Livre NOIR des Big Data ou comment rater son projet avec un POC

le livre noir des big data
en attendant le livre blanc, voici le livre noir !

Les Big Data sont très récents et ont  en peu de temps généré un fort enthousiasme dans les mondes de l’IT et du marketing. Les attentes sont démesurées et nous ne sommes qu’au début de l’exploitation de cette technologie : c’est donc naturellement que les entreprises se mettent à investir dans les Big Data. Mais il faut bien garder à l’esprit que les Big Data sont avant tout une énorme masse de données hétérogènes difficiles à assembler et à exploiter. C’est pourquoi, le passage entre l’idée et le projet est souvent périlleux, et le retour à la réalité peut être amer pour toute entreprise qui voit son projet Big Data s’enfoncer doucement dans le gouffre des désillusions. Comme dans tout projet, il y a des bonnes pratiques et des choses à ne pas faire : c’est ce que nous avons choisi de résumer en deux temps, dans un livre blanc et un livre noir des Big Data JEMS datafactory (transparence, JEMS Group est notre client). Ce format noir/blanc permet de souligner que d’un côté (lumineux), les Big Data sont une chance pour l’entreprise, à condition d’utiliser la bonne méthode, mais à l’inverse, elles peuvent se transformer en un véritable piège coûteux pour l’entreprise (côté sombre).

Livre Noir des Big Data : le mauvais réflexe des POC

Le POC est l’acronyme de Proof Of Concept, terme inventé par Bruce Carsten au milieu des années 80. On peut traduire ce terme en « preuve de faisabilité » : le but est donc de savoir, via une réalisation dans une simulation, si le projet va pouvoir être appliqué à plus grande échelle et en situation réelle. A première vue, cette approche est bonne : elle est d’ailleurs encore beaucoup utilisée en France. Mais en regardant de plus près, le POC est une approché viciée pour plusieurs raisons : elle nécessite une réplication parfaite des conditions réelles, elle est établie sur un périmètre limité, n’apporte aucune garantie de montée en charge… Faire un POC avant de lancer un projet est donc un mauvais réflexe. Dans le livre noir des Big Data, vous verrez en détail pourquoi le POC n’est pas une solution parfaite.

Retrouvez ci-dessous le livre noir des Big Data en version intégrale. Rendez-vous lundi prochain pour le livre blanc des Big Data, qui vous guidera au travers de la réussite d’un projet de Big Data, d’un facteur clé de succès à un autre.


Le livre noir des Big Data sur le slideshare de Visionary Marketing

 

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le livre noir des big data

En attendant le livre BLANC, ce qu’il faut retenir du Livre NOIR des Big Data

Les POC, vous l’aurez compris, ne jouent pas le beau rôle dans ce livre noir. Il est toutefois nécessaire de nuancer cette sombre vision sur les POC : ils trouvent par exemple encore une utilité dans la phase de R&D pour explorer de nouvelles possibilités. Mais dans le monde des Big Data, la marge entre expérimentation et exploitation est bien trop haute pour considérer le POC comme une étape indispensable dans toute réalisation de projet Big Data. Et pour remplacer le POC, rien de mieux que le projet pilote, que nous verrons la semaine prochaine dans le Livre Blanc des Big Data.

Pour la petite histoire…

Hadoop est un framework (structure logicielle) permettant de traiter des volumes de données importantes en un minimum de temps. Il est utilisé par des acteurs majeurs de l’Internet (Amazon, Facebook…), et représente désormais un des symboles des Big Data. Son logo, un petit éléphant, est inspiré du doudou du fils de 5 ans du créateur de Hadoop, Doug Cutting. Nous avons donc choisi ce logo en l’agençant à la façon d’un ying et d’un yangpour montrer les deux facettes du Big Data.

Les 5 enjeux du content marketing (exclu @FlashTweet)

Le mercredi 2 mars s’est tenu un Webinaire organisé par Visionary Marketing, ayant pour sujet « les 5 enjeux du content marketing ». Il s’agit d’un petit résumé de cette session très enrichissante, de par les échanges avec les participants et de leur intérêt pour ce sujet (nous avons même dépassé de 45 minutes la durée du Webinaire en raison de nombreuses questions très intéressantes). Voici, pour les personnes n’ayant pas pu participer, une séance de rattrapage sur les 5 enjeux du content marketing, expliqué par Yann Gourvennec : 

Content marketing : comment sortir du lot ?

« Ces 5 enjeux ne sont pas issus d’enquêtes, d’études ou de statistiques, mais de mon expérience du terrain. L’effet de maturation du content marketing est assez net, et de moins en moins de clients me posent la question « pourquoi faire du content marketing ? » : leurs questions sont désormais davantage portées sur le « comment ».

1er enjeu : du content shock au content chance

Pour cibler correctement les attentes des participants au webinaire, j’ai réalisé un petit sondage dont les résultats ont conforté l’intuition que j’avais : la question qui angoisse le plus les clients est « comment sortir du lot? ».

Le blogueur américain Marc Schaeffer a appelé cela le « content shock ». Cela signifie que la capacité à créer du contenu sur internet est infinie. Mais celle des internautes à lire du contenu ne l’est pas : au bout d’un moment, il y a une saturation de contenus qui fait que l’on produit du contenu, mais le rapport coût/bénéfice disparaît, comme le montre ce schéma ci-dessous.

La production de contenu évoluant plus vite que le lectorat, il y a un point de saturation au-delà duquel le contenu n'est plus aussi rentable qu'auparavant. Schéma réalisé à partir de http://www.christopherspenn.com/2015/05/2015-kpcb-internet-trends-suggests-content-shock-is-here/
La production de contenu évoluant plus vite que le lectorat, il y a un point de saturation au-delà duquel le contenu n’est plus aussi rentable qu’auparavant. Schéma adapté de :   http://www.christopherspenn.com/2015/05/2015-kpcb-internet-trends-suggests-content-shock-is-here/

La question de la pléthore de contenu s’est posée il y a fort longtemps, dès l’arrivée de l’imprimerie. Les lettrés se sont émus que la culture devenant accessible au vulgum pecus allait se niveler par le bas et devenir quelque chose d’anti-culturel. En réalité, tous les contenus ne sont pas destinés à tout le monde : plus il y a une pléthore de contenus de bas niveau, plus il y a une chance de trouver un lectorat haut de gamme se retrouvant en manque de contenu qui lui correspond. C’est ce que j’appelle le content chance. Cela a été démontré plusieurs fois, notamment en B2B. Lire la suite

5 révolutions des télécoms et de la communication unifiée

Les télécoms sont en pleine ébullition, et le marché évolue tous azimuts. Nous assistons en effet à l’aboutissement de concepts que j’ai vu naître à la fin des années 90 quand j’ai rejoint ce secteur. On y parlait déjà à l’époque des communications unifiées : c’est-à-dire la possibilité de rassembler toutes les communications au travers de divers canaux (téléphone-mobile-ordinateur, pager à l’époque etc.) et d’unifier les messages. Mais c’était bien trop tôt à l’époque. Il fallait attendre en effet que les utilisateurs évoluent dans leurs comportements et qu’ils se soient habitués complètement aux nouveaux outils qu’étaient Internet et le mobile. Le Smartphone, né quelques années plus tard (les premiers PDA connectés Qtek sont arrivés sur le marché en 2002) et réinventé par Apple en 2007 ont permis de faire adhérer les utilisateurs à ce principe de convergence, car ces appareils alliaient déjà Internet et téléphonie, et tout cela en mobilité. 15 ans plus tard, le concept mûrit et les télécoms vivent une véritable révolution. Dans cette interview, Erwan Salmon (photo), directeur général d’Avaya France, nous décrit les 5 révolutions des télécoms autour de la convergence.

Première tendance des télécoms : l’entreprise devient mobile 

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Ce critère a une importance croissante, variable en fonction du type d’entreprise et de sa localisation. Si l’on prend les forces commerciales ou même les fonctions support (qui sont proches du client), on s’aperçoit qu’elles sont équipées en mobilité. Les estimations se situent entre 60  à 80% des employés ayant ce type de profil, et qui aujourd’hui basculent de façon massive dans la mobilité. Il y a cependant encore un grand décalage avec les pays du nord de l’Europe et les Etats-Unis et on s’aperçoit que malheureusement l’Europe du Sud (dont la France fait partie dans la terminologie anglo-saxonne, NDLR) est moins propice au changement que les pays anglo-saxons. C’est culturel, et il y a toujours un petit décalage de quelques années (environ 4 ou 5 ans) entre la France et les pays anglo-saxons.

Ce monde qui devient mobile induit une transformation des comportements, car les applications que vous aviez avant sur votre poste de travail se retrouvent sur votre Smartphone, votre tablette et de ce fait les entreprises doivent réadapter la façon de développer leur logiciel et d’organiser le travailler, puisque cela a de fortes répercussions en termes de sécurité, de mobilité et d’ergonomie (vous n’avez pas le même espace sur un smartphone que sur un PC).

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Télécoms : cela a pris près de 20 ans, le mobile aura bientôt eu raison des bons vieux téléphones

Deuxième tendance des télécoms : le bon vieux téléphone en voie d’extinction

On s’aperçoit qu’il y a une lente érosion des ventes de téléphone. On se pose désormais la question de l’utilité puisque la plus part des employés sont équipés de smartphones et utilisent leur PC comme terminal de communication, avec des logiciels de communication aux fonctionnalités avancées. Il y a des réflexions profondes à avoir sur l’utilité du téléphone : il y a encore des personnes qui utilisent le téléphone, mais les nouvelles générations ne seront pas beaucoup perturbées sans téléphone. C’est un changement qu’on voit au niveau mondial : la vente de téléphone hardware est en diminution constante depuis quelques années. La répartition de notre chiffre d’affaire dans ce segment a baissé puisque nous faisions en 2010, près de 50% de chiffre d’affaires en hardware, contre 28% en 2015. Il y a un basculement important de la partie logiciel au détriment de la partie hardware : cela provient du fait que nos solutions aujourd’hui sont complètement virtualisées.

« Nous faisons 28% de notre CA en Hardware en 2015, contre 50% en 2010 »

Erwan Salmon Lire la suite

Marketing de contenu : une question d’application

Inbound marketing : le marketing de contenu est-il soluble dans la traduction ?

Le marketing de contenu n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Nous travaillons actuellement sur un projet de marketing de contenu qui nous amène sur un terrain bien connu de nos lecteurs : le web to store. Enfin, web to store est le vocable que nous utilisons en France, mais celui-ci, bien que parfaitement lisible et compréhensible, n’est usité ni outre Manche ni outre Atlantique. Nos articles étant écrits en anglais puis traduits (adaptés plutôt, on verra pourquoi un peu plus bas) en français et en espagnol, il s’agit d’un véritable casse-tête. En effet, que nous faudrait-il utiliser en anglais ? Et une fois le mot clef web to store remplacé par une périphrase, comment le traduire ? Voilà une question simple qui apporte une réponse complexe. Celle-ci tient en une phrase : il faut tout réécrire.

Marketing de contenu, traductions et adaptations

Si je peux écrire sur ce sujet aujourd’hui, c’est que j’ai pratiqué le dur métier de traducteur interprète lors de mon passage à l’Etat major de l’armée de terre. Un vieux souvenir, mais des leçons jamais oubliées, car essentielles à ma pratique professionnelle, même aujourd’hui, à l’heure où la réforme orthographique fait rage et où le niveau de français moyen vous vaut des remontrances à chaque fois que vous utilisez un pluriel irrégulier (oui, les consommateurs finals ne sont pas finauds même si certains dictionnaires ont baissé les bras et les ont rendu finaux – notez le « rarement » dans le Larousse).
Une clé pour ouvrir le marketing de contenu
L’art de la traduction est celui qui consiste à prendre la bonne clé pour ouvrir la bonne porte.  Le véritable problème est de savoir quelle porte on doit ouvrir, et quand vous n’avez pas la clé, de savoir la forger vous-même.
Par essence je pense que l’exercice de la traduction est un des plus difficiles qui soient. Bien plus difficile que de résoudre une équation (même si je sais que dans ce dernier exemple, je ne brille pas par mes qualités). Une équation peut être entrée dans un ordinateur. C’est même fait pour ça en grande partie. Une traduction, c’est plus compliqué. Réaliser une traduction, c’est un peu comme si on essayait de résoudre deux équations symétriques en deux langues différentes et qu’on tentait de retrouver le même résultat dans la transposition finale du texte. Et je vous fais grâce de ces traducteurs de poésies qui sont en outre capables de retomber sur leurs pattes et en plus de faire des rimes.
Ce genre d’exercice peut paraître aisé, surtout quand les langues en question sont des langues communes. Et pourtant il n’en est rien. Ceci s’explique à mon avis à l’aide de plusieurs facteurs :
  1. Les règles de grammaire, notamment en français, sont exprimées de façon imparfaite (il m’arrive de lire certaines règles de grammaire française et d’être incapable de les comprendre dans leur intégralité. je ne pense pas être seul)
  2. Une langue n’est pas seulement le résultat d’un choix de mots et de grammaire, c’est également le résultat d’expressions vernaculaires qui doivent sonner juste à l’oreille des lecteurs.
  3. Parce que les traductions ne sont pas juste des transpositions : toutes les références locales doivent être changées ou expliquées. Si on prend notre exemple de la distribution, et si je mentionne Casino ou Leroy Merlin en français, il y a de fortes chances pour qu’aucun européen ne comprenne qu’il s’agit de chaînes de distribution. Et vice versa si je vous cite Argos ou Asda (des distributeurs britanniques), vous n’auriez aucune idée de quoi je parle, et potentiellement vous pourriez même croire dans le cas d’Argos que je parle de balises GPS. Tout ceci nécessite adaptation et explications. Lire la suite

Bienvenue dans le monde du conso-battant

Le marketing de la grenouille à (l’accent est essentiel, surtout dans le climat de tension orthographique actuel) « La tête dans les nuages »

La promesse d’une évasion déroutante un soir d’hiver au cœur de la capitale a su séduire le gratin du marketing parisien. C’est en sous-sol, dans une petite salle reculée à l’abri des écrans et des machines promettant une échappée dans l’univers du jeu vidéo, qu’a eu lieu, mardi 16 février, la conférence sur le livre « Le marketing de la grenouille« , conférence organisée (transparence) par Visionary Marketing pour le compte de son client Promise Consulting et des auteurs de l’ouvrage : Philippe Jourdan, Valérie Jourdan et Jean-Claude Pacitto. Une plongée instructive dans l’univers du conso-battant qui n’a peut-être pas laissé indemnes les marketeurs participants et leur twittosphère hautement sollicitée.

Le conso-battant, liste de courses en poche

Paris, un jour de semaine « normal ». Une liste de courses en poche, direction Carrefour market. La première mission – trouver du riz blanc – n’a rien de bien compliqué… en apparence du moins. Pourtant, en arrivant devant le rayon, comment « bien » choisir entre le riz incollable 10 mn, le riz, également incollable, mais cuisant en 12 mn, le riz basmati, le riz Thaï… Première étape d’une déambulation toujours plus angoissante dans les rayons du supermarché où shampoing, déodorant, yaourts… ne semblent pour la victime consommante que les instruments diaboliques des marques pour le mettre en état de stress, le faire douter de la pertinence de ses choix et finalement abandonner tout libre arbitre pour déclarer forfait en attrapant au hasard n’importe quel paquet, sachet ou pack en redoutant l’instant fatidique de la délivrance à domicile où il devra peut-être se rendre à l’évidence qu’il a fait le pire des choix possibles. C’est par un récit dans les méandres de la consommation de tous les jours que Valéry Pothain, journaliste économique, a introduit la conférence organisée à l’occasion de la sortie du livre « Le marketing de la grenouille » dont il a écrit la post-face.

Le conso-battant ou le marketing de la grenouille
Galerie de photos de la soirée sur le conso-battant avec les auteurs du marketing de la grenouille

Du consom’acteur au conso-battant

Le consom’acteur aurait-il cédé la place au conso-battant ? Une chose est sûre : le consommateur est entré en guerre contre les marques et la dévotion inconditionnelle tend à laisser place au papillonnage raisonné, comme le montre une étude du cabinet Mc Kinsey qui révèle que 70% des consommateurs entrant dans un hypermarché pour y acheter un produit d’une marque précise sont susceptibles de changer d’avis. « Où est le client dans les 4P qui régissent le fameux mix marketing?« , s’est interrogé Philippe Jourdan, observant l’entrée dans une ère de disruption généralisée due à l’arrivée dans le quotidien des consommateurs des nouvelles technologies ayant permis à de nouveaux acteurs proposant des services et des prix très attractifs de s’imposer. Dans ce nouveau monde de la consommation, les marques sont sur la sellette car les consommateurs ont, semble-t-il, perdu leur candeur. Ils sont de moins en moins dupes et ne sont plus prêts à payer plus pour un produit ou un service ne présentant pas de réelle valeur ajoutée. « Il est urgent de comprendre le lien entre digital et nouvelles pratiques de consommation », a estimé Philippe Jourdan.

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