epsilon déclare la guerre à la pseudo-personnalisation

petit palais - photo visionarymarketing - Yann GourvennecCompte-rendu de moins réunion organisée par marketing direct et epsilon international France le jeudi 22 mai au pavillon Ledoyen, aux Champs-Élysées à Paris.

J’ai participé le 22 mai au pavillon Ledoyen sur les Champs-Élysées de Paris, à la demande de Didier Gaultier, directeur général d‘epsilon international, à une réunion de lancement de services professionnels à valeur ajoutée d’epsilon France, services à valeur ajoutée orientés autour de l’e-mail comportemental.

La raison de ma présence à cette réunion, était l’innovation bien entendu. Innovation marketing tout d’abord, car il est indéniable (voir aussi l’article sur le marketing 2.0) que depuis plus d’une dizaine d’années les tendances collaboratives du marketing et la relation commerciale entre le client et l’offreur de produits ou services s’affirme de plus en plus. Le consommateur prend les rênes de la relation avec le fournisseur, il n’est plus uniquement passif, et l’Internet (déjà avant, mais encore plus depuis l’avènement du 2.0) prend la parole sur Internet, s’exprime, démarre des « conversations » pour reprendre la terminologie de Weinberger et du clue-train manifesto.

Didier Gaultier, DG d'Epsilon FranceInnovation service ensuite avec ces nouvelles suites de services présentées par epsilon et dont le but est d’aller au-delà de la pseudo personnalisation robotisée. Il s’agissait ensuite, après avoir posé ce contexte, de faire un point sur l’état de lart de l’e-mailing, qui aujourd’hui est toujours assez faiblement personnalisé, si l’on croit si l’on en croit l’étude de Jupiter Research : Selon le cabinet américain, 11 % des e-mailings internationaux seulement ont recours à une véritable personnalisation des contenus. Encore que ces 11 % soient quasiment intégralement retrouvés aux États-Unis, ce qui vous indique la marge de manœuvre qui nous reste en Europe et notamment en France pour améliorer la pertinence des messages et des campagnes. Ce qui existe aujourd’hui, et ceci depuis déjà presque 10 ans, c’est ce que nous appelons de la « pseudo personnalisation ». par pseudo personnalisation, il faut entendre personnalisation partielle en utilisant quelques champs de la base de données du style prénom/nom.

Toutefois, appeler le client par son nom, ne suffit pas à personnaliser et rendre pertinents le contenu, le client n’étant plus dupe de ces mécanismes, et sachant très bien car que cette pseudo personnalisation est l’œuvre d’un robot, pas d’un être humain. En conséquence il traite l’e-mail ainsi pseudo personnalisé comme un e-mail robotisé, pas comme un e-mail personnalisé. Ceci est parfaitement normal, et est ressenti par tous notamment quand on reçoit ces appels de centres d’appels en pseudo personnalisation ou l’agent est obligé de vous appeler par votre nom bien qu’il ne connaisse rien de votre profil.  Or, c’est cette notion de pertinence, nous l’avons déjà vu lors de la réunion organisée par MD expo le 1er avril à Paris (voir ici le compte-rendu) où nous avons démontré que c’était la pertinence, et non la fréquence des e-mails qui était le critère le plus pertinent.

Alors la question restait de savoir comment on pouvait concrètement dans les faits, améliorer cette pertinence. C’est ce que s’est attaché à démontrer Didier Gaultier dans sa présentation, que vous trouverez en pièce attachée dans ce compte-rendu.

Quelques notes prises ici ou là pendant réunion :

  • les formats multiples (dits « multipart ») des e-mailings qui comportent HTML ou texte de façon indifférenciée permettent de contourner les problématiques de réception de mail HTML ou texte. Ceci est un problème au Japon, où beaucoup d’utilisateurs utilisent des téléphones DoComo qui ne sont pas compatibles avec le HTML. Ceci n’est pas un problème en France, le HTML offrant une bien meilleure réception que le texte.
  • Pour un test multi-varié : les résultats peuvent atteindre plus de 20 % en taux de clic. Pour réaliser un test multi-varié, il faut jusqu’à 50 à 60 heures de travail. (Prix de l’heure à débattre avec epsilon)
  • catégories socioprofessionnelles et segmentation : il faut trois à quatre mois de travail pour dégager des regroupements de segments homogènes, qui ne soient pas basés sur les catégories socioprofessionnelles (CSP). Ceci permet de faire figurer ces segments sur des axes et de travailler sur la pertinence des messages par rapport à ces segments, qui sont homogènes en termes de comportements, mais pas forcément en termes de critères démographiques.
  • Coût des prestations, fourchettes de budget ? Epsilon n’est pas favorable à la réalisation d’études ponctuelles, dans la mesure où celles-ci présentent des risques en termes d’efficacité. Une étude ponctuelle reste faisable, mais ce n’est pas selon Didier Gaultier une bonne approche.
  • L’évaluation d’un délai raisonnable pour pouvoir établir un lien entre attrition et pression est d’environ deux à trois mois d’analyse de la base de données statistique pour pouvoir en tirer des conclusions exploitables.
  • Didier Gaultier insiste sur le fait qu’on ne peut pas réaliser ce genre d’analyse soi-même sur un ordinateur personnel sous Windows. Rien que pour charger la base de données, cela peut prendre jusqu’à deux jours, à supposer que l’ordinateur ne plante pas. Ceci requiert la puissance informatique que seul un prestataire est capable de fournir. Il n’y a donc pas de rationalité économique pour qu’un annonceur réalise ce genre de dépenses lui-même.  Selon Didier Gaultier, c’est le premier pas qui compte. C’est le plus difficile. Après, les résultats sortent de façon plus systématique. Il ne recommande pas de ne prendre qu’un des services, tant les variables sont multiples quant à l’évaluation et à l’amélioration de la pertinence des campagnes d’e-mailing. Il recommande plutôt de grouper 3 ou 4 prestations.
  • Un abonnement au service avec 3 ou 4 livrables par an peut représenter un budget d’environ 50 à 100 milliers d’euros par an, ce qui est tout à fait raisonnable pour des sociétés de taille importante, et des sociétés réalisant du commerce en ligne.  Ce genre de budget de prestations est peut-être moins recommandé pour des sociétés désirant au travers de leurs campagnes d’e-mailing uniquement améliorer leurs visites.
  • Ce qui intéresse epsilon, c’est une « garantie de l’action », c’est-à-dire une mise en pratique des recommandations faite au travers des analyses. Didier Gaultier insiste que 2 outils statistiques uniquement sont valables utilisés : SPS et SPSS.
  • Par contre, il n’y a plus besoin de nettoyer à 100 % ses bases de données avant d’engager ce genre d’étude. Ceci permet de démarrer son analyse statistique même si sa bases de données pas tout à fait propre, les outils statistiques permettant d’affiner au fur et à mesure. Pour le tracking, l’idéal est de construire une nomenclature que l’on retrouve dans une chaîne de caractères qui permet de bien exploiter chaque critère à l’intérieur de la chaîne.
  • Une question a été posée quant à la prépondérance du comportemental vis-à-vis du démographique ou d’autres critères factuels ou déclaratifs.  Didier Gaultier assure que les deux types de critères sont importants dans la base, et ce n’est pas parce que l’emphase doit être mise sur le comportemental que les données démographiques deviennent inutiles. Il se peut qu’elles constituent un critère saillant dans la pertinence d’un segment.
  • Quel est le volume minimum de la base, à partir duquel on peut pratiquer ce genre de statistiques ? Selon Didier Gaultier le volume minimum se situerait aux alentours de 10,000, mais d’un point de vue pratique cela dépend plus du retour sur investissement. Le gain peut rapidement atteindre plusieurs millions d’€. Pour les petits clients c’est plus un problème, ce genre de prestations étant plutôt pour les grands comptes, où les spécialistes du commerce électronique grand public qui réalisent des chiffres d’affaires importants. Mais, pour les autres un paiement au résultat est possible, et epsilon est prêt à étudier ce genre de possibilités.
  • Enfin, une métrique étonnante et remarquable : Didier Gaultier fait remarquer que la notion de pression est tout à fait variable en fonction des annonceurs. Il cite cet exemple remarquable de The Economist, le célèbre hebdomadaire économique anglais, qui peut se permettre d’envoyer 2 lettres d’informations par jour (!) Sans générer aucune attrition sur sa base. Voici encore une fois, la démonstration qu’un contenu de qualité est le critère n°1 pour la pertinence d’un site Web.

>> Vous pouvez consulter les informations relatives à l’epsilon sur leur nouveau site Web qui vient d’être ouvert : http://www.epsilon-international.fr

>> accès à la présentation de Didier Gaultier d’epsilon

epsilon déclare la guerre à la pseudo-personnalisation was last modified: mai 23rd, 2008 by Yann Gourvennec

Comment être à la une des principaux blogs d’emarketing pour quelques centaines d’euros ?

Carte conseils marketing leadshare

Le plus souvent les agences de Web Marketing manquent cruellement de créativité, et leurs actions de communication sont fades et très classiques… Leadshare.fr nous prouve le contraire via une action de Buzz Marketing simple mais diablement efficace à prendre en exemple !

En effet plutôt que de dépenser des milliers d’euros dans de la Publicité On Line, dans une soirée orgiaque, dans l’achat de billets sponsorisés (voir l’affaire Kinder)… Leadshare.fr a eu la bonne idée de mettre en place une campagne de Buzz Marketing auprès des 50 principaux sites internet et Blogs d’emarketing !

Le ressort de la campagne est simple : jouer sur le « besoin de reconnaissance » (voir la Pyramide de Maslow) ancré en chacun de nous, et en particulier sur les éditeurs des sites d’emarketing.

Pour cela, leur très bonne idée à été de publier une carte des 50 Sites et Blogs incontournables pour comprendre et suivre l’actualité eMarketing. Pour tout blogger, c’est extrêmement flatteur d’être listé parmi un Top 50 des références d’emarketing en France, et dans notre cas c’est un honneur d’être situé entre le Presse-citron d’Eric Dupin et www.neteco.com !

conseils marketing et emarketing

Et bien entendu cela fonctionne… ce billet en est la preuve…  mais d’autres Blogger listés ont déjà repris cet excellente campagne en coeur, comme par exemple l’excellent Accessoweb

Une bonne partie du succès de cette carte c’est la valeur perçue qu’elle comporte :

– C’est une carte disponible en papier (60 x 84 cm),

– Elle est envoyée gratuitement à tout ceux qui en font la demande !

C’est évident que si Leadshare avait uniquement fait un schéma en .jpg l’impact aurait été bien moins fort… Le fait de fournir une carte papier à l’heure du tout numérique a permis à cette société de sortir de la masse, de se distinguer, de faire original !

Bien entendu, Leadshare utilise intelligemment cette carte en y mettant au dos un rappel de leurs principales prestations : chéquiers cadeaux, icecard, decoder, conseils emarketing, offres de remboursement…

Il y a par contre une petite erreur dans cette campagne : la carte n’est disponible au format .jpg qu’en très basse résolution… Ce qui oblige les bloggers à prendre eux même une (plus ou moins mauvaise) photo, alors que si Leadshare avait proposé une version à télécharger (fond d’écran…) la viralité aurait été bien meilleure (et cela leur aurait coûté bien moins cher !).

Au final, si vous devez également faire la promotion d’un produit ou d’un service, n’hésitez pas à imiter cette initiative et jouer sur les cordes sensibles de vos prescripteurs !

Comment être à la une des principaux blogs d’emarketing pour quelques centaines d’euros ? was last modified: septembre 20th, 2014 by conseilsmarketing

devenez un pro du Marketing en Anglais en 50 leçons !

Professional English in Use On le voit aisément sur ce site, les frontières linguistiques, malgré la mondialisation et la généralisation de l’apprentissage des langues, sont encore bien présentes. Les articles publiés en anglais sur visionarymarketing.com (http://visionarymarketing.wordpress.com) ont par exemple un public encore bien particulier, les articles en français (http://visionary.wordpress.com) gardent le leur, les deux populations ayant encore du mal à passer les barrières, le village mondial, ce n’est pas encore pour demain.

Certes, il y a l’acquisition des bases linguistiques de la langue Anglaise qui est un problème pour beaucoup de francophones encore aujourd’hui (bien que cette problématique là tende à s’estomper devant l’urgence de posséder les rudiments de la lingua franca contemporaine) mais c’est surtout la pratique d’un vocabulaire spécialisé qui va causer de soucis, notamment pour nos experts du marketing, pour brillants qu’ils soient. Si dans les classes d’anglais, nos professeurs ont pour mission de nous inculquer les bases, il est très difficile, voire impossible d’acquérir un vocabulaire spécialisé si celui-ci n’a pas été enseigné par un expert. Certes, des efforts particuliers sont faits dans nos écoles de commerce, où la plupart des professeurs sont britanniques ou américains, mais tout cela n’en fait pas pour autant des experts du marketing, cqfd.

Là où tout devient paradoxal, c’est que le marketing est lui-même une discipline, soyons franc, qui ne parle pas vraiment français non plus. On y accumule les vocables anglais plus ou moins bien assimilés, plus ou moins bien francisés, jusqu’à en produire une sorte de sabir incompréhensible par les observateurs non initiés des deux langues. En conclusion, une difficulté existe pour le marketeur francophone, qui cherche à utiliser son vocabulaire qu’il considère comme compréhensible devant un auditoire international qui ne le comprend pourtant guère.

Il y a de ce fait un besoin très important d’apprendre ce vocabulaire, en l’expurgeant de ses barbarismes et de ses gallicismes, dans un contexte aussi direct que possible. C’est exactement à ce besoin qu’ont répondu les éditeurs britanniques de Cambridge University Press avec un tout nouvel ouvrage dans la collection « professionnal English in Use » dédié au marketing (cliquez sur le lien en bas de page pour acheter l’ouvrage) et qui vient d’être publié en 2008.

Dans cet ouvrage, pas de liste de vocabulaire rébarbative, mais une présentation à la fois directe, soignée et même ludique. En 50 leçons, on y apprend à peu près tout du marketing, en version originale, avec des articles très bien documentés et agrémentés de nombreux croquis et schémas. Ainsi, par exemple, l’article sur la publicité urbaine (outdoor adverstising) qui en décrit le vocabulaire, les formats (y compris les mesures en pouces) et inclut un bref historique de l’invention du mobilier urbain pas Jean-Claude Decaux en 1962. Les articles indiquent également les références entre Anglais britannique et américain (hoarding [UK/Inde] contre billboard [US] par exemple).

Chaque article s’articule autour de deux parties distinctes : sur la page de gauche le texte explicatif avec le vocabulaire important en caractères gras et sur la droite, des exercices sous la forme de mots croisés et autres jeux, qui facilitent la mémorisation du vocabulaire ainsi appris. On soulignera également la modernité de l’ouvrage qui clôt sur un chapitre dédié au blogs d’entreprise. Enfin un index complet et placé idéalement en fin de l’ouvrage et qui comporte également la phonétique de chacun des termes.

Voici donc un ouvrage qui sera bien utile à tous les professionnels du marketing, ainsi qu’aux étudiants de nos écoles de commerce, qui bien qu’ayant suivi les cours en français sur le marketing et des cours d’anglais n’ont pas eu la chance forcément d’avoir les deux en même temps. Cet excellent travail est l’oeuvre de deux auteurs britanniques basés en France, Marianne Lindsley et Cate Farrall dont la spécialité est la formation linguistique. Une version spéciale y incluant les réponses est disponible pour le professeur désirant utiliser cet ouvrage en cours [ISBN : 978-0-521-70269- 0]

liens utiles :

devenez un pro du Marketing en Anglais en 50 leçons ! was last modified: mai 19th, 2008 by Yann Gourvennec

le sans-culotte du marketing 2.0

le marketing 2.0 par François LaurentIl y a des sujets de fond qui mettent parfois des années à trouver leur public. Celui de l’évolution (devrait-on dire révolution ?) du marketing en fait partie. Nos lecteurs en sont familiers et ce depuis déjà plus d’une dizaine d’années. Et voici qu’un livre – en gestation sur le blog le marketingisdead depuis environ un an déjà – vient de sortir sous l’excellent label « M.21 » éditions, déjà responsable de nombre d’ouvrages visionnaires (réseaux sociaux, Wikis, génération participation, blogs, intelligence collective etc. Voir la liste sur le site de M21 éditions à l’adresse : couverture du livre de François Laurenthttp://www.m21editions.com/fr/livres.shtml) dont nous avons en leur temps relayé ici ou là la sortie.

Je veux parler du dernier ouvrage de notre ami et confrère François Laurent, intitulé « le marketing 2.0, l’intelligence collective » (23.00 €, 250 pages) et préfacé par Pierre Bellanger, président fondateur de Skyrock (acheter ici chez Amazon, pour 21.85 € seulement à l’adresse: http://www.amazon.fr/Marketing-2-0-Lintelligence-Fran%C3%A7ois-Laurent/dp/2916260234 )

On y trouvera, avec les derniers exemples les mieux documentés, chiffres et références, tous les éléments désirés par le marketeur qui cherche à remettre en cause sa discipline, et qui désire faire un lien entre les évolutions structurelles du marketing et de ses « objets » avec les phénomènes plus récents de la participation, souvent décrits comme 2.0 en référence à O’Reilly (d’où le titre marketing 2.0, car lui aussi est transformé par cette vague participative).

Dans le chapitre un, François y décrit les raisons sous-jacentes du phénomène participatif. D’une part, la bipolarisation de la société avec une « fracture sociale » persistante, mais où les comportements d’achats ne répondent plus forcément au schéma classique lié aux catégories socioprofessionnelles traditionnelles. Deuxièmement, des « cibles » (le vocabulaire guerrier étant en lui-même un symbole) qui échappent aux logiques prédéfinies : être versus avoir. Troisièmement, des marques qui sont remises en cause, jusqu’au phénomène « no logo » décrit par Naomi Klein (http://www.naomiklein.org/no-logo). Quatrièmement, l’amplification du mouvement de reprise en main de l’économie par le consommateur via le Web 2.0. Cinquièmement, la remise en cause postmoderne de la notion de progrès. Car, citons l’auteur « ce n’est certes pas le Web 2.0 qui a provoqué la suspicion grandissant des consommateurs à l’égard des marques ; mais il lui permet simplement de s’exprimer ! » Simplement, certes, mais efficacement également.

Voilà une évolution bien révolutionnaire, à l’image de l’auteur qui bien que co-président de l’Adetem (l’une des deux associations françaises du marketing) n’hésite pas à clamer que le marketing est mort (http://www.marketingisdead.net). Le marketing est mort, donc que vive le marketing ! et n’hésitez pas à poursuivre votre lecture par un commentaire participatif sur le site du livre : http://marketing20.cluster21.com

le sans-culotte du marketing 2.0 was last modified: mai 19th, 2008 by Yann Gourvennec

Wofty : une innovation promotionnelle à adopter

Souvenez-vous … Wofty est une petite boule douce – blanche et surprenante qui est à l’origine d’un buzz original pour le lancement de la nouvelle gamme Freedent Tabs White.

Aujourd’hui, Freedent récidive en proposant aux consommateurs d’adopter un Wofty sur Freedentwhite.com.

Je vous propose donc un décryptage de ce lancement promotionnel innovant :

  • un teasing réussi : bien des lancements de vidéos virales s’essouflent, se ressemblent et finissent par ne pas créer l’effet recherché par la marque : le buzz! Les deux videos virales de Wofty – tournées à la façon ‘Blerwich’ ont suscité la curiosité et l’adhésion des internautes : elles ont en effet été reprises par plus de 260 Blogs;
  • Du marketing sensoriel inédit : difficile de pouvoir promouvoir les sensations procurées par un produit – Wofty les incarnes à merveille : douceur et fraîcheur!
  • Une expérience hors du commun : Freedent propose à ses consommateurs de vivre une expérience hors du commun en adoptant un Wofty – pour finir par adopter Freedent Tabs White : en effet, sur le site Fredeentwhite.com, le consommateur est amené à donner un nom à ce petit animal cureux, l’apprivoiser, jouer avec lui pour finalement le voir grandir! Freedent crée ainsi un lien affinitaie – complice avec le consommateur;
  •  Un passage en linéaire assuré : il est souvent difficile d’évaluer le retour sur investissement d’une campagne virale : même si elle remporte un franc succès, cela ne se traduit pas toujours par des ventes … La marque freedent s’est montrée astucieuse car pour parvenir faire parler le petit Wofty, il faut se rendre en linéaire pour acheter le produit et récupérer le code barre.  
  • En résumé, il sagit d’une stratégie promotionnelle curieuse – douce – surprenante qui donne envie d’être adoptée ;))

 

 

Wofty : une innovation promotionnelle à adopter was last modified: mai 18th, 2008 by christelle