les social media awards 2012 résumées pour les absents

Le 14 juin 2012, à la Sorbonne, a eu lieu la première édition des social média awards organisé par l’association média aces en partenariat avec l’école supérieure de gestion de Paris et l’université Paris 1 Sorbonne (où se déroulait l’événement). Je me rends compte 15 jours plus tard, après avoir cavalé partout dans l’Europe pour suivre notamment Le Web 2012 Londres et participé à diverses conférences au Royaume Uni, que j’ai complètement omis de faire un retour sur cet événement exceptionnel. Heureusement, Frédéric Canevet à pallié ce problème en postant sur son blog, conseilsmarketing.fr, un compte rendu très détaillé de l’événement. Vous y retrouvez également une vidéo que je reposte ici. Je m’en remets donc à Frédéric et son sens de la précision pour détailler les social media awards.

Les Social Media Awards 2012 par Frédéric Canevet

leroy-merlinCette soirée (14/06/2012) a vu le sacre de Leroy Merlin en tant que meilleur performer sur les Media Sociaux. C’est tout particulièrement les actions sur leur compte Twitter Facebook…  Et Youtube :

Avec comme petit plus le  relais des magasins qui interviennent directement dans les discussions et qui laissent même les clients discuter les uns avec les autres pour fédérer une communauté.

Dans la catégorie des « petits poucets » c’est Charlott Lingerie (Youtube & Facebook ) et EntreParticuliers.com (Twitter).

Cela montre qu’avec un peu d’implication et d’imagination on peut contrer les leaders qui ont parfois des budgets bien plus importants.

>> lire la suite sur le blog de Frédéric Canevet, Conseilsmarketing.fr

les social media awards 2012 résumées pour les absents was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Réussir ses Cartes de Visite Professionnelles !

[ceci est la rediffusion d’un article paru originellement en 2009]

A l’heure ou la communication devient de plus en plus numérique (email, appels, SMS…), la carte de visite reste un support incontournable car il a l’avantage d’être physiquement présent chez vos contacts après la première rencontre, et de leur permettre de retrouver facilement vos coordonnées.

Ces quelques millimètres de papier sont un excellent outil pour se démarquer de ses concurrents, et frapper l’esprit de ses contacts.

Si votre apparence et le contact avec votre société sont déterminant lors d’un rendez-vous, faites attention à ce que votre carte de visite ne vienne pas gâcher votre image de professionnel !

Pour être efficace votre carte de visite doit rester en cohérence avec votre charte graphique globale (c’est-à-dire vos couleurs, votre logo…), afin que votre interlocuteur ne soit pas étonné de recevoir une brochure avec des couleurs différentes, ou visiter un magasin avec une enseigne différente. Si vous avez plusieurs activités, il faut donc créer 2 cartes de visites différentes.

Néanmoins une carte de visite ne doit pas être une plaquette commerciale, son but est uniquement de rappeler à votre interlocuteur votre identité et les principaux services que vous offrez, le fameux qui ? quoi ? comment ?
– Qui ? Le nom de la société, vos nom(s) et prénom(s)
– Quoi ? Activité de l’entreprise, votre fonction. Si possible décrivez votre “Unique Selling Proposition”, c’est à dire ce en quoi votre entreprise est différente des autres, l’argument principal qui répond à la question “Pourquoi acheter chez vous plutôt que chez un concurrent”.
– Comment ? Coordonnées pour joindre l’entreprise, vos coordonnées directes

Conseil de Pro :
Trop d’info, tue l’info ! Votre carte de visite n’est pas un encart publicitaire, allez à l’essentiel.
– Le terme « gérant » n’est pas une fonction, utilisez plutôt directeur commercial, directeur général…
Ne pas mettre sa photo sur la carte de visite, sauf si vous êtes artiste et que votre visage est votre produit.
– L’email est devenu indispensable, évitez donc les adresses .orange.fr , free.fr, hotmail.fr… et achetez un nom de site internet (voir par exemple 1and1 avec des noms de domaine à 6 € / an)
– Pour les entreprises travaillant avec l’étranger, réalisez une carte spécifiquement en anglais pour ne pas mélanger les genres ou tout simplement publiez un recto en français et un verso en anglais.

Que faut il mettre sur une carte de visite ?

Les principales informations qui doivent apparaître sur la carte sont donc :
1. Nom de la société
2. Activité de l’entreprise (via un slogan)
3. Le prénom et nom du contact
4. La fonction occupée
5. Le numéro de téléphone
6. L’adresse email
7. L’adresse internet ou l’adresse physique (selon que l’activité soit plus internet ou plus physique)
8. …

Lors de la remise de carte de visite, il faut l’accompagner de son pitch. Le pitch c’est être capable de présenter en moins de 30 secondes son entreprise, ce qu’elle fait, sa cible et en quoi elle est différente des autres entreprises.
Lorsque vous êtes en rendez-vous avec plusieurs personnes d’une même société, n’oubliez pas de remettre votre carte de visite à toutes les personnes, et pas uniquement au chef, ainsi de ne vexer personne…

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Réussir ses Cartes de Visite Professionnelles ! was last modified: juin 29th, 2012 by conseilsmarketing

médias sociaux : quelle plateforme pour quel message #csmb2c

A l’inverse de lundi 25 juin, où j’ai couvert l’événement quasi intégralement sur mon blog anglais, je n’ai pas blogué en live hier à Londres, sur la conférence usefulsocialmedia. Ce n’est pas parce que ce n’est pas intéressant, bien au contraire – la conférence a permis de voir beaucoup d’initiatives européennes de ces 2 dernières années – mais parce que j’étais animateur de 2 panels le matin et que je présentais le soir. Ma présentation (ci-dessous pour ceux qui veulent la voir en entier) était sur le thème des outils des médias sociaux, et ce pour quoi ils sont plus ou moins adaptés. Je me suis aussi permis de challenger le titre de la présentation.  La présentation est disponible en creative commons.

médias sociaux : quelle plateforme pour quel message #csmb2c was last modified: juin 27th, 2012 by Yann Gourvennec

Art contemporain : quand digital veut dire tactile

L’Art numérique, déjà évoqué il y a quelque temps sur le blog live Orange, dans le cadre de Fabfest à la Gaîté lyrique, est dans l’air du temps. Mais on aurait tort de croire qu’il est nouveau. Explications avec Anne Cécile Worms, cofondatrice de digitalarti, une jeune pousse qui mêle intelligemment art, informatique, multimédia et … business [article écrit à l’origine pour le compte du blog live Orange]

Social et descriptif jusqu’au milieu du XIXe siècle, l’Art est devenu allégorique, onirique, puis démonstratif et immersif. Cette tendance se confirme depuis bien des années, avec le succès populaire, au départ bien imprévisible, de lieux d’Art contemporain comme le Mac Val à Ivry-sur-Seine, où les installations plongent le spectateur dans l’expérience artistique, voire le transforment en acteur. Poussons cette réflexion un cran plus loin, et l’on obtient la fusion parfaite entre univers artistique et monde « digital », un barbarisme entré par force dans notre vocabulaire, qui justifie par son étymologie qu’on puisse enfin toucher les œuvres d’Art. Tour rapide des installations telles que celles de l’exposition « exposition natural/digital » qui s’est tenue dans le « happen space » d’Accenture, des 4 au 8 juin 2012

image

[regardons pousser l’arbre numérique: Samuel Rousseau, l’arbre et son ombre,  2008, installation vidéo]

imageJ’étais accompagné de mon confrère Georges Edouard Dias, le bien connu directeur du numérique du groupe L’Oréal (l’homme au doigt sur la gâchette sur la droite), et c’est avec lui que nous avons fait le tour des installations de l’exposition qui s’est révélée aussi étonnante que ludique ; Georges Edouard se prêtant même plusieurs fois au rôle de démonstrateur, notamment dans la vidéo située à la fin de cet article. Nous avons commencé notre visite par une partie de « tir au pissenlit » au sèche-cheveux (Sennep & Yoke, 2009), extrêmement amusante. Il est vrai qu’un peu à la manière des stands de foire, le visiteur se sent souvent attiré par les attractions qui lui permettent de vérifier la justesse de son tir.

l’Art contemporain exprime des idées fortes en un minimum de signes

[Sennep & Yoke, DANDELION, 2009. Installation interactive www.sennep.com / www.yoke.dk]

Dans un sens, tout l’humour et l’astuce de l’Art contemporain se résume dans cette installation a priori anodine : le détournement d’une attraction connue et populaire (le stand de tir), l’humour dérisoire de la substitution d’une arme par un objet issu du quotidien, inoffensif et propre à remettre en question notre vision du monde et cette propension à aimer les armes, atavisme probable d’une civilisation qui a érigé la guerre comme le premier et le plus commun des exercices, jusqu’à le qualifier lui aussi d’Art ; ensuite l’immersion car avec l’Art contemporain, il n’y a pas de panneau « ne pas toucher », c’est même l’inverse ; troisième caractéristique, le numérique, thème de base de l’exposition et du travail de DigitalArti en général ; enfin, les graines de pissenlit qui remplissent la dernière promesse, celle de la nature. On remarquera également le caractère forcément métaphorique du jeu de pissenlit, pour toute une génération de Français et de francophones, pour qui le Larousse a été le livre de référence pendant de nombreuses années. Là aussi il y a ironie, car le numérique, encore lui, vient changer la donne et met les livres de référence sur l’Internet, voire, les rend collaboratifs et interactifs. Un jour, cette métaphore vieille d’un siècle ne voudra plus rien dire à personne.

quand Google maps devient une œuvre d’Art

Deuxième arrêt devant une autre installation, sur un écran d’ordinateur (Street Views patchwork, 2009), et émerveillement devant tant d’ingéniosité qui m’a fait chercher à comprendre l’œuvre pendant un bon moment. Un écran partagé en 4 montre des images prises via StreetView, la numérisation du monde réalisée par la firme de Mountain View, en soi déjà une prouesse et une œuvre d’Art, surtout dans sa version satellitaire (Google Earth).

[Street Views patchwork : un exemple parmi tant d’autres …]

L’astuce trouvée par Julien Levesque c’est d’avoir assemblé à chaque fois 4 images similaires, mais prises à divers endroits de la planète, détournant ainsi le projet hyper réaliste de l’indexeur du Web en reconstituant des scènes réalistes mais irréelles : car les images sont superbement superposées afin de réaliser des tableaux très réalistes (j’ai cru un moment que les images représentaient la même scène à des époques différentes !). Prouesse technique impressionnante, mais aussi artistique, car Julien Levesque « fabrique » des paysages impossibles et pourtant probables. Cette fois-ci l’immersion est, en surface, passive, mais en fait le spectateur est littéralement aimanté par l’écran et reconstruit mentalement les différents paysages (de Finlande, France, Amérique ou ailleurs) afin d’imaginer la partie cachée de chacune des quatre photos. Dans ce cas l’immersion est intellectuelle, mais quel tour de force !

la sculpture sort de l’imprimante

imageLa troisième attraction que j’ai choisie de relater ici est celle de Mathieu Briand, Sculptures inhumaines (2009-2011) et ceci pour une raison qui m’est très personnelle : fin mars à San Francisco, j’assistai à la cinquantième réunion de Socialmedia.org, l’association des responsables des médias sociaux en grandes entreprise dont je fais partie au nom d’Orange depuis 2008. Nous eûmes alors la chance de rencontrer Chris Anderson, rédacteur de chef de Wired, qui nous a dédicacé la version BD de son célèbre ouvrage The Long Tail. Anderson nous y présentait sa vision de la prochaine innovation qui bouleverserait le monde (numérique et non numérique) : l’impression 3D. Je dois avouer que j’en avais déjà entendu parler mais que cela représentait pour moi une de ces visions du futur un peu fumeuses et pas vraiment concrète. Je prenais donc bonne note et passais à la chose suivante … jusqu’à ce que je tombe sur la sculpture de Mathieu Briand et que j’aie la révélation ! Imaginer qu’on puisse « imprimer » des objets en trois dimensions est une chose, mais voir une véritable sculpture sortie d’un ordinateur et littéralement imprimée dans un procédé nommé « stéréo lithographie » est autre chose.

interview exclusive de Anne Cécile Worms pour le blog live Orange

Le procédé, inventé dans les années 80 (sic !) Aux États-Unis, permet de sculpter des objets dans la masse d’une résine de poudre de polyamide. Cette technique, originellement réservée à la fabrication de prototypes du fait de la fragilité des sculptures a été perfectionnée dans les années 2000 ce qui permet désormais de l’utiliser à la manière de la fonderie classique. Briand a utilisé ce procédé pour inventer des arbres impossibles, racines en l’air, feuillage en bas, n’hésitant pas à « planter » des personnages fantastiques comme le bonhomme au chapeau haut de forme sur le haut de l’arbre synthétique.

Voici donc présentées succinctement quelques-unes des créations montrées en ce début juin dans les locaux d’Accenture.

une nouveauté vieille de 50 ans !

Émerveillé par tous ces objets qui sortent l’Art des musées et des vitrines pour le mettre dans toutes les mains, on pourrait se laisser aller à croire qu’il s’agit d’une invention récente : pas du tout, nous explique Anne-Cécile Worms, « l’Art numérique existe depuis 50 ans ! » Et je peux en témoigner : fils d’un pionnier de l’informatique, j’ai moi-même eu entre les mains, alors que j’étais très jeune, les premières tentatives artistiques qui sortirent des imprimantes à aiguille des gros systèmes de Bull et Burroughs.

C’était dans les années 60… que de chemin parcouru depuis lors !

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Anne-Cécile Worms, a co-fondé avec Malo Girod de l’Ain et dirige actuellement la société Digital Art International et l’association Musiques & Cultures Digitales. Elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, éditrice et journaliste. Digitalarti est un réseau social dédié à l’art numérique et à l’innovation (toutes plateformes, Internet et mobiles), un magazine trimestriel (disponible en version française et en version anglaise, en ligne avec vidéos intégrées, en pdf, iPad, et papier), une société de services innovants aux entreprises. Retrouvez-les sur http://digitalarti.com.

Art contemporain : quand digital veut dire tactile was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

la barre des 1000 articles passée sur visionary marketing !

aeroplane-largeCe n’est pas une course, cela va sans dire. Il n’empêche que la semaine dernière, nous avons passé la barre des 1000 articles publiés sur ce blog http://visionary.wordpress.com depuis 2005 ! Cela fait une sacrée vitesse de croisière, et je remercie bien entendu mes fidèles lectrices/lecteurs sans oublier les nombreux adeptes de twitter et autres réseaux sociaux qui ont bien voulu relayer mes articles lorsque cela en valait la peine.

Je tiens à remercier également les autres contributeurs de ce blog, visibles sur  la page à propos de même si depuis quelques années, les contributions externes ont été moins nombreuses.

Rappel de quelques articles récents et moins récents :

  1. faut-il reconsidérer l’utilisation des médias sociaux (surtout Facebook) ?
  2. Comment faire un “bon” buzz : lol + cute + trashy
  3. les blogs constituent-ils (toujours) une opportunité en B2B ?
  4. le très haut débit sera incontournable
  5. Facebook : startup idéale ou fin de la Silicon Valley ?
  6. Désindustrialisation de la France : explications

… etc. !

la barre des 1000 articles passée sur visionary marketing ! was last modified: juin 25th, 2012 by Yann Gourvennec