11/10/13

publicité mobile en France : peut mieux faire ! #hubforum

phone-large_thumb.gifpar Natacha Heurtault, auteur invité de visionarymarketing.com

Le Mobile : 73% d’amour fou ! 

Scruté à la loupe, étudié sous toutes ses coutures, le mobile est l’objet de toutes les attentions et de toutes les études. Usages, applications, monétisation, appification (non, non ce n’est pas une faute de frappe mais le prochain buzzword), rien n’est laissé dans l’ombre. Le mobile était par exemple l’objet du  panel « Mobile First : Anytime, Anywhere » du Hub Forum ce Jeudi 10 Octobre 2013.  Une étude réalisée par Médiamétrie et présentée par Laurent Battais a permis de mettre des chiffres sur cet engouement :
- Il y a eu 25 millions de mobinautes en France  au 2ème trimestre 2013, ce qui représente près d’un Français de 11 ans et plus sur deux (46,2%).
- Le téléphone mobile est indispensable pour 73% des français et la tablette l’est pour 55% d’entre eux
-  21% des foyers français possèdent une tablette… contre 2,5% en 2011
- le temps passé par écran est en en très forte progression : +80% pour Internet sur mobile en un an !

publicité mobile en France : décollage laborieux

publicité mobile en France : un décollage laborieux ?

 » Le mobile ce n’est plus seulement le second écran mais c’est la télécommande de nos vies  »

Ces chiffres ont ensuite été commentés par les intervenants. « Le mobile ce n’est plus seulement le second écran mais c’est la télécommande de nos vies » a déclaré l’un d’eux. Filant la métaphore il assure qu’on dépose aujourd’hui son ou ses mobiles sur la table du café comme les cowboys déposaient jadis leur colt en signe de bienveillance !

Explosion de la publicité sur mobile aux Etats-Unis

Les chiffres publiés par l’IAB le 9 Octobre ne disent pas autre chose. En effet l’étude de l’IAB (Internet Advertising Bureau) réalisée par PriceWaterhouseCooper, indique que les recettes de la publicité mobile aux Etats-Unis ont atteint 3 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2013. Ce qui correspond à une augmentation de 145% par rapport à la même période  de 2012.
Il ne fait donc plus aucun doute que l’avenir sera mobile, ou ne sera pas.

Oui mais…

Pourtant certaines ombres viennent entacher ce tableau idyllique et notamment les chiffres de la publicité mobile en France. Bien sûr ils sont aussi en croissance mais celle-ci est moins forte que les usages.   La publicité sur mobile est victime d’un frein technologique car il n’y a pas de cookies sur mobile et le ciblage des mobinautes est beaucoup plus complexe à mettre en place que celui des internautes.
« La collecte de données sur mobile nécessite un processus radicalement différent de ce que nous connaissons pour l’Internet fixe. Le mobile présente un nouveau défi pour les prestataires technologiques, à savoir comment rassembler suffisamment de données, de sources multiples, assurant aux annonceurs, aux éditeurs, d’acheter pour les uns et de vendre pour les autres sans pour autant compromettre ou dégrader l’expérience utilisateur.» précise Frédéric Prigent, DG de PubMatic France, société éditrice d’une plateforme média digitale destinée aux éditeurs de contenus.

Alors bien sûr le mobile est en forte croissance et promet des lendemains qui chantent mais, dans le domaine de la publicité il peut faire beaucoup mieux !

8/10/13

Real-time bidding (RTB) : déjà 20% des inventaires selon Sociomantic

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site http://visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenue une agence Marketing en 2014
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J’ai rencontré Christopher Caussin au salon e-commerce il y a quelques semaines. Il est désormais directeur Europe du Sud chez Sociomantic, un acteur allemand du RTB, le Real-Time bidding, qui est la nouvelle mode (3 ans) en matière de publicité Internet. Mais qu’est-ce que le RTB et comment ça marche ?  Voyons cela ensemble au cours de cette interview enregistrée sur le stand de Sociomantic à e-commerce.

Interview de Christopher Caussin de Sociomantic

Sociomantic est une société allemande qui été créée en 2009. Elle propose des solutions de real-time bidding (RTB) sur tous les continents, puisque nous avons un bureau, le plus à l’ouest, à San Francisco, et le plus à l’est, à Singapour. C’est un vaste sujet, le RTB : globalement, c’est l’achat d’inventaire publicitaire en temps réel, c’est ça les fondamentaux, c’est le « tuyau » à vrai dire. On s’appuie sur la technologie du real-time bidding pour proposer à des acteurs du e-commerce d’optimiser leurs achats publicitaires. Si vous vendez des chaussures sur Internet par exemple, vous vous appelez Sarenza, Zalendo ou Spartoo, vous avez des problématiques en termes de recrutement de nouveaux clients, de fidélisation de vos clients existants … Sociomantic intervient pour personnaliser les messages et les leur adresser via le média « display** ».

**bannières

Définition du Real-Time bidding par definitions-webmarketing : “Selon la société d’étude IDC, le real time bidding a représenté 8% des achats display en France en 2011 et devrait atteindre 21% en 2015. Selon Forrester Reasearch, le RTB devrait représenter 30% des investissements publicitaires digitaux en 2017.” Le principe des enchères en temps réel [Source Erwan Le Page :Matiro) via definitions-weebmarketing]

Avec le RTB, vous avez une plateforme Internet, mais qui est plus une plateforme de statistiques qui permet de suivre en temps réel vos campagnes, car c’est quand même la promesse globale ; mais vous avez surtout un interlocuteur qui va venir en prendre en compte vos objectifs et vos impératifs et vous proposer des segmentations pour atteindre vos objectifs de campagne.

À ce moment-là, on met en place des campagnes, on « tague » le site, on récupère les informations sur les utilisateurs, et on exploite leur historique d’achat, et leur historique de navigation pour anticiper leurs prochains besoins et leur personnaliser leurs messages publicitaires. On utilise bien-sûr les données du marchand, et également les données tierces, avec des indications sur les comportements des utilisateurs extérieurs au site.

L’arrivée de Facebook dans le real-time bidding

Le grand événement cette année, c’était le lancement de l’Ad exchange de Facebook, qui a permis qui est massif en termes de volumétrie, il ne faut pas oublier que Facebook génère plus de 40 % du trafic des sites de l’e-commerce et donc ils proposent aux sites d’avoir la même opportunité de ciblage. Il y a cependant des limites à ne pas franchir : typiquement nous ne travaillons pas avec des crédits, on ne travaille pas avec tout ce qui reste lié à la santé, à l’alcool, et autres produits qui sont un peu « limite ». Il faut rester cohérent.

Le RTB face au retargeting

Le retargeting quant à lui existe depuis quelques années ; ça fait maintenant 5 ans que ça existe, les choses ont beaucoup évolué et la première version du retargeting n’intégrait pas le RTB. Maintenant que le RTB est en place, cela permet de mieux cibler les messages et d’avoir des messages totalement différents par l’utilisateur. Et à chaque fois, de faire tourner les messages. Par le passé, les acteurs de retargeting achetaient des inventaires considérables par avance, et donc ils les monétisaient parce qu’ils prenaient des engagements. Aujourd’hui vous n’avez plus besoin de faire du remplissage. Cela fait une pression moins forte pour l’utilisateur. Globalement, on parle de l’émergence du RTB en fin 2009, et maintenant, on est à peu près à 20 % des inventaires publicitaires sur tous les marchés développés. Pour donner un ordre d’idées, un des autres avantages c’est que vous pouvez cibler les utilisateurs dans n’importe quel pays. On a même des clients au Nigéria par exemple.

Ne pas se substituer au display

L’enjeu ce n’est pas se substituer au « display », c’est d’aller chercher plus de ciblage et plus de performance. Quand on dit plus de performance, cela ne veut pas dire forcément moins cher, mais cela veut dire le bon coût par rapport à vos objectifs. Ceux-ci dépendent de votre secteur d’activité, car les marges sont pas les mêmes si vous vendez les produits high-tech ou si vous vendez des vêtements ou des voyages. Les coefficients marge des acteurs de la distribution sont beaucoup plus importants ; donc ils sont prêts à dépenser beaucoup plus, de 10 à 15 % de leur chiffre d’affaires sur certaines populations ciblées, alors que dans la high-tech on est plutôt proche de 5 % du chiffre d’affaires. Tout dépend tout dépend du secteur, tout dépend de votre ambition, tout dépend de vos moyens.

On voit actuellement, et c’est international, un développement des acteurs de la distribution, dont certains essaient de rattraper leur retard, et parfois très bien, et ils sont donc prêts à investir énormément dans l’univers. En gros, le coût dédupliqué est voisin de 5 % de votre chiffre d’affaires HT et ça va vous rapporter du chiffre incrémental. Soit vous voulez améliorer votre taux de transformation globale sur le site, et donc regarder si ça vous fait des ventes en plus ou alors, vous allez avoir une fréquence moyenne de transformation de 1.5 sur votre site et vous allez vouloir atteindre 1.7.  Après, il y a différents paramètres qui entrent en ligne de compte. Tous nos clients ont bien conscience de leurs objectifs de ROI on est quand même dans un marché qui n’a plus rien à voir avec celui d’il y a 10 ans, et qui est beaucoup plus mature et où les profils dont plus des profils de marketeurs et aussi de statisticiens, et ils ont une vraie approche au-delà du tableur Excel.

Nous avons annoncé le lancement de notre solution sans flash, et qui est compatible avec IOS ; elle permet d’intégrer iPad et iPhone dans la logique de ciblage. Après, l’avenir le dira si on va encore s’attendre à d’autres « devices », tels que la télévision par exemple.

à propos de Sociomantic

Sociomantic a été fondée en 2009 à Berlin, qui est un véritable hub Internet à l’heure actuelle, et qui a pris la place du Londres des années 2000, et qui est une ville très cosmopolite. À Berlin, nous avons 80 personnes et une vingtaine de nationalités, tous parlent l’anglais. C’est une entreprise qui a un ADN véritablement technologique à l’origine.

Notre objectif est de continuer l’internationalisation, car il y a encore des pays où on doit ouvrir très prochainement, et également de continuer à développer nos solutions pour aller vers encore plus de ciblage des messages délivrés à l’internaute.

En France, nous sommes 13, espérons que cela nous porte bonheur, mais on a encore des recrutements en cours, donc on pourra encore se développer dans les années qui viennent. On ne communique pas sur notre chiffre d’affaires, nous n’avons pas encore prévu d’introduction en bourse ; le domaine génère énormément de buzz, et on ne communique pas sur ces chiffres.

16/09/13

75 super publicités pour stimuler votre créativité (sélection)

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site http://visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenue une agence Marketing en 2014
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idea-visionary-marketing

C’est le divertissement du lundi matin afin de vous aider à passer une bonne semaine et stimuler votre créativité par les idées des autres. Je vous ai listé les sources complètes de ces publicités et j’en ai sélectionné quelques unes que j’ai trouvées particulièrement réussies. Franchement, elles sont quasiment toutes bonnes, donc mon choix est très subjectif.

Brilliant-Ads-18

Mitsubishi joue sur la soif d’aventures du conducteur de 4×4 urbain

Brilliant-Ads-33

Google se moque – gentiment – des fautes d’orthographe des internautes pour vanter son correcteur sémantique

Brilliant-Ads-08

Babycanwait.com rappelle aux pères qu’ils doivent grandir ! (il s’agit d’un site dont le but est de faire les prévention auprès des adoslescents au sujet des grossesses précoces (“teenage pregnancy”)

Brilliant-Ads-10

La BBC au-dessus du lot dans une campagne street particulièrement réussie

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Un site luttant contre la cybercriminalité en Inde utilise un graphisme percutant pour faire passer son message (ils pourront désormais passer du temps à relooker leur site)

>> source : 75 (Even More) Brilliant Advertisements [High Quality Photos] par H.Q. Roosevelt

>> autres liens du même type :

19/07/13

Au vu des publicités Facebook, insultantes et inefficaces, quel futur pour la publicité sociale ?

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Yann Gourvennec

PDG & fondateur chez Visionary Marketing
Yann Gourvennec a plus de 20 ans d'expérience en Marketing & Innovation. Il a créé le site http://visionarymarketing.com en 1996. Visionary Marketing est devenue une agence Marketing en 2014
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fb-largeNous ne finirons pas la semaine  sans parler à nouveau de la publicité Facebook, qui n’en finit pas d’attirer les critiques. Il y a peu, nous nous réjouissions de l’invention « partner categories » de Facebook qui apportait un peu d’originalité et d’innovation dans le domaine bien pâle de la publicité en ligne sur les médias sociaux, même si en même temps, celle-ci  apportait son lot d’interrogations quant au respect de l’information et de la liberté individuelle.

Mais la vraie question d’aujourd’hui c’est de savoir si l’interrogation de ZDNet de juin 2012 , il y a un an déjà, sur l’efficacité des publicités Facebook n’est pas encore à l’ordre du jour. Forbes, quant à eux, prétendent que les publicités Facebook se sont dégradées nettement récemment et que leur problème n’est pas la pléthore d’affichages mais la mauvaise qualité des annonceurs. Drôle d’argument soit dit entre nous. Comme si un ad server ne choisissait pas ou ne laissait pas choisir à l’éditeur une ligne éditoriale ? Où est le travail de filtrage ? Où est la promesse d’une publicité plus respectueuse de l’utilisateur et de ses goûts, de ses centres d’intérêt et donc … plus efficace ? (même si je me doute qu’il y a une certaine efficacité dans la publicité qui fait appel aux plus bas instincts du public).

image

Si Google est capable de laisser choisir la ligne éditoriale des publicités à ses éditeurs (voir mon site ci-dessus), pourquoi pas Facebook?

pub facebookSelon ZDNet “4 utilisateurs sur 5 ne sont pas influencés par les publicités présentes sur Facebook pour passer à l’acte d’achat” ce qui est sans doute déjà un chiffre bien généreux. A en juger par la pertinence des informations proposées, on peut douter en effet, et j’ai lancé sur ma page Facebook justement une discussion qui a vite attiré beaucoup de commentaires et des discussions assez intéressantes avec des échanges de liens un peu partout. Je ne serais pas seul à m’émouvoir, il y a de l’espoir.

Cet article du 15 juillet sur ad Exchange, qui fait écho à l’article de Forbes en en reprenant bien des points, dénonce la mauvaise qualité des annonceurs de Facebook. Mai sle problème de la publicité sur Facebook va certainement au-delà du simple la simple qualité des annonceurs, qui ont bon dos entre nous soit dit, car s’ils sont là c’est qu’on les laisse faire, et aussi de la pertinence de ciblage. Où est le filtrage ? Les boutons pour dénoncer telle ou telle pub comme offensante sont sans effet (je suis fatigué de cliquer dessus depuis des années sans résultat) ? Est-cela l’innovation apportée par les médias sociaux ? Voilà qui est bien décevant.

Des sites  douteux

femmesmochesIl y a notamment une abondance de publicité pour des sites plus ou moins douteux, au mauvais goût plus ou moins prononcé, et dans les langues les plus improbables.

echteliebe

Ce matin, on me proposait de trouver le véritable amour en allemand, ce qui pour une fois tombe bien, puisque je lis cet idiome. J’ai bien cherché, il y a quelque temps, à changer mon profil, dont j’avais volontairement caché certains traits trop personnels, comme ma date de naissance ou le fait que j’étais marié ou non.

En me déclarant comme “marié”, je me disais qu’on arrêterait de me casser les pieds avec des sites autrichiens me proposant le véritable amour (“echte Liebe”).

Pas du tout, la série continue.

Même si je vois aujourd’hui même 19/07 un peu moins de ces publicités, il faudra voir dans la durée. Il y a toujours certes l’inévitable retargeting qui vous affiche sans cesse les produits que vous êtes déjà allés voir ailleurs (en ce moment pour moi ce sont les objectifs photographiques).

Alors la question se pose, au-delà de “partner categories”, et au-delà de la mauvaise qualité des annonceurs, peut-on réinventer ce modèle publicitaire racoleur voire même carrément insultant (voir la publicité écœurante pour les “femmes laides” ci-dessus).

Certainement, la promesse des médias sociaux allait au-delà de ce racolage digne de la rue Saint-Denis.

24/06/13

Facebook innove (enfin) en publicité en suivant (encore plus) les consommateurs à la trace

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La sélection du jour…

Est cet article de business insider sur une innovation que Facebook lance dans le domaine de la publicité en ligne. Il est encore un peu tôt pour se prononcer sur la réussite future de ce nouveau service de Facebook, mais ce qui est indéniable, c’est que le géant des réseaux sociaux est en train d’innover, enfin, autour de la publicité dans les réseaux sociaux. Énième, et probablement ultime étape de la mercantilisation des réseaux sociaux, cette invention dénommée « partner categories » est en train de sonner le glas définitif du Web 2.0.

Partner categories, c’est la possibilité de, prédictivement, savoir non pas ce que vous aimez (“likez” en termes Facebook), ce qui n’a qu’un intérêt limité, mais ce que vous achetez ou allez acheter (parce que vous vous êtes renseigné sur un produit). À l’évidence, ce service va faire grincer les dents de ce côté-ci de l’Atlantique, et on peut imaginer notamment quel accueil va lui être réservé dans les pays particulièrement sensibles à la protection des données personnelles que sont l’Autriche et l’Allemagne par exemple. En France, où la proportion d’utilisateurs aux médias sociaux selon le Figaro, vient de passer les 80 %, on continuera de couiner et de râler, mais de de se laisser suivre à la trace, sans nul doute.

Ah ! le Web et ses bonnes vieilles métaphores guerrières …

Cette invention fait peur à Yahoo! (comme cela est indiqué dans l’article de business insider ci-dessous). La guerre est lancée, car le monde de l’Internet est friand de ces “guerres” : guerre des navigateurs, guerre des moteurs de recherche et des portails il y 10 ans, et maintenant guerre de la publicité. Et il n’y a pas que Yahoo! Car dans un sens, plus que Yahoo!, c’est Google qui est visé ; le champion de la publicité sur Internet. Grâce à ce nouveau système, Facebook tient enfin un moyen de concurrencer le géant américain de la publicité en ligne.

À moins que le caractère intrusif de cette personnalisation outrance n’ait un caractère plus contre-productif que productif. A voir également si le résultat de ce nouveau dispositif ne va pas finir par être stigmatisé par les utilisateurs, à la manière du retargeting, qui tend à vous proposer les produits que vous avez déjà visités en ligne de façon un peu insistante.

Ce qui est marquant ici aussi, c’est le renforcement de la tendance que nous observions déjà il y a quelque temps sur le mariage du commerce en ligne et du commerce physique. Les réseaux sociaux s’en mêlent également, c’est cela véritablement le social commerce et non pas les boutiques sur Facebook qui ont fleuri il y a 2 ou 3 ans et qui ont fait Pschitt!

Affaire à suivre donc…

Facebook Partner Categories

légende : cibler les clients sur la base de ce qu’ils achètent et non plus de ce qu’ils “likent” … (image marketingland)

Le produit anti-Yahoo! est enfin né – Business Insider

A l’Automne dernier, une source proche de Yahoo! nous a confié que Facebook était en train de travailler à un produit destiné à “nous [tuer]”.  Il nous disait :

“Il y a des rumeurs qui couvent à propos de la prochaine grosse opération qu’ils montent – un nouveau business qui viendrait concurrencer Yahoo! sur son produit publicitaire phare et qui nous tuerait”.

Ce produit est enfin arrivé. Il s’appelle “partner categories”. Il permet aux annonceurs Facebook d’afficher des bannières aux utilisateurs qui ont acheté, ou qui ont montré un intérêt prononcé pour l’achat, de catégories spécifiques de produits hors Internet : cela va des produits de grande consommation, aux voitures et au-delà. Ce nouveau produit Facebook est possible du fait d’un partenariat avec une entreprise appelée datalogix. Datalogix analyse l’utilisation des cartes de fidélité dans les magasins physiques.

Facebook est donc capable, et cela a un impact non négligeable sur la confidentialité des données personnelles, de dire qui a acheté environ 50 % de tous les produits de grande consommation vendus aux États-Unis.

Datalogix c’est aussi capable de suivre à la trace les gens qui ont donné des informations d’identification au vendeur à chaque fois qu’ils ont demandé des informations sur leurs produits.

via Yahoo-Killing Facebook Product Is Finally Here – Business Insider.

>> voir aussi l’aricle de Marketingland