Transformation digitale de la presse : la guerre du papier et du numérique n’aura pas lieu

S’il y a bien un secteur qui s’est vu transformé depuis l’apparition du digital, c’est bien celui de la presse. Pourtant maintes fois annoncée, la disparition du papier n’est sans doute plus à l’ordre du jour, comme en témoigne l’exemple de l’hebdomadaire américain Newsweek, passé au 100% digital fin 2012, mais de retour en kiosque en mars 2014. La guerre du papier contre le digital n’aura donc pas lieu. Sans doute faute, pour la presse, d’avoir trouvé un modèle économique viable de substitution. Bien au contraire, la transformation digitale des entreprises de presse ouvre de nombreuses opportunités aux éditeurs : réduction des coûts grâce à la refonte des process de production de l’info, davantage de proximité avec les lecteurs et une plus forte réactivité à leurs attentes, notamment. Pour faire le point sur ces évolutions de la presse, nous avons rencontré Aurélien Briquet, responsable technique digital de Mondadori France. Son métier : répondre, avec son équipe de développeurs, aux besoins digitaux du groupe.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


Troisième groupe de presse magazine français, Mondadori France édite une trentaine de titres dans l’hexagone dont les plus connus sont, entre autres, Closer, Grazia, Téléstar, Auto Plus, Science & Vie… Le groupe s’est engagé avec succès sur la voie de la transformation digitale.

Mondadori : 30 titres de presse

Installer une chaine digitale de production de contenus pour tous les supports

Premier signe de la transformation digitale des rédactions du groupe, Mondadori a mis en place un outil commun, permettant à chaque journaliste de créer du contenu pour différentes marques du groupe et différents canaux de distribution, que ce soit pour le print ou le digital.

« C’est un virage difficile à prendre : on a de vieilles habitudes dans la presse magazine. Or il s’agit ici de nouveaux usages et cela constitue également une revue des flux de travail notamment au niveau des relectures. Les étapes traditionnelles de la chaine du print ont été revues et intégrées directement dans un outil central pour permettre aux rédacteurs de diffuser leurs informations sur différents titres et supports.», nous explique Aurélien Briquet.

Au-delà de l’outil, cela pose d’abord la question de l’humain. Aux premiers pas du digital dans la presse, il était courant de voir cohabiter deux rédactions, l’une pour le print, la seconde pour le digital. Une stratégie qui, en termes de ressources humaines, se traduisait par le recrutement de profils différents, fondées sur la maitrise de compétences digitales. Une stratégie qui avait le double inconvénient d’augmenter les coûts sans véritables recettes compensatoires, d’une part, et de se traduire souvent par une certaine opposition des deux rédactions, d’autre part. Une situation qui a évolué avec l’engagement de la presse sur la voie de la transformation digitale.
Home Page du site Grazia
Chez Mondadori, Aurélien Briquet nous explique que la mutation s’est opérée sur un temps assez long. « Différentes actions ont été entreprises. Dans un premier temps les rédactions web qui dépendaient de la direction digitale ont été complètement réintégrées au sein des rédactions papier. Ensuite tout un plan d’accompagnement et de formation a été réalisé, notamment avec des partenaires comme l’Ecole Supérieure de Journalisme qui vient expliquer à des personnes qui sont anciennement « print » la façon d’orienter la rédaction pour qu’elle puisse être également exploitée sur le web. Il y a tout un travail d’accompagnement des rédacteurs fait au fur et à mesure du passage des rédactions sur ce nouvel ensemble de technologies. »

Un modèle multi-canal de diffusion de l’information

« Nos plateformes de diffusion de contenu sont toutes branchées sur notre outil de saisie de contenus, qu’il s’agisse des outils qui permettent la composition de nos publications papier, de nos sites web ou de nos applications mobiles. Les contenus sont alors adaptés aux caractéristiques propres des différents canaux de diffusion. Il y a des notions qui existent sur le web qui n’existent pas dans le print, et inversement. Toutefois, tous les contenus sont travaillés de façon à être exploitables sur l’ensemble des canaux. »

Pour la gestion de sa présence digitale, Mondadori a choisi la solution eZ Publish. L’ensemble des sites est développé avec ce CMS et sont déclinés en responsive design pour une meilleure expérience de navigation sur les terminaux mobiles. « C’est aussi depuis EZ Publish que nous alimentons nos applications mobiles au travers de flux qui sont envoyés vers nos applications mobiles ou nos partenaires avec lesquels nous sommes affiliés, comme free et Yahoo » complète Aurélien Briquet. Le choix d’eZ Publish s’est imposé facilement : « C’est une solution que nous connaissions, que l’on utilisait pour certains sites. C’est un outil reconnu sur le marché de la presse, avec une structure, eZ Systems qui permet d’avoir le support d’un éditeur par rapport à d’autres solutions qui ne sont pas forcément adossées à une telle structure. »

Mondadori a également mis en place une équipe dédiée de deux personnes qui sont en charge des réseaux sociaux et de la diffusion des contenus sur les différents espaces sociaux déployés par le groupe. Les journalistes sont également formées à cette mise en œuvre sur les médias sociaux.

Davantage de réactivité par rapport aux attentes des lecteurs

Parmi les fonctionnalités et options proposées par eZ Publish, Mondadori utilise eZ Live Viewer, une solution d’analytique innovante et performante. « Cela nous permet, par exemple de suivre en temps réel la consultation des contenus par rapport à différents indicateurs, comme le positionnement, que l’on peut retrouver dans Live Viewer. Cela permet de manager son équipe, voir les choses qui fonctionnement et mettre en place les contenus. Il y a une interaction en temps réel entre le lecteur et la rédaction. Le digital c’est aussi le fonctionnement en temps réel. », indique Aurélien Briquet.

eZ Live Viewer
eZ Live Viewer fournit des informations sur la performance de votre contenu en temps réel

 

Pouvoir disposer ainsi des feed back de l’audience en temps réel est particulièrement précieux pour un éditeur de presse. C’est un des bénéfices de la transformation digitale. A titre de comparaison, un mensuel papier est bouclé un mois avant sa date de parution en kiosque, et il faut attendre deux mois après sa sortie pour disposer de chiffres quant-à sa diffusion. Il y a donc un délai de trois mois pour récupérer de l’information pertinente par rapport à ce qui a été écrit. Alors qu’avec Live Viewer, cette information est disponible en temps réel. « Nous avons augmenté notre audience globale grâce à cet outil. Les performances du site Closer sont très bonnes ; nous sommes sur une croissance continue. Cela reste notre site le plus fréquenté. C’est vrai que cet outil de pilotage nous aide grandement dans cette évolution de notre audience. »

La transformation digitale n’a pas encore transformé le modèle économique

Dans le domaine de la presse, la question du modèle économique demeure ouverte. Malgré de nombreuses tentatives, partout dans le monde, aucun modèle de substitution n’est parvenu à s’imposer. « Nous restons pour l’instant sur un modèle très traditionnel. Nous essayons de rentabiliser nos sites avec la publicité qui y est diffusée. Mais c’est un peu difficile avec l’émergence des bloqueurs de publicité (plugins type AdBlockPlus) qui sont de plus en plus présents sur les différents systèmes. Nous n’avons pas encore fait le choix du contenu payant ni des solutions premium. Cela n’est pas forcément adapté à nos contenus, nos magazines et nos marques. Nous restons sur un schéma traditionnel, avec en plus la consultation payante d’archives. Nous complétons cela par du partenariat, de l’affiliation avec des plateformes de services, de la vente de produits, des services…», souligne Aurélien Briquet.

Quelles évolutions dans les prochains mois ?

Interrogé sur les tendances pour les mois et les années à venir au niveau digital pour la presse, le responsable technique de Mondadori reste prudent : « pour Mondadori, ce sera d’asseoir cette politique de digitalisation de nos marques et avoir une véritable présence renforcée de nos marques sur le digital. Nous avons un réel déficit par rapport à la concurrence qui s’explique par notre historique. Nous allons nous repositionner pour être présent de manière plus pertinente sur le digital. Le but n’est pas d’avoir un site brandé avec le logo d’une de nos marques, mais d’avoir un site qui fait de l’audience. Et pour que le site fasse de l’audience, il faut du contenu, c’et le nerf de la guerre. C’est aussi pour cela qu’il y a cette politique de digitalisation.

On essaie tout de même de garder un œil sur ce qui se fait et notre capacité à mettre en œuvre des choses innovantes. Nous effectuons un minimum de veille et nous suivons les bonnes pratiques et les bons choix technologiques réalisés. Mais le contenu et sa déclinaison au sein des différents canaux digitaux restent au centre de nos préoccupations. »

Transformation digitale de la presse : la guerre du papier et du numérique n’aura pas lieu was last modified: janvier 13th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Bonne année et solidarité pour la liberté d’expression #jesuischarlie

 

charlieNous avons préparé cet article avant les tragiques événements d’hier, donc trop tard pour le réécrire et en changer la teneur résolument tournée vers d’autres préoccupations. Les réseaux sociaux ont montré hier leur formidable capacité à réunir des gens de tous les horizons pour une cause juste : celle de la liberté d’expression et du droit à la critique et à l’opinion. Il va de soi que nous nous associons à ce formidable mouvement de solidarité dont il faut juste regretter qu’il ait fallu tant de morts pour qu’il se soit constitué. En quelques heures hier, toute la Toile vibrait au nom de « Je suis Charlie » dans tous les pays du Monde. Alors, avec l’ensemble de la société civile regroupée autour de ce juste combat de la liberté et de la liberté d’expression, faisons tout pour que celles-ci prévalent et se développent en cette année 2015 qui finira, on l’espère, mieux qu’elle aura commencé. #jesuischarlie

Nous voilà repartis pour une nouvelle année ! L’année dernière n’était pas une année comme les autres : Visionary Marketing est désormais une entreprise, crée en février dernier. Notre bilan 1 an plus tard : nous avons passé la barre des 20 clients, nous avons des expériences dans le B2B et le B2C, dans le domaine des télécom, de la finance, de l’alimentaire… Il y a également eu un grand travail effectué avec Business & Decision dans le domaine des Big Data, avec un blog qui rencontre un franc succès, et  un livre blanc intitulé « Du Big Data au Big Business ». Nous tenons à remercier toutes les personnes qui nous ont fait confiance en cette première année : nous poursuivrons notre travail qui évolue vers ce que l’on appelle « la transformation digitale » que nous préférons appeler « la transformation avec le digital », ce qui implique davantage d’accompagnement client.

cartedevoeux2015

Parmi les projets de ce début d’année 2015, il est impossible de ne pas citer Adetem et Hootsuite et leur enquête à échelle mondiale que nous préparons depuis plusieurs mois et que nous avons lancé aujourd’hui, mardi 6 janvier 2015. Il s’agit du premier baromètre social media sur la fonction marketing réalisé avec l’Adetem en France. Il est en ligne dès aujourd’hui, et ouvert à tous les professionnels du marketing en poste. Vous pouvez accéder à ce questionnaire en cliquant sur ce lien.

En 2015, les choses risquent d’évoluer dans le monde des médias sociaux, de la communication digitale et de la transformation digitale. Aux États-Unis, le débat actuel est « Est-ce la fin des médias sociaux », qui est d’ailleurs un faux débat car les médias sociaux ne sont pas morts : ils sont partout, et sont bien au delà du taux d’engagement (qui n’intéresse plus grand monde)… Restez donc à l’écoute tout au long de cette années car les choses évoluent et le monde digital est en mouvement, avec un impact global, notamment dans le monde du travail. C’est là que l’on va voir de l’innovations dans les 5 prochaines années. Deloitte annonce une disparition de 30% des jobs au Royaume-Uni dans les dix prochaines années et c’est quelque chose qui va toucher tous les secteurs. La question de la transformation digitale, bientôt on ne l’entendra plus.

Bonne année et solidarité pour la liberté d’expression #jesuischarlie was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Transformation digitale : la DILA, éditeur de l’Etat

Editeur public de référence, imprimeur de l’état, la DILA (Direction de l’Information Légale et Administrative) a su entreprendre sa transformation digitale pour devenir également un opérateur de services publics numériques. Une révolution silencieuse qui a porté ses fruits. Dès 2010, année de la fusion de la direction des journaux officiels et de la Documentation française au sein de la DILA, ce sont 65 millions d’internautes qui ont visité le site Legifrance.fr. Plus que la population française. Quant à servicepublic.fr, il atteignait cette année-là les 70 millions de visiteurs. Preuve que le digital permet d’élargir significativement l’audience. Ces deux exemples montrent à quel point ce service de l’Etat, rattaché au Secrétariat Général du Gouvernement a su tirer parti des mutations technologiques.

Emmanuel Cortes - Directeur de Programme à a DILA
Emmanuel Cortes

Une transformation digitale qui s’est d’abord accompagnée d’une mutation profonde des métiers de cet éditeur de l’Etat : une bonne partie des métiers actuels au sein de cette direction n’existait pas quand ceux qui les occupent actuellement sont entrés dans la vie active. Dès sa création, la nouvelle structure a également repensé en profondeur son business model : l’accélération de la dématérialisation est allée de pair avec le développement de son chiffre d’affaires et une réduction de ses coûts d’exploitation. Nous avons interviewé Emmanuel Cortes, Directeur de programme à la DILA, pour faire le point sur cet exemple de transformation digitale réussie.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


 

La DILA est un éditeur de l’état : avec la transformation digitale, comment gérez-vous cette responsabilité d’éditeur public aujourd’hui ?

Nous avons une mission importante qui a évolué au cours du temps et des technologies. Historiquement, la DILA est une fusion entre la direction des journaux officiels et la direction de la documentation française et qui a pour mission de diffuser un certain nombre d’informations que ce soit des informations régaliennes ou administratives ou de la transparence économique. La DILA a aussi un rôle d’éditeur public. La Documentation française a pour mission de diffuser un certain nombre de documentations en compte propre ou pour le compte de tiers à travers notre site web, qui a été rénové récemment, et qui a la volonté de s’inscrire dans les nouveaux canaux et supports de vente car nous vendons en librairie, mais aussi en ligne sous un format dématérialisé.

Direction de l'Information Légale et Administrative

Vous regroupez tout un ensemble d’activités différentes…

Tout à fait : legifrance, qui a pour mission de diffuser le droit à l’ensemble des acteurs aussi bien économiques que citoyens, est un des sites les plus fréquentés des sites publics français et ce site doit pouvoir être accessible, avec une continuité de service tout au long du temps. Par exemple, le journal officiel est publié sur ce site. Quant à BODACC et BOAMP, ce sont deux sites d’importance économique car ils existent dans le cadre de notre mission de transparence économique et nous diffusons aussi bien des annonces de marché publics qui ont pour mission de mettre en relation l’administration, tout le secteur public avec les entreprises privées pour répondre à un certain nombre d’appels d’offre. Pour information, le marché des annonces est un marché à 300 millions d’euros rien que sur cette valeur économique. Sur la partie Bodacc.fr, on est dans une mission de transparence vu que toutes les annonces civiles et commerciales sont diffusées sur notre site et permettent à l’ensemble des acteurs d’être informés sur les actions réalisées dans le cadre de ces entreprises.

Ce sont des sites majeurs : combien de personnes sont affectées à leur maintenance ?

Nous avons une équipe informatique représentant 80 personnes, et nous gérons 80 services au total dont une dizaine de sites internet, plus des applications interministérielles et qui sont internes à la DILA. Associé à cela, nous avons deux missions importantes qui sont la mission d’informations régaliennes, administratives et économiques, qui réunit une centaine de personnes ayant la charge d’alimenter l’ensemble de ces sites, ainsi que la mission « débat public » qui permet d’alimenter le département d’édition qui fabrique un certain nombre de livres alimentant la documentation française. Cela nécessite une centaine de personnes pour produire les différents contenus.

Au niveau de l’alimentation de ces sites, vous avez un webmastering intégré ou cela est décentralisé auprès de vos contributeurs ?

Le choix retenu est celui de définir une ligne dans le cadre de notre mission de service public, et en parallèle, l’ensemble des différents sites qui diffusent nos informations sont directement réglés par différents webmasters qui ont la maîtrise car c’est une activité clairement différente entre un site en ligne comme la documentation française et legifrance qui a un rôle de continuité dans le temps et d’impartialité totale.

Ce qui est orignal, c’est que la même plateforme de gestion de contenu gère des sites complèteent différents. Comment est-ce organisé ?

Il y a quelques années, nous avions le besoin de rénover l’ensemble de nos briques technologiques pour diffuser sur internet et dans le cadre de la meilleure utilisation des deniers publiques, nous devions passer au maximum dans un mode industriel et dans une capacité à mieux utiliser l’ensemble des ressources internes et externes mises à notre disposition. Aussi nous avons fait un comparatif pour essayer de trouver un gestionnaire de contenu qui permettrait de répondre à 90% de nos besoins et notre choix à cette époque s’était arrêté sur eZ Publish sur lequel nous avions été attiré par l’ensemble des fonctionnalités offertes par rapport aux concurrents de l’époque et par le service qu’il proposait (et qu’il continue de proposer) qui pour nous est un aspect très important.

Comment gère t-on des sites aussi différents avec un éditeur comme celui-ci ?

L’ensemble de nos développeurs sont mutualisés par exemple sur le site bodacc.fr puisque l’on gère des annonces et du contenu associé pour les mettre en valeur et expliquer comment utiliser l’ensemble des services. Sur d’autres types de sites, nous avons de l’aide extérieure car une activité de vente en ligne nécessite une expertise pointue qui n’est pas reprise sur nos autres sites. Nous avons donc mutualisé au maximum, par exemple des choix tecnologiques, un hébergement etc. Par contre, dès que l’on assure des besoins très différents comme un tunnel d’achat dans un site de vente en ligne, on s’appuie sur des expertises externes qui pour nous sont importantes.

Vous parliez de tunnel d’achat : c’est un site à vocation e-commerce sur lequel on trouve des publications numériques. Comment est conçue cette architecture particulière ?

A l’époque nous avons choisi le CMS. Pour le site d’e-commerce il était indispensable d’avoir une brique de gestion spécifique e-commerce que n’avait pas eZ à l’époque. Cette brique e-commerce est dédiée au tunnel d’achat et à la gestion des stocks. Comme vous l’avez dit, nous vendons des livres associés à des supports numériques, et l’ensemble des publications propres seront intégralement en version numérique pour les nouvelles éditions à partir de septembre 2015. Pour la partie pure numérique, on est dans du eZ alimenté par nos outils internes backoffice qui détiennent l’ensemble de nos catalogues et références documentaires, et pour la partie pur commerce, nous utilisons Prestashop qui nous permet de faire notre tunnel d’achat et de gérer nos stocks.

La Documentation Française

Dans le cadre de votre transformation digitale, avez-vous des projets concernant les interfaces mobiles ?

C’est un point important : nous avons fait le choix de faire passer ce site en responsive design en 2015. Le développement d’application est un coût non négligeable et les technologies évoluent très vite. Le responsive design nous permet d’être compatible sur tous les supports et à moindre coût, ce qui pour nous est un aspect important.

Transformation digitale : la DILA, éditeur de l’Etat was last modified: janvier 13th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014

L’année 2014 se termine : c’est l’occasion pour nous de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, et nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux articles sur le marketing et l’innovation ! C’est aussi l’occasion de faire un petit bilan sur cette année passé sur le blog (en attendant celui de la première année d’activité de Visionary Marketing, qui soufflera sa première bougie en février). Pour cela, nous avons fait une sélection des 5 articles qui ont trouvé le plus de succès auprès de notre lectorat, et des deux livres blancs que nous avons réalisé cette année : « La face cachée de la transformation digitale » et « Super Content Man – Tome 1« , le livre blanc pas tout blanc sur le brand content. Merci à vous, chers lecteurs d’avoir lu, partagé, commenté, et réagi à nos publications ! Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

sapin de noël

 

article  #1 : Le Content Marketing : Nouvel Eldorado Du Web Des 5 Prochaines Années

« Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal decommunication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web… »

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article #2 : Les 5 Niveaux De Transformation Digitale En Entreprise Selon Fayon Et Tartar

« Dans leur livre intitulé Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise (Pearson), Michaël Tartar et David Fayon nous présentent ces fameux 5 leviers de maturité de la transformation digitale : les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation, et l’environnement. Plus intéressant encore, les 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs. Ce classement a retenu notre intérêt chez Visionary Marketing,car il définit des profils d’entreprises que nous sommes amenés à rencontrer régulièrement… »

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article #3 : Drive To Store : « Beaucoup En Parlent Mais Peu En Font » (Mobilité)

« Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées… »

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article #4 : La Transformation Digitale Selon Accenture (Adobe Social Drinkup)

« Le décor a été planté par notre ami et confrère Olivier Saint Léger : « 78% des marketeurs s’attendent à ce que leur marché changent
 » nous a-t-il annoncé et « 58% [d’entre eux] pensent que la réussite est liée aux changements de l’organisation
 ». Plus surprenant dans l’étude Accenture sur les directeurs marketing (CMO) et la transformation digitale, citée par Olivier (voir ci-après), « près de la moitié des répondants pensent que le changement viendra de la dircom avant la DSI » un jugement qui a laissé la salle – et moi même – légèrement dubitative… »

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article #5 : 5 Exemples Concrets De Marketing Collaboratif Client

« Les PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis… »

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Livre Blanc sur la transformation digitale : « La face cachée de la transformation digitale »

-> télécharger le livre blanc

Livre Blanc sur le brand content sous forme de bande dessinée : « Super Content Man – Tome 1 »

-> télécharger le livre blanc

5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014 was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement

Web Le Web est une source inextinguible de contradictions. Certes, il s’agit d’un domaine où la rapidité d’exécution est clé (en anglais on employait aux début du Web l’expression « the land of the swift » pour le désigner, ce qui signifie à peu près « le pays des gens qui vont vite »). Et pourtant, comme dans le domaine de l’innovation en général, il faut savoir, comme l‘Empereur Auguste fidèle à sa maxime, se hâter lentement (« Festina lente »). Car plus on a l’impression que les choses vont vite, plus faut s’inscrire dans la durée.

Prenons les blogueurs par exemple. Le taux de mortalité de ceux-ci est incroyablement élevé. Prenez n’importe quel sujet, et vous verrez que les blogueurs d’un domaine se sont renouvelés au moins cinq ou six fois dans les 10 dernières années. Or, la qualité d’un référencement, les véritables résultats et le retour sur investissement d’une stratégie de contenus se fait dans la durée. Quand j’ai créé visionarymarketing.com il y a 20 ans je savais probablement pas ce que j’avais en faire aujourd’hui (je décris cette période brièvement dans l’interview). Toutefois, si mon business arrive à décoller aujourd’hui et si je reçois des sollicitations de l’extérieur, spontanées , de la part de clients ou de clients potentiels, c’est aussi et surtout parce que depuis tout ce temps, j’ai réussi à créer un corpus de contenu cohérent et ai été constant dans l’effort d’écriture et de création de contenus. Il y a tendance à croire que l’Internet est un domaine d’immédiateté, et que l’on obtient des résultats aussi immédiatement ; et que surtout ceux-ci sont constants dans le temps. Il n’en est rien et ceci est à l’origine d’ailleurs des malentendus qui se traduisent par des stratégies d’acquisition massives à court terme par les marques, comme le témoigne cet exemple graphique pris d’une grande marque que nous ne citerons pas. Je renvoie d’ailleurs à cette présentation que j’ai effectuée la semaine dernière pour le compte de stratégie et qui est intitulée : « oubliez le message et pensez au partage !»

Je vous laisse découvrir l’interview podcaster de Jérôme de Beauvoir ci-après.

Dans ce septième épisode,  je vous propose un échange avec Yann Gourvennec, CEO de Visionary Marketing, l’agence digitale qui accompagne ses clients depuis l’influence jusqu’à la performance. Vous pouvez lire la transcription des premières minutes ci-dessous, l’écouter ici ou vous y abonner depuis Itunes.

Dans ce podcast, vous trouverez notamment le point de vue de Yann à propos de :

  • le long terme à l’heure de Twitter
  • la transformation digitale
  • IRL or nor not IRL ?
  • Influence et performance
  • holacratie et compétence

JB : Yann Gourvennec bonjour, merci d’être avec moi pour ce nouvel épisode du Socialcast. Vous êtes passé de « intra-preneur » chez Orange à entrepreneur en tant que CEO de l’agence de Visionary Marketing.

YG : Oui, je suis allé chercher le mot très loin par ce que j’ai créé Visionary Marketing il y a 20 ans.

JB : Ce nom, que vous n’avez pas choisi par hasard, fait évidemment référence au long terme. Est-ce que le long terme, à l’heure de Twitter, ça n’est pas plus les important que jamais ?

YG : Plus ça va vite, et plus il faut aller lentement. Le Web, et c’est le paradoxe, ça va très très vite, et en même temps, ça va très lentement. Quelqu’un me faisait la remarque il y a quelques jours en me disant « comment ça se fait qu’au XXIe siècle il faille toujours 10 à 15 ans pour qu’une technologie soit adoptée par le public… pour peu qu’elle le soit ? ». Et bien c’est tout bêtement parce qu’il faut 10 à 15 ans pour qu’une technologie s’instaure et trouve son public.

via En altitude avec Yann Gourvennec de Visionary Marketing.

 

Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec