Convergence : quand l’innovation technologique transforme l’entreprise

Notre sélection de ce matin est …

Cette histoire de la convergence publiée sur le blog de SFR Business Team* que j’ai écrite en début d’année et que je redécouvre avec son infographie (ci-dessous). La convergence est sans doute un des phénomènes les plus intéressants dans le panel de l’innovation de ces dernières années. La fusion entre les réseaux et l’informatique a en effet ouvert des possibilités quasi infinies pour les entreprises du 21ème siècle. Il serait impensable de retourner ne serait-ce que 10 ans en arrière, et j’imagine ce qu’aurait été la création de ma société en 2003, ou encore pire, avant 2000, c’est-à-dire, sans possibilité d’être joint par téléphone à n’importe quel moment. Ceci alors que l’iPad pro vient d’être lancé (voir la vidéo facétieuse mais très réussie du Wall Street Journal ici), on se doute qu’il y a encore quelques progrès à faire pour que les machines mobiles permettent de se débarrasser complètement des ordinateurs de bureau. Mais nous nous en approchons. Une convergence de plus, qui verra certainement sont aboutissement dans les 5 ans qui viennent.

* transparence, SFR Business Team est un de mes clients

La convergence inventée par George du Maurier (ou Robida c'est selon)
La convergence inventée par George du Maurier (ou Robida c’est selon)

C’est sans doute la combinaison réseau-informatique que je trouve la plus renversante. Avec très peu de moyens, un entrepreneur peut transformer son entreprise en “grande entreprise”. En fait, je me fais souvent la remarque que mon équipement et celui de mes jeunes employés est amplement meilleur que celui dont je bénéficiais dans le cadre d’une grande société (et encore, nous étions gâtés par rapport à beaucoup). Une telle constatation aurait été impossible il y a quelques années à peine, et en comparant avec ce que j’ai connu il y a encore peu, je suis tous les jours émerveillé par les progrès faits dans ce domaine. Et encore, je pense que nous n’avons rien vu.

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Dans cet article, j’ai voulu revenir sur les origines de la convergence, sur ses premiers penseurs, sur les inventions qui ont permis d’en arriver là, les essais, les erreurs, mais aussi les visions incroyablement justes et avancées de professionnels capables de penser le cloud computing, les tablettes, les Smartphones  à un moment où rien n’existait.

En cherchant encore ce matin j’ai découvert que Robida (que je cite dans l’infographie ci-dessous) n’était pas seul dans la vision du futur de ce qu’on appellerait un jour la télévision (et cela est intéressant aussi que les premières ébauches de cette invention faisaient jouer un rôle au téléphone dans sa transmission). George du Maurier, un dessinateur franco britannique né à Paris, a à peu près à la même époque dessiné un appareil similaire, qu’il a intitulé le “téléphonoscope d’Edison” même si le savant américain n’a jamais construit cet appareil.

L’innovation est surprenante, nous vivons dans un temps court qui nous fait croire que notre époque, certes merveilleuse pour ses innovations, a tout inventé, mais qui oublie de dire que ce que nous vivons et utilisons aujourd’hui est ce que les savants et les inventeurs d’hier ont rêvé. Et parfois même plus que rêvé. Qui se souvient par exemple du Théatrophone, ce service commercial et opérationnel du début du 20ème siècle, une sorte de Deezer de l’époque Art nouveau, qui permettait à Marcel Proust, à la santé fragile, d’écouter des opéras entiers.

Tout cela peut paraître surréaliste et pourtant, aujourd’hui encore il est des gens pour se demander ce qu’est la convergence et à quoi ça sert. Ce rappel historiographique me semblait important à faire.

L’entreprise réinventée par la convergence des communications

Si la convergence des domaines réseaux et télécoms et informatiques n’est pas tout de suite apparue comme une évidence, elle s’est néanmoins imposée ces dernières années comme une des évolutions technologiques incontournables qui a bouleversé – et qui va bouleverser encore longtemps ! – le monde de l’entreprise.

Qu’est-ce que la convergence ? La convergence est un terme – souvent employé dans le domaine des télécommunications – qui concerne la fusion des domaines réseaux, télécoms et informatiques, au point de « donner naissance à un environnement réseau et ordinateur/terminal sans couture, servant l’utilisateur de bout en bout »*  En d’autres termes, il s’agit de la fusion du monde de l’informatique et des télécommunications.  Elle permet un grand nombre d’avancées dans diverses directions : télécommunications sans couture, accès à l’information en mobilité , archivage et sauvegarde de cette information, « virtualisation » des terminaux au travers de la dissociation de la donnée et du terminal. Difficile de rendre cette liste exhaustive car le principe même de convergence impose l’association d’une quantité de technologies de façon pragmatique et évolutive.

De la communication unifiée à la convergence, des décennies de tâtonnement Depuis le milieu des années 90, les nombreuses tentatives de convergence se sont traduites par divers essais dans des directions parfois fort différentes. On a d’abord parlé de « communications unifiées » dans les années 90, puis de convergence fixe-mobile dans les années 2000. Mais au fur et à mesure de l’adoption massive des avancées technologiques (XDSL, Voix et téléphonie sur IP, visioconférence et Webconférence sur IP, Triple play, Peer to Peer et plus récemment le cloud computing et archivage et stockagesynchronisé sur le cloud), ce qui n’était qu’une idée, est peu à peu devenue une réalité frappante de notre environnement.

A tel point qu’il nous serait sans doute difficile de faire un retour de 20 ans en arrière : vers un monde fermé, doté de difficultés à communiquer rapidement, sans la possibilité d’ appeler ses clients en dehors du bureau et sans accès aux données à l’extérieur  de l’entreprise…

Source : L’entreprise réinventée par la convergence des communications

Convergence : quand l’innovation technologique transforme l’entreprise was last modified: novembre 12th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes !

La transformation digitale est un sujet qui est (et a toujours été) au coeur de nos préoccupations. En témoigne nos articles sur le sujet que nous avons publiés sur ce blog, cette thématique n’est pas récente, mais elle est vaste et évolue en permanence. De plus, la transformation digitale n’est pas une formule magique que l’on applique à n’importe quelle entreprise : il s’agit d’un long processus, complexe et difficile à mettre en place, car il implique un changement profond dans l’entreprise, donc dans l’habitude des salariés et des collaborateurs, qui parfois ne sont pas enthousiastes à l’idée de modifier leurs habitudes. Aussi, la transformation digitale ne s’applique pas de la même façon dans les différents secteurs et métiers, car les besoins ne sont pas les mêmes : il existe une transformation digitale des banques, une transformation digitale des comptables, une transformation digitale des services postaux… Y a t-il néanmoins des aspects communs à ces transformations ? Quels en sont les principaux obstacles ? Comment mettre en place un véritable processus de transformation digitale, qui ne soit pas superficielle et inefficace ?

la transformation digitale : bien plus qu'une simple histoire de câbles et de réseaux
la transformation digitale : bien plus qu’une simple histoire de câbles et de réseaux

Le jeudi 19 novembre se tiendra une conférence organisée par l’IAE de Paris, ayant pour sujet la transformation digitale. Durant cette conférence, Yann Gourvennec fera un état des lieux de la transformation digitale en France, avant de détailler plus précisément cette transformation au sein des entreprises. Organisée par Jérôme Bondu, directeur de la société de veille et intelligence économique Inter-Ligere  et président du Club IES (IAE de Paris Alumni), cette conférence se poursuivra  par un débat de 45 minutes avec l’auditoire, pour se terminer par un cocktail dinatoire. Cette conférence est donc à ne surtout pas manquer, en particulier si vous avez des questions, réflexions ou objections à propos de la transformation digitale. La participation à la conférence est de 16 euros, avec une réduction de 10 euros pour les membre le l’IES. 

s'inscrire gratuitement

Thème de la conférence :

Expert en marketing, spécialiste du Web et des médias sociaux, Yann Gourvennec évoquera les différentes facettes de la transformation digitale. Son intervention s’articulera en trois parties:

– Comment caractériser la transformation digitale en cours ? 

– Quelles sont les différentes options pour les entreprises qui veulent s’adapter ? 

– Comment s’organiser ?

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Intervenant :

yann-gourvennec-015-netbYann Gourvennec est fondateur et dirigeant de l’agence de marketing digital Visionary Marketing. Il est aussi Program Director du master Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management, et professeur à l’ESG Paris. 

Il a été Directeur Web, Digital & Social Media chez Orange. Il est co-auteur avec Hervé Kabla du livre La communication digitale expliquée à mon boss, et est auteur ou co-auteur de nombreux articles et livres blancs.

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Programme :

19h15 – 19h30 : Accueil des participants par Jérôme Bondu 

19h30 – 20h15 : Intervention de Yann Gourvennec

20h15 – 21h00 : Débat avec la salle

21h00 – 21h45 : Cocktail dînatoire

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Lieu :

IAE de Paris – 21 rue Broca – Paris 5ème

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Inscription obligatoire :

Inscription en ligne ou par chèque. 

– 6€ pour les membres de l’AAE IAE. 

– 16€ pour les non membres, dont 10 € remboursés aux IAE en cas de cotisation payée sur place ou dans la semaine qui suit l’événement.

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Conférence sur la transformation digitale du 19 novembre : les inscriptions sont ouvertes ! was last modified: novembre 6th, 2015 by Cédric Jeanblanc

3 exemples concrets de Web to Store avec Solocal Group

Web to store - la vidéo

Le Web to store est un sujet récurrent de ce blog, et ce depuis les premières interviews de François Bieber il y a quelque temps déjà, qui nous déclarait que le Web to Store, beaucoup en parlaient mais peu en faisaient. Les choses ont beaucoup changé en très peu de temps. Voici un nouveau sujet sur ce thème, avec l’interview de Cyril Laurent, DG et fondateur de Leadformance, un véritable pionnier du domaine car sa start-up – désormais intégrée au groupe Solocal – a lancé les premiers projets de ce type dès 2007. C’est donc un visionnaire du secteur qui est venu nous rendre visite il y a quelques semaines, et pour l’occasion, je lui ai demandé de me citer et décrire 3 exemples concrets de web to store. J’ai repris les copies d’écran et quelques déroulés de navigation pour les inclure dans la vidéo de l’interview, que vous retrouverez également sur notre chaîne YouTube, à laquelle vous pouvez vous abonner.

Avec le Web to store la première porte du magasin est sur Internet

avec Cyril Laurent, fondateur de Leadformance, Solocal Group

Vous êtes fondateur de Leadformance, membre du groupe Solocal, et vous êtes un visionnaire, un leader du Web to store et du ROPO*

C’est le résultat d’une suite logique : j’ai un parcours antérieur au sein de la grande distribution, et dans les logiciels de merchandising et “searchandising” chez Danone. Avant de créer Leadformance, avec le même associé, nous avions fondé une agence Web et SEO, donc, on était déjà dans l’acquisition de client via le Search et on s’est simplement orientés vers le Search local, ce qui a donné naissance à Leadformance et à notre plateforme, qui est dédiée à l’acquisition de clients online,  l’acquisition de clients ROPO ou Web to Store.

*ROPO = Research Online, Purchase Offline

3 exemples concrets de Web to store
Web to store : le online et le offline sont un peu comme les poupées russes du commerce

Et très rapidement, dès les années 2007, vous vous êtes aperçu que le client ne voulait pas quitter les magasins

On s’en est même rendu compte déjà avant, dans le cadre de l’activité de l’agence web et SEO, qu’on avait créée, puisqu’on était toujours surpris de voir un bon nombre de clients grands comptes, qui avaient des réseaux de magasins et des réseaux de distribution assez fournis. Sur le territoire ou à l’étranger ils nous demandaient de travailler uniquement sur leurs sites e-commerce, au travers de recherches génériques, de recherches produits sur Google. Or si on regarde tous les acteurs “annuairistes”, ce que j’appelle le « Search local« , ceux-ci représentaient un volume de trafic important avec en plus des taux de conversion qui, en magasin, étaient beaucoup plus importants que les taux de conversion qu’on connaissait sur Internet.

Dans certains secteurs, ces taux de conversion avoisinent les 20% comme dans le textile, sinon il faut compter de 15 à 20% en moyenne alors que le taux de conversion online est de 1% seulement.

Il y avait donc tout intérêt à se focaliser sur ces consommateurs qui recherchaient de l’information locale, qui recherchaient clairement à se rendre dans un magasin pour finaliser leur achat, et les accompagner tout au long de ce parcours. Or personne ne les considérait ni ne s’y intéressait, et c’est ce qui nous a donné l’idée de nous lancer et de créer cette Start-Up dédiée justement à ce parcours d’achat Web to Store.

Et aujourd’hui les recherches locales constituent une portion très importante des recherches sur Internet

Effectivement en 2007, quand on, s’est lancés sur ce sujet, nous étions quelque peu en avance sur le marché. Ensuite sont venus les premiers chiffres avant-coureurs : quand Google a annoncé, pour commencer, qu’une recherche sur quatre sur ordinateur, se faisait avec un terme géographique. C’était un signal fort qu’il fallait écouter le consommateur, à travers les recherches qu’il effectue dans Google. L’été dernier nous avons appris que recherche mobile avait égalé en volume la recherche sur ordinateur. C’est un phénomène qui est en croissance très forte et qui ne dit que commencer.

On constate ce phénomène partout sur la planète, dans tous les pays et dans tous les secteurs, mais d’un secteur à l’autre, d’un pays à l’autre, les parcours sont très spécifiques. Il s’agit de bien les connaitre ces parcours afin de s’y adapter et d’optimiser ses actions.

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3 exemples concrets de Web to Store avec Solocal Group was last modified: novembre 1st, 2015 by Yann Gourvennec

4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux

Structurer son déploiement des médias sociaux

L’étude que nous avons menée avec Hootsuite et Adetem (baromètre 2015 des médias sociaux medias-sociaux.net) a montré clairement un déficit en France dans la manière dont les entreprises s’organisent autour des nouveaux médias, qui peu à peu ont touché tous les compartiments de l’entreprise (communication, ventes b2b, relation client, parcours client, support et feed-back du terrain et les différentes business units). En touchant l’ensemble de l’entreprise ces nouveaux outils placent un niveau d’exigence supérieur sur l’entreprise qui doit s’organiser de façon plus systématique et plus professionnelle, en s’éloignant peu à peu des approches pragmatiques des débuts. Pour cela un certain nombre d’actions doivent être menées :

  • Structurer les processus pour éviter de redécouvrir les mêmes choses à chaque crise ou événement. Lien entre les services, liaison avec les RP, tactiques de réponse (ou de temporisation selon le cas) aux crises, réponses aux clients etc. Ces différents événements font le quotidien des medias sociaux en entreprises – avec des spécificités pour chaque entreprise et chaque secteur – et il n’est pas normal de voir encore de l’improvisation sur le terrain dans les moment critiques et même dans les actions les plus simples ;
stratégie digitale
Une démarche incitative de conduite du changement doit être initiée, pour déployer une stratégie cohérente et en faciliter le déroulement
  • Former les personnels et diffuser la culture médias sociaux dans l’entreprise pour favoriser la gestion décentralisée en étoile et répartir les responsabilités dans l’entreprise en fonction des localisations, des langues et aussi des domaines de compétences. A terme, les fonctions centrales seront essentiellement en charge de coordonner les équipes d’ « ambassadeurs de la marque« . Ces dispositifs de formations se devront d’être différenciés selon les publics et peuvent bien entendu passer par des événements internes (ou mixtes) destinés à promouvoir la culture digitale et l’innovation à l’instar de mes petits déjeuners du Web des années 2008-2010 chez Orange Business Services, qui ont débuté comme de petits événements internes et ont fini en larges rassemblements incluant les visiteurs externes ;

  • Structurer les usages autour de chartes de conduite incitatives et motivantes. Rappelons, toujours selon notre baromètre, que seuls 30% des répondants (vs. Près de 60% aux US sur un baromètre similaire) affirment disposer d’une charte des médias sociaux. La nécessaire structuration de leur usage dans l’entreprise devra se faire néanmoins dans le respect de l’innovation et de l’initiative locale ;

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4 conseils pour structurer son déploiement des médias sociaux was last modified: octobre 30th, 2015 by Yann Gourvennec

Le digital révolutionne l’agriculture

Si certains domaines semblent résister encore et toujours à l’arrivée du digital, comme la comptabilité, sur laquelle nous avons écrit un article il y a quelques mois, d’autres sont en complète transformation. Il s’agit de secteurs qui ont le plus de contraintes (argent, temps, charge de travail très élevée) et qui ont recours au digital pour non seulement augmenter en productivité, mais également innover. Symbole d’un secteur où les professionnels sont de moins en moins nombreux et où ces derniers peinent à voir les retours des lourds investissements réalisés, l’agriculture a vu dans le digital un moyen de surmonter de nombreuses difficultés inhérentes à ce secteur. Si le développement d’un pays passe par une agriculture industrialisée, il est probable que ces prochaines années, il passera également par une agriculture digitalisée. Mais qu’est-ce qu’une agriculture digitalisée ? Comment le digital peut transformer l’agriculture ? Va t-on abandonner les engrais et les produits phytosanitaires ? A l’occasion d’un passage à Paris, Hervé Pillaud, “ageekulteur” vendéen et auteur du livre Agronumericus : internet est dans le pré, nous a dressé un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui.

Agronumericus : de l'agriculture à l'ageekulture
Agronumericus : de l’agriculture à l’ageekulture

Quel est le but de ce livre ?

Ce livre a pour objectif de montrer l’impact du numérique dans l’agriculture : ce n’est pas un livre technique, il s’agit plutôt d’un essai. Le but est plus d’identifier les changements à venir que de délivrer des “recettes”. Je l’ai donc écrit certes pour les agriculteurs,  mais également pour l’ensemble des consommateurs. Il y a beaucoup d’idées reçues au sujet du digital au service de l’agriculture : par exemple, on assimile souvent le numérique à l’agriculture intensive. 

 

 

Peut-on faire un état des lieux de l’agriculture aujourd’hui en France et dans le monde ?

L’agriculture est la plus grande révolution du 20e siècle : nous sommes passés de 78% de la population active en 1900 à seulement 1% en 2010, en multipliant par dix la productivité. Il n’existe pas d’autres catégories professionnelles ayant fait une telle révolution. Nous arrivons à un point où les agriculteurs sont encore nombreux, mais l’on ne peut plus diminuer le nombre de producteurs, d’acteurs de l’agriculture. Aussi, l’agriculture a été énormément consommatrice d’intrants pour nourrir la terre, éliminer les mauvaises herbes et les maladies. Il devient nécessaire de  réduire cette utilisation, tout en continuant à produire davantage.  Nous devons passer d’une agriculture utilisatrice d’intrants à une agriculture utilisatrice de connaissances : c’est là où le numérique va nous aider à agréger ces connaissances.

Comment le digital peut-il transformer l’agriculture ?

Le digital peut transformer l’agriculture de plusieurs manières :

  • il génère chaque jour des milliers d’innovation. Que ce soit  en hardware, en software, en robotique, en capteurs…  certains sont des gadgets, d’autres resteront dans le temps. L’agriculture  est impactée par le digital comme toutes les professions. C’est ce que j’ai expliqué au Smart agri, les objets intelligents au service de l’agriculture.
  • Il y a également une évolution considérable au niveau de  la communication. Les agriculteurs peuvent communiquer différemment via les réseaux sociaux avec les consommateurs mais également avec les machines. La nouveauté c’est le dialogue entre les machines. L’information est fondamentalement modifiée dans la façon de l’émettre mais aussi de la recevoir, de la stocker, de la traiter. C’est d’ailleurs tout l’enjeu des Big Data.  C’est à travers ces connaissances que nous allons pouvoir évoluer,  car si les intrants seront moins disponibles demain, nous utilisons aujourd’hui  à peine 1% de nos connaissances.

C’est grâce à ces innovations et à ce développement de l’information  que l’on voit émerger les technologies du  biodesign et du biomimétisme.

Avez-vous des exemples deux cas où le digital transforme cet agriculture ?

Le Smart Agri est le plus visible.  Cela se traduit par exemple par la robotique, que l’on utilise depuis quelques années, par exemple pour enlever la plus grande  astreinte des agriculteurs qui est la traite  des vaches.  Aujourd’hui, cette tâche est robotisée  dans de nombreuses exploitations. Le numérique contribue ainsi largement à diminuer la pénibilité. On utilise également des robots pour arracher l’herbe dans des champs, et nous avons des logiciels pour nous accompagner dans le suivi de l’exploitation, des outils d’aide à la décision très nombreux. On constate aussi une présence de l’agriculteur sur les réseaux sociaux de plus en plus grande. Cela nous permet de commercialiser, discuter entre nous, avec le consommateur. on va donc ainsi un impact du numérique sur l’agriculture.

Le digital révolutionne l’agriculture was last modified: octobre 16th, 2015 by Cédric Jeanblanc