médias sociaux : quels outils pour quels messages ?

Voici la collection de planches (en Anglais) que j’ai conçues pour la conférence « useful social media » qui a eu lieu à Londres fin Juin 2012. Il s’agit d’un « slidecast » qui vous permettra également d’entendre les commentaires, même s’ils sont un peu désynchronisés (j’ai un peu calé sur la tâche assez fastidieuse qui consiste à faire coïncider les commentaires avec les visuels; aussi je vous recommande de télécharger la présentation et d’écouter  commentaire en même temps). Cette présentation est entièrement nouvelle et pleine de conseils concrets, calculs de ROI, exemples réels de mise en œuvre des médias sociaux dans le groupe Orange avec visuels et retours d’expérience. J’y ai notamment inclus 10 expériences concrètes d’utilisation des médias sociaux dans des contextes différents et j’ai volontaires exclus les pages Facebook d’entreprise ordinaires. Enfin, j’y challenge la notion de « message » fondamentalement opposée à l’esprit des médias sociaux. Présentation en creative commons, n’hésitez pas à l’utiliser, la voler, la prêter à d’autres personnes … tant que vous en citez la source et l’auteur.

un CDI de webmaster SEO / Web developer à pourvoir immédiatement

En ces temps de chômage où il est coutume de dire qu’on ne trouve pas de travail, voici une annonce pour ESG qui est à pourvoir immédiatement en CDI. La compétence SEO peut s’acquérir sur le terrain. Je relaie l’annonce de Frenchweb

Poste Webmaster dédié SEO/SEO Web Developer Junior (H/F) | Emploi Internet

Description de l’entreprise

Le Pôle ESG, anciennement appelé PGSM (Paris Graduate School of Management) est un groupe d’écoles reconnues par l’État, créé depuis 1975 à Paris. Ce groupe est implanté dans 6 centres parisiens et compte plus de 5 000 étudiants et 26 000 anciens. Il propose des formations post-bac de niveau licence ou master. Le Pôle ESG propose également des programmes anglophones tels que les MBA ou BBA.

Vous travaillerez pour les écoles : ESG Management School, MBA ESG, ESGCI, ESGF, ESG Executive Education, ESG Langues, ESGRH, IICP, Paris School of Business …

Toutes ces écoles appartiennent au réseau Studialis composé lui-même de 21 écoles spécialisées dans les domaines du Management et de l’Art et création.

Description du poste

Rattaché(e) à la responsable du département Digital Marketing, la fonction première de ce poste technique est la maintenance technique des stratégies d’acquisition de trafic online de référencement naturel (SEO), Search et Social Media (SMO) des écoles du Pôle ESG.

A ce titre, vous aurez en charge de maintenir la « propreté » du code HTML des sites, d’appliquer techniquement les optimisations SEO, prendre en charge les aspects techniques des tests A/B, le suivi des paramétrages Analytics. Une expérience avec les CMS drupal et wordpress sont un plus.

Vous profiterez du savoir-faire et de la stratégie mise en place par l’équipe Digital Marketing dans la production et le relai des contenus optimisés SEO.

Missions principales

  • Modification des sites existants afin d’appliquer les optimisations SEO et d’accessibilité
  • Intégration des social plugins des réseaux sociaux aux sites du groupe
  • Veille techniques des interfaces pour développer des réseaux sociaux et accessibilité
  • A/B testing
  • Maintenir le code HTML existant
  • Debuggage des sites
  • Travailler sur les CMS (Content management Systems) et FTP
  • Support technique aux emailing par rapport à la stratégie antispam
  • Custumisation des pages facebook, google+, compte twitter et chaînes youtube du pôle ESG
  • Gestion des QR codes et des Urls Taggés
  • Suivi des KPI

via Webmaster dédié SEO/SEO Web Developer Junior (H/F) | Emploi Internet.

les défis du marketing (5) : adaptabilité du marketing

suite de mes réponses sur l’avenir du marketing, avec la cinquième question. On pourra rassembler ces articles en tapant http://bit.ly/edlmktg2012

question numéro cinq : « vitesse : quelle est la capacité du marketing s’adapter aux changements de la société, dans un monde en grande accélération ? Est-il initiateur ? »

la vitesse de libération ! 12-14juillet2012-défilé

Nous sommes entrés, depuis 1995 avec le décollage de l’Internet, dans l’ère de la vitesse de libération (Paul Virilio). Le marketing s’est accéléré au même rythme que la circulation de l’information (du moins dans le domaine des TIC) et les cadences de travail sont infernales. Là où dans les années 1990 mes équipes géraient 1 ou 2 projet par an, mener 10 à 12 projets majeurs par an est devenu commun. L’avènement de la Web Conférence, que j’ai aussi contribué à développé au début des années 2000, a accéléré encore ce mouvement.

Dans le domaine du Web, mettre plus de trois mois à mettre en œuvre une innovation c’est courir le risque d’être copié immédiatement, voire même d’être déjà dépassé avant le lancement. C’est pour cela que souvent je dis qu’un projet qui dure plus de trois mois est un projet mort. Ceci est bien entendu un peu abusif ; il s’agit d’une véritable dictature du temps, mais ce n’est pas moi qui l’ai dictée.

Nous sommes entrés dans l’ère du temps réel marketing.

… En même temps et de façon très ambiguë :

  • l’adoption des technologies est toujours aussi lente, notamment sur de grandes populations, et particulièrement en France où les élites bougent très vite, mais la masse est très lente. C’est encore le cas sur les médias sociaux, qui ont presque 10 ans maintenant !
  • Il faut toujours en moyenne 10 à 15 ans aucune technologie devienne « mainstream »

en conclusion, il faut donc garder la tête froide et ne pas se laisser griser par le temps réel, qui est souvent plus un jeu de marketeur qu’une réalité de terrain. Ceci étant, le Web échappe un peu à cette règle et oblige à aller très très vite notamment sur les développements, quitte a faire du jetable et à améliorer ensuite.

note : je rappelle pour les grincheux- hélas il y en a – qu’il s’agit juste de notes de préparation et que ces petites brèves sont juste là pour stimuler la réflexion et renvoyer vers d’autres écrits … Une brochure sera émise par le comité scientifique dont je fais partie mais dont je ne peux parler aujourd’hui.

les défis du marketing (4) : raison d’être du marketing

suite de mes réponses sur l’avenir du marketing, avec la deuxième question. On pourra rassembler ces articles en tapant http://bit.ly/edlmktg2012

Question quatre : « à raison d’être : existe-t-il un ou des marketing, de quoi parle-t-on exactement ? Quelle est la raison d’être du marketing ? »

photo cc 2012 Yann Gourvennec 2012

L’existence d’un ou de plusieurs marketing est un sujet qui fait gloser depuis 20 ans, qui a été abondamment et méthodiquement décrit, analysé et même auto-critiqué par Bernard Cova (et les chercheurs dont il est le chef de file) qui fait autorité dans ce domaine.

Il n’y a pas à mon avis grand-chose à ajouter aux travaux de Bernard. Quant à la raison d’être du marketing, voici mes idées en quelques points :

  • servir le business et mieux vendre (ça peut paraître un peu basique, mais c’est une pierre angulaire du marketing, même si dans certains discours “stratégiques” on finit par en douter) ;
  • … ceci étant il serait faux de croire que le marketing est toujours une discipline utilitaire. Il sert également à faire connaître (notoriété et faire aimer (images) lorsque cela est possible. C’est un peu un billard en 2 ou 3 bandes ;
  • la communication est pour moi une partie intégrante du marketing. Elle ne peut en aucun cas en être dissocié. Quand elle l’est, c’est là que le marketing et la communication tournent en rond. Notamment dans le cas évoqué ci-dessus, car essayer de faire aimer une marque en ayant oublié les fondamentaux des produits, des services ou du service client ne sert strictement à rien.

les défis du marketing (3) : marketing et sciences

suite de mes réponses sur l’avenir du marketing, avec la deuxième question. On pourra rassembler ces articles en tapant http://bit.ly/edlmktg2012

question numéro trois : marketing & sciences ?

grparis-DSC_1813N’étant pas scientifique, mon expérience est volontairement biaisée et orientée terrain. Étant en outre incompétant en mathématiques, je m’attendais à avoir des problèmes au long de ma carrière. Il n’en fut rien. Maîtrisant la moyenne pondérée et les écarts types, je me suis aperçu que ce maigre savoir dépassait celui de la quasi-totalité de mes contemporains (tous pays confondus).

… Jusqu’à me faire traiter de « foutu méthodologue » un jour. J’en ai déduit que – sauf exception – personne n’est intéressé à comprendre le dessous des cartes… Ce qui continue de me choquer personnellement et intellectuellement ; il n’y a rien de scientifique dans cette indignation, la curiosité et le désir de comprendre n’est pas l’apanage des seuls scientifiques.

Le marketing des TIC est pourtant une discipline « sérieuse » (j’ai réalisé un document à la demande de Michel volle en 2004 pour l’expliquer (voir ci-dessous) ; mais sérieux ne veut pas dire scientifique :

les nouveaux gris gris des marketeurs

Quant à technologies et “big data” – les “buzz-words” du moment, brandis à chaque instant par les marketeurs comme des gris gris – ce ne sont pas des sciences mais des outils. Dans le cas du “big data”, il s’agit d’un rhabillage sémantique d’un croisement entre l’antique datamining et le business intelligence en temps réel. Je ne vois pas ce qu’il y a de « scientifique » là-dedans ; ni où est la nouveauté non plus.

En conclusion, le marketing essaie de se parer des atouts de la science, mais les praticiens feraient mieux d’apprendre à aiguiser leur sens critique et le sérieux de leurs méthodologies ; ceci vaut également pour le point soulevé dans une des parties précédentes, sur les biais de questionnement induits dans les études de marché.