Le marketing digital … kezako ?

GregorBest-digital-campaigns-of-2011-Gergory-Pouyy Pouy vient de poster sur son espace Slideshare une présentation fort utile aux responsables digitaux qui voudraient combattre les stéréotypes les plus tenaces afin de mieux faire comprendre leur métier et leurs enjeux, et surtout le fait que le digital est l’affaire de tous et non pas d’un seul (encore moins responsable de tous les problèmes de l’entreprise). C’est toute l’ambiguïté du marketing digital, une discipline transverse que tous doivent comprendre et à laquelle tous doivent participer … dans le respect mutuel et surtout celui de l’expérience, comme je l’ai déjà expliqué sur ce blog. Ne manquez pas de voter pour cette présentation qui pourrait fort bien exister en français aussi (mon préféré c’est « non, le directeur digital ne va pas réparer votre ordinateur » … quoique Hervé Kabla et moi-même en serions certainement capables 😉

Le marketing digital … kezako ? was last modified: septembre 17th, 2013 by Yann Gourvennec

espaces de co-working, les pirates de l’open space

eye-largeLes espaces de travail partagés, “coworking spaces” en bon français, sont à la mode. Ils ont en effet tout pour séduire : ambiance décontractée, design, suppression des barrières traditionnelles, échanges, liberté … mais aussi, selon les cas, des loyers conséquents, car la liberté, surtout la liberté, a un prix, notamment en centre ville. Plongée dans ce monde libertaire avec la Mutinerie, la bien nommée, un espace de pirates de l’Open space et Xavier de Mazenod, de Zevillage, chantre normand et rural de ces nouveaux modes de travail urbains.

Les pirates de l’Open Space (photo Ebay) 

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Le travail partagé, n’en déplaise aux grincheux, ça se développe fort en Europe (schéma, CCI de la Réunion) , même si la France n’est pas l’Europe, et Paris n’est pas Berlin.

La formule est en effet séduisante, et elle fait florès auprès des Startups, ce qui n’est pas étonnant : rapidité d’installation, partage des ressources, modularité, échange avec d’autres innovateurs, rencontres des investisseurs (cf. Soleilles cowork ici), les avantages sont nombreux. Et pourtant, la vie n’est pas un fleuve si tranquille que cela. Les espaces de co-working font face à des taux de remplissage de 50% selon le magazine e ligne spécialisé ‘Deskmag’.

imageL’obsession de tout espace de travail est donc bien de partir à l’abordage de tous les membres susceptibles de remplir l’espace, souvent situé en plein de cœur de la ville (à gauche, les chiffres de 2011 donnés par la CCI de la réunion)  et donc avec des loyers de départ plus que conséquents. C’est le paradoxe de ces espaces, chargés de réinventer la façon dont nous travaillons mais qui restent scotchés aux centres villes pour des raisons de praticité et de visibilité. En conséquence, les modèles économiques de ces nouveaux espaces sont encore en voie d’expérimentation.

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eoffice, un géant de l’espace de travail alternatif et pourtant étrangement méconnu

Mais qu’on se rassure ! L’Etat tout puissant veille sur nous : “une des particularités est la forte présence du secteur public dans les initiatives. De nombreux projets sont soutenus et réalisés par et avec des partenariats publics/privés. L’investissement des collectivités s’expliquent également par la volonté de développement de projets sur le territoire et de création d’emploi. Avec un objectif d’intérêt général, un grand nombre de projet se structurent
sous forme associative.” (CCI de la Réunion 2011). Je vous conseille notamment la liste comparative des espaces de télétravail français établie à la page 4 par la CCI sus-citée : sur 14 espaces étudiés, 2 entreprises, 3 indépendants et 9 associations.

Alors quel est le futur des espaces de coworking ? Je vous invite à le découvrir avec Xavier de Mazenod dans cet article de Zevillage :

le futur du coworking par William de  la Mutinerie sur le blog de Xavier de Mazenod (Zevillage) [correction du 17/09 à 15:00]

On le sent, on le voit ; le coworking commence à sortir de l’ombre pour devenir une solution viable et clairement identifiée auprès des entrepreneurs et des freelances des pays occidentaux. L’histoire du coworking est déjà riche et le mouvement commence à sortir de la marge d’où il est apparu. La preuve du concept a été faite. Ceux qui ont essayé le coworking ont compris l’immense valeur qui y réside et ceux qui observaient la tendance, en embuscade, sont prêts à se lancer dans l’aventure.crystal-ballMais dans le même temps, les espaces existants cherchent encore à valider un modèle économique. Les espaces les mieux établis se demandent quant à eux quelle sera la prochaine étape. Ouvrir d’autres espaces en leur nom ou via un réseau de franchises ? Partir en quête d’un local plus grand ? Développer des services pour la communauté ? Comment et où trouver l’argent qui financera la croissance ?Aucune réponse n’est évidente mais puisque Mutinerie a le nez dans toutes ces questions, j’ai pensé faire part ici de nos réflexions. La principale difficulté à mon sens, c’est de savoir dans quelle mesure le coworking, centrée sur la communauté et non sur le lieu, peut-il être réplicable. Chaque communauté possède son alchimie propre ; résultat du mélange unique des individus qui peuplent l’espace. Cette alchimie devient rapidement l’identité du lieu, puis de la marque toute entière. Chaque espace est ainsi unique et donc difficilement réplicable ou du moins, elle ne se réplique pas comme une chaine de fast food.

via le futur du coworking Mutinerie.

espaces de co-working, les pirates de l’open space was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

75 super publicités pour stimuler votre créativité (sélection)

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C’est le divertissement du lundi matin afin de vous aider à passer une bonne semaine et stimuler votre créativité par les idées des autres. Je vous ai listé les sources complètes de ces publicités et j’en ai sélectionné quelques unes que j’ai trouvées particulièrement réussies. Franchement, elles sont quasiment toutes bonnes, donc mon choix est très subjectif.

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Mitsubishi joue sur la soif d’aventures du conducteur de 4×4 urbain

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Google se moque – gentiment – des fautes d’orthographe des internautes pour vanter son correcteur sémantique

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Babycanwait.com rappelle aux pères qu’ils doivent grandir ! (il s’agit d’un site dont le but est de faire les prévention auprès des adoslescents au sujet des grossesses précoces (“teenage pregnancy”)

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La BBC au-dessus du lot dans une campagne street particulièrement réussie

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Un site luttant contre la cybercriminalité en Inde utilise un graphisme percutant pour faire passer son message (ils pourront désormais passer du temps à relooker leur site)

>> source : 75 (Even More) Brilliant Advertisements [High Quality Photos] par H.Q. Roosevelt

>> autres liens du même type :

75 super publicités pour stimuler votre créativité (sélection) was last modified: septembre 16th, 2013 by Yann Gourvennec

Pour ce Vendredi 13 : la FDJ n’a pas peur des QR Codes et de l’omnicanal !

qr code illikoS’il est désormais un fait avéré que le consommateur adopte un comportement omnicanal, qu’en est-il pour les joueurs ?  Un début de réponse apporté par la FDJ®

En effet, depuis le début de cette semaine, la Française des jeux déploie une opération promotionnelle ‘100% satisfait’ avec Jour de Chance. Un dispositif qui ne manquera pas de réconcilier les geeks les plus superstitieux avec le Vendredi 13 Septembre qui est mis en œuvre à cette occasion.

Un dispositif conçu pour  multiplier les points de contact avec un nouveau profil de joueur :

L’univers de l’opération est en effet décliné sur plusieurs supports pour être relayée sur l’ensemble du parcours du ‘joueur’ :

  • Un site internet déployé en responsive design pour permettre un accès ‘in situ’ ;
  • Un relais sur la page Facebook illiko® qui compte plus de 172 000 fans ;
  • Une PLV porteuse d’un QR Code pour relier le point de vente au site internet et faciliter la participation.

‘L’usage d’une offre de remboursement avec pour claim ‘100% Satisfait’ est inédit dans notre secteur et nous permet ainsi de créer l’évènement. Relier les points de relais entre eux – PLV avec QR Code, Site en responsive design était une évidence pour nous permettre d’adopter les codes de nos nouveaux joueurs’ déclare Nathalie PILLOT, Responsable Opérations Promotionnelles de la FDJ®.

Pour terminer cet article, la question qui se pose est de savoir si la FDJ osera tenter les cartes à gratter sur mobile (ce qui implique un développement en html5 pour les lecteurs les plus avertis). Affaire à suivre …

Source : www.promoaffinity.com

Pour ce Vendredi 13 : la FDJ n’a pas peur des QR Codes et de l’omnicanal ! was last modified: septembre 12th, 2013 by christelle

communication digitale : a-t-on vraiment besoin d’experts ?

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C’est le coup de gueule du matin … il en faut bien un de temps en temps

La sélection du jour, est cet article de Jasmine Sandler sur Search engine Watch qui se propose de dresser une liste des points qui vous permettent de déceler les vrais experts des faux dans le domaine du social media. D’une part, j’ai envie d’élargir le sujet de façon à englober la communication digitale dans son ensemble (on pourrait prendre aussi d’autres sujets), d’autre part, je voudrais aussi remonter d’un cran et me reposer la question de savoir si l’expertise a réellement une importance.

Expertise a-t-elle de l’importance ?

La question paraît anodine et pourtant, elle est plus profonde qu’il y paraît. D’une part nous vivons dans un monde où les experts sont omniprésents, afin de décoder des mondes excessivement complexes où le vulgum pecus a perdu pied du fait du foisonnement d’informations et de données contradictoires, et que tout bêtement, il a besoin de se repérer. D’autre part, à l’opposé de ce spectre, il y a le rejet de l’expert, relayé à l’envi par tous les sondages opinion, car il est catalyseur des ressentiments, soit par excès d’arrogance, affichage de fausses certitudes, ou tout bêtement car l’expert, par son travail, par son savoir, par le fait qu’il a approfondi un sujet, se situe au-dessus de la masse, ce qui tend à le rendre antipathique, que cela soit fondé ou non.

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l’expert est souvent challengé sur des détails par des gens qui sont incapables de les comprendre, mais qui insistent néanmoins à les connaître … sans les maîtriser. C’est un problème cornélien, celui de tous les formateurs qui tentent d’éduquer, en sachant que l’on ne peut jamais convaincre tout le  monde !

Ce phénomène de l’expertise, que l’on trouve dans le grand public et donc, on le retrouve également dans le domaine du digital. Le responsable digital, est un animal bizarre qui maîtrise un vocabulaire hypothétique et la plupart du temps parsemé d’anglicismes, qui décrit un monde faussement « virtuel » et qui déstabilise son auditoire ; qui plus est, il/elle réfléchit à la vitesse de l’Internet (7 ans = 1 an) ce qui a encore plus tendance à horripiler les gens autour de lui/elle, plus habitués à prendre 1 an pour ne pas décider (après tout, la moitié des problèmes se règlent d’eux-mêmes selon l’adage bien connu).

L‘expertise ne serait-elle pas la boule puante du digital ?

Alors, à chaque nomination d’un directeur digital qui n’y connaît goutte, dont le profil LinkedIn (sic ! Je ne citerai pas le nom) affiche fièrement 0 (zéro !) connexion, qui n’a jamais écrit sur Internet, jamais travaillé avec Internet, et qui probablement n’y passe pas beaucoup de temps non plus ni pour lire ni s’instruire, la même question surgit : l’expertise ne serait-elle pas la boule puante du digital ? Après tout, ne vaudrait-il pas mieux un manager absolument ignorant de tout, mais parfaitement à l’aise avec le niveau du dessus, de façon à ne blesser personne, et surtout, de ne jamais s’expliquer des choses trop compliquées, qui risqueraient de nous emmener trop loin …

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dessin par toonpool

Procédons par analogie

Les tentatives d’explication rationnelles dans ce domaine hélas, échouent souvent. Alors, j’ai envie d’utiliser une analogie, que je nomme l’analogie du chirurgien. Admettons que vous ayez un enfant unique, qui soit l’être le plus cher de votre vie. Celui-ci devant se faire opérer, confieriez-vous sa vie, celle de cet être le plus cher, à un chirurgien, comme celui représenté dans l’image ci-dessus, dont les connaissances sont nulles.

Alors, pourquoi le « geste technique » pour reprendre l’expression utilisée par Stéphane Jaubert de CGI dans une conférence à laquelle j’ai assisté il y a quelque temps, n’a rien d’anormal, voire est parfaitement valorisé, dans des domaines comme la finance, la fusion acquisition, la comptabilité, le Consulting, le marketing, la gestion, l’industrie, le manufacturing … et serait un élément de repoussoir dans une des disciplines les plus techniques et technologiques qui soit, le mélange le plus élaboré et subtil de sociologie, d’organisation, de management, et de marketing ?

Et pourquoi confieriez-vous ce qu’il y a plus cher dans votre entreprise à un débutant, à savoir son futur, car le digital est bien le futur de votre entreprise, qu’il passe par les modèles hybrides de commerce en ligne et physique, génération de leads, de communication digitale, de Social média etc. ; un quidam qui ne sait même pas ce que c’est, mais qui est capable de reproduire les beaux discours appris dans les journaux …

La lecture du jour

http://i2.wp.com/visionary.files.wordpress.com/2013/09/25822-leo-ferre-peint-par-jean-pierre-blanchard.jpg?w=768Si je ne vous ai pas encore convaincu, je vous incite donc à lire l’article de Jasmine Sandler qui vous donnera les moyens de repérer les faussaires, qui vous rassureront peut-être, mais vous emmèneront dans le mur, et ce, dans des domaines encore bien plus importants que ceux des médias sociaux. Il vous restera à adapter cette liste de contrôle pour aller un peu plus loin. Mais force est de constater, qu’encore une fois, la maturité des entreprises aux États-Unis permet ce genre de discours, et que sauf dans le beau pays de Descartes (où si j’en crois Léo Ferré « les conneries se fouttent en cartes ») on considère toujours, celui qui a appris et qui sait comme un prétentieux.

Bonne lecture …

12 Questions to Separate Social Media Experts From Pretenders – Search Engine Watch (#SEW)

Social media takes time. Lots of time. But it has the potential to really build your business and brand.

If your waking hours are needed elsewhere and you don’t have a team member to take over, you should consider using a freelance resource. That may sound like an easy decision, but finding a competent resource is a real challenge.

Many people talk the talk, but very few walk the walk. Alas, the world is full of fast-talking people who know enough buzzwords to convince you to hire them as « social media experts. »

Here are 12 questions I now ask of anyone – whether it’s a potential full-time employee or consultant – who claims social media expertise and proposes to help with social media.

Take this list seriously, because paying someone who does nothing for you is worse than doing nothing in the first place.

via 12 Questions to Separate Socialedia Experts From Pretenders – Search Engine Watch (#SEW).

communication digitale : a-t-on vraiment besoin d’experts ? was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec