Le conseil de Materazzi: Gérer les émotions pour mieux innover

idée, créativité, innovationEn quête d’une idée novatrice pour écrire un nouvel article pour les lecteurs de visionarymarketing, soudain, tout s’est éclairé !
On dit souvent d’une idée qu’elle est ‘lumineuse’ ou ‘brillante’ lorsqu’elle sort de l’ordinaire. Egalement, dans les bandes dessinées, lorsque les personnages ont un éclair de génie, le dessinateur le représente généralement par une ampoule allumée au dessus de leur tête : cette lumière apporte une nouvelle vision et nous permet de grandir (cf la caverne de Platon , extrait de La République). Il n’en demeure pas moins que des idées, tout un chacun est capable d’en avoir. Toutefois, la difficulté est la suivante : comment faire en sorte que cette idée puisse aboutir et se concrétiser en innovation ?

Pour y parvenir, deux pistes se présentent à nous :

  • Lier les idées entre elles : Une innovation naît bien souvent du rapprochement improbable et peu conventionnel entre deux idées que la raison et le bon sens nous recommandaient de garder bien éloignées l’une de l’autre. En grec, ‘Zagma’ (qui signifie attelage, lien) est une figure de style consistant justement à créer un effet de surprise par un rapprochement inédit entre deux termes … il ne reste plus qu’à appliquer ce concept aux idées ;)) Mais lorsque les idées fusent dans tous les sens, rien de tel qu’un désordre organisé grâce au Mind Mapping également connu sous le nom de cartographie heuristique : le site Petillant.com, particulièrement bien conçu, vous éclairera sur la question pour ceux qui souhaitent en savoir plus.
  • Canaliser ses émotions: J’ai récemment lu un article sur coaching avenue qui proposait un décryptage du fameux coup de tête de zidane à partir du concept d’intelligence émotionnelle.

Au quotidien, nous sommes tous confrontés à nos propres émotions, mais également à celles des autres : le succès d’une idée au sein d’une équipe dépend de la gestion de l’ensemble de ces émotions. Une définition pertinente de l’intelligence émotionnelle (IE) est la suivante : ‘L’habilité à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres. (Mayer & Salovey, 1997).’

En conclusion, un exemple concret de ce que l’application de ces conseils peut donner par la publicité de Materazzi pour Nike:

Le conseil de Materazzi: Gérer les émotions pour mieux innover was last modified: octobre 9th, 2006 by christelle

Quand la téléphonie mobile fait du marketing communautaire

Calling for a cause

La téléphonie mobile surfe sur la vague de la génération participative mais étend également les usages du téléphone portable à des services de plus en plus pointus et adaptés aux besoins de leurs consommateurs :

 

  • Ello Mobile est un MVNO (mobile virtual network operator) Belge à but non lucratif puisqu’il reverse 100% de ses profits en offrant à ses clients la possibilité de contribuer à un projet humanitaire par le simple fait d’utiliser leur mobile pour appeler ou envoyer des sms : voilà qui donne un bon prétexte pour user et abuser de son téléphone portable.
  • SFR a récemment lancé un nouveau service à destination des malades du diabète : T+Diabète. Ce service permet aux patients équipés d’un téléphone 3G de lire et sauvegarder leurs glycémies mesurées avec un lecteur spécifique, de transmettre automatiquement ces données à leur médecin, de connaître la dose d’insuline optimale à s’injecter et de recevoir par SMS des conseils de leur médecin. Le marché des services liés à la santé intéresse aussi Orange qui, lui, propose un outil de localisation par mobile des malades d’Alzheimer égarés.

Ces ‘cas pratiques’ démontrent que le téléphone mobile peut se prévaloir d’être un ‘facilitateur de vie’ ce qui ‘humanise’ cet instrument jusqu’alors hautement rattaché à la ‘culture geekainsi qu’au ‘buzz’. Le marketing de l’Ego n’est donc pas incompatible avec le marketing communautaire.

Je vous invite à consulter les liens ci-dessous pour entrer dans les détails et/ou prolonger la discussion :

Quand la téléphonie mobile fait du marketing communautaire was last modified: octobre 7th, 2006 by christelle

Marketing du tourisme: Un département se déch’Aisne

Publicité CG de l'AisneQui connaît vraiment le département de l’Aisne (02 à ne pas confondre avec l’Ain, 01) ? Voilà bien la question. Comment en effet donner une âme à un assemblage de régions plus ou moins hétéroclites qui vont du sud de l’Avesnois (vert et rural) dans le nord du département, le centre industriel (de Saint Quentin à Chauny), le sud parisien (de Soissons à Château Thierry) pour finir par le nord Est (Thierache et Ardennes avec Hirson, Guise) et l’Est champenois (de Laon à Château Thierry). Cette mosaïque de pays différents appartient en outre à une région, la Picardie, qui est elle aussi hétéroclite, car la différence entre la Picardie de l’Ouest et l’Aisne est – pour les connaisseurs – flagrante. Mais pour les béotiens, l’Aisne n’évoque probablement rien. Sans doute que le Parisien moyen ignore même où c’est. Au mieux, le féru d’histoire saura-t-il situer le chemin des dames sur la carte, à l’Est de Soissons, de bien sinistre mémoire, et pourtant si bucolique aujourd’hui, 100 ans après ce désastre humain. Or, c’est là justement que le marketeur du tourisme peut frapper. Un peu de photoshop, un concept dans le vent (la verdure, l’échappée vers la nature, sensibiliser le Parisien harassé par une journée de métro) et le tour est joué, pour la bonne cause, celle de la découverte d’une région injustement méconnue.

Marketing du tourisme: Un département se déch’Aisne was last modified: octobre 4th, 2006 by Yann Gourvennec

la campagne trash d’Eurostar

Les pubs de plus en plus trash de l'Eurostar

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les pubs de l’Eurostar sont de plus en plus trash. A la radio, 2 « amoureux » s’invectivent: « tu manges avec les doigts, c’est dégoûtant », et l’autre qui répond « je suis moins distinguée que la rousse que tu mates tout le temps ». Réponse: « ce n’est pas moi, c’est elle qui me mate », puis la chute « c’est normal, elle doit aimer les types avec les cheveux gras ». Accroche de la pub: « voyagez en amoureux » ou quelque chose du genre. Hier, en passant à la gare Montparnasse, je suis tombé sur le nouveau visuel et je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire en public. Le voici ci-dessus repiqué sur une pub que la sncf m’a envoyé dans son flot d’emails en masse pluri hebdomadaire (on appelle ça un courrier électronique ciblé il paraît). Et puis il y a aussi la pub radio où un homme d’affaires invective des collègues britanniques, mais où la traductrice essaie de limiter les dégâts. A la tv, c’est le squelette d’Hamlet qui fait l’article. Quelqu’un a-t-il une idée de l’efficacité de cette campagne, en dehors de l’aspect indéniablement humoristique?

la campagne trash d’Eurostar was last modified: septembre 29th, 2006 by Yann Gourvennec

Le marketing ethnique: vendre la culture en boîte ?

ST-PATSLA FRONTIÈRE DE L’AUTHENTICITÉ (Partie 1 de 3)

Par : Thomas Allard, Alexandre Forest Boucher, Stéphane Mailhiot et Nadia Uria Fernandez

Dans le cadre du cours d’anthropologie de la consommation du programme de M.Sc. Marketing à HEC Montréal, nous avions pour mandat de mener une étude ethnographique à Boston durant les célébrations de la Saint-Patrick. L’objectif initial était d’étudier la façon par laquelle les objets contribuent à la formation de l’identité irlandaise. Cette article est un sommaire de la première partie des résultats de nos recherche.

Les célébrations contemporaines de la culture sont des événements aux volets multiples qui permettent à leurs participants de prendre part aux activités de la façon dont ils l’entendent. La commercialisation et l’aspect populaires des festivités amènent souvent à questionner leur valeur en tant qu’événements authentiques. Partant du point de vue que la fête de la Saint-Patrick de Boston constitue une célébration « américaine », le cadre de l’authenticité se déplace. Nous considérons que l’authenticité a des frontières très ouvertes qui permettent à chacun de venir cueillir ce qu’il recherche. L’ethnicité irlandaise n’est en aucun cas compromise, mais plutôt mise en valeur par une multitude de réappropriations plus ou moins en ligne avec la tradition. Nous nous inscrivons en faux par rapport à l’approche opposant l’authentique et l’inauthentique. Les Irlandais, même les plus puristes, que nous avons rencontrés nous ont clairement indiqué que leur ethnicité n’était en pas menacée par les célébrations populaires, ils en retiraient même une grande fierté.

Nous préférons l’approche de l’appréciation culturelle à celle la réappropriation. En nous basant sur les stéréotypes culturels mis de l’avant par ceux qu’on pourrait qualifier de gardiens de cette culture, nous nous sommes intéressés aux échanges entre les différents groupes qui construisaient cette réalité culturelle. Le contexte des pubs de Quincy Market n’est pas le même que celui des croyants de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul dans le Southie, mais il s’agit bien de deux façons valables de célébrer. Peu importe la manière: « On St-Pat’s Day, everybody’s Irish ».

Article complet : http://zestedesign.wordpress.com/2006/09/23/le-marketing-ethnique-vendre-la-culture-en-boite/

Le marketing ethnique: vendre la culture en boîte ? was last modified: septembre 27th, 2006 by zestedesign