[sondage] Où en est la transformation digitale des banques ?

Le système d’agences bancaires physiques est remis en cause par les différentes technologiques du digital. Selon la Banque de France, les fréquentations des agences bancaires sont en grande baisse. En effet, aujourd’hui 17% de la population se rend au moins une fois par mois dans son agence bancaire contre 62% en 2007. Face à cette diminution, les experts de la Banque Centrale Européenne affirment qu’un tiers des agences bancaires françaises seront fermées en 2020Le marché est en pleine mutation, la transformation digitale est au coeur de celle-ci. Il est donc intéressant de mener une étude sur ce sujet qui nous concerne tous. C’est pourquoi, David Fayon, consultant en transformation digitale chez DF Conseil a créé une étude dans le cadre d’une thèse de doctorat sur la transformation digitale des banques nommée « Grande enquête sur la banque du futur« . Avec plus de 20 ans d’expériences dans le digital, il est la personne idéale pour analyser et interpréter les résultats issus de cette étude.

La transformation digitale et les banques

Aujourd’hui, nous vivons dans une société de plus en plus connectée où 74% des français se connectent. Les internautes naviguent désormais sur la toile via leur smartphone ou leur tablette, et ça, les agences bancaires l’ont bien compris. Désormais, nous pouvons consulter nos comptes sur l’application de notre banque et effectuer toutes les opérations que nous souhaitons sans avoir besoin de se rendre dans notre agence bancaire, quelque chose d’infaisable auparavant. De plus, depuis quelques années, de nombreuses banques en ligne sont apparues sur le web. Je pense notamment à B for Bank, Fortuneo Banque ou encore Hello Bank. Cette virtualisation est un modèle vers lequel les banques semblent se diriger, le système d’agences bancaires physiques étant amené à s’amenuiser dans le futur, car il ne répondra plus aux besoins des individus. Déjà actuellement, les personnes recherchent la simplicité et la rapidité : il est bien plus simple d’effectuer nos opérations bancaires via notre smartphone. Personnellement, je n’ai jamais mis les pieds dans mon agence bancaire.

 

transformation digitale

 

Il est donc important pour des banques du type Crédit Agricole, Crédit Mutuelle ou même La Banque Populaire de suivre ce tournant digital pour continué à exister dans l’avenir. L’humain sera au coeur de cette transformation. De nombreux changements auront lieu pour reclasser le personnel dans des postes de conseil au client, car aujourd’hui il est devenu de plus en plus autonome dans ses opérations, il a besoin avant tout de conseil. Le personnel des agences bancaires ne sera plus en agence mais dans des centres d’appels décentralisés ainsi que sur le terrain. D’après une étude du Boston Consulting Group (BCG) mené sur environ 40 établissements dans le monde soit 26 300 agences bancaires, le tournant digital engendre des retombés positives pour ces établissements. En effet, pour répondre aux nouvelles demandes des clients des coûts de transformation sont générés mais qui sont compensés par une baisse des charges et une augmentation des opportunités commerciales. Bien utilisé, le digital devient un réel levier de rentabilité pour les banques.

Comment participer à cette enquête ?

Vous êtes une personne travaillant au sein des banques ou de fintech ? Vous êtes un prospectiviste, un expert d’Internet, un chercheur et professeur ou un consultant ? L’avenir des banques vous intéresse ? Nous vous invitons donc à consacrer 20 mins de votre temps pour répondre à cette enquête ici. En fonction de votre profil et de votre expérience, un certain nombre de questions sont optionnelles. Cependant, n’hésitez à répondre en détaillant au maximum vos arguments pour augmenter la qualité des résultats de cette étude. De plus, si vous le souhaitez, vous pouvez répondre aux questions en tout anonymat.

Pour vous remercier de votre participation, vous aurez en exclusivité une synthèse des résultats obtenus des pistes d’évolutions probables de la banque à moyen et long terme de notre ère digitalisée.

[sondage] Où en est la transformation digitale des banques ? was last modified: janvier 23rd, 2017 by Claire Sorel

Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ?

bonial3-visuel-_18949858_f073b74f98da2f4295a8b912668c389aa196d364Le concept du zéro papier est loin d’être récent : Taiichi Ono en parlait déjà dans les années 50.  Nombre d’entreprises en font un objectif afin de gagner en temps et en productivité, tout en mettant en avant l’argument écologique. Mais qu’en est-il en 2016 ? C’est à cette question que nous allons tenter de répondre, dans ce troisième article inspiré du livre blanc de Bonial* sur le prospectus digital.

*Transparence : Bonial est notre client

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Transformation digitale : vers la fin du papier ?

La digitalisation de notre société change la perception que l’on a sur le papier. Pour certains d’entre nous, les grandes armoires où l’on entassait des dossiers bourrés de feuilles ont été remplacés par des disques durs externes et une connexion au cloud public.

Le digital a en effet entrainé des changements majeurs indéniables :

Le gain est économique, avec une diminution des dépenses dans le papier, l’encre et les imprimantes. Aussi, l’envoi des documents étant digitalisé, les coûts d’affranchissement diminuent également, s’ajoutant à un gain de rapidité et d’instantanéité. Aussi, l’archivage en ligne des factures, bulletins de paie, et des documents de travail libère une place physique et visuelle dans les bureaux, facilitant la mobilité des salariés.

Le gain est également environnemental : Greenpeace estime qu’un arbre sur 5 est coupé pour l’industrie papetière. Les premières victimes sont les forêts tropicales notamment indonésiennes, ayant des conséquences dévastatrices pour les populations locales et leur patrimoine environnemental. Aussi, l’empreinte carbone est théoriquement moins élevée avec le digital. Certains acteurs ont ainsi chiffré le gain écologique du digital dans leur secteur, comme Bonial qui a publié une étude comparative entre les prospectus digitaux et papier.

Alors que nous avons désormais des moyens de nous affranchir du papier et que nous connaissons précisément les bénéfices du « Zéro Papier », avons-nous réellement diminué notre consommation ? Il y a ici un paradoxe : depuis l’adoption de l’ordinateur personnel, nous avons les moyens de concrétiser un rêve de plus de 60 ans. Pourtant, notre consommation et production de papier n’ont cessé de croître depuis les années 50.

La production de papier mondiale et carton n'a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.
La production de papier mondiale et carton n’a cessé de croître. En revanche, elle diminue dans la zone Europe.

Selon les données de la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), la production mondiale de papier et carton est passée de 234,8 millions de tonnes en 1994, à 292,7 en 2002 et atteint les 376,1 millions de tonnes en 2015. De l’apparition de l’informatique à l’essor de l’Internet et l’adoption massive des smartphones et tablettes, l’impact sur le papier a finalement été minime.

On peut toutefois remarquer une stagnation de la production en Europe, nous détaillerons ce point plus loin dans cet article.

MAJ 23/01 : Suite à un commentaire dont le sujet était la production de papier rapporté à la population mondiale, nous avons fait le calcul de la production par rapport à l’évolution de la population mondiale et Européenne.

Dans les deux cas, la production rapportée à la population augmente. On produisait 75 kilos pour un habitant en 1990, on en produit désormais 116kg. Toutefois, ce chiffre diminue entre 2010 et 2015. On est passé à une production de 118 kg en 2010 pour une personne, à 116kg en 2015, soit une diminution de 2%. L’Europe produisait quant à elle 51kg de papier pour un habitant en 2015, contre 39kg par habitant en 1990, ce qui traduit une lente évolution, et un léger repli entre 2010 et 2015.

Pour résumer, entre 1990 et 2016, non seulement la production mondiale de papier augmenté, mais la production de papier a augmenté plus vite que la population mondiale, passant de 75kg pour une personne à 116kg. Si la production globale a continué à croitre entre 2010 et 2015, la production rapportée à la population mondiale a sensiblement diminué.

Depuis 1990, la production de papier pour un habitant a augmenté : on consomme collectivement et individuellement plus de papier qu’en 1990. Ce chiffre est toutefois légèrement en baisse entre 2010 et 2015.

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Transformation digitale : sommes-nous restés dépendants du papier ? was last modified: janvier 23rd, 2017 by Cédric Jeanblanc

E-réputation : un véritable impact dans notre quotidien

L’e-réputation est un sujet au centre de toutes les attentions, c’est pourquoi j’ai déjà abordé ce sujet qui m’intéresse dans un précédent article orienté sur le rôle de l’e-réputation pour les entreprises, que vous pouvez retrouver ici. Mais dans cet article, nous allons parler de l’impact de l’e-réputation sur notre vie privée, car nous sommes désormais face à un phénomène important où les personnes exposent de plus en plus leur vie privée sur internet. Pour comprendre cet axe de l’e-réputation, j’ai rencontré Jean-Marc Goachet et sa fille Analie. Ensemble, ils ont écrit une chronique nommée « Reconstruction numérique » publiée aux éditions Kawa, dans le livre « Chroniques de l’intimité connectée – Les mardis du Luxembourg ». Il était très intéressant pour moi de rencontrer ce père et sa fille, car ce sujet créer un véritable débat entre deux générations. Ainsi, j’ai pu observé deux visions différentes d’e-réputation.

 

Qu’est-ce que l’e-réputation au quotidien ?

e-réputation
Aujourd’hui notre vie personnelle n’est plus autant privée qu’auparavant.

L’e-réputation fait entièrement partie de notre vie, elle forme notre identité numérique. Et aujourd’hui, cette identité numérique a véritablement un impact sur notre quotidien, l’e-réputation touche une part importante de personnes dans le monde, le nombre d’internautes étant de 3,2 milliards en 2015. Ainsi, chaque individu construit au fur et à mesure son identité numérique sur la toile grâce à sa présence sur celle-ci. Chaque photo, tweet, post, commentaire que nous publions sur les réseaux sociaux comme sur Facebook, Instagram, Twitter ou même sur les blogs permettent de nous identifier. Cela a donc un véritable impact sur notre vie privée que certaines personnes ne contrôlent pas. Les internautes ne sont pas tous conscients, ils se savent pas que leurs actes sur la toile engendrent la création de leur propre e-réputation qui peut leur jouer des tours. C’est pourquoi, nous devons être en permanence attentifs et réfléchir avant de liker, publier des choses sur le web, car cela est irrévocable.

Lien fort entre réputation et e-réputation

Il faut savoir que lorsque l’on parle d’e-réputation, avant de parler de réputation en ligne, on parle tout d’abord de réputation (réelle). Et dans notre société, la réputation est quelque chose d’important. Il faut être honnête, elle permet d’orienter les divers choix opérées par les individus, car ceux-ci sont attentifs à l’image qu’ils renvoient. Ils souhaitent contrôler la manière dont ils sont perçus par autrui. Le but étant d’avoir des opinions favorables sur notre propre personne. Lire la suite

E-réputation : un véritable impact dans notre quotidien was last modified: décembre 9th, 2016 by Claire Sorel

ROPO et mobile to store : quand le digital mène vers le magasin physique

opportunite-mobilePremier d’une série de 4 articles, ce billet est inspiré du livre blanc de Bonial* « Le livre blanc du prospectus digital » téléchargeable sur ce lien ou en cliquant sur le bouton ci-dessous. Nous abordons dans cet article, au travers des chiffres donnés par ce livre blanc, l’impact du mobile sur le drive to store (mobile to store), chez le consommateur et chez les commerçants.
*Transparence : ce livre blanc a été écrit par notre client Bonial
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Le smartphone est, c’est indéniable, la technologie majeure du 21e siècle. Cette technologie a connu la pénétration la plus rapide dans l’histoire des télécommunications : Selon Médiamétrie, son taux est passé en France de 24% au 3e trimestre de 2010 à 60% au 3e trimestre de 2015. Et si l’on écarte de la population les moins de 18 ans et les plus de 64 ans, le taux s’élève à 84%. Il s’agit donc d’une adoption éclair de cette technologie qui se traduit par un changement brusque des habitudes : la géolocalisation et l’accès à l’Internet en mobilité donnent aux commerçants un nouvel angle pour attirer le client en magasin et le terme Web to store (faire venir le client du Web vers l’emplacement physique, plus restreint que celui de drive to store) a rapidement laissé place à celui de mobile to store. On peut voir sur le schéma de Google Trend ci-dessous que la tendance du mobile to store a décollé en 2008, peu après la sortie du premier IPhone. Cette tendance n’a fait qu’augmenter depuis, entrainant également celle du Web to store. Lire la suite

ROPO et mobile to store : quand le digital mène vers le magasin physique was last modified: décembre 5th, 2016 by Cédric Jeanblanc

[Événement] Pourquoi ne faut-il pas parler de transformation digitale ?

Je suis directeur de programme du Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management sur le campus de Paris. Une fois par an, je participe également au Digital Day, un événement exceptionnel organisé à Grenoble par Renaud Cornu-Emieux, directeur de la chaire transformation digitale de GEM et fondateur de l’EMSI (école à laquelle mon MS est rattaché). Cette année, j’ai la chance et l’honneur d’animer une table ronde exceptionnelle sur le sujet de la transformation digitale.

Ce sujet, nous l’avons régulièrement abordé dans ce blog, et notre point de vue a toujours été le même. La transformation digitale d’une entreprise ne se limite pas uniquement à l’outil. La mise ne place d’un nouveau logiciel ou d’une solution technique n’est qu’une étape dans une évolution qui transforme l’entreprise et sa culture. D’ailleurs, le terme même de transformation digitale est faux : on devrait plutôt parler de transformation avec le digital ou de transformation avec le numérique.

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[Événement] Pourquoi ne faut-il pas parler de transformation digitale ? was last modified: novembre 20th, 2016 by Yann Gourvennec