposé glorieux du réseau social.

Que disent les chiffres relevés par GlobalWebIndex auprès de plus de 100.000 utilisateurs dans le monde ? Que toutes les formes de contributions sur Facebook sont en baisse depuis 2009. Surtout l’envoi de messages et l’installation d’applications (en chute libre). Ce qui est en hausse par contre : l’upload de videos sur son profil, le fait de rejoindre une page de marque, ou celui de créer un groupe.

via Ce que le déclin des contributions sur Facebook nous dit de l’avenir de l’info « La Social Newsroom.

Bouge tes crampons (#btc) ou le rugby pour apprendre les valeurs de l’entreprise

C’est une initiative organisée par un de mes collègues et que je sponsorise également dans le cadre de mon activité professionnelle. Il s’agit d’une initiative – dans sa 3ème saison – qui consiste à inviter des jeunes de l’Essonne à pratiquer le Rugby et à en découvrir les valeurs (partage, esprit d’équipe, respect des autres) qui sont des valeurs de vie mais aussi  celles que je valorise dans l’entreprise. Ce qui m’a particulièrement motivé à soutenir cette initiative, c’est mon passé de rugbyman, à l’âge de ces jeunes garçons également. Bravo à Anthony et Philippe – avec l’aide des éducateurs de l’Essonne et les associations de Rugby et la FFR – pour l’organisation de cette 3ème saison de bouge tes crampons, que je suis fier de relayer.

Stage Bouge tes crampons : le rugby comme apprentissage de l’esprit d’équipe (du 23 au 26/08 – 3ème saison)

Ca y est la saison 3 de l’opération Bouge tes crampons est lancée ! Cette semaine, 30 jeunes venus de Massy, Grigny et Les Ulis ont pris place au Centre National de Rugby, le siège de la Fédération Française de Rugby à Marcoussis. Ce stage allie découverte du rugby et coaching numérique avec des séances dédiées au blogging et aux réseaux sociaux. Cette initiative sportive et citoyenne est relayée sur plusieurs plateformes : sa page Facebook, son compte Twitter et son blog bougetescrampons.fr. Un hashtag dédié #BTC vous permet de suivre toutes les news de l’opération et les live tweets.

Interviews, entraînements de rugby, vie au CNR, plus de 25 vidéos vont s’enchaîner sur la chaîne Dailymotion et sur le blog qui présente déjà plusieurs interviews, la visite du CNR, le premier entraînement et bien d’autres. Vous préférez les photos ? Chaque jour un diaporama présente les meilleurs souvenirs avec une sélection de photos.

Plus qu’un stage sportif, c’est une aventure humaine unique où se partagent des valeurs telles que le respect de l’autre, le dépassement de soi et l’esprit d’équipe.

Découvrez Bouge tes crampons en images avec la vidéo du premier entraînement.

Poll to Go : appplication originale pour réaliser des sondages courts

3 minutes pour une start-up …

le 19 août, j’ai rencontré Éric Tenin, ancien rédacteur en chef de PC expert, management, et plus récemment de « Courrier Cadres » (dans les trois dernières années), qui a profité de la cession du magazine de l’APEC à une société extérieure, pour fonder sa propre start-up que nous allons présenter ici.

Si Éric Tenin a réalisé toute sa carrière dans la Presse, il n’en est que mieux placé pour confirmer les problèmes de celle-ci ; et il n’hésite pas à utiliser le terme de « moribonde » pour la qualifier. Ces problèmes auxquels la Presse fait face aujourd’hui, Éric les compare à une véritable transformation industrielle, « c’est comme les mines de charbon, comme la radio contre la TV, Internet est venu changer complètement la donne ! ». Selon lui, Internet a supprimé beaucoup d’intermédiaires, comme dans l’industrie des voyages par exemple, et partout où il y avait des courtiers, et la même chose arrive aujourd’hui à la Presse selon lui.

Etre journaliste reste un métier, mais cela peut s’apprendre !

Toutefois, « être journaliste reste un métier » selon Éric, mais la différence que cela peut aussi s’apprendre en dehors des écoles selon lui. Il y a aussi un problème de temps, les blogs sont gratuits, et le résultat n’est pas si mal que ça selon Éric. Selon lui, le véritable problème de la Presse c’est un manque de valeur ajoutée : « pourquoi acheter un journal alors qu’on a la même chose gratuitement sur Internet ? ». Reste la vérification de l’information, si tant est que le client soit capable de faire la différence … Il y a donc – selon notre invité – dépréciation du média.

Une reconversion

Ceci nécessitait une reconversion, Éric se posa donc la question : « dans la Presse ou ailleurs ? » Il a donc créé une première entreprise en septembre dernier autour du contenu, qui a permis de dégager quelques revenus qu’il a immédiatement réinvestis dans une société appelée INSPIRAPPS, société de droit canadien, dont il est cofondateur, et qui fournit des applications mobiles.

Une première application sortie en juillet 2011 : Poll to Go

Il a donc sorti sa première application qui s’appelle Poll to Go et qui permet de faire des sondages courts sur Internet. Il suffit d’aller sur www.polltogo.com et de créer un sondage, ce qui génère un url court et un QR code, ce qui permet de lancer un sondage rapidement soit dans le cadre d’un événement, soit pour évaluer un cours, soit dans le cadre d’un sondage rapide sur le terrain.

D’abord les USA car la France est « fermée pendant les vacances »

Sa cible première a été les États-Unis, car « la France est fermée pendant les vacances », et son modèle d’affaires est un modèle Freemium, où les petits sondages de moins de 20 votes sont gratuits, alors qu’il faut acheter des crédits au-delà de cette limite. Les tarifs restent raisonnables, avec environ $60 pour 12.000 votes soit environ €50.

La concurrence

Il n’existe pas de système véritablement similaire, selon Éric, mais cela viendra forcément nous dit-il. Tous les acteurs qui font des enquêtes y viendront tôt ou tard, mais la seule façon de réussir sur un marché est de s’imposer nous dit-il et d’utiliser le réseau : c’est pour cela que pour Poll to Go a été conçu comme une application virale.

Laissons Éric me présenter sa start-up en trois minutes dans cette interview vidéo :