4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision

Jean-Michel Franco, Business & DécisionsLe 16 octobre j’ai assisté à une conférence organisée par information builders au Shangri la de Paris intitulée : « Les nouveaux enjeux de l’EIM, MDM et big data, l’association gagnante ».  Même si le titre est un peu abscons, et requiert lui-même un peu de data mining, le contenu allait au-delà de mes espérances avec une présentation très intéressante de Jean-Michel Franco (photo), Directeur de l’innovation chez Business & décision. Et je peux dire qu’enfin j’ai tout compris, ou presque,au big data, au vrai big data, pas aux incantations aux dieux de la mode, mais à la description d’une vraie révolution au sein des entreprises et des directions marketing qui n’a pas fini de créer des remous dans les organisations et les méthodologies. Voici mon compte-rendu :

Business et décision, contexte

Business et décision est une société de services numériques (nouveau nom des SSII) forte de 2500 collaborateurs dont la moitié est située en France. La moitié des effectifs français est en région. La société est présente sur 16 pays, et dispose de 17 agences régionales en France. Les 3 spécialités du cabinet sont le business intelligence (BI), le CRM et le e-business. Ils font aussi de l’EIM (Enterprise Information Management : ou informatique décisionnelle) et du conseil et auraient été placés par Gartner dans le magic quadrant du CRM (NDLR: source non trouvée), preuve de leur expertise.

MDM (Gestion des données de référence)

Le MDM, ou Master Data Management est la discipline dédiée aux données cœur de l’entreprise, celles qui vont servir à son système d’information. Les données clients, produits, ventes etc… Bref les données dures, celles qui sont structurées, maîtrisées (enfin plus ou moins, il y a encore du travail dans nombre d’entreprises pour que les fichiers clients soient exploitables et propres), par opposition aux données non structurées, dont les plus emblématiques sont celles issues des médias sociaux. C’est la rencontre de ces deux types de données, sur le plan de la donnée seul, qui donne naissance à cette nouvelle dynamique des big data.

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Jean Michel Franco de Business & Decision

MDM et big data sont aussi un sujet de spécialisation et d’avenir pour B&D a indiqué monsieur Franco : 50 personnes en France sont déjà dédiées à ces sujets au sein du cabinet et 80 dans le monde. La société est aussi animatrice d’un veille technologique avec l’animation des matinales du MDM dont la 5e édition a eu lieu récemment. “La Méthodologie de mise en œuvre du MDM n’est pas facile” a dit Jean Michel Franco : “elle nécessite de la transversalité et des méthodes agiles et des références dans tous les secteurs de ce domaine”.

Quels sont les enjeux de l’EIM en 2013 ?

Pour expliquer ces e,jeux, M. Franco a pris l’analogie d’Amazon : “Amazon, on en parle depuis 15 ans comme un vendeur de livre et aujourd’hui c’est la marque préférée des français. Tous les secteurs sont dans le domaine d’Amazon aujourd’hui et ils pèsent 61 milliards de $ (2012). Alors voici quelques métriques en rapport avec Amazon :

  • 1/2 seconde gagnée sur le temps de conclusion d’une vente équivaut à 1% du ÇA chez Amazon ;
  • On y reconnaît immédiatement le client et ils ont inventé le one click ™ : celui-ci est estimé à environ 20% du CA en plus. Cette connaissance client se traduit concrètement dans le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  • Le catalogue : c’est le principe de la longue traîne donc ils ont étendu la gamme et ils ont même intégré une marketplace et amazon est garant d’amener le produit chez vous. La marketplace c’est 25% ou 30% du CA rien que par le fait qu’ils soient capables de référencer tout ;
  • Valoriser l’écosystème : amazon vous amène de la confiance sur son écosystème. Le e-commerce est un marché qui a changé, ce n’est plus de la logistique. La différence se fait sur les informations additionnelles qu’Amazon est capable de gérer et de croiser ;
  • L’information était du pouvoir maintenant elle est partagée et c’est de la valeur pour l’entreprise.

L’information est devenue ouverte : elle représente la valeur

Surtout, il y a un changement de mentalité entre information ouverte et fermée : “dans les cabinets de conseil il y a une culture du secret et la volonté de cacher les consultants alors qu’avec LinkedIn tout est ouvert il n’y a plus rien à cacher” a défendu M. Franco. “Dans l’hôtellerie on avait de beaux sites web, mais maintenant on va sur trip Advisor car c’est sur l’information ouverte que s’est déplacée la valeur”.  Les projets MDM sont tous soumis aux enjeux métiers (si on est en rupture de stock pas exemple, comment faire apparaître le produit néanmoins et livrer vite ?) Il y a des projets de fusion et acquisition, de reconfiguration de marques, de désimbrication de SI (au moment ou des entreprises se séparent), et d’entreprises étendues.  Tout cela change la donne … et la donnée !

Redonner le pouvoir aux utilisateurs : sans perdre le contrôle

“L’enjeu dans les entreprises c’est un changement entre intégration de données en silos gérées en central par l’informatique, très maitrisées avec les utilisateurs cantonnés dans un rôle d’utilisation qui crée des conflits et des frustrations (tout le monde se rejette la faute de la non mise à jour de la BDD clients)” à un monde où la donnée est mise en commun pour créer de la valeur. “L’enjeu c’est que les métiers prennent la main sur la définition des besoins et réclament un catalogue de services pour pouvoir croiser des données” a ajouté JM Franco : “l’informatique doit continuer à accompagner les utilisateurs et il n’est pas question de faire tout ça sans contrôle mais il faut redonner l’émouvoir aux utilisateurs”.

Les données de référence : bien mais pas suffisant !

Un master data c’est une donnée commune au référentiel de l’entreprise, partagée par plusieurs entités de l’entreprise. Le MDM c’est la mécanique, technologique et humaine pour mettre ces projets en route. A peu près 1/3 des données sont des référentiels (clients et produits), puis les choses, puis les lieux (3% seulement aujourd’hui de données mais on peut s’attendre à un décollage dans ce domaine)

Mais le MDM ne suffit pas, car gérer les référentiels c’est bien, mais ça n’est pas assez. La qualité des données est liée à leur gouvernance, à leur maintenance par les utilisateurs, au “lifecycle management” de ces données et à leur stockage temps réel dans l’entreprise et enfin, il faut savoir comment on va mettre la donnée à disposition des utilisateurs, à la manière d’Amazon. 

Les 4 grands types de données dont certaines amenées par le big data 

  • Les métadonnées (qui servent à décrire d’autres données : exemple la date de sa production, les coordonnées GPS, les données EXIF d’une photo etc.) ;
  • Données transactionnelles qui résultent de l’achat en ligne ou non ;
  • Données référentielles : qui sont propres à décrire les assets de l’entreprise, ses produits, ses prix, etc.
  • Enfin les données décisionnelles qui vont se référer aux segments, aux clients, aux codes qui permettent de qualifier, segmenter, analyser, requêter sur les clients, les produits, les régions, les vendeurs etc.

Comment ça se met en place ? il y a 3 étapes !

  • phase de cadrage : est-ce que j’ai une plateforme, comment je gère mes dictionnaires de données. On analyse les différentes technologies et on en définit le hub de données ;
  • définition de l’organisation : sur chacun des métiers il va falloir responsabiliser les métiers responsables, comment on partage ces responsabilités. C’est ce qu’on appelle le “stewardship” (qui gère ?) et le “ownership” (qui est responsable ?)
  • Enfin la méthodologie de projet itérative pour la mise en œuvre proprement dite

Et le big data dans tout ça ?

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M Franco n’y va pas par quatre chemins : “c’est un peu fumeux donc je propose une définition et pourquoi on en arrive là (voir le slide ci-dessus). On explique ça avec le 4v.” Je n’y reviens pas, il suffit de voir cet autre article.

On peut décrire l’évolution des données ainsi :

  1. En 1950, démarrage des systèmes de données
  2. En 1960 le système Sabre est inventé qui n’est pas seulement un système de réservation aériennes mais aussi un Système de pricing, qui a préfiguré les systèmes d’aujourd’hui .. On en est encore au MB
  3. En 1970 Fedex trace ses colis
  4. Dans les années 1980 Citicorp fait monter les bases au GB
  5. Dans les années 1990 on atteint les TB avec Walmart
  6. Puis les PB avec Google dans les années 2000
  7. Et en 2010 Facebook fait monter les données à des centaines de PB

“On est obligé de subir cette inflation de données” a conclu M. Franco

“Le big data c’est la longue traîne appliquée à notre métier” a-t-il ajouté. La FNAC vend surtout les best sellers. Amazon a eu une logique différente. Ils vendent beaucoup de livres en peu d’exemplaires. Le e-commerce a permis de faire baisser le coût de gestion des références et ils ont étendu leur assortiment aux livres qu’ils n’ont pas en stock, puis ils ont tout dématérialisé. Leur catalogue est quasi infini. Le processus marche bien, le big data permet de changer de braquet. Le client a besoin de temps réel, et ça permet des s’intéresser à de nouveaux types de données et notamment des données non structurées.

Mais il n’y a pas qu’Amazon, donc M. Franco nous a cité 4 exemples emblématiques des entreprises de tous les jours :

4 exemples de longue traîne appliqué à la data

  1. Sears : veulent aller plus loin que le stockage des bons d’achat et personnaliser les magasins. Leur process de pricing prenait 5 semaines avec des logiques de batch. Ils ne pouvaient pas le faire tourner souvent et impossible de différencier les prix selon les magasins. Ils ont tout descendu sur Hadoop, Le processus, de 5 semaines est tombé à 3 jours ;
  2. Exemple français avec Veolia qui met des capteurs sur les compteurs pour éviter les fuites et les fraudes. Toutes les heures ils ont une vue instantanée sur leur réseau. Ainsi la plupart du temps ça ne sert à rien, mais en cas de problème, ils sont capables d’agir vite et aussi de prévenir le client final et lui permettre d’agir en conséquence.
  3. The climate Corp, est une startup fondée par des anciens de Google et ils proposent des assurances personnalisées et à distance aux agriculteurs, grâce à des capteurs, pour suivre les risques sur une récolte. Pour les sinistres c’est facile aussi, il y a une mesure. Cette Startup a été rachetée près d’un milliard de $ par Monsanto.
  4. Infinity : toujours de l’assurance, ils récupèrent toutes les données de déclaration de fraudes et en déduisent les signes avant-coureurs. Exemple : si vous déclarez que la voiture à brûlé mais il n’y avait rien à l’intérieur, donc cela permet de faire du scoring beaucoup plus précis et sans lancer des enquêtes pour rien car ça coûte cher. 85% des cas transmis au service des enquêtes sont un succès donc il y a un gain rapide de ROI.

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Le Big data ne s’appplique pas qu’au e-commerce et pas seulement aux américains. l’exemple de Veolia est bien parlant

S’organiser pour stocker et analyser les données

Il faut ensuite s’organiser : où je stocke les données, comment je les tague (gouvernance) et comment je les analyse, avec des outils de BI et enfin comment j’agis sur le business en revenant vers les utilisateurs.

C’est pour cela que le MDM et le big data sont des sujets connexes

  • Pourquoi le big data à besoin du MDM : Exemple : la dématérialisation des vœux au Père Noël. A partir d’une lettre on va extraire le contenu, une gestion de la qualité et la réconciliation avec les master data (quoi/quand/où…) et comment la commande peut arriver à temps avant Noël. Si je fais du big data il faut que j’aie le pivot qui permette de donner du sens à mes données même si elles sont totalement non structurées comme dans cet exemple.
  • Pourquoi le MDM à besoin du big data : pour constituer un référentiel complet il faut que je puisse insérer des données d’information clients de toutes les sources structurées et non structurées. C’est ce qui permet d’enrichir la gestion classique des données  et de les réinsérer dans les sites web car c’est là qui se passe et c’st comme ça qu’on trouve le ROI

et demain ?

Les enjeux de demain, selon Forrester c’est la prédiction, comme LinkedIn qui propose des contacts potentiels, dès la première connexion. “Nos applications doivent devenir un coach personnel par rapport aux actions qu’il doit pouvoir faire dans le futur” a conclu, M. Franco. Alors que beaucoup d’industriels en sont encore à se gratter la tête pour savoir ce que big data veut dire, les leaders en sont déjà sur le coup d’après. Tout va très vite dans ce monde de la donnée pléthorique.

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces

book-new-largeCe n’est pas une conférence media aces, c’est LA conférence media aces et encore, c’est une double conférence, avec 2 salles ! Celle qui va être l’aboutissement d’un travail énorme, fruit de 9 mois de nuits blanches, qui a vu, au terme de cette gestation, la naissance de la communication digitale expliquée à mon boss, notre nouvel ouvrage. Alors ! quoi de plus normal que de convier quelques uns des nombreux contributeurs du livre qui viendront nous narrer leurs anecdotes et nous transmettre leurs astuces IRL à Paris, le 14 novembre 2013 à l’ESG à Paris (Nation).

la communication digitale 14 nov 2013

Le jeudi 14 novembre de 9h à 12h Dans les locaux du MBA ESG, 35 avenue Philippe Auguste à Paris
 
Avec en prime, la possibilité de commander le livre avec 25% de réduction et de vous le faire dédicacer sur place par les auteurs et les multiples contributeurs! Attention, nombre de places limité! Inscrivez-vous vite!

INSCRIVEZ-VOUS A l’EVENEMENT :

conference-mediaaces-14nov2013Programme : les contributeurs du livre “la communication digitale expliquée à mon boss”

8:30 – 9:00 Accueil café

9:00 – 9:30 Managers boostez votre communication avec le storytelling numérique

Sans contenu, point de salut dans le digital ! La phrase est peut-être lapidaire mais elle est la condition sine qua non de la réussite ou non d’une stratégie de communication numérique. Or, s’il est bien une technique narrative capable de relever le défi du contenu avec brio et efficacité sur les médias sociaux, c’est effectivement le storytelling.

par Olivier Cimeliere,
Président fondateur
Heuristik Communication

9:30 – 10:00 Les nouveaux métiers de la Communication

Le digital a impacté de plein fouet les métiers de la communication en entreprise, invitant à repenser la vision même de la fonction. Le point sur ces nouveaux et futurs métiers de la communication digitale.

par Philippe Gérard
manager , CEGOS

10:00 – 10:30 Comment calculer le ROI des projets digitaux sans perdre la tête

Le calcul du retour sur investissement d’un projet digital n’est, en général, pas ce que le responsable du projet préfère faire. Se plonger dans les chiffres, les mettre en ordre avec plus ou moins de bonheur dans un tableur, essayer d’expliquer le rationnel qui se cache derrière et mettre le tout dans une jolie présentation plus ou moins fumeuse, voilà qui n’a rien d’enthousiasmant. Pourtant, moyennant un peu de méthode, il est possible d’évaluer le retour sur investissement d’un projet digital, sans pour autant perdre la tête

par Michaël Tartar
Directeur Digital

10:30 -10:45 Pause café

10:45 – 11:15 La digitalisation des établissements d’enseignement supérieur

Il y a à peine trois ans, les établissements d’enseignement supérieur se demandaient encore s’il fallait ou non se rendre sur les réseaux sociaux. Depuis, les choses ont bien évolué.

par Jean-Marc Goachet
Responsable communication digitale et web marketing, MINES ParisTech

11:15 – 11:45 Comment se lancer dans le crowdsourcing?

Poursuivons notre panora des différents moyens à notre disposition pour développer la communication digitale et intéressons-nous, maintenant, au « crowdsourcing », cette technique visant à faire appel à des communautés d’individus pour créer et inventer de nouveaux produits, de nouveaux services

par François Petavy
DG
Eyeka

11:45 – 12:15 Stratégie d’influence et communication de crise

En charge de l’influence digitale, du community management et des relations presse chez Air France, Marina Tymen s’est parfois trouvée dans des situations de crise d’importance variable. Elle nous montre, au travers de deux cas différents, comment instaurer une démarche proactive de défense de la marque sur les médias sociaux

par Marina Tymen, INFLUENTY

12:15 – 12:45 Conclusion et séance dédicaces

conférence sur la communication digitale – 14/11/13 à Paris – @mediaaces was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

10+1 constats sur le marketing de contenu digital (la présentation)

A 19:10 précises, cet article sera publié, permettant ainsi aux participants de la conférence de ce soir à Paris chez Soleilles Cowork, de garder une trace de nos échanges.

10+1 constats sur le marketing de contenu digital (la présentation) was last modified: février 28th, 2015 by Yann Gourvennec

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content »)

visionary-publishingLe marketing de contenu se généralise. Mais est-il nouveau ? Idem pour le bouche à oreille, le Web collaboratif, l’UGC (User Generated Content) … Qui plus est, alors que la communication digitale se généralise, est-elle toujours bien comprise ? Le Web est-il toujours perçu à sa juste valeur ? Les entreprises qui se lancent à corps perdu dans la course quantitative au contenu de marque (content marketing), trouvent-elles toujours la note juste ? Ce soir, je parlerai autour d’une version mise à jour de ma présentation de Lille en Mars, remise à niveau et où je ferai allusion à mon nouvel ouvrage fraîchement paru la communication digitale expliquée à mon boss, dans lequel une section complète est dédiée au marketing de contenu, dans le cadre d’une réunion organisée par Lise Janody à Soleilles Cowork, rue Richelieu à Paris (Bourse). Venez nombreux à 19:00 précises !

la version de Mars, qui sera revue et mise à jour pour la conférence de ce soir

Et voici l’annonce de la conférence par les organisateurs (inscrivez-vous il n’y aura pas de place pour tout le monde):

Dix constats autour du contenu digital : Rencontre avec Yann Gourvennec

Les médias sociaux ont-ils tué le site web ou le blog ? La communication digitale passe-t-elle obligatoirement par la vidéo ? Quid des podcasts, de la web radio, du « user-generated content » ? Quel avenir pour le Brand content ?

Pour la « reprise » de notre groupe Content Strategy Paris, je vous invite à venir discuter de ces tendances – et des idées reçues – avec quelqu’un qui n’a guère besoin de vous être présenté : Yann Gourvennec, cadre dirigeant à l’international, marketer, spécialiste du Web et des médias sociaux, intervenant en marketing, conférencier et auteur, et digital native… depuis 1996. Vous ne connaissez pas Yann ? Je vous invite à visiter son site VisionaryMarketing.com pour en savoir plus….

Nous vous attendons mardi, 22 octobre, de 19h à 21h dans les locaux de Soleilles Co-Work. Une participation de 10 Euros vous sera demandée pour aider à payer la location de la salle.

Les places sont limitées, donc n’attendez pas à vous inscrire (et si vous devez vous désister, même à la dernière minute, n’oubliez pas de nous en avertir…)

Conférence : 10 constats sur le marketing de contenu (« brand content ») was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace

idea-visionary-marketingJ’ai assisté aujourd’hui au lancement du dernier produit d’ami software de mon ami (sans jeu de mots) Alain Beauvieux. Une véritable innovation sur ce marché de la veille où, je m’en suis déjà ouvert souvent, les coûts de la donnée et de l’analyse sont un handicap pour le responsable digital (entre autres personnes intéressées). Ami a repensé complètement son modèle autour du Cloud et certainement la première chose que j’ai trouvée intéressante dans ce modèle en est le coût adaptable mais aussi et surtout le fait qu’ont puisse ouvrir la veille en mixant les mondes réels et virtuels, grâce à une marketplace qui permet à des fournisseurs de données structurées d’amener de la richesse à des tableaux de bord qui ne peuvent plus se limiter aux seuls médias sociaux ; en même temps, dans la veille économique ne peuvent plus les ignorer. Pour une société qui se décrit comme une « société d’ingénieurs » je les trouve assez bons en marketing. Voici donc une vraie innovation à suivre de près, cela faisait longtemps que je n’avais pas du quelque chose d’aussi nouveau sur ce domaine qui commençait sérieusement à tourner en rond autour de Facebook. Voici mon comte-rendu :

Une entreprise née avec le développement de l’Internet

Alain Beauvieux (photo), président d’ami software a débuté la réunion en rappelant son ambition : « on n’est pas nés avec internet mais avec son développement en 2001 et on a développé des produits pour valoriser les informations qui circulent sur le net. Le premier en 2003 puis Ami Enterprise intelligence, probablement la première plateforme d’analyse économique pour construire des tableaux de bord décisionnels » a-t-il expliqué pour restituer l’entreprise dans l’histoire de l’Internet.

“Cette plateforme s’est  imposée comme une référence, comme au ministère de l’économie et des finances avec des centaines d’utilisateurs de milliers de documents” a ajouté Alain. Et cette reconnaissance française a su aussi s’imposer à l’international auprès de grands comptes qui savent acheter. Exemple le CNRS ça dire NSERC malgré la concurrence US.

L’objectif de ce nouveau projet intitulé Ami Cloud Intelligence est de rendre l’outil simple d’accès et ils sont partis d’une feuille blanche et se sont demandé ce qu’il fallait faire ; ils ont sur cette base conçu un cahier des charges en 3 points :

  1. Besoin d’application facile et immédiate du style de l’iPhone car les gens sont habitués à cela et c’est le modèle dont ils ont désiré s’inspirer ;
  2. Les ressources informatiques : le Web est un gigantesque gisement d’information donc il faut sans cesse s’adapter sans limite aux besoin des utilisateurs ;
  3. Un modèle économique entièrement nouveau pour que la facturation soit équitable sans investissement préalable.

3 idées force

Ils se sont appliqué les mêmes lois que celles qu’ils imposent à leurs clients, ils ont fait de l’intelligence économique pour eux-même et en ont déduit 3 idées :

  1. Un concept de marketplace auquel les utilisateurs se sont habitués. Appexchange de salesforce, Google apps marketplace sont les plus connus
  2. Ressources informatiques : les quantités d’information sont gigantesques et ils ont regardé amazon. C’est la plus grande infrastructure disponible. Ils n’ont pas mis leurs données chez eux mais ils ont cherché à comprendre leur capacité d’élasticité. Et ils ont construit un modèle similaire
  3. Ne pas forcer les utilisateurs à investir : c’est une stratégie d’utilisation à la consommation, comme EDF, avec un compteur pour évaluer la consommation. Ils ont hésité sur cette notion de « compteur ». Ici on ne compte pas les kwh mais les DPU (Data processing units) c’est à dire la puissance informatique consommée. Et cela traduit la consommation effective. On ne paie que ce que l’on consomme. « Ce que les autres produits et nous aussi avant proposent c’est l’abonnement à l’utilisateur, un peu surdimensionné au départ et au moment du pic on augmente l’abonnement car ça ne devient pas assez et après on garde l’abonnement. Nous pensons que cette approche est une mauvaise approche commerciale car l’investissement de départ n’est pas négligeable et à partir de là il faut justifier son investissement. Ce qu’on n’a pas avec cette approche et si le système n’est pas utilisé on ne paie rien » a défendu Alain Beauvieux. Ce n’est passe pour autant une innovation neutre : « c’est un investissement en millions d’euros mais il a été fait par ami » a-t-il précisé.

C’est de cette idée qu’est né ami Cloud intelligence, la première Marketplace dédiée à la veille dans le Cloud avec zéro investissement.

C’est un pari ambitieux pour un outil simple d’utilisation et c’est ami qui a pris le risque, en enlevant le risque du client. Le pari c’est la démocratisation des outils qui sont très puissants mais dont le prix est une barrière. Cet investissement a été rendu possible par le soutien des actionnaires d’ami software, car le risque n’est pas nul.

L’activité d’éditeur d’ami se poursuit néanmoins. « Avec une compatibilité 100% avec le Systems Cloud ». Le système installé chez le client peut utiliser les ressources du Cloud intelligence. Des process, des modules, des traitements .. Ex : les collectes sur les sources anglo-saxones qui peuvent se faire par l’extérieur. La nouvelle version ami entreprise intelligence V7 sera disponible en janvier 2014.

Démonstration

Jerome Zamy (à gauche)  Et Maxime Berthelot (à droite) ont ensuite présenté le produit au cours d’une démonstration. La marketplace se présente un peu différemment de ce qu’on a l’habitude de voir sur les smart phones. La logique est la même que celle de l’appexchange de Salesforce.  Les applications sont résidentes sur le serveur et on a juste à demander d’en activer l’accès.

L’application « Buzz tracker » permet la traçabilité des Buzz sur les ‘Médias sociaux et permet de rejouer les Buzz est une de ces applications déjà disponibles. Mais nous avons surtout vu « Smart horizons » qui permet de surveiller les médias sociaux et le web en général. Le tableau de bord est la page d’accueil de d’application : volumes de discussions, qui en parle, comparaison des différents niveaux de bruits selon le produit, Sourcing des sujets par blog en pourcentage (très bien fait) et classification des influenceurs avec un classement des comptes twitter avec la volumétrie de chaque compte. Ce n’est pas là que réside l’originalité de l’application même si elle a l’air bien conçue. On y vient un peu après.

Comment construire un pareil tableau de bord ? Ami accompagne le client et a même plusieurs offres de service d’accompagnement du client. Mais on peut aussi partir d’une feuille blanche de façon très rapide comme l’a démontré Maxime Berthelot. Il y a des connecteurs avec des choix de sources variés, forums, médias, blogs et médias sociaux … On entre ensuite son mot clef et les paramètres de langue… C’est fini ! Ami software s’occupe de tout. Les graphiques se configurent très facilement en faisant glisser des widgets sur le tableau de bord et en les paramétrant.

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l’appstore dans le nuage d’ami software en version 1

Là ou, ami est original c’est que les sources sont variées. « soit je fais appel à un fournisseur de données soit j’utilise un outil plus ou moins compliqué qui finit un peu en boîte noire. Ici, toutes les fonctionnalités sont disponibles » a expliqué maxime Berthelot.

Autre besoin, autre exemple : des personnes dans mon entreprise s’intéressent aux matières premières. Le problème en interne est de mélanger des sources classiques et mélanger ces données à des cotations boursières par exemple. On reste ici dans le périmètre de la donnée structurée. Comme ci dessous dans l’exemple ci-dessous sur le charbon avec une vraie vue 360° où on va mixer des données d’ami avec des données structurées Bloomberg (vraies données client temps réel). Evernote Snapshot 20131017 175729

les données structurées temps réel en accès direct

La grande valeur ajoutée est d’avoir tout au même endroit, c’est un plus très important.

Autre application : On peut accéder à l’application Bloomberg (à condition d’avoir un compte). Il suffit d’activer l’application sur la marketplace, et en quelques clics on va l’activer ; “on peut paramétrer rapidement cette application avec des widgets et avoir toutes les informations au même endroit”. Cette marketplace va s’enrichir au fur et arséniure avec des applications tierces : prochain rendez-vous important, le 16 janvier 2014.

Et pour les top managers qui ne veulent pas s’embarrasser de détails, il y a la possibilité d’accéder à la donnée brute pour ne pas avoir à personnaliser l’interface.

Eric Fourboul patron de la R&D a ensuite présenté la technologie sous-jascente.

“Le Web de 2013 est à des kilomètres du Web de 2003” a expliqué Eric Fourboul en introduction. C’est pourquoi la dimension big data a été une ligne directrice, au-delà du buzz qui est indûment fait autour de ce vocable. Ici, on peut “toucher” le big data, c’est concret. “Ami fait du SaaS depuis 10 ans et c’est beaucoup d’apprentissage” a-t-il poursuivi, et Ami Cloud intelligence est bien le résultat de cette expérience. À partir de Ami Enterprise intelligence en 2005 ils ont adopté le “mode dual” (SaaS ou sur site). “Il y a des sociétés où l’hébergement et interne n’est pas une option. Cela fait partie de l’ADN d’Ami” a insisté Eric Fourboul avant de décrire la base technique de sa solution.

Eric Fourboul en pleine explication

Le chantier a démarré il y a plus de 2 ans et les recherches ont commencé même il y a 4 ans. Les objectifs étaient très ambitieux car les algorithmes ont été boostés et les phases de traitement ont été rendues 10 fois plus rapides, avec une capitalisation des informations 100 fois supérieure. Plusieurs Téra de données sont digérables sur une journée avec une adaptation de la puissance en temps réel. “Quand on parle de big data, on pense immédiatement à la quantité de données mais la variété de ces données est plus importante” a ajouté Eric. “C’est un monde plus ouvert aussi aux fournisseurs de données tierces comme Bloomberg par exemple”, et ici le mot d’ouverture a toute son importance.

Cette ouverture a consisté à rendre compatible le moteur avec l’ensemble des autres acteurs. L’ensemble des workflows utilise hadoop, bien entendu, pour le stockage et le traitement. Ami est aussi pionnier du « map/reduce » qui permet le « text mining » en temps réel et participe même à l’évolution d’hadoop.

Prochain rendez vous le 16 janvier 2014 pour la première annonce de l’élargissement de la marketplace avec 2 applications significatives. Le rendez-vous est pris !

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec