les médias sociaux, ça marche aussi pour les start ups?

La sélection du jour …

C’est le compte-rendu de la table ronde organisée par Viadeo, à laquelle j’ai participé le 16 Février, au Camping (l’incubateur de Silicon Sentier), avec un panel d’experts d’horizons divers sur un sujet moins anodin qu’il n’y paraît : les médias sociaux pour booster sa start up ! A première vue, on pourrait croire que la question se passe de commentaires. Il paraît tellement évident pour ces jeunes pousses des high tech de faire son lobbying sur les médias sociaux qu’on pourrait croire la question complètement idiote. Et il n’en est rien ! Les mêmes questions, les mêmes interrogations (“faut-il être sur Twitter ou sur LinkedIn ?”, les mêmes fausses barbes (“je n’ai pas le temps”) que celles qu’on entend dans les grands groupes, voire encore pire … Beaucoup d’inhibition et aussi une faible compréhension du networking, pourtant une valeur essentielle pour un entrepreneur (que ce soit un intrapreneur comme moi ou un entrepreneur comme notre public du 16 février au palais Brongiart). Mais en fait, la question n’est pas de savoir s’il faut être sur LinkedIn, mais si LinkedIn, ou mon blog, ou mon profil slideshare etc. va me permettre de développer mon business. Comme je le disais à mes blogueurs d’Orange Business Services, “vous n’êtes pas des blogueurs, vous êtes des professionnels qui bloguent” … nuance. Vu sous cet angle, toute activité sur les médias sociaux qui soutient le business vaut qu’on y consacre du temps, c’est de la prospection. Tout le reste – et notamment le cyberbabillage sur Facebook – mérite d’être optimisé ou minimisé. Entrepreneurs : à vos souris ! …

Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog

Le 16 février, à l’occasion de la Social Media Week, Le Camping a accueilli des panélistes de différents horizons pour une conférence co-organisée par Viadeo sur le thème« Supercharging Your Start-up – comment les médias sociaux peuvent contribuer au développement d’une start-up ? »

Rassemblés autour d’un modérateur, David Bizer (Chief Talent Geek, Hackfwd) 6 panélistes, 6 profils bien différents ont été invités à s’exprimer : Nicholas Vieuxloup (Directeur du développement sur les pays émergents, Viadeo), Yann Gourvennec (Social Media Director,Orange), Frédéric Halley (Venture Partner, News Corp Capital), Michelle Chmielewski(Community Manager, Uber Paris), Elise Nebout(Community Manager, Le Camping)  et Nicolas Woirhaye (Fondateur, IKO System)

>> L’utilisation des médias sociaux : « relations publiques low cost » ou « outil marketing à fort investissement » ?

Prendre du temps et construire du contenu – Michelle Chmielewski prend en considération les deux  : « la construction d’une communauté prend du temps, il faut rentrer en contact avec les gens, construire une relation, comme dans la vraie vie. Ce n’est qu’une fois que l’on a fait quelque chose pour eux qu’ils feront quelque chose pour nous ».

L’échange est donc primordial sur les réseaux mais comme le souligne Frédéric Halley, « il faut aussi construire du contenu pour communiquer à son audience les sujets sur lesquels on veut la faire réagir ». Sans contenu solide à sa disposition, peu de chance de retenir l’attention des réseaux très longtemps, surtout lorsqu’on se lance ! Les médias sociaux font partie des relations publiques et Yann Gourvennec ajoute que « les agences RP qui n’ont pas pris le virage des médias sociaux ne dureront pas ».

via « Boostez votre start-up avec les réseaux sociaux » | Viadeo Blog.

tvtak : une startup française dans le top 10 de PepsiCo

TVtak est une jeune société qui existe depuis un an. Cette start-up franco-israélienne est fondée et dirigée par David Amselem, un professionnel aguerri du marché des médias qui a déjà une expérience réussie avec Dalet Digital Media Systems. TVtak est une des jeunes pousses primées dans le cadre du programme d’innovation PepsiCo10, déjà couvert sur notre blog anglais. La jeune société présentera son innovation en direct sur le salon Mobile World Congress de Barcelone 2012 qui aura lieu fin Février.

une start-up qui a la frite !

Depuis le 10 février 2012, TVtak travaille avec PepsiCo dans le cadre de sa campagne Walkers (la marque de chips anglaise équivalente de Lay’s aux États-Unis et en France). L’enjeu sera de capturer les publicités TV avec l’aide de son Smartphone.

[pour en savoir plus, écoutez l’interview de David Amselem sous forme de ce podcast de 5 minutes]

une reconnaissance instantanée

Ce qui fait l’originalité de ce système, c’est qu’il suffit de pointer son Smartphone, et la reconnaissance de la vidéo « se fait en une seconde » nous annonce le créateur de la start-up. Cette reconnaissance instantanée permet ensuite un  » call to action  » quasi immédiat au travers de deux boutons (exemple : j’aime ou je n’aime pas, profiter d’une remise etc.) ce qui est très attractif pour les annonceurs. Le système permet donc de se coupler à du téléshopping et ne se limite pas à la publicité. On imagine aisément comment ce système permet d’interagir via Internet sans manipulation technique complexe, en interagissant directement avec l’écran.

film explicatif de TVtak

Pepsi fait pétiller l’innovation

Un bon point pour Pepsi qui a su non seulement lancer un programme d’innovation qui fonctionne, qui leur génère de la notoriété, mais aussi et surtout rendre cette innovation utile à leur business … et aux start-up qu’ils soutiennent. On peut en effet prédire un avenir riche à TVtak sur un marché en quête d’innovation et d’interaction, où les deux mondes de la télévision et de l’Internet tendent non plus à s’opposer, mais à se compléter. Grâce à ce genre d’applications, il est possible de rendre la publicité plus attractive, plus ludique (et donc plus efficace) ; l’interaction et la personnalisation ne seront donc plus seulement l’apanage du Web.

note sur TVtak et TVcheck

TVtak travaille également avec Orange dans le cadre de l’opération TVcheck dont nous aurons sans doute l’occasion de reparler (transparence : je travaille pour Orange).

L’histoire de TVtak sera à suivre dans quelques jours à Barcelone, au MWC où je me rendrai bientôt avec une équipe de blogueurs (voir ici la composition de l’équipe des blogueurs Orange pour le MWC).

media aces : faites-vous tirer le portrait par le photographe de Jean Paul Gautier

Le bureau de Media Aces a décidé de verser dans le « People ». Tous les participants de la conférence media aces du 06 mars se verront offrir un portrait professionnel tiré par Christophe Averty, photographe professionnel qui a tiré les portraits – entre autres – Mariah Carey ou Stéphane Grappelli ou Jean Paul Gautier. Vu que la conférence est déjà aux trois quarts pleine et que les inscriptions vont bon train, on n’avait peut être pas besoin de cela pour la remplir. Mais voilà, ça se passe comme ça chez Media Aces, on aime faire des cadeaux comme dans les médias sociaux, il faut donner avant de recevoir… A bientôt à ESG le 6 mars 2012 !

photos par Christophe Averty

marques sur facebook : plus on like, moins on aime

S’il y a une chose qu’on peut reprocher à Facebook (ou plutôt à ses utilisateurs), c’est d’avoir galvaudé la notion d’amitié. On “like” à tout-va mais le vrai leurre serait de croire que “liker” c’est “aimer”. Dans cette vidéo amusante et fort juste, réalisée pour le compte d’Influencia, Dhöo, artiste performer et consultant, se moque des marques “prêtes à tuer pour acquérir des ‘amis’”. Amusant et fort à propos …

faux commentaires Orangina : à quoi servent vraiment les médias sociaux ?

La sélection du jour …

eye-largeC’est le coup de gueule du jour et je dois avouer être particulièrement énervé. Des années (plus de 4 ans) que je passe, dans les traces d’Andy Sernovitz, avec l’aide d’Hervé dans le cadre de Media Aces à évangéliser autour de la déontologie dans les médias sociaux (guide de la transparence) et tout ça pour ça ! “Ça” c’est ce qu’on appelle de l’astrosurfing un terme dérivé d’un autre – tout aussi énigmatique, l’astroturfing, une technique d’infiltration ou d’entrisme de la fin des années 80 (comme quoi ce n’est pas nouveau). “Astroturf” c’est le nom du gazon artificiel, et l’astroturfing est la manière de générer un faux mouvement de base (“grassroots”) à partir de faux représentants ; c’est une forme de propagande et de manipulation qui est contraire au code de l’éthique.

L’astrosurfing est le fait de payer des gens pour ajouter de faux commentaires sur vos produits. Mais ici nous atteignons un autre niveau de la bêtise : on paie des gens non pas pour dire du bien (ça, je veux bien encore comprendre), mais pour entretenir des discussions vides de sens !

mais à quoi ça sert ?

imageLa vraie question est donc ailleurs. Peu importe le “mauvais buzz” car au pire il amènera plus de “fans” à ces mauvais élèves; peu importe également la mauvaise pratique en elle-même qui sera sans doute corrigée, nolens volens. La vraie question est de savoir pourquoi vous voudriez maintenir artificiellement une conversation vide de sens sur un soda aux arômes avec des faux “amis” ?!

casino royal

Je crois que c’est là le fond du sujet, et pas la pratique répréhensible – et illégale rappelons le – de l’astrosurfing. D’ailleurs, quand on regarde le visuel sur la droite issu de la page facebook en question, on finit par se demander si nous sommes encore sur une page de fabricant de soda aux arômes ou sur celle d’un casino ou du club med. Quel est le rapport à la marque ? …

La fin du début des médias sociaux

C’est cela qui va se passer en 2012, le début de la fin des imbécilités, des achats de fans, des faux commentaires et du cyberbabillage vide de sens. Il est temps d’aller s’inscrire à la prochaine conférence Media Aces du 06/03 et de découvrir ce à quoi servent vraiment les médias sociaux (et pas seulement Facebook).

poursuivre avec l’article d’Hervé sur Media Aces.

La fin des médias sociaux à la mode « secouez-moi »? • Media Aces – Médias sociaux et entreprise

orangina3-515x397Ni Yann ni moi ne pensions que l’actualité rattraperait le débat que nous avions lancé à la fin de l’année dernière, sur la « fin des médias sociaux«. S’il ne s’agit pas d’anticiper ici la disparition des plateformes sociales et du web social dans son ensemble, nous sommes convaincus en revanche, que l’ère des pionniers est révolue, et que les enjeux vont prendre le dessus sur les formes d’engagement.

« L’affaire Orangina » est venue à point nommé pour illustrer nos propos: il est temps que cessent ces pratiques d’un autre âge, qui relèvent plus de la manipulation des foules et du public, que d’un véritable engagement avec les communautés auxquelles les entreprises et les marques peuvent – et doivent – légitimement s’adresser. Et pourtant, elles ne cessent de se banaliser.

via La fin des médias sociaux à la mode « secouez-moi »? • Media Aces – Médias sociaux et entreprise.