marketing du contenu (brand content) et marketing automation : vers l’adoption généralisée ?

book-new-largeC’est au travers d’un post Google+ de David Cohen (si si ! il y a encore des utilisateurs) que j’ai atterri sur le blog de Stéphanie Wailliez, un espace dédié au marketing B2B et au marketing de contenu qu’il convient de connaître. Stéphanie y décrit et reprend l’étude de Holger Schulze. Elle fait remarquer à juste titre dans son article que l’adoption du Marketing Automation y est particulièrement importante et que cela est surprenant, du moins de ce côté-ci de l’Atlantique. Voyons pourquoi …

L’étude de Holger Schulze a été réalisée à l’intérieur du groupe LinkedIn, B2B Technology Marketing Community et a permis de dégager un certain nombre de tendances majeures :

  1. Le marketing de contenu (que les Français appellent Brand ou Branded Content) se généralise et devient de plus en plus sophistiqué. Son but est de générer des “leads” (prospects) et de s’établir en leader d’opinion ;
  2. La popularité des livres blancs décline au profit de formats plus digestes comme la vidéo (mais nous pourrions débattre de la véritable efficacité de ce médium et de la façon de l’utiliser correctement pour le lead generation, ce qui ne va pas de soi) ;
  3. Plus de 82% de marketeurs B2B déclarent vouloir augmenter leur production de contenus dans les 12 mois prochains (vu qu’ils manquent de temps pour le faire, les agences de contenu ne vont pas chômer, c’est une bonne nouvelle) ;
  4. YouTube est la plateforme de choix pour le marketing de contenu en B2B (ce qui est aussi ouvert au débat, nous pourrions en discuter des heures, le diable est dans les détails et surtout … la mise en œuvre), et sans surprise, dans ce domaine, Facebook perd du terrain ;
  5. Le Marketing automation est en plein essor avec 61% des marketeurs qui y recourent, ce chiffre étant de 43% l’année précédente [le chiffre indiqué comme peu applicable à la France par Stéphanie].

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Marketing automation : un classique du marketing B2B ? (photo antimuseum.com)

Alleluia ?!

Les marketeurs auraient enfin compris l’importance du marketing digital … sauf que quelques nuances s’imposent : un bref regard à la planche de fin de la présentation (voir ci-dessous) va déjà nous éclairer. Les utilisateurs du groupe LinkedIn B2B Technology Marketing ne sont pas monsieur et madame tout le monde :

  • utilisateurs des groupes de LinkedIn, ils sont déjà un peu des “dindes qui votent pour Noël”, car familiers des médias sociaux. Certes ils sont nombreux …
  • mais c’est aussi parce qu’ils sont majoritairement américains ce qui fausse un peu les résultats … ou plus exactement ce qui nous permet à nous petits français de voir ce qui va se passer chez nous dans quelques années … tout va bien ;
  • ils sont aussi majoritairement petits ou très petits car 50% au moins des répondants ont moins de 10 employés. Ceci explique aussi pourquoi le recours au Marketing automation y est si grand, car il s’agit de petites structures qui ne peuvent se permettre de laisser traîner les ventes et qui trouvent – à juste titre – dans l’Internet une aide précieuse à la vente. La réalité est moins belle en France où les PME et les TPE sont traditionnellement les parents pauvres de la transformation digitale et qui accusent un retard de maturité dans l’utilisation digital quasi abyssal. 70% environ des sites Web des PME sont ainsi en déshérence selon Serge Henri Saint Michel, qui a développé ce chapitre pour notre prochain ouvrage la communication expliquée à mon boss. Ce retard terrible des PME en France est même ce qui, à mon avis explique le retard énorme pris par la France sur son voisin britannique, où toutes les PME sont utilisatrices d’Internet et se lancent à fond dans son utilisation depuis déjà longtemps ;
  • les utilisateurs du groupe en question sont aussi et surtout des marketeurs des technologies, comme le nom du groupe l’indique, phénomène corroboré par le profil des répondants (slide 23) mais pas seulement : près d’un quart des répondants sont dans le secteur du marketing et de la communication/publicité ce qui ajoute encore un biais. Des marketeurs qui achètent le marketing en somme, ce n’est pas si étonnant ;
  • je passe sur les 800 répondants et leur représentativité par rapport à l’échantillon, nous n’allons tout de même pas nous en arrêter à de pareilles considérations techniques …

Le futur appartient aux marketeurs du contenu et du B2B

Loin de nous inciter à nous lamenter, ou à discréditer une étude qui, somme toute, nous apprend quelque chose, je pense que les leçons à en tirer sont quelque peu différentes mais néanmoins très riches :

  • la France n’est pas l’Amérique, mais finit souvent par l’imiter, donc nous pouvons nous attendre, dans les 3 à 5 ans, à suivre le même mouvement. Les marketeurs bien positionnés vont pouvoir en tirer les bénéfices ;
  • l’échantillon de cette étude n’est pas représentatif mais suit de façon assez fidèle les tendances qui ont été celles de l’adoption des technologies depuis l’avènement de l’Internet (et peut-être aussi avant, mais cela commence à remonter un peu) ; à savoir que les premiers à les embrasser sont les sociétés qui officient dans la techno, le marketing et la publicité. Il faut ensuite un temps non négligeable pour que l’usage se répande dans les secteurs plus traditionnels de l’économie, mais cela finit par arriver … gardons l’espoir !
  • si les PME de ces secteurs peuvent tirer bénéfice de l’automatisation marketing, les autres secteurs aussi, c’est une question de maturité et de maturation. Un effort d’évangélisation important est donc à faire, pour dépassionner le e-marketing, le sortir de sa gangue de technicien jargonneur de l’informatique post industrielle, et expliquer que générer des leads se fait aussi sur Internet … mais pas n’importe comment (gare aux déceptions et aux mises en œuvre hâtives).

Une activité d’avenir

Il n’est nul doute que le Marketing Automation, comme cela a été largement débattu lors d’une conférence Open2leads fin Juin, prend de l’ampleur. Des acteurs internationaux comme Eloqua (cf. l’offre de l’agence Aressy ici) ou locaux comme Get+ sont là pour en témoigner, avec un volume d’affaire sans cesse croissant. Nous n’en sommes pas encore à la généralisation (le fameux “Mainstream” de M. Schultze) cependant, mais la tendance est là qui se renforce.

La lecture du jour …

Etude : les dernières tendances du Content Marketing en BtoB | Le blog de Niouzeo

par Stéphanie Wailliez

Une nouvelle étude sur l’importance du Content Marketing en BtoB vient de paraître. Elle a été réalisée en juin dernier à travers le groupe LinkedIn « B2B Technology Marketing Community » qui compte 50 000 membres, dont plus de 800 ont répondu au sondage.

On y retrouve les grandes tendances de l’évolution des contenus, avec notamment le poids grandissant des vidéos, des budgets en hausse, et des organisations plus matures dans leur processus de création. On notera tout de même un chiffre impressionnant sur l’adoption du marketing automation (61% !) qui ne reflète sans doute pas la réalité dans les entreprises BtoB de notre hexagone.

via Etude : les dernières tendances du Content Marketing en BtoB | Le blog de Niouzeo.

Comment illustrer son blog sans risquer la prison (banques d’images gratuites)

La lecture du jour …

visionary-publishingEst cet article qui donne 50 tuyaux utiles pour illustrer un blog ou un site Web. C’est la rentrée, et vous allez sans doute vous précipiter pour mettre votre blog ou site Web à jour, après l’avoir dépoussiéré suite à un mois d’inactivité (il faut bien couper un peu l’accès Internet pour faire autre chose !). Or, si mettre une photo ou une illustration sur un blog peut sembler être quelque chose de naturel, voire de quasi automatique, il n’en est rien. On se précipite sur Google images, on tape un mot clef, on fait un copier-coller et … hop ! On enfreint immédiatement et sans difficulté le droit à l’image et le droit d’auteur – qui est inaliénable en France, c’est-à-dire qu’il ne disparaît pas une fois une œuvre achetée, sauf au-delà de la prescription de 70 ans (inaliénable veut dire aussi que la mention D.R. qui semble ignorer l’auteur n’a aucune valeur si celui-ci se déclare et prouve la paternité de l’œuvre en question).

antimuseum.com-summer13-1206Au menu : une bonne manière d’illustrer un blog sans risquer de se faire taper sur les doigts : faire ses images soi-même (photo : antimuseum.com c’est-à-dire … mon site de photos !)

Et ce n’est pas une invention. Les sociétés de banque d’images payantes sont à l’affût. Le champion étant indiscutablement Getty images, passé expert dans la protection de son fonds documentaire (voir les nombreux débats ici). Il est vrai qu’ils ont fort à faire, car les usages du Web en matière d’images sont désastreux. La pratique qui consiste en effet à prendre n’importe quelle image et de la mettre sur son site est non seulement détestable, elle est aussi inefficace, car l’identité de votre contenu dépend aussi et surtout des illustrations qui le composent et l’agrémentent. Les méthodes utilisées par ces sites d’images ne sont toutefois pas toujours légales non plus ; j’en ai été témoin une fois : un agent vous appelle depuis un pays étranger, le Royaume Uni en général, et vous réclame une somme assez conséquente pour une image – aussi petite soit-elle, une vignette dans le cas que j’ai observé – qui dans l’exemple étudié se montait à 6000€ pour une image de très petit format (environ 100px x 100px). Il ne faut pas se laisser intimider ; cette démarche est illégale en France, où la loi impose que la réclamation soit faire par huissier, dans le pays, et via un courrier recommandé. Dans le cas précité, la bonne démarche consiste donc à faire la sourde oreille, à obtempérer immédiatement en enlevant l’image incriminée (il faut donc rapidement la retrouver), et à attendre que le harcèlement cesse … ce qui peut prendre un peu de temps. Certes, la plupart des démarches de réparations suite à un abus de droits (Copyright Infringement en anglais, qui donnent suite à une procédure de mise en demeure : « cease and desist »), notamment pour les textes, se déroule de façon beaucoup plus courtoise. Le lésé, Harvard Business Review par exemple, vous contactera et vous demandera poliment – mais fermement – de retirer le contenu incriminé, vous vous excuserez, obtempérerez et vous en serez quittes. Mais pour les images, la pratique est beaucoup plus violente. La compagnie lésée vous réclamera de l’argent et de façon insistante, car elle est en effet dans son droit.

Il est donc urgent d’agir et de trouver un ou plusieurs moyens d’agrémenter élégamment sont blog ou son site en trouvant des moyens originaux et peu onéreux, quand on est indépendant, une PME ou même une entité fauchée dans un grand groupe … Les temps sont durs.

La première solution est d’apprendre à dessiner, mais cela n’est pas donné à tout le monde. J’utilise Paper de fiftythree.com (voir l’illustration ci-dessus) mais il faut non seulement savoir dessiner, il faut être capable d’apprendre à le faire avec ce nouveau medium, ce qui n’est pas donné à tous. Si vous y arrivez (avec un stylet, le stylet de Kensington à 15€ environ faisant parfaitement l’affaire), je recommande vivement cette application sur iPad qui permet de faire de très jolies illustrations, très rapidement et de s’affranchir des droits à l’image.

Vous pouvez aussi acheter un appareil photo et apprendre la photographie mais là aussi, il s’agit d’un Art – d’ailleurs pas si éloigné que ça du dessin – qui requiert un peu de savoir-faire, artistique et technique. C’est ce que je fais aussi avec mon site antimuseum.com où je distribue des images libres de droit – mais pas de droits d’auteur rappelons-le encore une fois – et que vous pouvez utiliser en citant l’auteur et en faisant pointer un lien vers la source … que vous n’aurez pas modifiée.

Pour les autres, ceux qui ne veulent ou ne peuvent dessiner ou réaliser leurs photos eux-mêmes, alors il reste les banques d’images payantes et les … les banques d’images gratuites telles celles citées dans l’article en référence ci-dessous.

Mon conseil aux entreprises

Quant aux entreprises ? mon conseil est de ne jamais transiger sur le droit à l’image, de payer (même si la démarche de poursuite est plus ou moins légale) et de s’assurer que la licence de ses images est valable, voire de n’utiliser que des images internes ou prises sur le vif par vos soins. Car dans ce cas, la démarche de recours décrite ci-dessus, même illégale, n’est pas opposable si vous êtes une entreprise. Dans ce cas, vous ne pourrez pas faire le mort.

Et surtout : n’oubliez pas d’acheter de vous assurer que la licence de vos images n’expire pas dans le temps car dans ce cas, vous seriez obligé(e) de vous assurer qu’à la date prescrite, les images en question sont retirées, ce qui est difficilement gérable.

… la sélection du jour

50 Banques d’images gratuites.

En vérité toute image que vous trouvez sur Internet et que vous pouvez télécharger est gratuite, vous pouvez en faire ce que vous voulez pour un usage privé, il est donc inutile de se poser la question. Puis-je utiliser telle ou telle photo que j’ai trouvée sur Internet? Réponse : oui. Oui à partir du moment où l’usage de la photo est privé (répétition volontaire). En revanche, si vous commencez à bloguer, à vous servir d’une photo pour faire de la pub, créer des encarts publicitaires, les choses sont un peu moins évidentes et il ne s’agit donc pas rigoler sous peine d’avoir quelques ennuis, même si la probabilité d’avoir des problèmes avec la justice est minime, je ne tenterais pas trop le diable.

Pour utiliser des photos pour votre travail, il y a trois solutions :

  1. Fabriquer vos photos vous-même.
  2. Trouver des images libres de droit.
  3. Achetez des photos.

Personnellement, je pense que je viole en permanence le droit d’image sur ce blogue, car mes illustrations sur ce blogue sont des copies d’écran de produits Internet. Ainsi, je montre un logo, une copie d’écran de logiciel, je suis limité en termes de droit d’image. Jusqu’à aujourd’hui, personne ne m’a réclamé quoi que ce soit, car il s’agit d’une formule “win win”. En effet quand je parle d’un produit, j’en fais la promotion, il serait dommage que le créateur du produit me réclame des dommages et intérêts sur une des images que j’ai produite sur ce blogue.

En tout état de cause, l’usage d’une photo de façon publique doit être premièrement régie par le bon sens. Et le bon sens consiste au moins à citer la source de la photo quand il s’agit d’un blogue. Maintenant s’il s’agit de créer une pub à afficher dans le métro, vous aurez plutôt intérêt à acheter la photo. Pour nous blogueurs, c’est tout de même moins contraignant.

Voilà une liste à jour des sites qui proposent des images libres de droit et gratuites, il y a parfois des restrictions dans l’usage des photo, par exemple la gratuité est limitée par la taille de l’image, par l’obligation de faire un lien vers l’auteur de la photo… Je viens de remettre à jour cette liste, car les choses bougent beaucoup, des sites disparaissent, des photos deviennent payantes…

Cette liste est classé par ordre alphabitique, sans préférence.

via 50 Banques d’images gratuites.

PME innovantes et grands groupes : une histoire d’amour ? #uemedef13

La question peut paraître évidente et pourtant … une conférence qui s’est tenue hier après midi aux universités du Medef nous a permis de nous poser les bonnes questions sur ce sujet. Voici donc en 2 temps la réponse à cette question : d’une part au travers du baromètre de la relation entre PME et grandes entreprises réalisée par PAC (voir la présentation ci-dessous sur mon espace Slideshare grâce à l’aimable collaboration de l’IE-Club) et des trophées de l’observatoire, qui remettaient les prix aux meilleurs binômes innovants PME/Grandes entreprises.

J’ai découvert pour ma part, l’IE-Club, une association loi 1901 formée dans les années 2000, chargée de promouvoir l’innovation dans les entreprises en rapprochant investisseurs/centres de recherche/grands groupes et PME et organismes publics. Cette initiative fort louable a en outre le mérite de patronner un baromètre annuel, qui en est à sa 8ème édition, et qui décrit l’état des relations entre grands groupes et PME.

La réunion, animée de main de maître par notre ami André Dan, a débuté par la présentation des résultats de l’enquête annuelle de l’observatoire par Arnold Aumasson, SVP de Pierre Audoin Consultants. “C’est la huitième année d’études sur un panel stable pour capter les tendances des relations entre PME innovantes et grands groupes” a commenté M. Aumasson.

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Arnold Aumasson de Pierre Audoin Conseil hier au Medef

une bonne et une mauvaise nouvelle

La mauvaise nouvelle, commençons ainsi et nous finirons sur une note positive, c’était quant on avait en 2012 12% d’interviewés qui jugent que la situation avec les grands groupes s’étaient dégradées. Ce chiffre est passé à 39%. La bonne nouvelle c’est Que 38% pensent que cette même relation s’est améliorée.

Environ 2/3 des PME interrogées réalise son CA avec les grandes entreprises.

Les deux éléments de poids dans cette relation sont la récurrence été la référence et cela ne change pas, mais ce qui change est la notion de taille qui prend de plus en plus d’importance et donc les PME doivent, de plus en plus, avoir une taille critique pour que leurs relations avec les grands groupes soient bonnes (les services achats n’hésitant pas à pénaliser les fournisseurs trop petits et/ou trop dépendants d’un seul client, ce qui a un effet redoutable sur certains petits fournisseur qui sont en phase de démarrage et se retrouvent dans une situation de poule et d’œuf).

Une diminution du facteur partenarial, des directions Achats de plus en plus impitoyables

La dimension partenariale, d’incubation tend à s’estomper au profil de la relation purement commerciale également. Pour ce qui est de la conquête internationale, les PME doivent toujours se débrouiller seules. Les 3/4 des PME déclarent également ne pas recourir aux organismes publics pour améliorer leurs relations avec les grandes entreprises. 2/3 des grandes entreprises ne s’estiment plus adaptées aux PME non plus du fait des règles d’achat qui évoluent notamment.

Les directions d’achat sont aussi impliquées dans les partenariats et mettent de plus en plus de règles et de processus qui viennent comiques la vie des PME. Au final, la situation est principalement bonne et positive, mais tendue.

La réunion s’est poursuivie par la remise des …

Trophées de l’observatoire de la relation grandes entreprises – PME innovation

les trophées étaient remis par :

  • Aurélie Barbaux, journaliste à l’usine nouvelle ;
  • André Dan, Challengy, également animateur de toute la présentation avec son habituelle joie de vivre communicative ;
  • Robert Kalocsai, software continuity.

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10 binômes ont été sélectionnés qui ont présenté pendant une minute où ils ont décrit leur partenariat. Voilà ce que j’ai pu capter de leurs présentations grâce à ma tablette :

  • ABB/myCO2 : partenaires dans l’efficacité du bâtiment et du Développement Durable (afficher les différentes consommations d’eau dans le bâtiment et les restituer de manière ludique). ABB groupe international est dans le comptage d’énergie. Cherchait à faire un démonstrateur dans le bâtiment et cherchait un partenaire flexible.
  • Bouygues construction/Ayudo : Ayudo travaille pour le groupe Bouygues depuis 2 ans. C que Bouygues est venu chercher c’est de l’adoption et de la réactivité pour proposer des solutions adaptées dans un délai très court. Bouygues a trouvé un partenaire avec qui avancer en confiance pour sortir des sentiers battus sur ses applications terrain dans le coeur de métier
  • Bouygues construction/Techniwood : Techniwood est une Startup qui a un système de construction bois.
  • Chronopost/mooville : muses développe des véhicules électriques, chrono post utilise des véhicules électriques depuis de nombreuses années et ont trouvé produit innovant et ils ont souscrit un partenariat avec la société Muse
  • Docapost/localeo : localeo est pionnier des systèmes de gestion citoyen. Dans ce partenariat Docapost a mis à disposition de la PME le réseau national de la Poste. Docapost est une filiale de la poste et souhaitait renforcer son offre de documentation numérique a disposition des élues locaux et s collectivités locales.
  • Sidetrade/Euler hermès : partenariat technologique et commercial basé sur une vision commune. Le succès est base sur les gains de temps et de ROI. Premiers succès commerciaux
  • Rueducommerce.com/generative objects : RDC a été créée en 1999 et a ouvert une galerie marchande en 2007. Ils ont trouvé à travers la PME l’ouverture d’esprit d’équipes techniques ouvertes et une opportunité de faire participer les fonctionnels et les techniciens.
  • Sanofi/groupe FG Design : le challenge était de répondre aux enjeux des achats chez Sanofi. Nécessité d’une relation à long terme et développer l’innovation
  • Sodexo/Linkbynet : infogérance ebusiness 450 collaborateurs, partis de zéro (2 collaborateurs) et se sont développés grâce à Sodexo et un partenariat de long terme. Choix d’un partenaire petit qui a accepté de prendre des risques et s’est lancé dans le cloud dès le départ
  • Veolia/incubethic : efficacité énergétique sur les sites industriels. Convaincre du patron au technicien sans oublier le côté comportemental qui est le point le plus important.

Les 3 catégories des trophées :

Initiative soutenue par La CDC et les prix ont été remis par Karen Le Chenadec, directrice du département développement numérique de la Caisse des dépôts et consignations. Les prix ont été remis dans 3 catégories différentes :

  • Industrie : Bouygues et Techniwood ont mis au point un dispositif de construction de maisons préfabriquées durables en 2 jours. Bouygues a aidé la société à obtenir la certification. C’est un gros investissement à dit son fondateur. Bouygues R&D mène une stratégie de partenariats notamment avec des PME innovantes, et plus particulièrement dans le domaine de la construction durable.
  • Logiciel : prix remis par Amaury de Buchet (au micro ci-dessous) à Euler Hermès et Sidetrade. C’est le mélange « d’une équipe innovante et sauvage avec les moquettes épaisses de la défense » pour innover dans le domaine du risque et de l’assurance crédit et une première vente a eu lieu au mois de juin. La solution commune « montre bien cette imbrication et qu’on s’implique à long terme ».

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  • Développement durable :  ce prix à été remis par Hervé Schricke, President du directoire de Xange Private Equity Co fondateur de l’observatoire. Il a été attribué à Chronopost et Muse. Le partenariat a été lancé il y a 4 ans, et Chronopost a pris 2 risques, un sur le produit innovant lui-même, et celui de confier son business modèle à son partenaire a dit le fondateur de Muse. Chronopost a essayé de ne pas appliquer des procédures d’achat trop strictes et le résultat est que Chronopost trouve ainsi des véhicules sur mesure adaptés à son besoin et Chronopost va tenter de les porter à l’international selon le représentant de la filiale de la Poste.

Les PME, moteur de la compétitivité de la France

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La conclusion a été faite par Philippe Lemoine (ci-dessus sur la photo), qu’on ne présente plus, qui a insisté sur l’importance du paramètre macro économique derrière la réalité micro économique, a savoir la compétitivité de la France au travers de ses PME. En France selon M. Lemoine, c’est que peu de startups sont rachetées par de grandes entreprises. On voit peu de deals comme ceux de Waze avec Google où le géant US s’est engagé de laisser le centre de R&D en Israël. “Les initiatives comme celles de l’IE Club vont dans le bon sens” selon lui et “le Medef les encourage”.

Révolutionner la formation par le numérique : stratégie gagnante pour 2020 ? #uemedef13

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C’est la conférence de la rentrée pour ce blog et ceci dans le cadre des universités du Medef 2013, avec son nouveau President, Pierre Gattaz.

Le numerique c’est 3.7% des emplois en France seulement mais « cela touche tous les employés » a dit en guide d’introduction Amaury de Buchet ; et c’est pour cela que le medef a choisi le numérique comme thème des UE de cette année. Ma première conférence était donc logiquement dédiée à ce thème et notamment à comment le numérique peut devenir la « stratégie gagnante pour toutes les entreprises ». Si vous doutiez encore de l’importance du numérique, les quelques témoignages suivants vous aideront à comprendre l’importance de ce phénomène. Et encore une fois, se développe un paradoxe numérique, où la demande d’embauches dans le numérique est en plein essor, alors même que nos niveaux de chômage sont incroyablement élevés, et où pourtant les apprenants dans ces domaines et les offres de formations sont en régression depuis 2005 (un comble si on pense que la révolution du Web social est arrivée en 2004). De même, les experts de la formation insistent à juste titre sur la formation sur la durée de la vie (lifelong learning) et la fin de la formation par l’expert et le « sachant » alors que les amphis n’ont jamais été aussi pleins et que les formes de formation sont très traditionnelles et le restent.

20130829-103243.jpg Légende : de gauche à droite, Patrick Galiano, Diane Lubin et Amaury de Buchet, animateur de cette passionnante conférence

Mais les choses changent cependant dans certains pays qui sont sans doute en passé de devenir les champions numériques de demain : l’Allemagne, les pays bas et les pays nordiques ont déjà pris de l’avance en ces domaines. L’Espagne et l’Italie réagissent également, poussés par une crise sans précédente. Alors quid de la France ? André Richier de la commission européenne nous a incités à faire de même, nul doute qu’il ne faudra pas oublier cette recommandation si nous voulons « faire gagner la France en 2020 » (nom du programme d’action du Medef) !

Titre de la conference : Conquérir c’est transmettre

Intervenants :
Gregory Flipo, chief happiness officer Sikana
Alexis Christine Amara, Codingame
André Richier, commission européenne
Patrick Galiano, Cegos
Diane Lubin, Air France
Amaury de Buchet, comité innovation du Medef

Air France : transformer nos pratiques managériales en profondeur

Diane Lubin d’Air France a initié le débat en narrant l’histoire du numérique chez Air France, qui s’est développé au début sous forme de silos indépendants, mono canal, et au bout de 10 ans, l’Internet est devenu « le canal le plus important » et c’est ainsi que l’ensemble des directions ont été repositionne es début 2012 autour d’Internet. Ce qui est apparu comme une évidence c’est que l’ensemble des directions apportaient le support au client. L’ensemble du projet a été de ans former profondément l’entreprise et exploiter à fond la puissance du numérique dans un esprit beaucoup plus « démocratique » ce qui impose une réforme managériales en profondeur : les sachants ne sont plus les mêmes, les générations nouvelles et le monde collaboratif vient redéfinir la façons dont neufs travaillons.

Commission européenne : en matière d’emploi, une offre inférieure à la demande (carte savoirs numériques)

Nous avons remarqué un déficit quanti et quali en termes de postes non satisfaits dans le numérique : à partir de 2005 on a remarqué j’en baisse d’intérêt sauf en Allemagne ou en Pologne pour les formations numériques … (-30% au Royaume Uni !) Ceci au moment même où la demande augmente, ce qui crée un fort déficit. 70% des besoins non satisfaits sont dans les PME. C’est dans les pays développés et en Europe où les besoins sont les plus fortś l’inertie est dans les pays du Sud. Il faut donc avoir une politique qui prend les dimensions de formation, d’emploi, des compétences spécifiques et tout ce qui concerne les jeunes et les seniors (dimension d’inclusion importante). Les pays qui réussissent le mieux comme les pays bas, l’Allemagne et les pays scandinaves organisent des manifestations avec les entreprises et ils mettent des feuilles de route et des plans d’action. En France il y a des feuilles de route mais … Les organismes de formation ne sont prêts à aller de l’avant que si la demande est avérée. C’est donc un peu un problème d’oeuf et de poule. « Notre but n’est pas d’établir des curriculum » adit André Richier, mais d’établir des bonnes pratiques et d’inciter. (Carte de la commission européenne). Le pays qui a réagi le premier pour réaliser une coalition nationale, c’est l’Espagne, du fait de la difficulté de la situation actuelle. L’Italie a réagi aussi. La commission européen essaie de faciliter la mobilité. SAP a créé l’académie Cube en Allemagne également. Des « coalitions » publiques/privées s créent un peu partout pour faire avancer le savoir.

  • Pour le référentiel européen : ecompetence framework : http://www.ecompetences.eu/

Codingame : aider les entreprises à recruter les talents

Se réunir dans des communautés de codeurs passionnés, c’est la vocation de Codingame qui propose des challenges de programmation et ils mettent les jeunes en relation avec les entreprises qui reçoivent les classements des challenges avec les cordonnées de contact pour pouvoir recruter les jeunes.

Sikana : former le monde avec le digital

Ouvre des écoles en ligne (cuisine, musique etc.) où tout le monde peut se former gratuitement sur YouTube et tout le contenu sera bientôt traduit en 10 langues. Il faut apprendre à pêcher aux gens, plutôt que leur donner du poisson pour « les nourrir pour la vie ». C’est selon Gregory Flipo le vrai enjeu du développement. 2000 vidéos seront en ligne à la fin du mois, et en 10 langues, cela fera bientôt 20000 vidéos. L’entreprise est encore toute petite, incubée par ESCP, mais elle « se développe de manière exponentielle » a expliqué Gregory Flipo. Avec passion, il a expliqué que la formation était une des révolutions les plus importantes de notre époque. Le but n’est plus de remplir le cerveau des formateurs ni de remplir des amphis à outrance, mais de susciter des envies. M. Flipo insiste sur la notion de « lifelong learning ».

Cegos : le numérique a bousculé le monde de la formation

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Le numérique vient bouleverser les marchés. Et ceci est très marqué dans le marché de la formation car l’elearning est arrivé dans les années 2000. Patrick Galiano travaille à la Cegos depuis 5 ans et y est en charge de l’elearning. Les formations électroniques ont bouleversé la formation : l’accès à la formation peut se faire de n’importe où, le savoir devient quasiment gratuit, et aussi la production de l’information est aussi touchée par le phénomène du collaboratif (commentaires/débats/réécriture : le meilleur exemple étant Wikipedia, disponible en 270 langues). C qui ne change pas par contre, c’est l’assimilation et la mise en pratique du savoir à précisé M. Galiano. « On peut lire une vidéo de 5 minutes pour apprendre à bricoler, mais sans la pratique, rien n’est possible » a-t-il ajouté. Il faut s’approprier le savoir ! L’auto régulation est primordiale. Les MOOC (massive online open courses, voir opencourseware sur ocw.mit.edu et coursera.org, edx.org entre autres. ) sont des cours ouverts à tous et c’est passionnant, mais les limites sont celles « fixées par l’infobésité » et c’est là que Cegos est positionné. Il va y avoir aussi un besoin de plus en plus fort d’accompagnement, soit de la part de pairs, soit de coaches. Nous sommes sans cesse en train de nous adapter et faire face à l’incertitude et « il y a une notion de jeu qui est de plus en plus importante » a-t-il ajouté car les systèmes de jeu permettent de faciliter l’apprentissage en apprenant sans faire prendre conscience qu’on apprend. La question s’est posée de la complémentarité entre les modes numériques et traditionnels de formation ; cette question n’est pas nouvelle, au début du Elearning la question s’est déjà posée mais en fait, il y a toujours besoin d’un enseignant qui vient guider l’apprenant. Ce qui a changé fortement c’est le temps disponible pour la formation avec des clients qui veulent les mêmes contenus mais sur des périodes plus courtes. Il faut donc des moyens d’utiliser le numérique pour rapprocher l’apprenant du lieu de formation, et l’apprenant devient de plus en plus autonome mais cela ne fait pas disparaître le rôle du formateur selon Patrick Galiano, cela l’oblige à s’adapter.

MRM : pour contrôler le marketing et ses dépenses

C’est le dernier article avant le départ en congé, et afin de ne pas bronzer idiots, je vous propose un sujet, peut-être un peu ardu, mais à mon avis très novateur, et donc digne de figurer sur ce blog. J’ai donc eu la chance d’interviewer il y a quelques jours Laurent Clementini, directeur général de Brand maker France, qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à mes questions.

Laurent Clementini à une expérience assez longue sur un sujet qui pourtant est ignoré de la plupart des marketeurs, et de leurs patrons, le MRM ou marketing resource management, qui pourtant est éminemment intéressant car il concerne la responsabilisation des marketeurs. J’en profite pour signaler à ceux qui auraient raté les épisodes précédents, l’excellente présentation, même si elle est un peu datée, d’Alain Thys, de Futurelab, qui y décrivait, de manière impitoyable, le paysage du marketing, et son absence de responsabilisation.

Quelle profession, en effet, pourrait se permettre de dépenser autant d’argent, parfois des centaines de millions d’euros, sans un seul calcul de ROI, sans rendre compte de rien, sans mesure ni contrôle. Et ne croyez pas que j’affabule. Plus c’est gros, et plus ça passe ! Il est vrai que dans une vue romantique du marketing, celui-ci est une discipline plutôt créative, “artistique” dirait-on même, par rapport à l’ensemble des composantes managériales de l’entreprise. Et pourtant, en dehors des activités de créativité pures, qui restent marginales, rien ne justifie l’absence de mesures et de contrôle des activités de marketing.

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arrêter de se regarder dans le miroir et contrôler ses dépenses et ses processus : une tâche majeure pour le marketing du 21ème siècle. Photo antimuseum.com, sculpture Michel Pigeon

C’est exactement ce que le MRM cherche à pallier : il faut imaginer derrière ce nouveau terme, un véritable outil de type ERP pour le marketing. Et non ! Ce n’est pas un “tue-l’amour” du marketing, c’est un moyen de le remettre à juste titre, à égalité avec les autres activités de l’entreprise, sur un plan plus rationnel et plus responsable.

Voyons-donc avec Laurent Clementini, qui représente la société allemande Brand maker, pionnière dans ce domaine, comment cette nouvelle discipline de l’informatique marketing permet d’améliorer les processus, la qualité, et l’efficacité des entreprises. On remarquera au passage que les secteurs ayant compris le plus vite l’importance du MRM sont les secteurs industriels, ce qui n’est pas étonnant dans la mesure où ce sont aussi ceux qui sont les plus proches de la mesure et du contrôle de leurs coûts. Gageons que la crise ambiante, oblige les autres secteurs à rattraper le mouvement et contribue à rendre le marketing, et les marketeurs plus responsables, comme le réclamait Alain Thys. Lire la suite