Le Benchmark des meilleurs sites Web européens par Adobe – #adobesummit

Adobe R&D a révélé son rapport de benchmark des sites européens que je livre ci-dessous à mes lecteurs en intégralité ci-dessous. Je vous livre mes premières impressions après une rapide lecture.

  • première constatation, sur la fréquentation des sites par smartphones :
    comme toujours, retrouve trois groupes : le Royaume-Uni, les États-Unis et les pays nordiques avec entre 17 % et 23% de consultation des meilleurs sites par mobile. Derrière, on trouve la France et le Benelux et l’Allemagne autour de 10 % avec une faible moyen entre de 6 % pour la France. Ce manque de maturité ne peut guère être imputé à un défaut d’équipement, du moins pour la France, mais véritablement à une faiblesse des usages et un manque de maturité de la masse des utilisateurs qui, chez nous du moins, ne devraient pas se plaindre non plus des tarifs ;
  • Même constat sur les tablettes, mais avec un écart un peu plus faible ; il semblerait que les tablettes aient mieux pris pour les utilisateurs français et allemands ;
  • Le paysage est entièrement différent sur le pourcentage de consultation de plus d’une page avec un avantage à la France et au Benelux (63-64 %) mais peu de différences régionales. On observe une baisse de ce taux sur la durée, donc on peut en conclure que les visiteurs sont plus zapeurs, ce que l’on peut attribuer aussi à l’augmentation des consultations sur mobile ;
  • Pour le nombre de visites par les internautes, pas de différences notables entre pays, mais de gros écarts (jusqu’à 20 %) entre les meilleurs sites les autres
  • Des temps de connexion en baisse partout et qui sont meilleurs en France par rapport au Royaume Uni, peut-être car on reste plus longtemps sur les sites quand on utilise un ordinateur par rapport à un smartphone.

La méthodologie de cette étude s’est basée sur 579 milliards de visites réalisées entre 2012 2013 sur plus de 19 000 sites Web. Elle peut être téléchargée et visualisée sur mon espace Slideshare :

Le Benchmark des meilleurs sites Web européens par Adobe – #adobesummit was last modified: mai 15th, 2014 by Yann Gourvennec

Transformation digitale en Europe : peut mieux faire #adobesummit

Dans le cadre de l’Adobe Summit 2014, j’ai rencontré Mark Phibbs (Photo ci-dessous), SVP EMEA d’Adobe, un Australien qui a une longue expérience du terrain, commencée dans la région Asie-Pacifique. L’occasion de ce salon était rêvée pour évoquer avec lui l’état des lieux de transformation digitale en Europe, qu’il connaît bien et peut donc comparer à d’autres régions.

La transformation digitale en Europe vue par un Australien

Mark Phibbs - Theaustralian.com.au

Adobe est bien placée pour parler de consommation digitale à ses clients. La suite marketing cloud est déjà en elle-même un élément de transformation ( cf. notre article sur la plénière du 14 mai ). Mais aussi et surtout, Adobe s’est appliquée à elle-même… ses propres recettes. « Alors que nous étions en train de racheter Omniture« , a expliqué Mark, « nous l’utilisions déjà pour nous-mêmes, et 74 % aujourd’hui de notre budget marketing est dépensé en ligne (contre 20 % à 30 % en moyenne en Europe selon le représentant d’Adobe). Je ne suis d’ailleurs pas convaincu par ce chiffre qui me paraît largement surévalué par rapport à ce que je connais du terrain. Je l’aurais placé environ 10 %, ce qui ne fait d’ailleurs que renforcer l’importance du chiffre d’Adobe. Un pourcentage impressionnant, dont on retrouve des équivalents chez d’autres sociétés fortement ancrées dans le digital comme Cisco par exemple.

Et pourtant « toutes les décisions des clients se prennent en ligne »

C’est bien là le hic ; le gouffre énorme pour la plupart des entreprises, notamment en France, entre l’adoption du Web et du Web social par les clients finals et l’apparente indolence des entreprises en réponse à ce changement de comportement. Audi, à l’opposé, l’a bien compris, avec son magasin de Mayfair, le digital « en magasin a permis d’augmenter les ventes d’accessoires de 25 %, grâce à une mise en scène digitale de ces produits ».

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Transformation digitale en Europe : peut mieux faire #adobesummit was last modified: juin 26th, 2015 by Yann Gourvennec

la plénière de l’Adobe Summit résumée par Michael Tartar

En attendant mon résumé de la plénière du 14 mai de la conférence internationale Adobe, que je publierai, si tout va bien, demain matin, je ne peux résister au plaisir de partager avec vous ce compte rendu circonstancié de notre ami Michael Tartar également présent ici à Londres. En attendant la version française vous pouvez toujours lire mon compte rendu sur la réinvention du marketing basé sur la même plénière sur mon blog anglais à l’adresse http://blog.visionarymarketing.com 

 

Adobe

Adobe Digital Summit EMEA : compte-rendu commenté de la première session plénière | Michaël Tartar

Quand Adobe organise une conférence dédiée au marketing digital, l’événement est vraiment impressionnant. Réunis à Londres pendant deux jours, 3800 personnes issues de 47 pays se passionnent pour un sujet : la transformation digitale, ou comment devenir une entreprise temps-réel en commençant par réinventer la fonction marketing.

Pour lancer la conférence, Brad Rencher (Senior VP et General Manager de la BU Digital Business) et Shantanu Narayen (CEO) ont campé le décor en insistant sur un point : à l’ère du digital, une entreprise moderne doit absolument tenir compte des nouveaux comportements des consommateurs. Comment ces nouveaux comportements changent l’entreprise ? Elle la contraint à adapter ses produits, adapter son modèle de distribution etc. L’adaptation de la fonction marketing la conduit-elle à changer en profondeur l’entreprise, ses processus, sa manière de recruter ? Plus que ça : la fonction marketing déborde largement de son périmètre traditionnel et tend à devenir hégémonique.

via Adobe Digital Summit EMEA : compte-rendu commenté de la première session plénière | Michaël Tartar.

la plénière de l’Adobe Summit résumée par Michael Tartar was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget

transformation digitale buzzword

La transformation digitale est à coup sûr un des “buzzwords » de l’année. Les sujets de l’entreprise et de la transformation numérique génèrent un bruit très important depuis plusieurs mois. Flairant le bon filon, de nombreuses officines de conseil se sont engouffrées dans la brèche. Chacune à leur façon. Si à peu près tout le monde s’accorde sur la nécessité de bâtir une stratégie globale, elles mettent cependant l’accent, en fonction de leur spécialisation, tantôt sur la technologie, tantôt sur le marketing ou encore sur la dimension RH. Force est de constater que l’engouement suscité autour de nécessité de voir l’entreprise se transformer est devenu très fort. Mais qu’en est-il exactement de ce phénomène, pourquoi faut-il s’y intéresser et quelles sont ses chances de le voir aboutir à de réelles success stories en entreprise ?

A y regarder de plus près, le terme de transformation digitale est employé pour parler de l’évolution des capacités techniques de l’entreprise (CRM, Social CRM, ERP, RSE, mobile, etc.) ou de la valorisation et du développement des compétences des salariés à utiliser les outils issus du web 2.0. Dans certains cas, la réflexion se limite même à un simple projet de refonte du site web pour y intégrer quelques gadgets en vogue. Partie frontale la plus visible de la transformation digitale, le site web est aussi la partie la plus évidente de ce que nous appelons transformation digitale. Cette évolution, obligatoire et récurrente, est un passage obligé de cette transformation, mais n’en est que la partie émergée d’un iceberg, bien plus grand dans sa portion non visible.

livre blanc transformation digitale

Pour aller plus loin : téléchargez notre livre blanc gratuit à http://eepurl.UoiHb ou http://visionarymarketing.com/transfo 

Adopter le digital dans l’entreprise : une nécessité stratégique

Il y a déjà 4 ans, Georges-Edouard Dias – alors Directeur e-Business chez l’Oréal – expliquait dans une conférence que la transformation digitale était un enjeu de survie pour l’entreprise. Le défi pour son groupe, leader sur le créneau de la beauté depuis une centaine d’année, était de demeurer parmi les leaders des cinquante prochaines années. La transformation digitale de l’entreprise bouleverse avant tout son business model dans des domaines aussi variés que les contenus, la manière de commercialiser en adoptant de nouvelles méthodes de commerce ou encore la manière de manager la relation-client. Risquant un parallèle avec le monde de l’IT, Georges-Edouard Dias synthétisait son propos en expliquant que l’Oréal devait en quelque sorte passer du statut d’entreprise telle que Microsoft à celui d’entreprise comme Apple. En clair une entreprise dont l’essence-même est de se tourner complètement sur l’expérience-consommateur et la valeur-consommateur.

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Transformation digitale : mythe et réalités au-delà du gadget was last modified: mai 20th, 2015 by Frédéric-Michel Chevalier

Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag)

La bataille du QR code fait rage

Après Ubleam qui nous prédisait que le QR code, en substance, ne marcherait jamais, la parole est à la défense … Voici donc une tribune libre de Sophie Descarréga d’Unitag qui nous apporte un démenti cinglant : Le QR code a 20 ans et, selon la société qui commercialise et personnalise des QR codes, il vivra ! Je dois avouer sans fard que j’ai une certaine sympathie pour ce point de vue. Non ! le QR code n’est pas nouveau. Non ! Ce n’est pas vrai que « ça ne marche pas », d’ailleurs il existe depuis trop longtemps pour qu’on prétende que ce mensonge est vrai. Et comme son petit frère, le Bar Code, il a un avantage indéniable : il ne coûte rien – ou presque – à fabriquer, et on peut l’imprimer soi-même. Pas de technologie compliquée à installer, pas de parcs à renouveler … il suffisait d’attendre que tout le monde soit équipé d’un smartphone et d’une appli du style i-nigma (la meilleure sur ce créneau). Alors, oui ! Si cette appli était installée par défaut (et non l’horrible et inutilisable Flashcode), ou embarquée par défaut dans vos applications de marque, nous verrions ainsi une bien meilleure adoption des QR codes … et surtout, si les marques apprenaient à l’utiliser correctement, pour générer de l’interaction … Tenez, prenons un exemple ! Donnez moi un QR code, un blog WordPress, et des contenus multimedia, et je vous transforme l’expérience à laquelle vous n’avez toujours pas droit dans les musées. Et pourtant, plus low tech … je meurs. Pensez-y …

Tribune libre de Sophie Descarréga, Directrice Mobile Marketing & Communication  d’Unitag

QR Codes - Sophie Descarréga - Unitag

Le QR Code sur le Web : « je t’aime moi non plus » ?

Créé au Japon il y a 20 ans pour le suivi industriel dans le secteur automobile, le QR Code divise la toile et déchaîne les passions.

Les simples résultats d’une recherche Web font apparaître de nombreux articles visant à décrédibiliser l’efficacité du fameux « Quick Response Code ». Les plus virulents vont jusqu’à annoncer sa mort imminente. Certains datant même de 2011, un an à peine après l’arrivée de cette technologie en Europe et aux USA ! Ces critiques attisent souvent la réaction des lecteurs – ce qui n’est peut-être pas pour déplaire aux auteurs en terme de référencement, drainant du trafic et des commentaires. Face une réponse massive à son article 2013 proclamant « la mort du QR Code », leblogueur marketing Aaron Strout s’est même vu contraint de modérer son discours.

Et pourtant… Au vu de la demande croissante des annonceurs, les QR Codes sont loin d’être passés de mode. Dans les magazines, sur les affiches, packagings produit ou cartes de visite – ils sont partout. Une tendance que viennent confirmer les 10 Mio de QR Codes créés à ce jour sur la plateforme Unitag, qui vient tout juste de passer le million d’utilisateurs dans le monde. On assiste ainsi actuellement à un curieux paradoxe : plus l’on voit de QR Codes, plus l’on entend de critiques à leur égard.

Qu’est-il donc reproché aux QR Codes, et qu’en est-il réellement ?

Des usages en hausse

« Personne ne scanne les QR Codes, personne ne sait ce qu’est un QR Code » Voici les deux objections les plus courantes à l’utilisation des QR Codes.

Alors que l’on est assaillis par les études, plus détaillées les unes des autres, sur le marché du mobile, on ne peut nier qu’il plane un certain flou sur les chiffres exacts de l’adoption de la technologie QR Code. En effet, les études les plus approfondies datent de 2012 et les chiffres publiés depuis nous viennent principalement des acteurs du secteur et s’appuient sur une base d’utilisateurs propres – donc pas forcément représentative.

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D’après les chiffres disponibles, force est de constater cependant que les QR Codes continuent à gagner en popularité. La dernière étudeAdobe Mobile Consumer sur­vey 2013 montre par exemple que 25% à 37% des détenteurs de smartphone auraient scanné un QR Code les 3 derniers mois*. Aux Etats-Unis, ils seraient près de 2,75 millions à flasher quotidiennement un QR Code, selonArbitron and Edison research (avril 2013).

* Détails des résultats de l’étudeAdobe Mobile Consumer survey de 2013 auprès de 3.075 détenteurs de smartphone de 5 pays (France, Allemagne, US, Canada, UK)

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Le QR Code a un bel avenir devant lui … malgré les critiques (tribune libre à Unitag) was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec