les slides du livre de media aces vus près de 30.000 fois !

Je sais que ce n’est pas bien de se vanter mais il faut avouer que les statistiques des vues des planches powerpoint du livre de l’association “les médias sociaux expliqués à mon boss” sont assez évocatrices :

  • 27.345 vues dont environ 16.000 sur sllideshare et 11.000 vues via les blogs ayant repris l’info
  • 831 téléchargements (il y a donc certainement environ 800 boss qui auront été éduqués)
  • la présentation a été mise 79 fois dans les favoris
  • 122 tweets
  • 96 likes
  • 63 partages LinkedIn

merci à tous nos lecteurs !

>> accès à la présentation sur Slideshare

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6 conseils de conseilsmarketing.fr pour faire de bonnes vidéos

En revenant de la conférence Le Web 2012 avec Frédéric, Timo et Edouard, où nous étions en service commandé pour le blog live.orange.com, j’ai posé quelques questions à Frédéric de Conseilsmarketing.fr sur ses bons conseils en matière de vidéo.

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Frédéric s’était fixé un défi pour le Web 2012 : 12 heures de vidéo non stop ! Mais il n’y est pas arrivé car il a calé au bout de 11 h 30 ! Non, sans blague, on s’en moque un peu de la demi heure en moins, et on s’émerveillera plutôt sur cet enthousiasme et cette capacité de travail hors du commun qui caractérise notre ami finistérien. J’ai profité de cet intermède, autour d’une bière bien méritée pour demander à Frédéric ses conseils les plus avisés pour les débutants en vidéo :

  1. préparer l’interview et relancer la personne sur un thème
  2. attention au micro et éviter de le placer à un endroit où il y a des frottements avec les vêtements
  3. penser à demander à l’interviewé d’éteindre ou éloigner son téléphone portable
  4. le cadrage : jamais au milieu et asymétrique pour rendre la vue agréable
  5. la durée : la durée théorique optimale est de 2 minutes 30, mais Frédéric est le spécialiste des grandes vidéos  Winking smile
  6. le montage : éviter de perdre trop de temps et le faire quasiment en live

J’ai conclu ma propre interview en proposant un futur défi de 24 heures à Frédéric, mais là non plus pas de chance ; il l’avait déjà fait !

faut-il reconsidérer l’utilisation des médias sociaux (surtout Facebook) ?

eye-largeSuite de ma série sur les blogs démarrée il y a quelques jours. Mes confrères membres de Media Aces posent – dans leur débat du lundi – la question de l’avenir des blogs, et apportent des réponses variées à ce sujet. Ceci est la troisième question, les deux pieds dans le plat :

Cette question se pose de façon de plus en plus aiguë. Nombreuses sont les entreprises qui se sont connectées sur Facebook et qui embauchent des équivalents temps plein, ou dépensent du budget en ressources voire en publicité sans souci de proportions, ni de qualité, ni de retour sur quoi que ce soit. Il faut une page Facebook parce que c’est à la mode ! Je me suis toujours, dès le début de la vague de popularité des médias sociaux, insurgé contre cette façon de faire. Si la seule motivation pour aller sur les médias sociaux est la mode, alors il est urgent de ne pas y aller !

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[sommes-nous condamnés au cyberbabillage sur Facebook ? photo YAG, cc 2012]

D’ailleurs, de la même façon que Martin Sorrell de WPP, je ne suis pas convaincu du potentiel publicitaire classique (je dis bien classique) de ces nouvelles plates-formes qui sont « des phénomènes sociaux et non pas commerciaux ». Trop d’entreprises essaient de plaquer des modèles antérieurs sur de nouveaux outils, poussés en cela par des entreprises nouvelles qui se mettent sur les marchés (à des prix qui permettent qu’on se pose des questions également) et qui donc se trouvent piégées par ces mêmes marchés pour toujours faire plus de volume, donc remettre la publicité de masse, et le marketing de masse, par interruption, même s’il est plus ou moins pseudo ciblé, sur des modèles à l’origine non faits pour cela.

la fin des bisounours du Web 2.0 … et du whuffie factor (hélas)

Les temps pionniers des médias sociaux, initiés par des passionnés empreints d’éthique et de romantisme post consumériste comme Tara Hunt sont hélas bien derrière nous. Tout ceci, me rappelle la folie autour des bannières Internet du début des années 90. On a imaginé beaucoup de choses qui ne se sont pas avérées. L’efficacité des bannières est très mauvaise, leur impact en termes esthétiques et d’interruption est énorme. Et on se retrouve toujours dans cette situation, lorsqu’on les achète, et si l’on omet les nouvelles techniques de ciblage comportemental, où on est toujours aussi déçu par leur peu d’efficacité. De la même façon, les coûts publicitaires sur les médias sociaux sont exorbitants; comparés aux publicités de masse sur les médias de masse, ils ont bien entendu très peu cher, mais ramené à leur propre environnement, de tels ROI publicitaires laissent pantois. Comptez en effet 1€ environ par fan acquis, avec une moyenne plutôt orientée vers 2€ et des extrêmes situés à 7€ par fan (exemples tirés de l’expérience terrain de plusieurs entreprises sur plusieurs campagnes). Cela a un intérêt dans les cas où le caractère local (si possible assorti géolocalisation) est fort ou d’autres dans lesquels les populations de fans (les vrais fans) jouent un rôle moteur comme dans la musique par exemple.

le Pre-commerce

Je crois à un potentiel énorme pour les réseaux sociaux en termes de recommandations de pair à pair, sur la base de bons plans et de couponing (encore une fois assortis de géolocalisation et de localisation) à condition que ce genre de campagnes soit bien positionné. Je croyais également à un énorme potentiel sur les domaines du jeu, Facebook avait d’ailleurs très bien su se positionner sur ce domaine pour lequel il a créé une monnaie virtuelle, mais les changements dans le mode de diffusion de Facebook (timeline) auraient pu avoir un impact négatif sur le développement du jeu dans les réseaux sociaux, bien que cela puisse encore changer rapidement..

en B2B?

Pour le B2B par contre, on peut avancer sans crainte que Facebook n’a pas une importance majeure, si ce n’est celle de permettre aux responsables marketing de se dédouaner vis-à-vis de leur management et d’afficher ainsi une simple présence. D’autres outils sont beaucoup plus appropriés que Facebook au travail en business-to-business, moins chers, moins gourmands en ressources et plus directement liés aux métiers des entreprises.

l’exception qui confirme la règle

Il existe des exceptions, c’est le cas de John Deere et de ses tracteurs par exemple, car dans ce cas précis, il s’agit d’un véritable business de communauté, où les agriculteurs conduisent des tracteurs John Deere de père en fils, avec un sentiment d’appartenance et de reconnaissance fort dans la marque. Il y a donc, certaines marques en B2B qui sont plus appropriées que d’autres pour cela. On peut envisager qu’un fournisseur de produits high-tech peut avoir un besoin impérieux d’avoir une communauté Facebook, surtout si le sentiment d’entraide de communauté au sein de sa clientèle est important. Si ce n’est pas le cas, je conseillerais donc dans le domaine du business-to-business de se focaliser sur les outils les plus importants que sont les blogs (voir ci-dessus) quand ils permettent d’établir et de diffuser l’expertise de l’entreprise, Twitter qui permet le lien entre professionnels (même si en France le développement a tardé, 2012 sera la grande année de Twitter ; voir Twitter envahi par les ados, les influenceurs sur Google+ … ? à ce sujet) et surtout LinkedIn et Viadeo, qui s’imposent véritablement comme les deux piliers incontournables des médias sociaux en business-to-business. Si votre commerce vous oriente également vers les pays germanophones, dans ce cas les circonstances vous imposent de regarder XING, qui reste encore la référence en business-to-business outre-Rhin et en Autriche, même si les profils internationaux ont déjà migré dans LinkedIn.

En résumé

Soit vous êtes capables de faire le lien entre votre métier, vos populations, vos communautés, leur adhésion (ou manque d’adhésion) à la marque, dans ce cas il vous faudra persévérer et vous professionnaliser dans votre implication dans les médias sociaux.

Dans le cas contraire, il ne faut pas aller là où ne sont pas vos clients et donc bien choisir vos canaux.

Enfin, cela me paraît être un conseil de bon sens : si vous n’avez ni les ressources, ni les moyens, ni l’énergie, ni les compétences nécessaires à un investissement sur ces nouveaux médias, je conseille plutôt de vous concentrer sur la vente classique, il n’y a pas de honte à ne pas être sur les médias sociaux, il y a plus de risques à mal s’y comporter.

Et enfin, ne négligez pas votre site Web, il ne faut pas croire que ce format soit passé de mode, il faut au contraire faire évoluer le vôtre; les médias sociaux peuvent contribuer à cette évolution.

Comment faire un « bon » buzz : lol + cute + trashy

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Si votre boss vous demande de lui faire un « buzz » montrez lui cet article !

Dans une vidéo il y a quelques mois je déclarai “Il y a trop de buzz sur le buzz!” indiquant par là le caractère irritant de cette “évidence” auto-proclamée du Web social. Outre ce côté irritant, il y a l’aspect recette, forcément facile, qui marche donc à tous les coups et qui bien-sûr … ne coûte pas cher ! (selon mes sources secrètes, aux environs de 700 k€ tout de même pour une certaine pub virale que tout le monde a vue; information invérifiable hélas, mais bloquer la page de Youtube pendant plusieurs jours, cela ne vaut pas 100 €). Alors qu’il y a une véritable tendance de fond tirant vers le sensationnalisme, voire à la poubellisation du Web et du Web social notamment, repenchons-nous sur les mécanismes qui font qu’une opération est virale ou pas. Après tout, si l’on parle de “virus”, il doit s’agir de quelque chose de scientifique ?!

Et bien pas du tout ! Selon Guilhem Fouetillou le patron de l’institut d’études Linkfluence, la recette des « buzz » est assez simple :

Le site Buzzfeed.com confirme l’intuition de Guilhem en complétant le vocabulaire : Lol / Win / OMG (Oh My God pour les incultes) / Cute / Geeky (les techos, ça fait toujours rire) / Trashy (Guilhem avait raison) / fail (les échecs – des autres – ça fait toujours rire) et l’ineffable WTF (non je ne traduirai pas).

On le voit donc, pour faire du buzz il faut nager en pleine « beauferie » et donc se compromettre et compromettre sa marque. Voilà pourquoi, la prochaine fois que votre patron vous demandera « vous m’en faites un buzz ?! » vous pourrez imprimer cet article et lui tendre et même lui envoyer un lien s’il connaît l’usage des ordinateurs.

tableau de bord des médias sociaux (retour d’expérience)

La sélection du jour …

C’est juste un petit relais pour signaler la publication du tableau de bord des médias sociaux de mon équipe chez Orange, à la suite d’un superbe article sur le travail d’Adeline publié avec l’aimable concours de Locita.fr sur le retour d’expérience sur ce travail qui – nous le savons chez Media Aces – passionne de nombreux responsables des médias sociaux et Marketing dans les entreprises. N’hésitez pas à commenter, car de nombreuses améliorations sont nées de discussions et de critiques qui nous ont été faites sur ce tableau de bord.

[Interview] L’intérêt d’un Dashboard Social Média avec Adeline Breton d’Orange Groupe

Nous avons eu la chance d’interviewer Adeline Breton, Social Media Analyst chez Orange Groupe que vous pouvez suivre sur  Twitter : @a2linebreton
Le sujet de notre conversation: le Social Media Dashboard.

Locita – Adeline, à quoi sert vraiment un Social Media Dashboard ?

Adeline Breton – Mettre en place un Social Media Dashboard a suscité ces derniers temps un vif intérêt, notamment par le biais de plusieurs articles, parus il y a quelques jours.
Les marques s’acheminent vers la combinaison gagnante d’une veille, d’actions et de mesure de performance sur les médias sociaux. Un trio qui devient aujourd’hui une priorité.

Locita – Et chez Orange Groupe ?

Adeline Breton – C’est l’orientation que nous avons choisie chez Orange Groupe depuis la rentrée 2011. Même si cela est apparu comme une évidence chez certains, cela n’a pas été mon cas au départ. Pour être tout à fait honnête, j’ai mis du temps à me convaincre de son utilité. Je savais que ce dashboard se devait d’être un support d’analyse et de communication mais comment en faire un vrai outil de prise de décisions ?

>> la suite sur Locita