[Infographie] La transformation digitale des DSI (with @flashtweet)

sondage-dsi-bmc.pngLes avancées du cloud computing et les nouveaux services proposés en SaaS à moindre coût redistribuent les cartes au sein de l’entreprise, et la DSI, qui autrefois était au coeur des décisions et des besoins informatique devient de moins en moins nécessaire aux métiers qui trouvent désormais des solutions par eux-mêmes. Certains diront que cela est dû à l’arrivée de la génération Y dans l’entreprise, mais la raison est certainement plus simple : les solutions grand public proposés dans le Cloud sont à la fois moins chères, plus flexibles, régulièrement mises à jour, facilement interchangeables… Ces nouvelles habitudes mettent les DSI dans une position inconfortable, et l’on peut légitimement se demander quel sera l’avenir des informaticiens dans l’entreprise.

L’occasion de notre présence au BMC Exchange était trop belle pour ne pas passer à côté d’un sondage en temps réel auprès d’une centaine de DSI et métiers de l’informatique, afin de connaître leur ressenti sur la situation actuelle et celle des années à venir. Nous avons donc posé 9 questions que nous présentons ici dans une infographie, diffusée en avant première auprès du club utilisateurs France dans cet article. Si vous êtes informaticien et que vous souhaitez nous livrer votre opinion, vous pouvez dès maintenant répondre à ces 9 questions dans le sondage en ligne : http://bit.ly/sondage-dsi

Le bilan de ce sondage

Ce qui m’a le plus marqué, c’est que la majorité des DSI que l’on a interrogés a intégré l’importance de la transformation digitale. La nécessité de travailler avec le CDO semble également bien être intégrée. En revanche, 80% des DSI estiment qu’ils ne sont pas prêts pour les Big Data, alors que l’intégration des données, leur analyse,et leur mise à disposition aux marketeurs et aux métiers est désormais un enjeu crucial.
Cependant, concernant le cloud computing, il semble y avoir confirmation que quelque chose est en train d’évoluer. On suit à distance la transformation en cours depuis quelques années aux Etats-Unis.
Une autre surprise, agréable cette fois-ci, est à constater du côté des RSE, dont les DSI semblent reconnaître l’impact dans l’entreprise. Cet entrain de la DSI est à relativiser avec les difficultés de mise en place d’un RSE, qui sont à chercher davantage du côté de la mauvaise utilisation qui en est faite, plutôt que de l’outil en lui-même.

Quel avenir pour la DSI ?

L’avenir de la DSI est multiple :
  • d’une part une diminution forte, voire une suppression de la partie infrastructure qui va progressivement se transférer dans le cloud computing avec la généralisation des infrastructures dans le cloud (IaaS) et une généralisation du PaaS (Platform as a service) avec par exemple Hadoop as a Service.
  • la partie infrastructure diminuant, les DSI vont se repositionner autour des métiers du logiciel et du développement, et vont petit à petit se rapprocher des métiers.
Il y a encore du travail à effectuer pour transformer la DSI en fournisseur de services. La DSI devra ainsi accepter de mettre de l’eau dans son vin : pour répondre aux exigences de réactivité imposées par les métiers, elle devra par exemple parfois recourir aux logiciels en SaaS.
Ce changement ne doit pas susciter l’inquiétude. Le métier va évoluer mais devenir plus intéressant et plus innovant. La partie métier liée au processus de l’entreprise ne disparaîtra pas.

Et vous, qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à commenter cette infographie et à participer au sondage en cliquant sur le lien suivant.

[Infographie] La transformation digitale des DSI (with @flashtweet) was last modified: avril 13th, 2016 by Yann Gourvennec

Expérience client : la transformation digitale impose l’humilité

Voici avec un léger décalage, le reportage que j’ai réalisé sur place lors du dernier social drink up d’Adobe, organisé le 8 mars dans le cadre de la semaine “customer experience week ». Sept sessions comme celle ci furent organisées par l’éditeur américain. Le but de cette soirée, a expliqué Christophe Marée, était de comprendre que le consommateur est devenu hyper connecté (Christophe a cité le chiffre de 41 trillions de données gérées par adobe marketing cloud en février 2016). Mais dans ce « brouhaha numérique aucune marque n’existe, elles doivent toutes se démarquer” a-t-il ajouté. Or, quand l’expérience du site est mauvaise le client va changer de marque. Cette expérience est devenue vitale à telle point que celle-ci est devenue la valeur de la marque. Et les critères de l’évaluation de cette expérience sont l’utilité, la pertinence, le temps réel et la personnalisation. Mais comment arriver à l’excellent dans cette expérience client si importante ? Par la vision d’abord, nous dit Christophe, « qui est le mariage de l’art et de la science, au travers de la donnée”. Dans un sondage réalisé par Adobe sur 7000 interviewés, 31% des répondants ont cité ciblage et personnalisation comme étant leurs priorités de 2016. Avec en focus numéro 1 l’expérience client, en numéro 2 la cohérence entre l’expérience Off et online et enfin, en numéro 3, faire face à des enjeux de formation et de compétences en interne en intégrant de nouveaux talents. Mais avant d’en arriver là il faut en revenir à la vision. Et pour cela Adobe avait invité notre confrère Manuel Diaz, fondateur bien connu de l’agence Emakina et qui fut l’an dernier sponsor du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy dont je suis directeur de programme.

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Nos trois intervenants de la soirée Adobe du 8 mars. Ce premier billet se focalise sur les 2 premières interventions et surtout celle de Manuel Diaz

Quand on ne sait pas ce qu’on fait, on fait de la transformation digitale

Manuel, comme à son habitude a frappé fort, pour réveiller les consciences. Et je ne peux que lui donner raison. Il y a un besoin de redonner du sens dans cet environnement où le business se laisse emprisonner dans les buzzwords les plus abscons. « Quand on ne sait pas ce qu’on fait on fait de la transformation digitale” a-t-il dit. Or, avec avec la transformation, comme avec l’expérience client, il faut rester humble. Le sujet c’est de s’adresser à ses auditoires, comment attirer leur attention et les inspirer émotionnellement, et cela demande à la fois beaucoup d’ambition et aussi d’humilité : humilité pour reconnaître qu’on peut toujours faire mieux, dans une logique d’amélioration permanente.

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L’expérience client comme valeur de la marque

Qu’est-ce qu’une expérience et comment la manager ?

Emakina (l’agence fondée par Manuel et qui est devenue une des plus grandes agences indépendantes) a passé 2 ans à réfléchir sur ce sujet, et notamment sur la façon dont on peut « transformer son message en expérience”. Car les marques ont des progrès à faire selon Manuel : « Les marques acceptent de se faire appeler annonceurs mais c’est pathétique” a-t-il déclaré. « La première question à se poser ce n’est pas de savoir si on est au monde pour « annoncer » mais comment on laisse une trace« . Alors qu’est-ce qui caractérise l’expérience client ? Au bout de deux ans de R&D Emakina est arrivée à une définition en trois tiers :

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Expérience client : la transformation digitale impose l’humilité was last modified: mars 30th, 2016 by Yann Gourvennec

Facebook n’est plus un réseau social c’est une plateforme

Fort de son milliard et demi d’utilisateurs, Facebook se lance dans le Web to Store

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Fraîchement débarqué de l’aéroport je suis arrivé à Monaco vendredi dernier à 11:00 précises, à l’invitation des organisateurspour assister à la conférence sur le marketing à la performance sur Facebook qui s’est tenue le dernier jour de la conférence ecommerce 1 to 1. Le titre exact de cet atelier était ´Facebook : du multi-device à l’omnicanal, comprendre et mettre en place le « people-based marketing » ‘. Mais le titre relevait de l’euphémisme, car cette conférence était cruciale et signalait, me semble-t-il, un passage en force de Facebook dans le B2B et dans le Web to Store. Nul doute qu’avec une base d’utilisateurs aussi énorme, un big data comportemental à la pointe et un savoir faire sur la personnalisation, Facebook est en train d’innover de façon majeure dans ce domaine. Retour sur une conférence qu’il ne fallait pas rater.
Facebook

Alexandre Vatus de Facebook nous a présenté la vision de Facebook pour le futur de la data et de la personnalisation 

« Chez Facebook, tout part du partage, et tout y restera » ont prévenu les présentateurs, Alexandre Vatus et Brice Chalopet. Une logique virale qui est à la base du succès du célèbre réseau social. Mais le savoir faire de Facebook ne s’arrête bien entendu pas là. Les 12 000 employés de Marc Zuckerberg se pensent encore comme une « petite entreprise » selon les mots mêmes de son fondateur. Leur savoir-faire est néanmoins immense en matière de ciblage comportemental, et cela va au-delà de la simple promotion de billets et englobe la maîtrise des ad servers au point d’en avoir fait un produit maison « Atlas », sur la base d’un produit Microsoft qu’ils ont acquis en 2013  puis modifié.

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Francois Xavier Pierrel responsable de la plateforme Atlas de Fcebook
Facebook est-il en train de devenir un nouveau Google ? J’en ai bien l’impression. De géant du partage, ils sont devenus géants du mobile puis géants de la publicité et maintenant des Big Data et du Web to Store avec un ad server qui permet de faire le lien entre tous les devices, tous les points d’accès. Et justement, ils sont aussi des géants du mobile et n’hésitent pas à préciser que « les utilisateurs ne cherchent pas sur le mobile ils recherchent une expérience ». Voilà pour la petite pique.

Il faut cesser de regarder Facebook comme un réseau social, c’est une plateforme

Facebook

Au-delà du partage, Facebook est très présent et dans tous les domaines : Internet.org, dont l’objet est de donner accès à internet aux 2/3 de la population mondiale qui n’y a pas encore accès se présente comme un futur géant des télécoms. Encore une corde à leur arc. Il serait déjà disponible dans 29 pays. L’hégémonie de Facebook se construit peu à peu autour d’une plateforme universelle qui se complète par deux outils de messagerie, un outil de partage d’images et bien d’autres encore. Il faut donc arrêter de regarder Facebook comme un réseau social c’est une plateforme à part entière, un backbone sur lequel un nouvel acteur généraliste du Web s’est construit. En 12 ans à peine. Lire la suite

Facebook n’est plus un réseau social c’est une plateforme was last modified: avril 1st, 2016 by Yann Gourvennec

web to store : le bon vieux catalogue papier survivra au digital

Des technologies qui ont récemment débarqué dans le grand public (notamment grâce à la généralisation du smartphone) comme la réalité virtuelle et la géolocalisation, offrent de nouvelles perspectives au Web to Store. Cependant, bien qu’il faille qu’une entreprise vive dans son époque, elle ne doit toutefois pas être trop en avance et abandonner ce qui fonctionne pour miser sur une technologie qui n’en restera peut-être qu’au stade d’expérimentation. C’est ce que pense Matthias Berahya, PDG de Bonial, qui, à l’instar de la cohabitation entre la télévision et la radio, ne voit pas le catalogue digital remplacer le catalogue papier, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit de deux stratégies digitales différentes. 

Vous avez fait une annonce de centre commercial virtuel : la réalité virtuelle va t-elle révolutionner la vente ?

C’est pour l’instant encore un projet de recherche. Il faut être conscient que la réalité virtuelle est une technologie encore extrêmement jeune et qu’à ce stade, ce n’est pas encore une technologie grand public. Si Bonial a décidé d’investiguer dans cette direction, c’est que nous avons vécu il y a quelques années  la transformation mobile. Le mobile, qui n’était au début qu’une expérience, représente désormais environ deux tiers de nos revenus : l’entreprise en entier est tournée vers le mobile.

On ne pouvait pas donc ignorer une technologie comme la réalité virtuelle qui pourrait devenir, en tout cas selon certains grands « gourous », la prochaine technologie grand public. A ce stade ce n’est pas le cas. Mais c’est important d’apprendre et d’être dans les premiers à maitriser cette technologie afin d’être prêt à son explosion.

A quoi sert cette vision 3D à 360° ? A faire comme Dior dans ses magasins, avec l’expérimentation digitale ?

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web to store : le bon vieux catalogue papier survivra au digital was last modified: mars 18th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Livre Blanc des Big Data : comment réussir son projet ? (exclu @flashtweet)

La semaine dernière, nous vous avons présenté le Livre Noir des Big Data publié par JEMS datafactory. (Note : JEMS Groupe est client de Visionary Marketing). Normalement, vous savez désormais comment rater votre projet Big Data en vous reposant sur l’utilisation de POC (preuves de faisabilité).
Si toutefois vous avez l’ambition de réussir votre projet Big Data, réjouissez-vous : le Livre Blanc des Big Data, publié lui aussi par JEMS datafactory, vous donne toutes les clés pour y parvenir.
Ainsi, après avoir vu le côté sombre des Big Data, nous allons aborder cette technologie sous son meilleur angle, en vous livrant quelques conseils pour réussir. Et le premier conseil, c’est de renoncer aux POC et de mettre en place un véritable projet pilote.

Qu’est-ce qu’un projet pilote ?

Contrairement à un POC, qui est déployé dans un environnement à part, un projet pilote utilise de vraies données, en situation réelle. Le projet pilote peut être imparfait et voué à évoluer, mais il rend déjà un service fonctionnel. Alors que le POC valide un concept, le projet pilote valide une solution qui sera ensuite étendue et généralisée. Tout ceci est exposé en détail dans le Livre Blanc des Big Data, qui livre également de précieux conseils sur la manière de réussir son projet pilote.

Voici les premières pages du livre blanc des Big Data :

Pour en savoir plus, téléchargez la version complète du livre blanc des Big Data en cliquant sur le lien ou le bouton ci-dessous :

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Quelques facteurs clés de succès d’un projet pilote Big Data

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Livre Blanc des Big Data : comment réussir son projet ? (exclu @flashtweet) was last modified: mars 14th, 2016 by Jérôme Delacroix