3 grands défis des Big Data pour le marketing B2B

Nous vous parlions récemment sur ce blog de la façon dont un marketeur B2B peut utiliser les Big Data dans sa stratégie de data-driven marketing (ou de marketing tiré par les données), à l’occasion de la sortie du livre blanc de Sparklane, que vous pouvez consulter gratuitement en suivant ce lien. Si dans ce livre blanc, il est surtout question de mise en place de cette stratégie à travers plusieurs étapes présentées sous forme de cases dans une marelle, il nous semblait important de revenir plus globalement sur les grands défis auxquels font face les marketeurs B2B lorsqu’ils projettent d’utiliser les Big Data, dans un article publié sur le blog de notre client Sparklane (anciennement Zebaz). Nous résumerons ici les 3 principaux défis qui nécessitent d’être pris en compte et surmontés, sous peine d’échouer dans son data-driven marketing :

1- La rigueur et l’éthique

Ce premier point est primordial : le non respect de l’éthique risque de briser le lien de confiance établi entre vous et le prospect/client. Si ce lien peut être facilement rompu, il nécessite des mois, voire des années à se construire, et « trahir » sa communauté peut ainsi réduire à néant des années d’efforts :

« Il pourra paraître surprenant au lecteur que je mette ce point en tête de ma liste, mais ce n’est pas une erreur. Le premier point de vigilance du marketeur est bien l’éthique, le respect du client et de sa donnée. Le marketeur doit s’obliger – et aussi contraindre son organisation – à ne divulguer ni utiliser les données d’un client à son insu, et à ne collecter la donnée qu’à titre anonyme. Ceci par respect du client, mais aussi par souci d’efficacité, et enfin de conformité à la loi.

Les défis marketing du big data

Je me souviens par exemple de ce grand client qui m’appela un jour pour me dévoiler son nouveau projet de collecte et de revente de données. Le projet, mal ficelé, mettait tout de suite l’accent sur la revente, sans jamais préciser de bénéfice net pour le client final. Notre premier conseil était de rassurer celui-ci et d’adopter une posture, naturelle pour nous, de marketing de la permission.

Le client en question n’entendit pas ce conseil et son projet fut vite mis au centre d’un mauvais buzz organisé par un groupe de lanceurs d’alerte, avant d’être enterré définitivement par la direction.

Ce que j’ai apprécié lors de la présentation du projet dan–on.com, durant une récente conférence, c’est le rappel permanent de l’éthique, de la collecte anonyme et de la conformité à la loi. Mais plus que tout, le chef de projet insistait sur le but premier de son initiative : rendre service au consommateur en lui apportant des informations pertinentes (qui à terme seulement, bénéficieraient à la marque). Voilà un vrai projet de marketing.

A l’opposé, enfreindre la règle d’or du marketing de la permission peut coûter cher. Mais c’est surtout grossièrement inefficace. »

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3 grands défis des Big Data pour le marketing B2B was last modified: avril 21st, 2016 by Cédric Jeanblanc

LinkedIn CV du monde règne sans partage

Qui n’a jamais vu un « expert des réseaux sociaux » avec 10 contacts LinkedIn ? Qui n’a jamais vu au contraire un Stakhanoviste des réseaux sociaux afficher fièrement son nombre de contacts professionnels dans son titre ? Qui ne s’est jamais fait « spammer » par un vendeur agressif ? Malgré sa popularité, sa simplicité de fonctionnement et ses 400 millions d’utilisateurs, LinkedIn est difficile à maîtriser parfaitement, et il est nécessaire d’apprendre cet outil qui est bien plus compliqué qu’on ne pourrait le penser, avant de se décrédibiliser en adoptant les mauvais réflexes.  Joëlle Walraevens, auteure de Linkedin, guide pratique, nous présente sa vision de cet outil indispensable dans le mode professionnel.

Google comme outil de… recrutement

Le moteur de recherche de Mountain View permet au recruteur de trouver bien des choses : Pour cela, et afin d’éviter de devoir trier dans des masses conséquentes de résultats inutiles, il est fortement recommandé de faire des recherches avancées en utilisant les fameux champs booléens, comme nous vous le conseillions dans un article paru il y a peu sur notre blog. Selon Joëlle Walraevens, « ces recherches spécifiques combinées avec Linkedin et Viadeo m’ont permis d’ouvrir des portes que je n’aurais pas ouvertes autrement ».

Faut-il enterrer Viadeo ?

Le problème de Viadeo est qu’il n’évolue pas forcément dans le bon sens. Récemment, ce réseau professionnel de 65 millions de membres a vendu la Chine pour se recentrer sur la France. « Etant en difficulté, il tente d’innover, mais d’un point de vue stratégique, on voit que de plus en plus d’entreprises arrêtent d’investir dans Viadeo et se recentrent sur Linkedin, Twitter et Facebook, qui sont les trois grands réseaux sociaux qui avancent » précise Joëlle. C’est le même constat que nous avions fait il y a un an de cela, lorsque nous expliquions le déclin de Viadeo au travers de la loi de Zipf.

Linkedin : un média social qui innove et investit

A l’inverse, Linkedin grandit par croissance externe en rachetant des entreprises qui apportent une réelle valeur ajoutée en termes de service. Cela a commencé par mspoke, puis ChoiceVendor, SlideShare, Job Matching Pulse, Connectifier, Lynda

Linkedin évolue, se professionnalise ajoute des services, et rachète ses concurrents en se posant toujours la question « qu’est-ce que je peux apporter de plus à mes clients ? ». Une machinerie bien huilée pour conforter sa position de leader sur ce marché.

Et LinkedIn ne se contente pas de ce marché, comme le montre la récente acquisition de Lynda. Même si le e-Learning a certainement un avenir radieux, « il y a quand même encore ce besoin de contact humain, que j’ai vu moi-même lors de mes interventions» nuance Joëlle. « En revanche, c’est un bon moyen d’avoir des complémentarités comme on l’a dans les Moocs ». Lire la suite

LinkedIn CV du monde règne sans partage was last modified: avril 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Changer de vie professionnelle : pourquoi pas vous ?

vie professionnelleChanger de vie professionnelle, et de vie personnelle aussi comme on le verra plus tard, est un sujet dont je suis plus que largement autorisé à parler. Je l’ai fait moi aussi. A un moment où beaucoup de collègues autour de moi songeaient au – ou partaient en – TPS (alias « Temps Partiel Senior ») j’ai échappé à cette petite mort en créant mon entrepriseOui, vous avez bien lu, je pouvais attendre peinard pendant à peine 2 ou 3 ans et partir en retraite. J’ai rejeté tout cela et me suis lancé dans l’entrepreneuriat, j’ai repris mon sac à dos et je suis parti sur les routes (les lignes de métro dans mon cas) pour rendre visite à des clients et monter le rêve de ma vie, après plus de 20 ans d’atermoiement.

 

Ce rêve, beaucoup le font, épuisés par la politique interne, ou motivés par le désir d’autonomie et de créer ou même les deux. Beaucoup le font mais tous ne passent pas le pas car le chemin n’est pas aussi simple qu’il paraît. Pour ma part, ce changement je le dois à deux personnes en particulier : un confrère de SITA (les télécoms pour le secteur aérien, pas le SITA des poubelles – qui au passage auraient bien besoin de conseil sur la gestion des noms de domaines et des redirections http) et Mireille Garolla. En fait c’est ce collègue qui m’a conseillé d’aller voir Mireille. A un moment où tout le monde veut vous faire croire que parce que vous êtes vieux vous êtes foutu, j’ai pris conscience au contraire du fait que c’était la bonne période pour lancer mon entreprise : à 50 ans passés, on est encore jeune, 30 ans au moins, de vie s’offrent à vous. Et les 30 ans d’expérience accumulées et la largeur du réseau construit au cours de ces années est un atout incroyable.

Il ne faut cependant pas surestimer ses forces, se croire invincible. Entreprendre (ou changer de vie ou devenir free-lance car tout le monde n’a pas envie ni les capacités d’être entrepreneur) est un boulot à plein temps. D’abord il faut prendre conscience de ses forces (et de ses faiblesses), ne pas surestimer son réseau (c’est un atout mais un réseau doit vivre car sinon il vieillira avec vous) et surtout travailler sans relâche : pour cela partez de zéro comme au première jour et considérez que rien – absolument rien – n’est acquis. Par un effet miroir vous vous rendrez ainsi compte que si rien n’est acquis, rien n’est non plus jamais perdu, qu’il faut garder la tête froide et croire en sa bonne étoile. Oui, changer de vie possible et ne vous méprenez pas, changer de vie professionnelle est un changement de vie personnelle également. Mes deux premières années se sont passées sans week-end mais c’est un prix qu’il fallait payer pour bâtir une entreprise et une clientèle. Pour le reste je vous laisse voir avec Mireille. Mireille Garolla est la directrice du Groupe 3C, cabinet de gestion du capital humain, et auteure du livre « Changer de vie professionnelle : c’est possible en milieu de carrière« .

Changer de vie professionnelle, revient-il à changer de vie tout court ?

Effectivement, il s’agit de changer de vie professionnelle, mais il s’agit également de se poser la question de savoir qui l’on est et où l’on souhaite aller. Cela aide à accélérer drastiquement sa transition professionnelle.

Parfois, l'herbe est plus verte dans le pré d'à côté et il n'est jamais trop tard pour franchir la clôture...
Parfois, l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté et il n’est jamais trop tard pour sortir de chemin et tracer une nouvelle route

Y a t-il une recette pour changer de vie professionnelle ?

Il n’y a surtout pas de recette ! Il ne faut pas appliquer des principes préconçus que l’on trouve un peu partout, notamment sur internet.

Dans ce panel de solutions, il y a les médias sociaux. Peuvent-ils nous aider à changer de vie ?

Les médias sociaux sont une formidable opportunité pour nous aider à changer de vie. Dans ce changement, on passe d’un écosystème que l’on connaît à un autre que l’on ne connaît pas. Et pour cela, les médias sociaux ont un double rôle :

  • Être un observateur silencieux dans un milieu que l’on ne connaît pas. Des communautés issues de ces écosystèmes actifs sur LinkedIn, Twitter ou Facebook nous donnent des clés et l’on peut se rendre compte des règles de fonctionnement d’un écosystème, des personnes qui interviennent et de l’intérêt que cela génère pour soi-même ;
  • Développer son réseau : avant 2007, on disait qu’il était possible de contacter n’importe qui dans le monde en 7 contacts. Les médias sociaux ont permis une diminution de ce nombre : on peut aujourd’hui rencontrer la personne que l’on souhaite en un ou deux contacts. C’est une question de ciblage, mais aussi de capacité à se présenter aux autres.

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Changer de vie professionnelle : pourquoi pas vous ? was last modified: avril 5th, 2016 by Yann Gourvennec

web to store : le bon vieux catalogue papier survivra au digital

Des technologies qui ont récemment débarqué dans le grand public (notamment grâce à la généralisation du smartphone) comme la réalité virtuelle et la géolocalisation, offrent de nouvelles perspectives au Web to Store. Cependant, bien qu’il faille qu’une entreprise vive dans son époque, elle ne doit toutefois pas être trop en avance et abandonner ce qui fonctionne pour miser sur une technologie qui n’en restera peut-être qu’au stade d’expérimentation. C’est ce que pense Matthias Berahya, PDG de Bonial, qui, à l’instar de la cohabitation entre la télévision et la radio, ne voit pas le catalogue digital remplacer le catalogue papier, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit de deux stratégies digitales différentes. 

Vous avez fait une annonce de centre commercial virtuel : la réalité virtuelle va t-elle révolutionner la vente ?

C’est pour l’instant encore un projet de recherche. Il faut être conscient que la réalité virtuelle est une technologie encore extrêmement jeune et qu’à ce stade, ce n’est pas encore une technologie grand public. Si Bonial a décidé d’investiguer dans cette direction, c’est que nous avons vécu il y a quelques années  la transformation mobile. Le mobile, qui n’était au début qu’une expérience, représente désormais environ deux tiers de nos revenus : l’entreprise en entier est tournée vers le mobile.

On ne pouvait pas donc ignorer une technologie comme la réalité virtuelle qui pourrait devenir, en tout cas selon certains grands « gourous », la prochaine technologie grand public. A ce stade ce n’est pas le cas. Mais c’est important d’apprendre et d’être dans les premiers à maitriser cette technologie afin d’être prêt à son explosion.

A quoi sert cette vision 3D à 360° ? A faire comme Dior dans ses magasins, avec l’expérimentation digitale ?

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web to store : le bon vieux catalogue papier survivra au digital was last modified: mars 18th, 2016 by Cédric Jeanblanc

3 raisons (sur 5) de vous intéresser au marketing B2B

B2B : le marketing le plus passionnant n’est pas là où vous croyez

Le marketing B2B, souvent boudé et parfois perçu comme rébarbatif, n’est pas toujours adoré par les marketeurs, qui lui préférent souvent son cousin B2C. Il suffit de se trouver dans une assemblée et de demander combien le pratiquent et vous vivrez un long moment de solitude. Arrivé beaucoup plus tard que le marketing B2C (vers la fin des années 80) celui-ci a mis parfois du temps à s’imposer dans certains secteurs où il a semblé naturel que les produits se vendent uniquement sur leur qualité intrinsèque, sur le savoir-faire industriel notamment. Il n’est qu’à regarder le dépositionnement terrible que vit notre pays aujourd’hui en matière industrielle et son déficit de réputation pour se rendre compte qu’il y a un bug. Les produits français sont-il si mauvais ? Leur fiabilité si défaillante ? Ou leur marketing est-il simplement plus mauvais, la réputation plus faible ou mauvaise, la notoriété en retrait, l’expérience client défaillante, les interfaces peu engageantes ? Il est donc bien dommage que nos étudiants soient si en retrait sur un secteur qui, même si la plupart l’ignore, représente la majorité des richesses. C’est ce que j’ai  voulu mettre en avant dans ce billet sur le marketing B2B, une véritable déclaration d’amour, paru lundi 14 mars sur le blog de Sparklane (anciennement Zebaz). Dans cet article, nous vous livrons 5 raisons pour lesquelles le marketing B2B est un domaine passionnant et plein d’avenir : 

le marketing B2B est l'avenir du marketing

Voici un résumé de 3 des 5 raisons pour lesquelles vous devriez immédiatement vous intéresser au marketing B2B :

1 – Le B2B, c’est le cœur du business

On a tendance à croire que le B2C génère l’essentiel du business, mais comme un iceberg, la partie non visible (le B2B) représente l’essentiel de la richesse des nations (environ 70% selon nos estimations même si les sources chiffrées sont peu fiables et rares) :

Selon Practical Commerce , en 2020, le marché du e-commerce en B2B sera deux fois plus gros que celui du B2C : 6,9 trillions de $ US contre 3,2 trillions, un trillion représentant 1000 milliards dans l’échelle américaine. La Chine représentera 2,1 trillions de $ US sur ce marché avec son leader Alibaba. Il est donc possible que le B2B représente environ deux fois le marché B2C (ce que prétend aussi l’infographie reprise dans notre article, qui malheureusement ne cite pas non plus ses sources). Les statistiques officielles sont quant à elles indigentes. Ni Eurostat, ni l’Insee, ni l’OCDE ne fournissent de données exploitables. Il nous faudra donc nous contenter de cela. Retenez simplement que le B2B représente environ les 2/3 de l’économie. Pour vivre riches, vivons cachés. 

2 – Des sujets complexes intéressants

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3 raisons (sur 5) de vous intéresser au marketing B2B was last modified: avril 20th, 2016 by Yann Gourvennec