Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox

browser war (one more time)

La guerre des navigateurs aura bien lieu (encore une, devrait-on ajouter, tant l’événement s’est déjà reproduit par le passé).

Quand j’ai entendu parler pour la première fois de l’ouverture au public du nouveau navigateur de Google intitulé Chrome j’ai pensé tout de suite qu’il s’agissait du navigateur de trop sur ce ‘marché’ déjà bien encombré. Puis je l’ai essayé immédiatement (c’est avec lui que j’écris en ce moment même) et j’ai été véritablement renversé par sa simplicité et par – dessus tout – le chargement ultrarapide de ce nouveau navigateur gobeurs. Y en outre, on insiste sur les fonctionnalités intéressantes telles que la possibilité de faire glisser une fenêtre à l’extérieur du navigateur, la page qui affiche automatiquement et visuellement les sites les plus visités et les favoris récents à chaque fois que vous ouvrez un nouvel onglet, son mode plein écran permanent et bien d’autres fonctionnalités intéressantes; tout ceci fait nous avons donc un navigateur qui apporte véritablement du nouveau su la scène de l’Internet. Il était temps.

 

CQFD
firefox optimizer: CQFD

Par-dessus tout, il s’agit d’un navigateur ultrarapide et sans fioritures, et donc, tout compte fait, d’un réel client léger.

 

Tout ceci à tel point que quand je me suis demandé si c’était Microsoft qui avait à craindre l’arrivée de ce nouveau produit de Google ou si c’était plutôt Firefox. Le navigateur qui fut il y a peu le préféré des techniciens et des enthousiastes du Web – parmi lesquels je n’hésite pas à me compter – a subi tellement d’ ‘améliorations’ et de rajouts de nouvelles fonctionnalités, add-ons, skins etc. qu’il est devenu à peine utilisable aujourd’hui. Maintenant, mon navigateur Firefox 300 se charge bien plus lentement que mon Internet Explorer et bien des fois il fige mon PC au point que je dois l’arrêter sauvagement pour pouvoir naviguer.

En outre, un nombre impressionnant de sites restent invisibles sur Firefox, un bug qui ne fut jamais corrigé et qui commence à peser un peu lourd (même l’add-on IEtab qui permet de visualiser IE dans firefox et qui est pourtant bien pratique, ne permet pas entièrement de résoudre le problème, et en outre il contribue à la lourdeur Firefox).

Quant à la question posée par Zdnet (voir ce lien) je ne pense pas que Google chrome menace Internet Explorer de Microsoft (qui d’ailleurs représente encore plus de 80 % de l’usage) mais je le rangerais certainement comme le futur challenger du gras Firefox, ex client léger ayant dévié de la route qu’il s’était tracée. Tout compte fait, Chrome est sans doute promis à un bel avenir non seulement à cause de son kit de développement ou d’éventuelles fonctionnalités complexes à venir mais surtout parce qu’il permet enfin de réaliser la promesse trop longtemps attendue du vrai client léger et dont il faut bien dire que nous ne l’avions jamais rencontré malgré tous les discours précédents.

Et l’on peut se souvenir pour les plus anciens d’entre nous de l’année 1997 et la façon dont Google à croqué Yahoo! en un rien de temps juste parce que son moteur de recherche et son interface était supérieure, (pas seulement) mais surtout parce qu’il avait réussi à alléger son interface utilisateur de tous les falbalas inutiles qui encombraient l’usage et la navigation. Google chrome et le navigateur de vous que si constitue le repas sont à ce le je pense qu’il a une chance de réussir.

À mon avis, la question suivante est celle-ci : est-ce que Google Chrome peut constituer la base du futur navigateur Android pour mobiles ? Il ne reste donc qu’à attendre un peu pour avoir une réponse à cette question. L’attente se promet d’être fiévreuse !

stats des navigateurs sur le site d'Orange Business Services
stats des navigateurs sur tous les sites http://orange-business.com (petit échantillon de visites mais suffisamment grand pour être représentatif). Ce schéma en réponse à l'objection d'Arwald. On y voit la timide percée de Chrome.
Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox was last modified: septembre 9th, 2008 by Yann Gourvennec

Eco ou Ego conducteur?

Ce n’est pas nouveau, le consommateur d’aujourd’hui est rompu aux techniques marketing, et les stratagèmes des chefs de produits n’ont plus de secrets pour eux : souvenez-vous, Neuf-Telecom avait lancé une publicité dévoilant l’envers du décors du brief d’une agence de publicité par un directeur marketing – et la saga continue encore aujourd’hui avec la neuf box.

 

Surfant sur cette vague, Peugeot nous dévoile l’envers du décors et joue avec humour sur les retouches apportées non pas à la nouvelle peugeot 407 SW qui elle est parfaite, mais sur le décors et l’environnement… Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous :

 

 

 

Néanmoins, nous pouvons établir un décryptage plus approfondi de cette publicité qui s’inscrit dans l’ère de l’égomobile tandis que Fiat France affirme  son engagement éco-citoyen à travers un sondage BVA et une nouvelle campagne pour Grande Punto, signée Leo Burnett : Fiat mise en effet sur l’ère de l’écomobile : la lecture de l’article paru dans Influencia vous permettra de tout savoir sur l’émergence d’un autre type d’automobiliste: le néo-conducteur.

Eco ou Ego conducteur? was last modified: septembre 7th, 2008 by christelle

La promotion autour d’un secret

A l’heure du ‘Manger-Bouger’ signature promue par le Programme National Nutrition Santé, le consommateur exige la transparence sur l’étiquetage nutritionnel des produits et ne tolère donc aucun secret …

Or, le secret de la formule de Coca Cola a garanti le succès et le buzz autour de la marque … le dévoiler lui ferait perdre son charme mais également son goût inimitable et son caractère unique.

Et pourtant, la dernière publicité de Coca Cola se propose de faire la lumière sur la formule secrète… Mais en guise de secret, Coca Cola nous raconte l’histoire de cette formule élaborée par John Pemberton en 1886 et nous fait la promesse suivante : « Sans conservateur ajoutés et sans arômes artificiels », promesse qui figurera dès septembre sur les étiquettes.

Un site a même été créé afin d’alimenter le buzz autour de la formule secrète qui est plutôt bien gardée si l’on en juge la publicité espagnole de Coca réalisée par l’agence Santo Buenos Aires:

 

C@

La promotion autour d’un secret was last modified: septembre 7th, 2008 by christelle

la simplicité d’utilisation est-elle une recette marketing infaillible ?

Yann Gourvennec on user-friendlinessTrès souvent, j’entends évoquer qu’il faut simplifier la vie de l’utilisateur pour générer un succès marketing. L’intention paraît louable, et il va de soi que simplifier la vie de l’utilisateur est un argument marketing pour le développement commercial. Ceci cependant déclenche quelques réflexions que je vous livre ici en vrac:

Première réflexion, la vente est-elle liée au caractère de simplicité du produit ou du service ? Souvent, on avance la simplicité d’utilisation pour expliquer le succès des produits d’Apple. Cette explication cependant, reste assez discutable. Ce qui peut paraître simple pour un utilisateur, notamment du du fait du poids de l’habitude, peut sembler complexe pour un autre. Même sur des produits aussi bien conçus et développé s que les Macintosh ou les iPod. Par exemple, je me souviens avoir conseillé de nouveaux acquéreurs de portables Apple, qui se plaignaient de l’absence de clic contextuel (le clic droit de la souris) en leur démontrant que le clic contextuel se déclenchait quand on gardait le droit appuyé sur la souris quelques instants. Ce geste, ni plus ni moins compliqué que le clic droit d’une souris avec 2 boutons, peut paraître selon le cas inhabutel voire bizarre, ou au contraire tout à fait normal en fonction de l’habitude. Et Dieu sait que les spécificités des interfaces d’Apple sont nombreuses, notamment cette barre de menus très étrange qui apparaît quand on bouge la souris vers le bas et qui permet de naviguer dans le menu des applications. Peut-on conclure que ces spécificités de conception (géniales pour les uns, bizarres pour les autres) sont un argument de vente qui explique la réussite du produit ? Je n’en suis pas si sûr, au vu du nombre des utilisateurs qui les découvrent après l’achat, une fois que les problèmes se posent.

Deuxième remarque, la simplicité d’utilisation est-elle constante dans le temps ? Je suis d’avis que la simplicité d’utilisation se représente sur une courbe (similaire à la courbe dite de Hype Cycle de Gartner) qui explique l’évolution du rapport de l’utilisateur à la machine ou au logiciel. Au fur et à mesure de l’apprentissage et de l’habitude, l’utilisateur s’habituera aux fonctionnalités y-compris celles qui sont les plus exotiques, et verra son niveau d’exigence monter au fur et à mesure. Ainsi, telle fonctionnalité qui peut paraître inhabituelle voire inutile au début de l’utilisation, peut sembler indispensable au fur et à mesure que l’on utilise le produit et qu’on se sent de plus en plus à l’aise avec lui. Par exemple, au fur et à mesure de l’utilisation de mon pda HTC 7500 Advantage, la fonctionnalité de communication 3G qui me paraissait superflue au départ s’est révélée de plus en plus utile, jusqu’à en devenir indispensable, me forçant à rentrer de plus en plus dans la complexité des menus et des options. Ce qui me paraissait complexe et inutile au départ (configuration des menus pour se connecter, paramétrage proxy, etc.) est devenu subitement une nécessité absolue pour connecter ma machine à Internet, et me permettre d’en donner la pleine mesure.

Troisième remarque, il arrive, qu’à l’inverse d’une fonctionnalité paraissant simple et pratique, devienne à l’usage encombrante et irritante. Citons par exemple l’utilisation de la fonction du T9 sur les téléphones mobiles, fonctionnalité qui permet à un utilisateur ne disposant pas d’un clavier sur son téléphone et de taper un texte (SMS, note, calendrier etc.). Au départ, cette fonctionnalité semble lumineuse et très intéressante. On tape le début d’un mot, puis le système va chercher dans un dictionnaire et propose de compléter la saisie. Mais à l’usage, comme cela est relayé par Sylvie sur son blog Voyons Voir (La Galère du T9), cette fonctionnalité peut paraître bizarre, voire même générer des effets indésirables. Alors, la fonction destinée à simplifier l’utilisation devient vite encombrante, superflue, et même franchement énervante, jusqu’à suggérer à l’utilisateur de la désactiver définitivement, pour le peu qu’il arrive à naviguer dans les menus pour y arriver, et à en revenir à la saisie manuelle, voire au recours aux abréviations si prisées par les ados. Voilà donc un bon exemple de fonctionnalité qui paraît utile, et qui simplifie au premier abord l’usage pour l’utilisateur, mais qui ont fait dans complique sa vie, jusqu’à en devenir irritante.

D’autres exemples auront certainement venir à l’esprit, mais en conclusion en de ce bref article, on peut raisonnablement conclure que la simplicité est probablement ce qu’il est plus difficile en ce monde, car elle est d’une part subjective et personnelle (ce qui paraît simple pour untel, paraîtra complexe à un autre), qu’elle évolue dans le temps en fonction de l’usage du système, dans un sens ou dans un autre, et que selon les cas il peut s’agir d’un enfer pavé de bonnes intentions, où l’on vise la simplicité, et où l’on récolte l’irritation.

Et surtout, du fait du caractère subjectif de ce critère, il est sans doute illusoire de tenter de mesurer son effet sur les ventes, a posteriori ou a priori. A l’inverse, et même s’il est possible de trouver bon nombre d’exemples de produits ayant vécu des succès commerciaux remarquables avec un degré d’utilisabilité très moyen voire franchement mauvais (on se souviendra de ce téléphone Gigaset de Siemens qu’on a rencontré absolument partout en France il y a quelques années, alors que ses menus étaient franchement inutilisables, notamment la mise sur haut-parleur qui nécessitait d’appuyer sur la touche et INT et sur la touche « 8 ») il ne faut pas en conclure cependant, par pitié pour les utilisateurs messieurs les fabriquants, que plus les menus sont compliquées et les notices d’utilisation illisibles, plus le succès commercial augmentera. Ceci étant, il revient souvent sur la scène médiatique des articles et des analyses pour expliquer le caractère illisible de bon nombre de notices produits, mais il serait faut hélas de croire qu’il s’agit là d’un élément handicapant pour les ventes; on le déplorera.

la simplicité d’utilisation est-elle une recette marketing infaillible ? was last modified: septembre 5th, 2008 by Yann Gourvennec

10 commandements pour réussir son ebook !

réussir ses ebook

Suite à notre concours de conseils en marketing, nous avons avons le plaisir d’accueillir Diane Revillard de Di&mark (Enquêtes en ligne – Emailing). Diane nous explique ses 10 commandements pour Rédiger des Ebooks Efficaces et Conquérir de Nouveaux Clients !

En effet les décisionnaires du monde professionnel utilisent régulièrement les ebooks, pour s’informer et justifier d’une décision d’achat auprès de leur direction.
L’entreprise émettrice d’un ebook a ainsi toutes les chances d’être consultée en priorité pour proposer son offre, si le contenu a été jugé pertinent. Le dialogue acheteur/vendeur est alors initié sous les meilleurs auspices, la relation de confiance ayant déjà été établie via la lecture de l’ebook.

En résumé, les ebooks (les livres blancs généralement techniques, les guides plus marketing) sont ainsi un excellent outil pour accomplir les objectifs suivants :

– établir la confiance vis-à-vis de prospects,
– crédibiliser une position d’expert,
– générer des leads qualifiés et du buzz,
– simplifier le processus de vente,
– consolider la relation avec les parties prenantes
(clients, fournisseurs, collaborateurs et actionnaires…)

Cette stratégie marketing est d’ailleurs très largement utilisée avec succès par les sociétés américaines de tous secteurs et de toutes tailles. Elle est par contre encore peu ou pas assez usitée à bon escient par les entreprises françaises.
Sans exhaustivité, voici donc 10 conseils clés pour vous aider à rédiger un ebook percutant.

1. « Recherchez un Sujet Pertinent » : trouvez une véritable problématique d’entreprise, soyez si possible le premier à publier sur le thème ou sachez-vous démarquez par rapport à l’existant.
2. « Identifiez Précisément votre Lecteur » : secteur, âge, fonction … Ecrivez l’ensemble de votre ebook en fonction de ces caractéristiques.
3. « Définissez Clairement votre Objectif » : souhaitez-vous informer, vendre ou vous positionner comme le leader du marché ? De toutes les façons, votre ebook est à inscrire dans votre stratégie commerciale.
4. « Trouvez un Titre Accrocheur » : attirez l’attention de votre lecteur. Rédigez un titre et un sous-titre : votre lecteur doit immédiatement être en mesure de comprendre le sujet.

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5. « Ecrivez un Contenu de Grande Qualité » : lisez le maximum d’articles, interviewez des experts. Décrivez des bénéfices et non pas des caractéristiques. Soignez particulièrement la première page.

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10 commandements pour réussir son ebook ! was last modified: septembre 5th, 2008 by conseilsmarketing