En finir avec le syndrome de l’imposture…

Aujourd’hui, peu de femmes osent l’aventure de l’entrepreneuriat dans le monde du numérique. En effet, moins de 20% des entreprises numériques et tech sont cofondées et/ou dirigées par des femmes et seulement 32% des femmes se lancent dans la création d’entreprises, tout secteur confondu.

A quoi doit-on ce (trop) faible chiffre ? S’agit-il là du fameux syndrome de l’imposture ?

Concept apparu en 1978 grâce aux travaux menés par deux chercheuses à l’Université de Géorgie, Pauline Rose Clance et Suzane Imes, le syndrome de l’imposteur (ou syndrome de l’autodidacte) est le sentiment de n’avoir aucune légitimité dans les actions qu’on entreprend (et qu’on réussit). En effet, certaines personnes (particulièrement les femmes) ne s’attribuent jamais les mérites des succès qu’elles remportent. Ce ne sont jamais à la seule force de leur talent qu’elles ont réussi mais bien grâce à des éléments extérieurs : chance, immense charge de travail, un client très sympa… Elles craignent que leur incompétence soit découverte et qu’elles soient accusées d’escroquerie. Majoritairement de nature professionnelle, ce syndrome toucherait environ 70% des individus à un moment ou à un autre de leur vie.

Comment faire évoluer ces chiffres et ces mentalités ?

C’est la question clé à laquelle tentera de répondre Girlz In Web, association française pour la promotion et la valorisation des femmes dans le numérique, qui organise, en association avec le Numa, la conférence « En finir avec le syndrome de l’imposture ». GirlzInWeb réunit pour l’occasion un panel de personnalités, hommes et femmes, qui partegeront leurs expériences et bonnes pratiques pour lutter contre ce sentiment d’imposture. Cet événement est soutenu par le programme 40Forward de Google for entrepreneurs (plan de soutien aux femmes entrepreneurs) dans le cadre de la Masterclass Mind The Gap qui a proposé pendant un an et demi 15 conférences dédiées à l’entrepreneuriat.

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Programme
19h : Intro NUMA et Girlz in Web + explication du cycle de Master Class et restitution des metrics + annonce de la saison 2 des masterclass.

19h15 : Françoise Vouillot, enseignante chercheure en psychologie de l’orientation, membre de la commission « Lutte contre les stéréotypes sexistes et la répartition des rôles sociaux » au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes »

19h30 : Olivier Ezratty et Marie-Anne Magnac présenteront « Quelques femmes du numérique » projet photographique qui contribue à la construction de rôle-modèles pour casser les stéréotypes.

19h45 – 22h: Table-ronde : “Favoriser concrètement la mixité : où en sommes- nous dans le numérique?
Modératrice : Emmanuelle Larroque, fondatrice et directrice de Social Builder, association dont le but est de faire progresser la mixité femmes-hommes

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Speakers:
Jérémy Clédat : cofondateur de Welcome to the Jungle, plateforme d’emploi orienté candidat pour les entreprises à forte croissance
Valentine Ferréol : Senior Manager en transformation et opérations numérique, présidente de l’institut G9+
Olivier Mathiot : cofondateur et PDG de Price Minister, cofondateur et co-président de France Digitale
Sandrine Murcia : cofondatrice de Spring Lab et présidente de Paris Pionnières
Franck Perrier : Fondateur & Directeur Général Idaos et Digital Academy, cofondateur de Eyeka

RDV le 16/09 à la conférence Girlz In Web & Numa « En finir avec le syndrome de l’imposture »

Lieu de l’événement :
NUMA Sentier
39, rue du Caire
75002
PARIS

En finir avec le syndrome de l’imposture… was last modified: septembre 15th, 2015 by Natacha Heurtault

Le marketing forcé de se réinventer par la transformation digitale

Le marketing est en pleine mutation

capgemini-marketing-21ème siècle

Cela ne date pas d’hier, et c’est loin d’être fini. Les lecteurs de Visionary Marketing  les plus fidèles – qui nous suivent depuis nos débuts il y a vingt ans et notre rapport éponyme de 1995 – le savent bien. Bernard Cova et Olivier Badot nous l’avaient déjà prédit en 1992 dans leur superbe ouvrage – récemment réédité – “Le Néo Marketing”. Alors qu’en est-il aujourd’hui ? Bien des choses restent à faire, nous dit Arnaud Bouchard (Vice President, Head of Marketing & Sales, Digital Customer Experience – Capgemini Consulting) qui a accepté de commenter son rapport “fail fast succeed faster” d’avril 2015. 

Interview d’Arnaud Bouchard : le marketing au 21ème siècle

Votre rapport du printemps 2015 : « Fail fast, Succeed Faster »  explique le paradigme du marketing du 21eme siècle. Estimez-vous que nous ne sommes pas encore au 21ème siècle ?

Toutes les entreprises n’ont pas complètement basculé du 20ème vers le 21ème siècle. Une des raisons tient au fait que nous sommes restés avec les codes du 20ème siècle. Ce que j’entends par codes, c’est le mode de fonctionnement, la logique d’entreprise basée sur la croissance et surtout ces collaborateurs qui s’étaient projetés dans un modèle où on évoluait sans cesse, dans la société et dans l’entreprise. Tous les modèles des entreprises sont restés bloqués sur ces codes. Sauf qu’au 21ème siècle, la donne n’est plus du tout la même.

marketing arnaud bouchard visionary marketing
A quoi ressemblera le marketing du 21ème siècle ?

Nous sortons du système capitaliste classique et évoluons vers un nouveau modèle qui n’est pas un modèle anticapitaliste mais un nouveau modèle qu’on sent arriver depuis au moins 20 ans. Nous le voyons émerger, mais nous avons du mal à le décrire.

Le client est versatile. De ce fait, nos collaborateurs sont eux aussi versatiles, et ils n’ont pas ou plus forcément confiance dans les marques. Une étude d’Havas Media montrait que si 75% des marques disparaissaient, cela n’allait rien changer leur quotidien. Sur cette même logique, les collaborateurs n’ont plus forcément confiance dans leurs entreprises. Pour le marketing, cela veut dire qu’il faut complètement se réinventer, se poser de nouvelles questions pour interagir avec ses collaborateurs mais surtout avec ses clients.

Nous le disons depuis les années 90, puisque Bernard Cova a sorti le Néo Marketing en 1992 et nous sommes forcés de constater que tout le monde fait ce constat du consommateur qui change, qui évolue, et dont les habitudes se transforment mais que les entreprises ne suivent pas.

Elles ne suivent pas, du moins ont-elles du mal à se transformer. Le digital a agi comme un accélérateur depuis cette époque. Il est allé très vite, et trop vite pour beaucoup d’entreprises, qui, comme je disais précédemment, sont restées sur des modèles dépassés avec des indicateurs dépassés et n’investissent pas comme il se doit ; ni sur l’outil, ni sur les personnes, ni sur une bonne compréhension du client final car le digital nous permet de collecter nombre d’informations.

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Le marketing forcé de se réinventer par la transformation digitale was last modified: septembre 14th, 2015 by Yann Gourvennec

Maturité du Social Business : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Voici venir les congés et croyez-moi, jamais repos n’aura été plus mérité. Voici un peu plus d’un an que j’ai transformé Visionary Marketing en agence marketing et nous n’avons pas chômé, et rien ne peut me faire autant plaisir. Nous avons eu la chance de travailler pour des clients fantastiques, beaucoup de grands comptes, mais aussi des start-ups (ou plutôt des “build-ups” pour reprendre le vocabulaire Google, c’est-à-dire des jeunes pousses déjà financées et qui sont en pleine croissance), et enfin les grandes écoles comme Essec, HEC et surtout Grenoble Ecole de Management pour le compte de laquelle, j’ai la chance de diriger un programme très ambitieux et innovant sur la stratégie digitale (Mastère spécialisé à Paris).

Grenoble - Digital Business Strategy - Social Business

Nous aurons l’occasion d’en reparler bientôt, restez-donc en prise sur nos blogs, dès la rentrée, y-compris notre blog anglais qui va être relancé (j’ai déjà recommencé un peu à bloguer en anglais, mais ça ne fait que commencer). En attendant de reprendre le collier et de se connecter à nouveau de façon permanente, en bon apôtre de l’informatique omniprésente (ubiquitous computing), il va bien falloir se déconnecter, comme le recommande sainement ma consoeur et amie Catherine Lejeal, sociologue et professeur à ESG. Mais déconnexion ne signifie pas qu’il va falloir bronzer idiot. Alors, voici le dernier article de juillet, en attendant de reprendre le stylo (ou plus exactement le microphone car je suis un adepte de la reconnaissance vocale).

Et quoi de mieux pour finir l’année scolaire qu’un article de teasing sur le futur livre blanc de notre baromètre Hootsuite/Adetem/Visionary Marketing ? Pour vous en parler, nous allons faire un petit détour par les Etats Unis, avec cet article d’Ed Terpening, ex confrère de Socialmedia.org, désormais analyste chez Altimeter Group. On verra ainsi que l’état de l’union en termes de médias sociaux n’est pas si merveilleux que cela. « Quand je me regarde je me désole, quand je me compare, je me console” nous apprend la sagesse populaire, et c’est encore le cas aujourd’hui. Ceci étant, maintenant que nous sommes consolés, il faut bien reconnaître que la maturité du secteur en France est très faible. C’est pour cela que je renvoie à notre travail sus-cité en bas de cet article afin surtout de ne pas oublier de vous inscrire et de recevoir notre livre blanc de la rentrée. Il est très beau, même s’il est encore légèrement couvert de fautes de frappes à l’heure qu’il est ; il va bien falloir attendre la fin des vacances afin qu’il se fasse tout beau. Et en prime à la rentrée, le T-shirt de l’année, préparé par notre ami Yann Dirheimer de Hootsuite (si, si .. il me l’a promis). Quand on a un nom de domaine comme http://medias-sociaux.net il ne faut pas rechigner. Voici donc sans plus attendre cette analyse d’Altimeter avec mon commentaire, bonne lecture, bon repos et, chères lectrices et chers lecteurs, revenez-nous en forme.

Le rapport d’Altimeter sur l’état du social business aux USA

Voici mon commentaire sur le rapport de Ed Terpening d’Altimeter Group sur l’état de maturité des médias sociaux aux USA sur la base d’un large panel de sociétés interrogées par l’analyste californien, spécialisé dans le digital.

  • La montée en charge n’est plus une question pour les sociétés américaines interrogées, d’après l’analyse faite par Altimeter. Ce rapport s’est focalisé sur « l’intégration des médias sociaux dans le digital ». Cela me fait penser au film Groundhog day (Un jour sans fin, 1993). A mon avis, les médias sociaux n’ont aucun intérêt s’ils sont isolés, et le problème n’est pas l’intégration des médias sociaux dans le digital mais l’intégration des médias sociaux dans tous les domaines du business. Le travail que j’ai effectué dans le temps avec Orange était, dans une large mesure, déjà orienté vers cela. De ce fait, je ne suis pas certain que cela soit signe d’une maturité supérieure de nos ami d’outre Atlantique ;
  • Casser les silos requiert plus d’implication de la part de nos leaders, mais ça, ce n’est pas nouveau non plus. Mon opinion à ce sujet, c’est que l’implication n’est pas le seul facteur à prendre en compte :  les intrapreneurs doivent eux aussi faire preuve de courage, car les social medias managers doivent être intrapreneurs ;
  • Les programmes RH et les programmes d’ambassadeurs de la marque sont à l’ordre du jour, et je peux confirmer que la même chose se passe de ce côté-ci de la planète. Il y a un intérêt renouvelé pour ce genre de programmes, certaines grandes entreprises se lançant en ce moment dans des programmes d’ambassadeurs et de formation transverses touchant l’ensemble du personnel. La plupart du temps, tout le monde cherche à savoir comment s’y prendre. Mon intuition est que, souvent, le problème est appréhendé sous l’angle de l’apprentissage et de la transmission des compétences, alors qu’il s’agit  plutôt d’un sujet lié à la conduite du changement. Notre façon d’aborder ce sujet chez Visionary Marketing a plus à voir avec la conduite du changement que l’enseignement en soi, même si la formation est bien sûr, et plus que jamais, à l’ordre du jour ;
  • La pub en ligne (plus particlulièrement dans le domaine des médias sociaux) est bien orientée à la hausse (ce qui n’est pas nouveau non plus), je ne suis pas certain que c’est une bonne chose, mais comme je l’ai dis lors d’une vidéo enregistrée pour Hootsuite mi-2013, nous n’avons pas vraiment d’autre choix que d’accepter cet état de fait. Les marketeurs semblent déterminés à placer une part de plus en plus importants de leurs budgets digitaux dans les médias sociaux. À mon humble avis, ils devraient dépenser plus de temps et d’argent dans le bouche-à-oreille, mais il est périlleux d’empêcher un marketeur de dépenser de l’argent, surtout que c’est comme cela que la profession se mesure et se valorise. Ce n’est pas moi qui le dit mais Capgemini consulting, dans son rapport du printemps 2015. Et de conclure qu’il est temps de changer. CQFD. Ceux qui comprennent ces enjeux mieux que leurs concurrents, sont ceux qui, à mon avis, auront la récolteront aussi les meilleurs résultats.
altimeter social business
Le Social Business a besoin d’un management de qualité pour se faire conduire jusqu’à bon port

J’ai également noté le retard des entreprises en B2B, mais on voit les choses bouger dans ce domaine et, au risque de me répéter et passer pour un fou ou un rêveur, je continue à penser que le B2B est, à mes yeux, un secteur de choix pour les médias sociaux et le social business. La bouche à oreille est, dans B2B, incontournable, parce que le coût complet de la publicité digitale/sociale est une épine dans le pied des entreprises B2B, qui nourrissent en outre un complexe vis à vis de la publicité. Ceci les force à trouver des stratégies alternatives et c’est toujours, à mon humble avis à nouveau, dans le B2B que se trouvent les stratégies les plus intéressantes et les plus imaginatives. Ne me prenez pas pour un fou, je pense qu’il y a un potentiel énorme et que trop peu d’agences se concentrent sur ces secteurs ; peu d’entre elles ont en effet les moyens – ou les capacités et le savoir-faire – pour investir dans ces sujets de niche, complexes, techniques et apparemment rébarbatifs. Voilà pourquoi, et aussi du fait de la faible maturité des clients, ce secteur demeure – à aujourd’hui – largement  inexploité. Lire la suite

Maturité du Social Business : y a-t-il un pilote dans l’avion ? was last modified: juillet 31st, 2015 by Yann Gourvennec

BIG DATA et RH : les nouveaux outils au service des entreprises

Pour rester compétitif dans la guerre des talents, les entreprises doivent faire évoluer leurs méthodes. Parmi les nouveaux outils RH se trouve le Big Data. Mais que trouve-t-on derrière ce terme vague, en ce qui concerne les RH ? L’animation de la table ronde « RH et Big Data », organisée par CCM Benchmark avec David Bellaïche (PDG du groupe Althea), François Coupez (Atipic Avocat) et Yves Loiseau (Textkernel), a donné l’occasion à Emploi-e-commerce de faire le point sur les différentes utilisations du Big Data dans les Ressources Humaines. Du recrutement à la rétention des salariés, les Big Data modifient aujourd’hui l’approche RH.

De quelles données parle-t-on ?

Trois sources de données majeures sont à distinguer : les données structurées de la société, ses données internes non structurées, et toutes les données externes (c’est-à-dire, en somme, le web).
L’utilisation des données structurées de l’entreprise ne date pas d’hier. Il s’agit de réponses à des questionnaires (hormis les champs libres), de résultats d’évaluation, de données issues de SIRH sur les salariés (âge, études, adresse etc…).
Nous trouvons par la suite les données non structurées internes. Ces dernières étaient difficilement exploitables jusqu’à aujourd’hui. Nous parlons principalement d’échanges sur la messagerie instantanée, de contenu de e-mails, de réseaux sociaux d’entreprise, ainsi que n’importe quelle information ou contenu librement fourni par un salarié à l’entreprise. Les réponses aux questionnaires sous forme de champs libres sont maintenant exploitables, même à très grande échelle.
Enfin, nous trouvons toutes les données extérieures à l’entreprise, les megadonnées. Pour simplifier, il s’agit de toute donnée disponible sur internet. En ce qui concerne les RH, on pense surtout aux réseaux sociaux professionnels tels que Linkedin ou Viadeo, aux réseaux sociaux personnels (Facebook) ainsi qu’aux CVthèques ou autre base de données concernant des individus.

Big data et RH
La RH : un domaine de plus aspiré par le tourbillon Big Data

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BIG DATA et RH : les nouveaux outils au service des entreprises was last modified: janvier 16th, 2016 by Vincent Hart de Keating