5 idées force à retenir du livre « la communication digitale expliquée à mon boss »

Petite interview réalisée par Frédéric Canevet lors du dernier Web 2 Connect sur le sujet de notre nouvel ouvrage La communication digitale expliquée à mon bossJ’y ai résumé 5 idées force qui seront bientôt retranscrites par Frédéric sur son propre blog :

5 idées force à retenir du livre « la communication digitale expliquée à mon boss » was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

innovation : Ceci n’est pas une prévision pour 2014

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Les prévisions ont envahi les blogs et les sites Web, au point de devenir invisibles, comme tous les ans. Une armée de prophètes visionnaires nous abreuve des futures tendances du Web et du Web social et même des tendances de la planète … tant qu’on y est ! Ces prévisions sont simples d’ailleurs, elles tournent toutes autour des mêmes choses – de préférence des innovations qui se mettent en place depuis des lustres (le Big data, le quantified self, les objets connectés, les derniers clones de Tumblr et d’Instagram, la nième évolution du edgerank de Facebook …). Et si vous avez un sentiment de déjà-vu, c’est parfaitement normal, car l’innovation est affaire de maturation. Elle se bonifie lentement, en vieillissant … ou elle se madérise et devient obsolète … comme le bon vin.

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avant tout, souhaitons à nos lecteurs un Joyeux Noël et une bonne année

Les prévisions 2014, c’est sur visionary marketing … et depuis longtemps

Si je ne vous assomme pas avec les dernières prévisions sur le big data, c’est que le big data est déjà là … depuis bien longtemps même, mais qu’il va encore falloir des décennies pour que les marketeurs comprennent ce qu’ils peuvent en faire : dans le RTB, dans le marketing automation, dans le CRM … ce n’est pas nouveau, cela est vieux comme le monde. Mais il y a des entreprises plus en pointe que d’autres, et c’est cela qui est nouveau. Le sujet est en train de mûrir, car pour beaucoup de marketeurs, le big data n’est qu’un buzzword de plus dans le dictionnaire.

Pareillement pour les objets connectés. Ce n’est pas la découverte de l’année. Mais nous pouvons les toucher désormais, les mettre à nos poignets et les acheter à la FNAC … ou ailleurs.

Quand aux réseaux sociaux, que nous importe le nième clone d’Instagram. L’innovation n’est plus là depuis longtemps. La véritable innovation est dans la généralisation du “digital”, sa fusion dans le business, et le couronnement de la communication digitale.

Et la prévision de 2014 que je peux faire sans me risquer : la communication digitale expliquée à mon boss sera publié en anglais en début 2014 et là, pour le coup, voilà une véritable innovation ! (on hésite encore un peu entre “mastering” ou “managing” … enfin bref ! c’est du détail, la prévision va quand même se réaliser !)

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innovation : Ceci n’est pas une prévision pour 2014 was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie

A la veille de la conférence LeWeb13, je suis passé à l’espace 50 Partners à Paris pour assister à la conférence evernote où nous avons eu droit à la visite surprise de Phil Libin, le CEO d’Evernote – qui n’en est cependant pas le fondateue. LA présentation initiale de la startup a été faite par la toute jeune DG Europe, Cristina Riesen. Evernote a 9 ans ! Et déjà 80 millions d’utilisateurs… (75 millions selon Time, un peu moins emphatiques que les représentants de la marque ; mais en sommes nous à 5 millions près ?) L’application s’est développée par bouche à oreille. “En France on a 1.6 millions d’utilisateurs soit le double de ce qu’il y avait il y a 1 an à le web” a dit Cristina. “Evernote a 330 employés dans le monde à ce jour et a gagné le Apple design award et le red dot design award”. La version business 2.0 vient d’être lancée. Elle permet le travail en équipe et il y a une semaine, la version evernote salesforce a aussi été annoncée. Au delà le l’appli il y a des objets physiques qui permettent d’étendre l’usage (partenariats avec postit, avec moleskine …). Voyons ici avec les représentants de la startup et un ambassadeur – mon confrère Maxime Garrigues – comment evernote anime son écosystème et les usages qui en dérivent

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Evernote superbement bien résumé par Time Magazine  (11/11/13)

Il y a également un objet magique le evernote stylus (ci-dessous), un stylet qui permet d’écrire sur une tablette exactement comme sur du papier.

L’appli a beaucoup évolué, aussi bien sur Mac et Windows (version 5) et ios 7 … “Tout cela est le résultat d’un gros travail a dit la DG Europe”.

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Cristina Riesen de Evernote

Julien Boedec (partenariats evernote) @boedec A rejoint evernote il y a 3 ans et est basé à San Francisco. L’équipe plateforme a pour but de multiplier les intégrations : elles crée des SDK pour permettre aux éditeurs d’intégrer evernote au travers de ses API et d’ouvrir les comptes de ses utilisateurs. Ils font aussi des hackathons et des meetups comme ce soir et des workshops pour permettre aux partenaires de jouer avec les api. Pour la première fois ils ont aussi créé un programme d’accélération et ils travaillent aussi directement avec certains partenaires pour produire des produits les meilleurs possibles en fonction des nombreuses utilisations diverses du produit car « chacun l’utilise à sa façon ». Parmi les partenaires privilégiés : IFTTT (if this then that) : permet de lier tous les services de réseaux sociaux et de communications et de sauvegarder le résultat dans evernote.

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Julien Boedec en charge des partenariats chez l’éditeur

Autres exemples de partenariats :

  • Dolphin browser : navigateur web pour iPhone et ipad et Android pour remplacer Safari et Chrome. Ils ont fait une intégration avec evernote qui permet de sauvegarder un contenu dans votre compte. Ceci permet de garder un contenu web à la manière du Web clipper. Evernote ne peux en effet pas créer de plugin pour Safari du fait des règles Apple, d’où ce partenariat ;
  • Postach.io : permet de publier sur les blogs en utilisant evernote directement depuis son compte. Il s’agit d’une plateforme de blogs séparée et n’est donc pas compatible avec WordPress … dommage !
  • Boxer : il s’agit d’un client mail qui essaie de remplacer le mail standard de l’iPhone en lui apportant des fonctionnalités. Ils ont inclus la possibilité de sauvegarder un mail directement dans evernote ;
  • Docusign : permet de signer un document et de l’envoyer à la bonne personne

Ces 5 applications ne doivent pas cacher le fait qu’evernote en a des centaines d’autres disponibles, ce sont juste des exemples.

La présentation s’est poursuivie avec Xavier Delplanque senior product manager en charge des produits. Xavier est basé à San Francisco également et il a rejoint evernnote il y a 3 ans. Sa mission a été de « produire la première impression » car « beaucoup d’utilisateurs qui découvrent evernote la première fois ne savent pas à quoi ça sert« . Xavier vient du jeu vidéo et a créé cette interface mobile en construisant un premier prototype (feature discovery).

Puis une deuxième étape a été  lancée avec des brainstormings et des idées qui ont été retenues. Evernote n’est pas qu’une appli de prise de notes c’est un « lifestyle ». La première expérience du didacticiel n’a pas été satisfaisante donc ils l’ont améliorée puis ils ont ajouté la caméra, les postits et enfin la synchronisation pour amener l’utilisateur du mobile sur l’ordinateur et vice versa.

En fait la conception est très difficile a ajouté Xavier car les retours de tests des utilisateurs ne sont pas souvent utiles. “On a utilisé les statistiques de Google Analytics en analysant les utilisations des utilisateurs (A/B testing) et cela permet d’améliorer l’appli et d’ajouter des fonctionnalités à bon escient” a-t-il précisé.

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Xavier Delplanque

Maxime Garrigues, un des patrons de Xprime et un des 4 ambassadeurs d’evernote (@maximegarrigues) en France “utilise Evernote pour stocker tout ce qu’ [il] peut pour [se] souvenir de tout”, evernote c’est plus qu’un produit, selon Maxime et Xprime utilise la version business. “Le planeur stratégique stocke 1535 notes de veille dans un carnet evernote partagé avec l’ensemble de l’agence” indique-t-il. Avec le plugin evernote dans le navigateur, la recherche Google va aller chercher aussi biens urls. Web ouvert que sur la. Evernote est devenue la véritable bse de donnée de curation de l’agence.

Autre usage : les carnets clients avec les cartes de visite des clients qui sont partagées après avoir été scannées avec evernote hello. La version business intégre aussi salesforce, cequi  permet aussi de réaliser le suivi client précise Maxime. Il est aussi possible d’utiliser une note en mode présentation (sur ordinateur), c’est ce qu’a fait Maxime … je n’ai pu essayer avec la version premium.

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Maxime Garrigues en présentation

En conclusion, j’ai appris plein de choses car bien qu’étant un afficionado de l’application (j’ai près de 300 notes actives et je rédige tous mes billets de blogs comme celui-ci avec Evernote sur mon iPad), il est vrai que chaque utilisateur en fait des choses différentes. C’est ça la richesse d’evernote, certains l’utilisent, comme moi, comme un super traitement de texte mobile, d’autres comme une liste de choses à faire, d’autres comme un espace de stockage ou un référentiel … les usages sont infinis.

Nous n’avons pas fini d’entendre parler d’Evernote !

Evernote : Plus qu’une appli, un style de vie was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

La Distribution en version 2.0 avec Adetem le 21/01/2013

Le domaine de la distribution est sans aucun doute un des secteurs d’activité qu’Internet a le plus bousculé : des géants sont apparus comme Amazon, et d’autres ont sombré ou sont encore en train de le faire, sous nos propres yeux. Le Web 2.0 et les médias sociaux ont également permis la naissance de nouveaux acteurs, des premiers sites participatifs comme lafraise.com à la consommation collaborative qui émerge aujourd’hui et à l’économie circulaire.

adetem logo.gifPar ailleurs, les progrès technologiques ouvrent de nouveaux horizons (voir ma présentation de l’an dernier sur ce sujet) : de nombreux consommateurs délaissent leur PC pour leur Smartphone et commerces virtuels et réels se télescopent soudain, d’autant que les tablettes s’invitent et viennent compliquer le jeu … en attendant la multiplication des montres et lunettes connectées ?

La Distribution 2.0, c’est la distribution d’un nouveau type de consommateurs, exposés à de nouvelles technologies : un consommateur qui se laissera (peut-être) séduire par des offres en réalité augmentée, mais courra (peut-être) aussi tout Paris pour dénicher le livre rare qu’il désire absolument acheter.

Bref, le temps pour le club marketing 2.0 de l’Adetem jeter un regard croisé sur de multiples expériences et d’organiser le 21 janvier 2014 à 9 heures, une matinée consacrée à la distribution avec :

  • Maxence Dislaire,  CEO d’Improveeze, qui a analysé dans son Book Connected Store 70 enseignes ayant lancé un projet de magasins connectés en France et dans le monde.
  • Matthias VIRY, Directeur associé de 3ème Monde, évoquera son expérience des réseaux sociaux d’entreprise récemment développés par des enseignes de la grande distribution comme Auchan ou Leroy Merlin.
  • Catherine Torchy, Directrice de La P’tite Grenouille, expliquera comment une petite entreprise spécialisée dans la vente par correspondance d’articles pour bébé depuis 1993 a su s’adapter à Internet et aux médias sociaux.
  • Danielle Cillien Sabatier, Directrice de la Librairie Galignani, évoquera le futur d’une librairie née à Venise en 1520 et à Paris en 1801, spécialisée dans les ouvrages en langue anglaise.

    Pour s’inscrire, c’est ici.

un rappel de ma présentation sur le sujet des innovations technologiques dans le domaine de la distribution ci-après :

[Fr] 7 exemples de technologie en point de vente from Yann Gourvennec

La Distribution en version 2.0 avec Adetem le 21/01/2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

contenu digital : Une affaire d’état d’esprit (brand content)

radio-largeUn an après mon interview de Bruno Fridlansky et de Frédéric Canevet sur le sujet des blogs, et maintenant que nous avons vu qu’ils n’étaient pas morts, voyons avec eux l’état des lieux du Brand content tel qu’il est utilisé par les entreprises et en quoi les choses sont en train de changer. Il s’agit d’un constat assez contradictoire : d’une part, les entreprises se sont plongées dans le Brand content et l’ont adopté largement; d’autre part, elles ont encore du mal à changer leur mode de communication, trop adapté à l’ancien monde, et pas assez au monde digital. D’autre part, et en bout de chaîne, le rôle des agences ont également changé, elles doivent devenir des accompagnateurs, et pour ceci modifier profondément leur business models.

Voici résumés en quelques points, les points de vue de Bruno Fridlansky (Consonaute) et Frédéric Canevet (Conseilsmarketing.fr)* cette année au Web2connect:

Plus que les compétences, le contenu digital requiert un état d’esprit (Brand content)

  • Les entreprises ne se posent plus la question de savoir s’il faut en faire ;
  • Les marques produisent énormément de contenus mais ne savent pas encore véritablement comment les exploiter ;
  • Le contenu est devenu protéiforme, ce n’est plus un simple article de blog, mais des vidéos, des images, des infographies, le contenu est plus riche (on pourrait presque reparler de multimédia, 20 ans après) ;
  • Il n’est pas nécessaire d’y passer des heures ni de peaufiner à l’extrême comme un journaliste, à l’inverse de ce qui est communément cru dans les grandes entreprises ;
  • Avec une image, une simple retouche graphique, « il est possible de toucher les gens » ;
  • Le contenu est devenu multiforme par son utilisation. Une conférence par exemple peut-être filmée, bloguée mise sur Slideshare etc. ;
  • Plus que les compétences, le contenu digital requiert un état d’esprit ;
  • Il faut éviter le contenu par silo, une vidéo peut être réutilisable dans un article, ou on peut en sortir des images etc. et rendre tout cela utilisable et le relancer le partager (probablement qu’il s’agit là de la plus grosse lacune dans ‘utilisation du contenu digital par les entreprises à ma connaissance) ;
  • Le responsable de la communication doit s’ouvrir au digital ;
  • Les grandes entreprises ont une vue assez ancienne de la communication, trop traditionnelle, trop léchée, trop parfaite. Il faut baisser son degré d’exigence pour réussir dans le digital et se fixer sur la qualité du contenu versus l’emballage ;
  • Vitesse, réactivité et partage sont les maîtres mots ;
  • Il faut faire évoluer la façon de faire du contenu, mais les journalistes ne sont pas les mieux placés pour accompagner les entreprises, c’est un peu comme les secrétaires dont le métier s’est transformé aujourd’hui ; les entreprises doivent apprendre à évoluer et « sortir les experts-maison » du placard afin d’utiliser les forces vives de l’entreprise et les motiver ;
  • Il faut aussi accepter de concevoir aussi le contenu en interne (le fameux UGC : User Generated Content) ;
  • Le rôle des agents va changer, ils vont devenir des accompagnateurs, mais il y a des challenges en termes de business models. Les agences vont devoir se remettre en cause et facturer différemment. Le rôle de l’agence va être de faire résonner le contenu, et ceux avec de la qualité et aussi aider le client à repositionner son contenu différemment. Il faudra également savoir utiliser les blogueurs pour ce qu’ils savent le mieux faire savoir partager leur savoir et leur passion.

 

nb : il est à préciser que Bruno et Frédéric, en dehors de leurs activités de blogging ont également une vie professionnelle chargée et que leur éclairage est, comme c’est quasiment toujours le cas avec les blogueurs, double.

Rappel de la vidéo de l’année dernière :

Frédéric Canevet Bruno Fridlansky l’an dernier lors de notre interview
contenu digital : Une affaire d’état d’esprit (brand content) was last modified: février 28th, 2015 by Yann Gourvennec