09/16/13

75 super publicités pour stimuler votre créativité (sélection)

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C’est le divertissement du lundi matin afin de vous aider à passer une bonne semaine et stimuler votre créativité par les idées des autres. Je vous ai listé les sources complètes de ces publicités et j’en ai sélectionné quelques unes que j’ai trouvées particulièrement réussies. Franchement, elles sont quasiment toutes bonnes, donc mon choix est très subjectif.

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Mitsubishi joue sur la soif d’aventures du conducteur de 4×4 urbain

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Google se moque – gentiment – des fautes d’orthographe des internautes pour vanter son correcteur sémantique

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Babycanwait.com rappelle aux pères qu’ils doivent grandir ! (il s’agit d’un site dont le but est de faire les prévention auprès des adoslescents au sujet des grossesses précoces (“teenage pregnancy”)

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La BBC au-dessus du lot dans une campagne street particulièrement réussie

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Un site luttant contre la cybercriminalité en Inde utilise un graphisme percutant pour faire passer son message (ils pourront désormais passer du temps à relooker leur site)

>> source : 75 (Even More) Brilliant Advertisements [High Quality Photos] par H.Q. Roosevelt

>> autres liens du même type :

07/19/13

Au vu des publicités Facebook, insultantes et inefficaces, quel futur pour la publicité sociale ?

fb-largeNous ne finirons pas la semaine  sans parler à nouveau de la publicité Facebook, qui n’en finit pas d’attirer les critiques. Il y a peu, nous nous réjouissions de l’invention « partner categories » de Facebook qui apportait un peu d’originalité et d’innovation dans le domaine bien pâle de la publicité en ligne sur les médias sociaux, même si en même temps, celle-ci  apportait son lot d’interrogations quant au respect de l’information et de la liberté individuelle.

Mais la vraie question d’aujourd’hui c’est de savoir si l’interrogation de ZDNet de juin 2012 , il y a un an déjà, sur l’efficacité des publicités Facebook n’est pas encore à l’ordre du jour. Forbes, quant à eux, prétendent que les publicités Facebook se sont dégradées nettement récemment et que leur problème n’est pas la pléthore d’affichages mais la mauvaise qualité des annonceurs. Drôle d’argument soit dit entre nous. Comme si un ad server ne choisissait pas ou ne laissait pas choisir à l’éditeur une ligne éditoriale ? Où est le travail de filtrage ? Où est la promesse d’une publicité plus respectueuse de l’utilisateur et de ses goûts, de ses centres d’intérêt et donc … plus efficace ? (même si je me doute qu’il y a une certaine efficacité dans la publicité qui fait appel aux plus bas instincts du public).

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Si Google est capable de laisser choisir la ligne éditoriale des publicités à ses éditeurs (voir mon site ci-dessus), pourquoi pas Facebook?

pub facebookSelon ZDNet “4 utilisateurs sur 5 ne sont pas influencés par les publicités présentes sur Facebook pour passer à l’acte d’achat” ce qui est sans doute déjà un chiffre bien généreux. A en juger par la pertinence des informations proposées, on peut douter en effet, et j’ai lancé sur ma page Facebook justement une discussion qui a vite attiré beaucoup de commentaires et des discussions assez intéressantes avec des échanges de liens un peu partout. Je ne serais pas seul à m’émouvoir, il y a de l’espoir.

Cet article du 15 juillet sur ad Exchange, qui fait écho à l’article de Forbes en en reprenant bien des points, dénonce la mauvaise qualité des annonceurs de Facebook. Mai sle problème de la publicité sur Facebook va certainement au-delà du simple la simple qualité des annonceurs, qui ont bon dos entre nous soit dit, car s’ils sont là c’est qu’on les laisse faire, et aussi de la pertinence de ciblage. Où est le filtrage ? Les boutons pour dénoncer telle ou telle pub comme offensante sont sans effet (je suis fatigué de cliquer dessus depuis des années sans résultat) ? Est-cela l’innovation apportée par les médias sociaux ? Voilà qui est bien décevant.

Des sites  douteux

femmesmochesIl y a notamment une abondance de publicité pour des sites plus ou moins douteux, au mauvais goût plus ou moins prononcé, et dans les langues les plus improbables.

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Ce matin, on me proposait de trouver le véritable amour en allemand, ce qui pour une fois tombe bien, puisque je lis cet idiome. J’ai bien cherché, il y a quelque temps, à changer mon profil, dont j’avais volontairement caché certains traits trop personnels, comme ma date de naissance ou le fait que j’étais marié ou non.

En me déclarant comme “marié”, je me disais qu’on arrêterait de me casser les pieds avec des sites autrichiens me proposant le véritable amour (“echte Liebe”).

Pas du tout, la série continue.

Même si je vois aujourd’hui même 19/07 un peu moins de ces publicités, il faudra voir dans la durée. Il y a toujours certes l’inévitable retargeting qui vous affiche sans cesse les produits que vous êtes déjà allés voir ailleurs (en ce moment pour moi ce sont les objectifs photographiques).

Alors la question se pose, au-delà de “partner categories”, et au-delà de la mauvaise qualité des annonceurs, peut-on réinventer ce modèle publicitaire racoleur voire même carrément insultant (voir la publicité écœurante pour les “femmes laides” ci-dessus).

Certainement, la promesse des médias sociaux allait au-delà de ce racolage digne de la rue Saint-Denis.

06/24/13

Facebook innove (enfin) en publicité en suivant (encore plus) les consommateurs à la trace

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La sélection du jour…

Est cet article de business insider sur une innovation que Facebook lance dans le domaine de la publicité en ligne. Il est encore un peu tôt pour se prononcer sur la réussite future de ce nouveau service de Facebook, mais ce qui est indéniable, c’est que le géant des réseaux sociaux est en train d’innover, enfin, autour de la publicité dans les réseaux sociaux. Énième, et probablement ultime étape de la mercantilisation des réseaux sociaux, cette invention dénommée « partner categories » est en train de sonner le glas définitif du Web 2.0.

Partner categories, c’est la possibilité de, prédictivement, savoir non pas ce que vous aimez (“likez” en termes Facebook), ce qui n’a qu’un intérêt limité, mais ce que vous achetez ou allez acheter (parce que vous vous êtes renseigné sur un produit). À l’évidence, ce service va faire grincer les dents de ce côté-ci de l’Atlantique, et on peut imaginer notamment quel accueil va lui être réservé dans les pays particulièrement sensibles à la protection des données personnelles que sont l’Autriche et l’Allemagne par exemple. En France, où la proportion d’utilisateurs aux médias sociaux selon le Figaro, vient de passer les 80 %, on continuera de couiner et de râler, mais de de se laisser suivre à la trace, sans nul doute.

Ah ! le Web et ses bonnes vieilles métaphores guerrières …

Cette invention fait peur à Yahoo! (comme cela est indiqué dans l’article de business insider ci-dessous). La guerre est lancée, car le monde de l’Internet est friand de ces “guerres” : guerre des navigateurs, guerre des moteurs de recherche et des portails il y 10 ans, et maintenant guerre de la publicité. Et il n’y a pas que Yahoo! Car dans un sens, plus que Yahoo!, c’est Google qui est visé ; le champion de la publicité sur Internet. Grâce à ce nouveau système, Facebook tient enfin un moyen de concurrencer le géant américain de la publicité en ligne.

À moins que le caractère intrusif de cette personnalisation outrance n’ait un caractère plus contre-productif que productif. A voir également si le résultat de ce nouveau dispositif ne va pas finir par être stigmatisé par les utilisateurs, à la manière du retargeting, qui tend à vous proposer les produits que vous avez déjà visités en ligne de façon un peu insistante.

Ce qui est marquant ici aussi, c’est le renforcement de la tendance que nous observions déjà il y a quelque temps sur le mariage du commerce en ligne et du commerce physique. Les réseaux sociaux s’en mêlent également, c’est cela véritablement le social commerce et non pas les boutiques sur Facebook qui ont fleuri il y a 2 ou 3 ans et qui ont fait Pschitt!

Affaire à suivre donc…

Facebook Partner Categories

légende : cibler les clients sur la base de ce qu’ils achètent et non plus de ce qu’ils “likent” … (image marketingland)

Le produit anti-Yahoo! est enfin né – Business Insider

A l’Automne dernier, une source proche de Yahoo! nous a confié que Facebook était en train de travailler à un produit destiné à “nous [tuer]”.  Il nous disait :

“Il y a des rumeurs qui couvent à propos de la prochaine grosse opération qu’ils montent – un nouveau business qui viendrait concurrencer Yahoo! sur son produit publicitaire phare et qui nous tuerait”.

Ce produit est enfin arrivé. Il s’appelle “partner categories”. Il permet aux annonceurs Facebook d’afficher des bannières aux utilisateurs qui ont acheté, ou qui ont montré un intérêt prononcé pour l’achat, de catégories spécifiques de produits hors Internet : cela va des produits de grande consommation, aux voitures et au-delà. Ce nouveau produit Facebook est possible du fait d’un partenariat avec une entreprise appelée datalogix. Datalogix analyse l’utilisation des cartes de fidélité dans les magasins physiques.

Facebook est donc capable, et cela a un impact non négligeable sur la confidentialité des données personnelles, de dire qui a acheté environ 50 % de tous les produits de grande consommation vendus aux États-Unis.

Datalogix c’est aussi capable de suivre à la trace les gens qui ont donné des informations d’identification au vendeur à chaque fois qu’ils ont demandé des informations sur leurs produits.

via Yahoo-Killing Facebook Product Is Finally Here – Business Insider.

>> voir aussi l’aricle de Marketingland

06/17/13

Sam4mobile annonce (enfin) le véritable décollage de la pub mobile [startup de la semaine]

phone-largeLe marketing mobile, pour les lecteurs de Visionarymarketing.com, c’est déjà de la vieille histoire. Dès que les Smartphones sont nés (c’est à dire en 2003, et non ! Ce n’est pas Apple qui a inventé ça, loin de là**) on a commencé à en parler. Mais c’était très confidentiel … Sauf pour des pionniers comme Christophe Collet, fondateur de Sam4mobile, encore jeune et pourtant déjà vétéran de la discipline avec 10 ans dans le domaine, avec une entreprise qui s’appelle Adenyo. Alors on est passé du site Web au Wap (les ancêtres se souviennent des premiers sites Wap, rapides et peu conviviaux, ils nous ont cependant permis de naviguer en deplacement dès 2000), puis aux applications mobiles en attendant le responsive design qui va bientôt, via html5, mettre tout le monde d’accord et remettre les OS mobiles à leur place. 

légende : un marché ? une question de temps ! (photo antimuseum.com)

Christophe a donc “l’habitude de créer de l’audience, puis des outils pour monétiser cette audience” m’a-t-il confié en préambule de notre interview ; et je pense que cette interview va marquer dans le temps. Des entrepreneurs, on en croise ici à visionarymarketing.com, des jeunes et des vieux, des petits et des grands … Mais des visionnaires qui attendent en embuscade, tranquillement, sans s’affoler, alors que leur business model s’est déjà avéré en moins de 2 ans, que le marché grossit et qu’il l’ont préempté … c’est beaucoup plus rare.

Un marché se construit dans le temps

Car voici lecteurs, encore une preuve de ce que j’avançai il y a quelques semaines sur ces pages, innover prend du temps et requiert de la patience. Tout l’inverse de ce qu’on vous fait croire. Et innover demande du travail aussi !  C’est qu’il est rétif ce marché du marketing mobile. Et bien petit encore !

Voyez cet article de 2007 (ou encore celui-ci) où j’annonçais qu’il décollait enfin … 6 ans plus tard et quelques générations de téléphones plus loin, alors que la part de marché des Smartphones en France est arrivée quand même à 60%, le mobile ne représente que … 1.4% s investissements des annonceurs ! “Peut mieux faire” aurait dit mon vieux prof de maths.

Les perspectives

Et pourtant, il y a de l’avenir dans ce marché on s’en doute bien, et l’annonce des chiffres par Christophe m’ont fait pas mal réfléchir. C’est que déjà 8% de notre temps média est passé sur le Smartphones mais 20% en moyenne, plus aux USA, des visites Web parviennent des mobiles et tablettes !

Christophe Collet a donc tout prévu en cas de décollage. Il a créé SAM4mobile et a vite convaincu les grands annonceurs et les agences du bienfait de la mesure de l’efficacité publicitaire. Il est déjà sur le coup d’après… Et il prend même un coup d’avance avec l’attaque des marchés étrangers principaux (USA & RU). Anticipation, pensée globale, et essai-erreur et modestie (“on a développé notre produit et on s’est aperçu en “benchmarquant” la concurrence que les concurrents ne faisaient pas aussi bien” m’a-t-il confié), voilà bien les vraies recettes de l’innovation que chaque Startupper devrait entendre.

Place  à l’expert …

**Les premiers Smartphones commercialisés en 2009 étaient de la marque Qtek, ancien nom de HTC

Un vétéran du marketing du mobile

J’ai commencé dans le monde du mobile fin 2002 2003, j’ai à peu près fait tous les métiers du mobilier du marketing mobile. Depuis 10 ans, j’essaie de convaincre le marché les annonceurs que le mobile est le seul média personnel et le média de demain, il est important de toucher ces clients-là. Après 10 ans, ma chance, c’est que le mobile vient enfin à la mode.

Le vrai début du marketing mobile…

J’ai toujours dit que les médias mobiles suivaient le média Web 10 ans après. Le mobile a suivi la même transformation que l’ordinateur, qui au début ne servait qu’à faire du traitement de texte. Au début, le mobile servait à téléphoner, ensuite, il a bénéficié de plus en plus de fonctionnalités technologiques et notamment l’accès Internet. On peut accéder à Internet depuis un mobile depuis les débuts du WAP dans les années 2000, mais le vrai début du marketing mobile c’est l’arrivée de l’iPhone 3G, même pas du premier iPhone, c’est celui-là qui a fait comprendre aux gens qu’on pouvait accéder à Internet depuis un mobile. Du coup, cela a créé une audience et donc, il a été possible pour les annonceurs de toucher les consommateurs au plus près et de manière très personnelle. Le numéro mobile, c’est comme un numéro unique d’identification dans le monde qui permet de lancer la bonne offre au bon moment à la bonne personne.

Le paradoxe du marketing mobile

Un marché, ça prend du temps à se construire. Vous avez commencé à parler d’Internet à la fin des années 90 [NDLR : dès 1996 pour être précis] et pourtant, l’explosion d’Internet n’a eu lieu qu’après 2005, quand les gens ont commencé à acheter en ligne. Sur le mobile, c’est à peu près la même chose. Les médias sociaux, c’est arrivé sur le PC. Le mobile, c’est un nouveau média, de nouveaux formats ; c’est un média très hétérogène en termes de standards techniques. Pour construire une application, on va être obligé de la coder de plusieurs façons pour qu’elle soit présente sur les différentes plateformes, c’est un gros investissement pour les marques. C’est aussi un défi en termes d’expertise. Aujourd’hui, il y a peu d’experts sur le mobile et la façon de le traiter. Les parallèles qui sont faits pour dire que mobile = Web, sont faux. Il faut porter le contenu en fonction de l’environnement où on le consomme et comment le consomme. Il y a donc une certaine inertie sur ce marché, et les marques commencent seulement à construire ce contenu optimisé.

Windows ?

Microsoft a raté le mobile et les OS prépondérants sont l’OS Android (Google) et IOS (Apple). Après, bien évidemment, il y a du BlackBerry, et du Nokia, mais il y a la loi des 80/20 qui s’applique, et aujourd’hui, Android et IOS font 80 % du parc [NDLR: 90% aux USA selon Comscore cité par le JDNet de mars 2013], donc on obtient le « Reach » suffisant en développant uniquement ces 2 plates-formes. Est-ce que demain ce n’est pas le HTML5 et la 4G qui vont l’emporter ? Car on voit déjà aux USA que la consommation mobile se fait surtout via des sites optimisés [NDLR : en responsive design] alors que c’est exactement l’inverse en France.

Les interstitiels

C’est un format publicitaire, comme une pleine page dans un magazine. Quand vous vous connectez une application ou un site, vous récupérez immédiatement une publicité qui fait de la taille de l’écran. C’est là, pendant 34 secondes, vous pouvez le fermer ou au contraire engager avec la marque. Il est très répandu sommes.

La spécificité du mobile en matière de publicité

Aujourd’hui, il y a 2 caractéristiques de mobile :

  1. Il est utilisé à des moments d’attente ;
  2. on l’utilise pour se divertir, jouer, prendre de l’information rapidement.

Il faut donc capter l’attention du consommateur via du contenu créatif. La pire erreur serait d’adapter ce qu’on a fait pour les autres médias au mobile. Les gens veulent pouvoir interagir avec les publicités. Ce qu’on conseille aux marques, c’est donc de penser mobile. Il faut ensuite amener le consommateur interagir avec la marque. Il y avait une donc une réflexion autour du contenu à avoir. Et les campagnes qui marchent le mieux, sont celles pour lesquelles le format a été rapidement pensé pour le mobile, et pas les adaptations. De même, il faut créer un contenu de marque de produits à usage en mobilité.

Sam4mobile, un ad-server dédié au mobile

Je suis parti du constat que la consommation du média mobile représente 8 % de la totalité de la consommation médias d’un utilisateur ; mais seulement 1.4 % des investissements médias ! Pourquoi un tel écart ? Le premier frein a été que l’annonceur ne savait pas où allait l’argent. Si on ne peut pas mesurer l’efficacité de sa campagne mobile, ça ne donne pas envie d’investir !

Ce qu’on a fait, c’est qu’on a créé un produit pour les annonceurs et leurs agences médias, qui généralement pilotent les outils d’efficacité publicitaire des annonceurs, ce qui va leur permettre de :

  1. Mesurer l’efficacité de leurs campagnes : c’est-à-dire de vérifier que ce qu’ils ont acheté auprès des régies a été effectivement livré et ensuite de mesurer les clics, donc le véritable engagement le consommateur ;
  2. Puis de définir des coûts d’acquisition pour optimiser leurs investissements publicitaires et d’optimiser les budgets ;
  3. Et enfin de démontrer à l’annonceur que le mobile n’est pas qu’un média d’image pour les jeunes mais un média qui permet d’obtenir de véritables résultats.

Across both mobile web & apps

Sam a 80 % de parts de marché en France, qui reste cependant un petit marché, quelle est votre stratégie à l’international ?

Sam est jeune, la société a été créée début 2012, et on a réussi à convaincre les grandes agences médias de l’intérêt de ce produit, les annonceurs ont aussi été conquis.

Ensuite, on a fait un benchmark de la concurrence de manière défensive, et on s’est posé la question : « que vont faire les États-Unis, le Royaume-Uni etc. ? Comment on va se faire attaquer, comment on va se protéger ? » Et en faisant cette analyse concurrentielle, on a constaté que nos concurrents sont généralement issus du Web et se disait compatibles pour le mobile, mais qu’ils ne l’étaient pas.

Comme notre logiciel est assez facile et peu coûteux à déployer, on a décidé d’ouvrir dans les pays qui sont leaders en publicité : les États-Unis et l’Angleterre. Ce sont les pays moteur de cette activité pour le monde entier, et on a donc ouvert un bureau à New York et à Londres afin de convaincre les annonceurs locaux d’utiliser SAM. Les premiers retours sont très positifs, les agences sont habituées à contrôler l’efficacité de leurs investissements sur le Web et de n’ayant pas aujourd’hui d’outil pour le mobile, elles trouvent le discours et la technologie pertinents. Et aujourd’hui, elles nous testent, et si ces tests s’avèrent concluants, on est passera à l’étape d’après, et nous passerons des contrats avec les agences comme  Carat, Havas média, Vivaki (Publicis), Performix…

Le marché : 10 % des investissements médias en 2015 ?

Le marché français est petit et la part dédiée au mobile est de 1.4 % seulement de l’ensemble des budgets des marques, cela reste donc très petit. Il est environ 10 fois plus petit que le marché américain mais on espère que d’ici 2 à 3 ans le mobile représentera 8 à 10 % des investissements médias, c’est la grande tendance. Nous sommes spécialisés là-dedans, nous avons de bonnes chances de croître avec le marché.

Sam4mobile

Il y a 15 personnes dans l’équipe Sam4mobile dont 6 ingénieurs dédiés à la R&D, qui développent le produit et créent la fonctionnalité de demain. On crée de nouvelles fonctionnalités environ tous les mois. Ensuite, vous avez 6 personnes qui sont dédiées au support client et 3 personnes au commercial pour vendre le produit aux agences. Pour la première année, nous sommes rentables, nous avons amorti nos investissements. Nous avons fait environ 500 000 € de chiffre d’affaires la première année et sommes en voie de faire 4 fois plus cette année. Notre pari est de prendre des parts de marché et de bien servir les agences et annonceurs pour rendre transparent le média mobile et montrer son efficacité. On est bien placé quand les investisseurs investiront dans le mobile plus tard et on est persuadé que dans les 2 ou 3 ans qui viennent, le mobile aura pris une très belle part de l’investissement publicitaire de certaines marques.

04/27/13

Non ! Non ! Non ! Le Web social, n’est pas mort … Il s’est juste professionnalisé !

exclamation-largeSi vous avez besoin d’une preuve de la concordance des temps entre l’éclatement de la bulle (2000 et 2001-2002 en France) et la période actuelle, période de professionnalisation du Web, il suffit de vous replacer dans le débat au travers des échanges de blogs avec mes amis Grégory Pouy et Hervé Kabla. Échanges d’ailleurs fort courtois et amicaux, tout n’est donc pas mort dans la sphère des « bisounours » 2.0. Alors, qu’en est-il vraiment ? Revenons, comme toujours avec froideur et recul sur les événements et leur interprétation… Et voyons pourquoi je pense que la conclusion qui voudrait que le Web social est mort est fausse. Avec en prime, une vidéo interview de Marilyne Lacaze à l’issue de la conférence.

Un seul être vous manque…

Partons de ce constat qui peut nous rassembler : si Facebook a dépassé le milliard d’utilisateurs vers la mi 2012, il est vrai que l’audience du plus gros de nos réseaux sociaux stagne. Un bref regard à Social Bakers montre que l’audience du réseau de Monsieur Zuckerberg est en effet restée à environ 1 milliard d’utilisateurs. Cela doit sans doute être très grave. Certes, Google+ annonce des chiffres mirobolants, mais chacun sait, sauf à être vraiment de mauvaise foi, qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Les sources me disent même que les « rats » (les initiateurs du projet chez Google) auraient même déjà quitté ce navire. Facebook reste donc, qu’on le veuille ou non incontournable. Et si cela changeait ? Eh bien, nous passerions à l’outil suivant, cela ne serait pas la première fois.

[Facebook est-il devenu un désert ? …. hmmmm]

Revenons sur les notes de ce débat qui a eu lieu dans la première moitié d’avril au salon marketing direct, que j’ai animé comme tous les ans, et dont j’étais membre du comité de programme ; il s’intitulait « Facebook pour les marques, comment l’aborder ». Il regroupait un panel de qualité et les échanges étaient de très bon niveau, voire très techniques, signe, s’il en fallait, que la professionnalisation des médias sociaux est une réalité. Pour être tout à fait franc, je me demande même si la salle a vraiment tout compris tant c’était technique.

Voici les panélistes :

  • Marilyne Lacaze, directrice digitale du parc Astérix
  • Danielle Kindermans, Directeur des Opérations Digitales chez GRENADE & SPARKS
  • Laurent Michel, patron de Playapp
  • Benjamin Lemaire, responsable des médias sociaux de Gaumont Pathé

1. Le constat : on ne se pose plus la question

Premier tour de table : la question de savoir si on était présent sur Facebook ne se pose plus. Certes, il y a les « Loved brands » comme parc Astérix ou Gaumont Pathé qui sont un peu atypiques, mais Laurent Michel a aussi cité des clients comme la mutuelle des armées (UNEO) qui avait su aussi tirer parti du réseau. On passe donc à la question suivante…

Marilyne Lacaze à l’issue de la conférence

2. Professionnalisation

Marilyne, a déclaré à juste titre « c’est hallucinant qu’on ne parle que de Facebook » car elle préfère parler de CRM et de « lever les barrières à l’entrée » grâce aux médias sociaux. La démarche se professionnalise, la « course aux fans » que nous avons très tôt décriée, est finie. Ouf ! Attachez vos ceintures. Gaumont approuve la même stratégie de Parc Astérix, car leur métier est de « vendre des billets » et non pas d’accumuler les fans sur Facebook. D’ailleurs Benjamin Lemaire fait remarquer que 250 000 fans, « c’est ridicule, mais il faut bien commencer quelque part », en faisant référence à la proportion de fans par rapport au nombre de clients. L’objectif n’est donc pas d’essayer de faire concurrence au commerce, mais bien « d’amener les clients dans les cinémas à partir des médias sociaux », même si au départ on parle à une petite proportion de gens.

Laurent Michel a ajouté qu’on peut intégrer Facebook à plein d’endroits : le nombre de fans est un chiffre concret pour se comparer aux autres certes, mais la bataille de Facebook en ce moment est sur le flux d’actualités des utilisateurs et non pas sur les pages des marques. il y a donc « une nouvelle stratégie à repenser » selon lui.

Damien insiste également sur Facebook comme plateforme technique, via opengraph2. La principale fonction de Facebook se reporte sur son Facebook connect et son login, qui lui est comptabilisé avec les statistiques de Facebook. Ceci permet de rebondir sur ses audiences et de profiter de leur capacité sociale ; sans être obnubilé par sa page fan.

3. Facebook fatigue … mon œil !

Benjamin Lemaire nous a rappelé que « on a tous le souvenir de MySpace ». La même chose peut arriver donc à Facebook. « Notre métier n’est pas de faire des médias sociaux mais de vendre des billets » a-t-il rappelé à juste titre. Il y a donc des gens qui risquent de quitter Facebook… Mais les internautes continueront d’initier des discussions !

clip_image002Marilyne a fait également allusion au fameux rapport montré par Grégory sur les digital détox (Dagobert) en montrant facétieusement une bouteille de boisson de régime ; mais elle a expliqué que c’était un peu « comme une crise d’adolescence ». Dans cette crise, on peut moins manger, « Maisonneuve passait de manger ». Il faut donc « revenir aux fondamentaux et « se poser la question de savoir ce que veulent les gens ». Damien Kindermans a précisé que le Web communautaire a existé avant (c’est un ancien de multimania il y a 14 ans, il sait de quoi il parle) et il existera après. Intégrer le communautaire dans le service ou le produit, c’est baser sa stratégie sur ses clients.

Damien cependant fait remarquer que pour la première fois, on avait des fermetures de comptes, et même qu’il y avait une sorte de paranoïa sécuritaire, relayée par les médias ; dans un sens c’est plutôt bon cela permet de d’éviter les excès.

Laurent Michel a fait quand même remarquer que 1 milliard d’utilisateurs sur 2 milliards d’internautes est peut-être le signe que l’on avait atteint un plateau et que cela était normal. Facebook représente encore selon lui environ 40 % du temps sur les smartphones (chiffre comscore), et Facebook est rapidement devenu le premier acteur de la publicité mobile (meilleure régie sur ce canal). Dans l’avenir, il est difficile de savoir ce qu’ils vont faire. Quant à Google +, Laurent insiste sur le fait que ces 500 millions d’utilisateurs, sont souvent poussés par Gmail.

Un exemple concret, il cite les pages du PSG, avec 2.8 millions de fans sur Facebook et à peine 220 000 sur Google+. 15 000 like sur Facebook sur le même poste, génèrent environ 87+ sur Google +. Fin de la démonstration.

Marilyne Lacaze a enfoncé le clou en disant que Google+ c’était « quasi rien du tout », et qu’elle préférait se focaliser sur des outils comme tripadvisor par exemple, très important dans le domaine du tourisme.

La question de la Facebook fatigue n’a donc pas soulevé de débat parmi nos professionnels, la question ne semble pas être là

4. Le mass social media ?

J’ai voulu amener le panel sur cette question de savoir si on n’était pas passé du social média, micro ciblé éthique et responsable, au mass social media, publicitaire et intrusif.

Marilyne fait remarquer que cela rejoignait la fameuse question du ROI que nous nous posons depuis de nombreuses années, et qui commence à trouver de véritables réponses aujourd’hui. Cette question trouve sa réponse dans la vente, mais aussi la collecte de données (au travers des jeux) mais aussi au travers de techniques publicitaires sophistiquées comme le RTB (vente de bannières en temps réel aux enchères) et des formes innovantes de publicité sociale.

Elle a fait remarquer que c’était même le sujet sur lequel elle investissait de plus en plus. Une proportion non négligeable de leur budget Google qui passe dans les médias sociaux, c’est un risque, mais qu’elle assume car le retour sur investissement et les impacts sur les fréquentations des visiteurs sont bons. Le parc Astérix se lance donc courageusement sur toutes les nouvelles formes de publicité en faisant baisser les publicités à la performance et en diminuant la pression publicitaire sur les clients. L’objectif c’est de faire de la publicité sociale en se basant sur la préférence des amis.

Les autres participants ont également acquiescé sur ce point en confirmant l’importance de la publicité sur le social. Laurent Michel, qui a commencé sur Facebook en 2009 fait également remarquer que les tarifs de la publicité sociale avaient bien augmenté depuis lors. Si en 2009, pour arriver à 2000 fans, un budget de 1000 € en Facebook ads était suffisant, en 2013 le dispositif se doit d’être beaucoup plus complexe, avec 20 % de ce budget sur la production de jeux et 80 % sur le média en achat d’espaces, et un coût final à l’arrivée qui se rapproche de 1€ par fan (l’exemple donné a été un fabricant de pneus, mais j’étais arrivé à la même conclusion sur d’autres secteurs).