Les médias sociaux : adulés et pourtant sous-exploités #baromediasociaux

Un baromètre des médias sociaux franco-américain

Déjà 78 inscrits [MAJ du 01/07 à 07:00 168 inscrits à cette heure] à notre webinaire du 2 juillet sur le baromètre des médias sociaux en entreprise. Une initiative que nous avons lancée avec notre partenaire canadien Hootsuite (installé depuis 2014 en France également) pour le compte de l’Adetem, la plus grande association de marketing en France, dont nous sommes également membres et supporters. Le résultat de ce baromètre est allé au delà de nos espérances, en dévoilant des résultats très fins qui seront dévoilés le 02 juillet dans un livre blanc. Ce livre blanc réunira non seulement les résultats des questionnaires avec leurs analyses mais aussi les compte-rendus et verbatims des tables rondes organisées avec Hootsuite et Adetem dans les locaux de Visionary marketing le mois dernier. Ces tables rondes nous ont permis d’approfondir le sujet et de rentrer plus loin dans l’analyse du développement de l’usage des médias sociaux par les marketeurs.Barometre-Reseaux-sociaux-marketing-peut-mieux-faire-T

Des résultats très intéressants en somme, qui nous ouvrent beaucoup de perspectives pour l’avenir du marketing et des médias sociaux entreprise. Ce livre blanc s’ouvre sur un éditorial que j’ai écrit pour l’occasion. Je vous le livre donc ici en format brut, afin de vous donner un avant goût de ce que vous pourrez découvrir en ligne et pendant le webinaire public et gratuit que nous avons pu organiser avec le concours de Webikeo, notre partenaire privilégié pour ce type de manifestations.

Enfin et surtout, j’insiste sur le caractère international de ce baromètre, qui nous permet enfin de comparer des choses comparables. Bonne lecture et surtout, à jeudi 2 juillet à 14:00 pour ce webinaire exclusif auquel vous pouvez vous inscrire directement sur http://medias-sociaux.net

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On parle du baromètre des médias sociaux !

L’équipe d’eMarketing était présente lors de la journée « Best-of des événements » de l’association nationale des professionnels Adetem, et a rédigé un superbe article sur le sujet. Les résultats du premier baromètre des médias sociaux organisés par Hootsuite en partenariat avec Adetem et Visionary Marketing seront bientôt disponibles et vous seront présentés lors d’un webinaire (organisé en partenariat avec Webikeo) le jeudi 2 juillet à 14h00. Pour vous inscrire, cliquez sur l’image ci-dessous :

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.

 

Les réseaux sociaux, un incontournable pour les marques. Mais, quelle en est l’utilisation faite par les marketeurs et leurs entreprises ? Hootsuite et Visionary Marketing ont présenté leur premier baromètre sur le sujet, à l’occasion de la journée « Best-of des événements » de l’association nationale des professionnels du marketing Adetem.

La rédaction d’eMarketing y était et vous fait partager les principaux enseignements de cette étude. Les entreprises françaises ont largement intégré les réseaux sociaux…96 % des professionnels du marketing déclarent utiliser les médias sociaux à titre personnel et professionnel. Dans le cadre professionnel, et sans surprise, LinkedIn tire son épingle du jeu, avec 81 % d’utilisateurs. Twitter (79 %), Facebook (60 %), YouTube (58 %) et Google + (42 %) suivent. A titre privé, le réseau social Facebook prend, pour sa part, la tête du classement des réseaux sociaux, avec 85 % d’utilisateurs, suivi de LinkedIn (83 %), de YouTube (72 %) et de Twitter (71 %).

Source : [Baromètre] Réseaux sociaux : le marketing peut mieux faire

Baromètre médias sociaux en France Webinaire le 02/07/15 #baromediasociaux

Cela fait 10 ans que les médias sociaux font partie, de près ou de loin, de notre quotidien. Même si de nombreuses entreprises ne voient toujours pas l’intérêt de surfer sur la vague, et que d’autres le font encore à moitié, il est indéniable que les médias sociaux sont devenus un pilier du marketing.  Ils ont changé nos habitudes, dans la sphère personnelle comme dans la sphère professionnelle. barometre medias sociauxCependant, l’usage des médias sociaux dans le cadre du marketing en France reste à déterminer, et notamment à comparer avec les pays de référence. C’est pour cela que l’éditeur canadien de la plateforme leader de gestion des médias sociaux Hootsuite s’est unie avec Adetem et Visionary Marketing afin de présenter le premier baromètre médias sociaux sur l’usage des médias sociaux par les directions marketing en France. Les résultats venant de tomber sur nos téléscripteurs (ils ont été présentés à l’Adetem la semaine dernière), nous vous convions à un webinaire organisé en partenariat avec Webikeo, où nous présenterons avec Hootsuite les résultats de ce baromètre, un des seuls à proposer une comparaison entre USA/Canada et France sur la base d’un questionnaire commun. Ces résultats seront mis à disposition des demandeurs, sous la forme d’un livre blanc écrit par les consultants de Visionary Marketing en partenariat avec Hootsuite et sous le patronage de l’Adetem. 

Les résultats du baromètre médias sociaux en France sont désormais disponibles et nous vous invitons à les découvrir en participant à notre Webinar du 2 Juillet :

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.

– Quel est l’impact des médias sociaux dans les stratégies marketing des entreprises françaises ?
– Quels réseaux sociaux les marketeurs français utilisent-ils aujourd’hui, et pourquoi?
– Quels sont les principaux enjeux auxquels ils sont confrontés?
– Quelles sont les bonnes pratiques?
– Comment la France se compare-t-elle au reste du monde sur les points ci-dessus ?

Quelques mots sur la méthodologie de l’étude:

– Une étude en ligne auprès des adhérents de l’Adetem
– Deux tables rondes réunissants des professionnels du Marketing
– Plusieurs interviews téléphoniques auprès d’experts Marketing
– Benchmark détaillé avec les résultats des études internationales menées par Hootsuite (Etats-Unis, Canada,  Royaume-Unis).

À propos des concepteurs du baromètre médias sociaux 2015

Adetem:
Adetem (l’Association nationale des professionnels du marketing) a été créée en 1954. L’Adetem est une association française à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, dont la mission principale est d’offrir à ses adhérents un lieu nourri d’échanges et de rencontre pour progresser en permanence dans leur métier et bénéficier d’un réseau relationnel unique et qualifié de dirigeants, de marketeurs et d’experts.

Hootsuite:
Avec plus d’12 millions d’utilisateurs, Hootsuite est la plateforme de gestion des médias sociaux la plus utilisée au monde. La solution Hootsuite Enterprise permet aux entreprises de définir et suivre leur stratégie de Social  Media au niveau global. Grâce à notre plateforme sécurisée et évolutive, différents services, équipes et centres de profits peuvent collaborer, optimiser et générer des retours mesurables de leur stratégie des réseaux sociaux.

Visionary Marketing:
Visionary marketing est une agence de marketing Web spécialisée dans la transformation et la communication digitale. Créée en début 2014, elle intervient dans les domaines B2B et B2C et accompagne plus de 20 clients en France et à l’international dans les domaines digitaux et stratégiques.

Webinar médias sociaux
Pour suivre notre Webinar le Jeudi 2 JUILLET à 14h00.

Un influenceur se lasse des médias sociaux et alors ?

Un influenceur se lasse des médias sociaux …

Il n’est pas seul. Est-ce grave et que faut-il en conclure ?

Chris Brogan est un des plus grands influenceurs et blogueurs américains et l’auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing et notamment celui intitulé “Trust Agents” qui établissait l’importance de la confiance dans le commerce et l’économie et Dieu sait qu’il avait raison. Sa confiance dans les médias sociaux – dans un cadre professionnel – s’est justement largement effritée récemment, au point d’avoir écrit il y a un temps que “les médias sociaux n’étaient pas morts, mais qu’ils étaient devenus ennuyeux ». Il va un cran plus loin avec cet article écrit le 1er mai. Doit-on s’alarmer et quitter la partie parce qu’un “influenceur” a perdu ses illusions ?

Véritable star de l’internet dans les milieux marketing et com il était accueilli par les houras du public il y a 5 ans à Exeter (voir la vidéo ci-dessous) où j’étais également un des présentateurs. Ah la belle époque des médias sociaux, quel enthousiasme, quelle envie de changer le monde. Et maintenant … la publicité. Et en plus même pas de la publicité innovante, juste de l’hyper ciblage peu intéressant et même pas forcément efficace. Doit-on s’en alarmer ? Ce n’est pas mon avis.

Cet avis – et je l’ai déjà exprimé sur ce blog et ailleurs maintes et maintes fois – c’est que d’une part la publicité est un mal nécessaire – elle peut même être enthousiasmante – mais que les médias sociaux ne se prêtent pas à une démarche de mass medias. Après, on peut se lamenter sur le changement du paysage (pour être honnête et sans vouloir me vanter, c’est quelque chose que nous avions anticipé avec Hervé Kabla il y a déjà 3 ans) mais il vaut mieux se ressaisir et revenir aux fondamentaux du content marketing et du marketing du bouche à oreille, sans rester obsédé par des plateformes qui après tout ne sont que des outils.

Des influenceurs qui s’ennuient ou qui nous ennuient ?

Medias sociaux influenceurs Chris brogan

Cette antienne est entendue fréquemment dans le milieu des stars des médias sociaux et elle ne date pas d’aujourd’hui. « J’utilise Facebook pour l’entreprise, mais qu’est-ce que c’est ennuyeux”. Mais est-ce grave ? Il faut faire de la publicité  pour “passer l’algorithme onéreux et complexe” de Facebook, mais n’existe-t-il pas d’autres méthodes ? Certains utilisateurs de Twitter sont en pilote automatique mais ne puis-je pas faire autrement ?

Les outils ne sont que des outils

Pour bien utiliser un outil, il faut bien le connaître. Plus on le connaît, plus on est capable d’en minimiser l’importance et de le relativiser. Dans une conférence où je présentais à Atlanta à la fin de 2009 je disais déjà que Facebook et Twitter ne seraient peut-être plus là un jour. On me regardait un peu comme un Martien. Je ne voulais pas dire que ces outils n’avaient pas d’importance, mais qu’ils n’étaient que des outils, et que s’ils venaient à disparaître (ou à être dénaturés, c’est le cas aujourd’hui) ce ne serait pas une si grave affaire. On se mettrait à utiliser d’autres techniques, d’autres outils, on inventerait d’autres stratégies. Et tant mieux !

Je ne pense pas que les médias sociaux soient morts ou plutôt on s’en moque complètement. Ce qui compte ce sont les stratégies digitales que nous pouvons mener avec nos clients, et les dispositifs de contenus qui peuvent être montés autour de leurs sujets, des passions qu’ils peuvent partager avec leurs écosystèmes et de l’engouement que l’on peut générer autour de ces initiatives avec ses clients, ses employés, ses partenaires … la liste est infinie.

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D’une part, comme l’a démontré l’étude Pew d’Avril, la “fatigue Facebook” comme on la nomme habituellement est très largement exagérée (voir les chiffres à gauche). Même chez les adolescents et ce malgré les articles rageurs postés par certains d’entre eux et à intervalles réguliers (cette année c’était Andrew Watts au Texas).

Ensuite, il faut noter que les médias sociaux ne sont qu’un rouage dans l’ensemble de la communication digitale. Et ce n’est pas nouveau. J’ai toujours refusé de les considérer comme un sujet à part (cela était écrit noir sur blanc dans “les médias sociaux expliqués à mon boss” et ce qui se passe aujourd’hui démontre que j’avais raison.

En conclusion, je dirais comme l’affiche célèbre de la 2ème guerre mondiale en Angleterre : “keep calm and carry on!” Les outils ne sont que des outils. Quand l’un d’entre eux est usé … Il faut le remplacer, pas la peine de d’énerver sur le fait qu’il soit émoussé.

C’est aussi pour cela que je sens de plus en plus revenir l’engouement pour les communautés en propre. Reste qu’il faut bien comprendre comment cela fonctionne.

Comment j’utilise les médias sociaux aujourd’hui

01/05/15 Par Chris Brogan (influenceur marketing américain)

Cet article ne va pas changer votre vie. N’importe, je voulais partager avec vous ma vision des transformations nombreuses dans le paysage du Web et des médias sociaux. Une partie de ces constats m’attriste. Le reste ne fait que montrer l’affaiblissement et la diminution de l’efficacité des diverses plateformes en tant qu’outils pour le business. Il est possible que vous soyez en désaccord. Ça ne me dérange pas.

Les réseaux sociaux comme outils de business

Il faut déjà que j’avoue que mon opinion sur le sujet a changé radicalement (à 180°) dans les derniers mois. Mes avis sont basés sur le business que je fais et non sur le fait que j’aime ou n’aime pas telle ou telle plateforme (sauf si je le précise).

Twitter est en train de mourir

J’ai près de 309 000 abonnés. Je vois de moins en moins d’engagement sur cette plateforme. Je vois aussi de plus en plus de gens qui bourrent Buffer de contenu et qui s’arrêtent là. Je ne suis pas opposé aux flux automatisés si les utilisateurs rebondissent sur eux pour créer de l’engagement. Mais cela ne se passe pas ainsi. Twitter est en train de devenir rapidement l’équivalent du fil d’actu en bas de l’écran d’ESPN [NDLR : chaîne de Sports TV aux USA]. Presque. Presque intéressant à regarder du coin de l’œil. C’est tout.

Facebook : il faut payer

Cela ne me met pas en colère comme certains. Si vous voulez amener du trafic hors de Facebook il faut payer. Si vous voulez passer à travers de leur algorithme onéreux et sophistiqué et “forcer” les gens à lire vos posts, il faut aussi payer. OK, ça me va. Je vois un peu d’activité sur Facebook. Mais en toute franchise, je l’utilise “principalement” pour moi-même.

Source : How I Use the Social Networks These Days – chrisbrogan.com

médias sociaux : de la nécessité d’interagir

Les médias sociaux vous imposent d’interagir

Continuons notre travail sur la comparaison entre médias sociaux et mass media. Comme je l’avais déjà annoncé dans une vidéo réalisée avec notre partenaire Hootsuite, on peut acheter des likes, on ne peut pas acheter l’amour. C’est là finalement le grand jeu des médias sociaux, un panneau dans lequel tombent quasiment toutes les grandes marques soumises à la pression, bien compréhensible, de la publicité. En publicité, l’équation reste (relativement) simple : je diffuse un « message » à une masse, la plus grande possible, et si possible, je mesure le résultat par la suite, en termes d’impact, d’image ou de notoriété. Dans les médias sociaux, comme nous l’avons expliqué dans un article récent, la logique est inverse. Les médias, au lieu d’être restreints sont pléthoriques, les audiences quant à elles sont morcelées; il n’y a pas de message. Celui-ci est immédiatement repris (ou non) et quand il est repris, il est nécessaire d’interagir et de répondre. Ne serait-ce que pour dire merci, bonjour ou montrer que vous écoutez poliment. Ou encore mieux pour répondre et échanger.

Les mass médias croquent la TNT mais les faits sont têtus

Puisque j’ai pris dans mon article précédent comme comparaison les audiences de la TNT, revenons si aujourd’hui alors que ce sujet été également traité dans la revue de presse (Le Kiosque) d’Europe1 de 6h15 de ce lundi 30 mars 2015 [écouter à partir de 4min30 dans ce podcast]

Axel de Tarlé y faisait remarquer à propos d’un article des Echos (les 10 ans qui ont bouleversé la TV française)  que la promesse initiale de la TNT il y a encore 2 ans, où de nouvelles chaînes ont été ajoutées au panel de chaînes disponibles, était d’apporter de la variété et des contenus spécialisés (donc de niche). Le résultat fut le morcellement des audiences avec sur les 19 chaînes de la TNT : 25 % de part d’audience ! Que croyez-vous qu’il arrivât ?

mass medias
les mass médias s’emparent de la TNT (image Les Echos du 30 03 2015)

Bien entendu, les grandes chaînes sentant venir la menace se sont dépêchées de racheter les petites, ce qui fait que une minorité de chaînes reste indépendante et que les grandes chaînes ont reconstitué quasi intégralement leur audience … et recyclent leurs bons vieux programmes. Sauf que… Les habitudes de consommation de la télévision ont changé profondément et que ce qui menace ces grandes chaînes est non pas la multiplication de chaînes qui jouent sur le même terrain, mais l’arrivée de modes de consommation de l’information et du divertissement par d’autres moyens : les systèmes de vidéo à la demande (aujourd’hui Netflix fait plutôt un bide en France mais cela pourrait bien ne pas durer) et aussi surtout… YouTube dont nous parlions dans l’article précédent et qui est à la recherche de nouveau business modèle. Ce morcellement des consommations des programmes pourrait bien les satisfaire.

mass media

Les faits sont donc têtus et pour les médias sociaux il en est de même, vous pouvez essayer d’utiliser ces outils contre nature, cela ne marchera pas et vous aurez le résultat qu’on voit ci-dessous. J’ai en effet pris cette capture d’écran volé au cours de mes pérégrinations sur LinkedIn, car j’aime bien analyser les messages sponsorisés qu’on voit fleurir ici et là sur les médias sociaux. Bien sûr, de temps en temps il faut aider un peu la nature en sponsorisant ces messages, je ne suis pas son ayatollah anti publicité comprenez-moi bien. Mais de tels médias requièrent qu’on aille un peu au-delà. Analysons donc cette image de message sponsorisé de la banque CIC sur la métallisation du ticket restaurant. L’idée est séduisante les dessins parfois amusants et bien faits également. En soit, je n’ai rien contre le partage de l’information qui était intéressant et qui nous délivre également un chiffre d’Ipsos qui peut intéresser les Marketers. Le CIC publie souvent en effet des dessins humoristiques sur LinkedIn, en surfant sur la vague des images partagées, avec des dessins parfois assez réussis et que je reconnais volontiers apprécier. J’en ai partagé un ou deux. Que la banque ne voie donc pas d’animosité dans mes propos, il n’y en a pas. Si cela se trouve, elle n’est même pas impliquée dans cette opération qui est pilotée par une agence. Mais c’est peut-être dommage.

Erratum : ce ne sont pas les médias sociaux mais le marketing (le bon sens ?) qui vous impose d’interagir

le contre exemple des médias sociaux
le contre exemple des médias sociaux pris comme des mass media

Mais la question est ailleurs. Certes, 39 personnes ont « liké » cette image, ceci n’est pas mal mais nécessite qu’on rapporte ce chiffre au coût de la sponsorisation de ce message. Peu importe, ce n’est pas ça qui est intéressant. Ce qui est intéressant, c’est que pour 39 likes, on obtient 22 commentaires. Ces 22 commentaires sont tous intéressants. Probablement que certains sont erronés (« difficile de ne pas y voir du flicage » par exemple ne semble un peu exagéré et néanmoins intéressant et révélateur) ; voire carrément de mauvaise foi (« les restaurateurs touchent l’argent plus rapidement qu’avec des tickets resto »…) Il n’empêche qu’ils sont tous intéressants et méritent d’initier le dialogue.

Or, où intervient la marque dans ce dialogue ? Pourquoi poster un article, une image, qui plus est en payant, si à la première remarque, je détale et oublie de répondre ? Ne serait-ce que pour remercier, prendre note de ce point de vue, voire encore plus intéressant pour le Marketer, utiliser ces Verbatim pour faire du marketing et soit améliorer mon produit ou service (dans ce cas il est difficile de l’améliorer telle quel, quoique…) soit pour réagir et corriger la communication sur le produit. Dans tous les cas, il ne coûte pas très cher d’aller mettre un commentaire pour dire  » je vois que vous n’êtes pas très contents, nous en prenons bonne note » en engageant la discussion et en essayant de faire, par exemple, un focus groupe, par exemple  etc.

Vous verrez également que dans la liste il y a des les utilisateurs qui plaident aussi pour les commerçants. En fait il semblerait que sur cette innovation, les utilisateurs finals n’aient absolument pas compris les bénéfices de la dématérialisation de ce système. Sans doute aussi que cette dématérialisation cache, sans même vouloir le cacher, le désir de voir disparaître certaines pratiques à la limite de la légalité qui permettait de jouer légèrement avec le système et d’utiliser ces tickets restaurant comme des billets de banque. Peu importe ! Si je n’ai rien à dire sur quoi que ce soit, mais  juste à faire passer un message descendant alors je me trompe d’outil, il faut que j’utilise la publicité, la bonne vieille publicité et non pas les médias sociaux. Voici un exemple parfait de Marketers qui se sont privés d’une écoute active des clients ou du public en général (il semblerait que l’article ait aussi touché beaucoup de Belges ce qui n’a probablement aucun intérêt pour la banque). Admettons qu’il s’agisse d’un manque de temps alors, raison de plus pour fuir les médias sociaux. Ceux-ci sont participatifs il faut répondre, il faut être là, c’est même le B.A.BA, et nous sommes las de le répéter depuis 10 ans.