5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014

L’année 2014 se termine : c’est l’occasion pour nous de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, et nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux articles sur le marketing et l’innovation ! C’est aussi l’occasion de faire un petit bilan sur cette année passé sur le blog (en attendant celui de la première année d’activité de Visionary Marketing, qui soufflera sa première bougie en février). Pour cela, nous avons fait une sélection des 5 articles qui ont trouvé le plus de succès auprès de notre lectorat, et des deux livres blancs que nous avons réalisé cette année : « La face cachée de la transformation digitale » et « Super Content Man – Tome 1« , le livre blanc pas tout blanc sur le brand content. Merci à vous, chers lecteurs d’avoir lu, partagé, commenté, et réagi à nos publications ! Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

sapin de noël

 

article  #1 : Le Content Marketing : Nouvel Eldorado Du Web Des 5 Prochaines Années

« Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal decommunication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web… »

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article #2 : Les 5 Niveaux De Transformation Digitale En Entreprise Selon Fayon Et Tartar

« Dans leur livre intitulé Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise (Pearson), Michaël Tartar et David Fayon nous présentent ces fameux 5 leviers de maturité de la transformation digitale : les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation, et l’environnement. Plus intéressant encore, les 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs. Ce classement a retenu notre intérêt chez Visionary Marketing,car il définit des profils d’entreprises que nous sommes amenés à rencontrer régulièrement… »

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article #3 : Drive To Store : « Beaucoup En Parlent Mais Peu En Font » (Mobilité)

« Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées… »

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article #4 : La Transformation Digitale Selon Accenture (Adobe Social Drinkup)

« Le décor a été planté par notre ami et confrère Olivier Saint Léger : « 78% des marketeurs s’attendent à ce que leur marché changent
 » nous a-t-il annoncé et « 58% [d’entre eux] pensent que la réussite est liée aux changements de l’organisation
 ». Plus surprenant dans l’étude Accenture sur les directeurs marketing (CMO) et la transformation digitale, citée par Olivier (voir ci-après), « près de la moitié des répondants pensent que le changement viendra de la dircom avant la DSI » un jugement qui a laissé la salle – et moi même – légèrement dubitative… »

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article #5 : 5 Exemples Concrets De Marketing Collaboratif Client

« Les PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis… »

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Livre Blanc sur la transformation digitale : « La face cachée de la transformation digitale »

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Livre Blanc sur le brand content sous forme de bande dessinée : « Super Content Man – Tome 1 »

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5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014 was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre]

guillaume lagrangeLe streaming gratuit est à l’ordre du jour : de la musique aux films en passant par le sport, tout le monde se sert quotidiennement de ce type de site, qu’il soit légal (parfois) ou illégal (souvent)… C’est bien là que réside le problème : alors que l’on pourrait penser à une relation win-win, ce type de site peut représenter un véritable danger pour l’internaute. C’est ce que nous explique Guillaume Lagrange (en photo à gauche et que nous remercions chaleureusement pour nous avoir fait parvenir ce texte inédit) dans cette tribune libre que nous publions intégralement.

D’après une enquête (voir le lien de téléchargement ici et en fin d’article) du cabinet PwC, la cybercriminalité a considérablement augmenté en 2014 avec un nombre d’incidents de sécurité informatique en hausse de 48 % dans le monde par rapport à 2013. Cette étude révèle aussi que 70 % des incidents ne seraient pas détectés. Internet est aujourd’hui la toile d’une cybercriminalité qui agit dans l’ombre sans se faire inquiéter. Derrière ces chiffres, des victimes qui chaque jour paient le prix de l’impuissance générale face aux pirates du web. Des cyber criminels qui semblent aujourd’hui avoir trouvé dans le live streaming illégal la poule aux œufs d’or.

 Une cybercriminalité polymorphe

Aujourd’hui, 41 % de la population mondiale a accès à Internet. On y passe en moyenne 4,8 heures par jour.  Ce plébiscite mondial pour le web a non seulement accompagné un progrès technologique mais a également vu naître un espace propice aux activités criminelles. Le coût de la cybercriminalité est aujourd’hui estimé à plus de 445 milliards de dollars dans le monde. Une véritable économie parallèle s’est mise en place au détriment de millions d’internautes qui subissent au quotidien l’attaque de hackers. Ces pirates informatiques sont parvenus à créer un champ d’action tentaculaire en réinventant un Internet à leur profit.

Streaming - FBI cyber crime
Légende : Le FBI en lutte contre le cybercrime … sur une page Web très commerciale et très inquiétante

On relève alors des profils bien distincts. Tout d’abord, le pirate qui agit seul, à l’image de Hacker Croll, nom emprunté par un jeune Français de 25 ans, arrêté il y a quelques années pour avoir piraté Twitter et subtilisé les identifiants des responsables du site ainsi que des documents confidentiels. Ensuite, on note la présence de bandes organisées intervenant uniquement sur Internet, n’hésitant pas à monter des opérations d’envergure internationale. Enfin, l’importance qu’Internet a pris au fil des années a encouragé des organisations criminelles traditionnelles à investir l’espace connecté et ajuster leur stratégie aux contraintes du web pour voir leurs actions prendre une nouvelle dimension. Lire la suite

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre] was last modified: décembre 14th, 2014 by Cédric Jeanblanc

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique avec Arianet

Arianet - VeilleL’Aria, cellule de veille du groupe Orange, est un pionnier de la veille stratégique. Depuis 1994, c’est-à-dire avant même le décollage de l’Internet en entreprise, l’Aria a permis à l’opérateur français d’améliorer sa connaissance interne du marché et de l’innovation. Aria, c’est le nom de la cellule de veille, est éditeur en effet depuis près de 20 ans, d’une plate-forme de mise en commun des contenus d’études à destination des professionnels du marketing et des décideurs du groupe Orange. Cette plateforme, je la connais bien : j’en ai été pendant de longues années un des utilisateurs et promoteurs au sein-même de l’opérateur. Je n’aurai donc pas trop de mal à vous convaincre, je l’espère, de son utilité, alors que je l’ai moi-même manipulée de manière très intensive pour mes propres besoins et celui de mes équipes afin de lancer de nouveaux produits, préparer des dossiers d’études, voire même documenter de simples présentations. Il y a peu, l’Arianet, qui est désormais basé sur le CMS de notre client eZ Publish (cf. la note de transparence ci-dessous), s’est doté de nouvelles fonctionnalités. Voyons ici en détail avec Fabrice Abibi, directeur de l’Aria chez Orange, de quoi il retourne ; l’occasion aussi de faire le point sur les chiffres entourant cette plateforme de veille technologique pionnière et innovante.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


Veille - Interface Arianet
Le service Arianet permet de mettre à disposition des études en interne

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique

L’Aria est une équipe dédiée à la veille stratégique au sein du groupe Orange, qui est intégrée au département marketing et connaissance client. L’Aria a “une mission de groupe qui est d’apporter à tous les acteurs de la veille stratégique les outils nécessaires, de récupérer et collecter la bonne information stratégique au bon moment”. L’aventure de l’Aria a démarré dès 1994, et son point de départ en a été la sortie d’un rapport gouvernemental qui mettait en exergue le sujet de l’intelligence économique. L’idée était de mettre en place un certain nombre de structures pour protéger nos informations stratégiques nationales (à l’époque, l’opérateur dépendait du ministère de l’industrie, avant sa privatisation intervenue fin 1997) et l’économie française au sens large. C’est ainsi qu’en 1997, le site interne Arianet a été créé.

Le but était de tout cela était de mettre la veille stratégique à disposition de tous les professionnels d’Orange pour leur faciliter la vie dans leur travail marketing quotidien, pour étudier les marchés, mieux les évaluer et préparer ainsi des offres qui soient plus adaptées. Ceci s’est révélé particulièrement utile à un moment où l’entreprise évoluait, et passait du secteur public au secteur privé.

Veille stratégique vs. intelligence économique

Avant tout, il convient de revenir un peu en arrière afin de définir convenablement les termes : “la veille stratégique est la capacité à scruter son environnement externe, et d’y détecter tout ce qui pourrait être une menace ou une opportunité pour l’entreprise” nous explique Fabrice Abibi. “L’intelligence économique” quant à elle, “apporte une dimension supplémentaire car on observe également l’environnement interne de l’entreprise, avec ses forces et ses faiblesses, de telle sorte que tout cela combiné peut apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise et la préserver des risques externes”.

Une initiative pionnière…

Sans aller jusque la qualifier d’unique, l’initiative de l’opérateur sur le domaine de la veille économique est assez rare. “Nous avons la chance au sein d’Orange d’avoir à disposition un outil dont peu de nos pairs disposent aujourd’hui” confirme en effet M. Abibi. “C’est un véritable atout sur lequel nous essayons de travailler pour toujours conserver cette avance”.

Le travail de l’Aria consiste à apporter de l’information stratégique à l’entreprise. “Nous disposons pour cela d’une équipe d’une douzaine de personnes avec quatre métiers différents : des documentalistes qui recherchent l’information, des analystes qui apportent une valeur ajoutée à cette information, des informaticiens pour gérer la plateforme, et pour finir, nous avons une personne qui se charge du budget de l’achat de veille stratégique” poursuit le directeur de la veille d’Orange.

L’Arianet c’est jusqu’à 8 000 utilisateurs uniques, 100 000 clics, 1 500 documents mis en ligne chaque jour

40 fournisseurs d’études

“La moitié de nos fournisseurs se situe parmi les plus importants fournisseurs mondiaux : nous avons accès à des acteurs tels que Forrester, IDC, Ovum etc. Nous avons également un moyen d’ajustement de l’offre en travaillant avec des fournisseurs de moins grande taille mais qui sont aussi importants car positionnés sur des secteurs de niche” précise Fabrice Abibi. Cette démarche permet au département dédié à la veille de “couvrir largement le secteur des télécoms”.

Notre interlocuteur considère qu’au sein du groupe il remplit en quelque sorte un rôle de “grossiste en termes d’achat d’études”, tandis que d’autres acteurs de la veille “vont être davantage détaillants en adaptant cette veille à leur domaine fonctionnel”.

Les études internes, notamment avec Orange Labs

“Une des missions que j’ai fixée à mon équipe est de faire en sorte que le capital interne [en matière d’études] puisse être récupéré, puis mis à disposition sur notre plateforme, de façon à  favoriser ce partage d’informations et que chacun puisse en tirer avantage”.

Qui sont les utilisateurs de l’Arianet ?

“Nous venons de changer de plateforme : il y a donc eu un moment de baisse d’audience” a déclaré Fabrice Abibi. Ceci est normal, il faut toujours, au moment de la bascule vers un nouveau site, compter sur un temps d’adaptation des utilisateurs à la nouvelle interface. Aux meilleures heures, il faut néanmoins compter 8 000 visiteurs uniques ce qui est un joli score pour une plateforme spécialisée qui ne concerne qu’une population spécialisée et assez minoritaire dans l’effectif de l’entreprise. Ces utilisateurs génèrent tous les mois plus de 100 000 « hits » (ou nombre de clics).

Cette plateforme est aussi un challenge technique

Pour comprendre la puissance de la plateforme Arianet, il faut se pencher sur les statistiques de mise à jour des contenus : “tous les jours, c’est 1 500 documents qui sont récupérés et mis en ligne sur la plateforme”. Un gros travail sur le paramétrage est ainsi effectué avec l’équipe informatique afin de permettre la récupération des études de nos fournisseurs dans les meilleures conditions. “Tout le processus est automatisé” nous explique le directeur de l’Arianet “mais ce circuit doit être scruté minutieusement et en permanence pour qu’il soit toujours performant”. précise-t-il.

Un public bien précis

La plateforme Arianet s’adresse tout d’abord aux “cadres d’Orange dont les décisions ont un impact décisif sur l’avenir de l’entreprise”. Pour ce faire, Fabrice Abibi a choisi une approche service et qualitative : “il faut préparer le travail afin qu’Arianet soit un véritable outil d’aide à la décision. Nous misons donc sur la qualité du service rendu avant tout” précise-t-il. Ce souci de qualité de la cellule Aria va jusqu’à la transformation du département en cellule de soutien personnalisé à la recherche, dans certains cas. L’outil et la plateforme sont en effet à l’origine d’une démarche de service interne qui va bien au-delà de la technologie.

Un feedback des utilisateurs crucial pour l’amélioration de la plateforme et du service

“Le feedback de nos utilisateur est crucial. Il est ensuite soumis à un comité de pilotage. L’Aria oriente ensuite ses recherches en fonction des besoins des différentes entités du groupe exprimées au travers de ces retours des utilisateurs. Les entités peuvent réclamer une amélioration de l’offre de la cellule de veille en cas de nécessité. L’Aria entretient également un contact direct avec les utilisateurs qui arrivent sur la plateforme et qui posent des questions : c’est aussi cela qui permet à Orange d’obtenir des pistes d’amélioration sur sa veille.

Une plateforme profondément remaniée

Cette plateforme qui existe depuis 17 ans a été changée de fond en comble au mois de septembre. Le moteur de ce choix était d’abord le besoin de se moderniser. « Il était temps de passer aux technologies Web de dernière génération » explique Fabrice Abibi, de façon à présenter de l’information dense mais de la manière la plus accessible possible, “avec la robustesse demandée aux moteurs de recherche actuels, et qui soit à même de supporter l’évolution rapide des technologies”.

Votre choix s’est porté sur un Open Source. Pourquoi  ?

La principale raison en a été celle du coût : “nous arrivons à une période où chaque dépense doit être optimisée” a indiqué Fabrice Abibi. “Nous disposions en interne d’une étude qui montrait qu’eZpublish comblait tous les besoins que nous avions au moment de notre choix : coût, qualité et besoins de sécurité”.

Cet outil évolue avec de nouvelles fonctionnalités et des projets d’avenir : Quels sont-ils  ?

“Tout d’abord, nous désirions améliorer la communication interne autour de l’outil” déclare Fabrice Abibi : la facilitation du partage était donc prioritaire. “Nous avons un réseau social interne” a-t-il poursuivi, “et l’une des premières démarches que nous avons eue a été d’interfacer Arianet avec ce réseau”. La deuxième priorité de l’équipe Aria était d’ouvrir cet outil au sein du groupe pour partager les documents : afin de “multiplier les interfaces avec tous autres systèmes d’information, Arianet servant ainsi de référentiel pour l’ensemble du groupe”.

Rendre le moteur de recherche plus dynamique

Le moteur de recherche d’Arianet est très performant. Malgré cela, pour qu’il donne sa pleine puissance, il faut le paramétrer correctement et c’est un véritable travail à mener sur le moyen terme : “les résultats obtenus aujourd’hui sont intéressants, mais nous souhaitons faire en sorte que le moteur de recherche soit à même d’apporter l’information au décideur de la façon la plus pertinente possible. Nous avons développé un certain nombre d’outils, à nous de les enrichir pour obtenir de meilleurs résultats” conclut Fabrice Abibi.

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique avec Arianet was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Tikimee réinvente la signature d’email pour les entreprises

les signatures email de Tikimee

J’ai reçu récemment mon ami Xavier Pawlik qui est venu expliquer l’évolution de sa start-up : Tikimee. J’ai trouvé intéressant de convier Xavier à venir expliquer son histoire chez Visionary Marketing pour deux raisons principales. La première, c’est que l’évolution de sa start-up elle-même, et le “ pivot” qu’il a réussi récemment. C’est à mon avis un bon exemple pour tous les start-uppers qui se demandent comment réaliser un pivot, ce qu’il faut faire ce qu’il ne faut pas faire. En l’occurrence, il était parti d’une idée, la carte de visite personnalisable pour les entreprises, et en développant son affaire, il s’est aperçu que les entreprises avaient un véritable besoin de signature électronique dans leurs emails, notamment de gestion de cette signature de façon centralisée. Une deuxième raison, c’est ce nouveau marché de la signature email, queTikimee est en train d’ouvrir, et que Xavier nous a décrit précisément cette interview. Alors voyons, comment votre marque elle aussi, peut améliorer sa présence de marque (pour ne pas dire “branding”) au travers de sa signature email.

Tikimee, du personal branding au corporate branding

L’idée était de créer un équivalent de about.me qui a émergé aux Etats Unis autour de 2010. L’idée est de permettre aux gens de faire leur « personal branding en ligne ». Cela s’adressait au départ aux individuels et aux professionnels indépendants, et un an après le démarrage, nous nous sommes aperçu que développer sa marque personnelle concerne finalement peu de personnes. Nous sommes donc entrés en contact avec des entreprises qui avaient des problématiques de développement de marques internes ou de marques individuelles pour lesquelles notre solution pouvait apporter une réponse tout à fait nouvelle.

Tikimee et ses signatures email - photo antimuseum
Légende : faire réussir une start-up dans le monde hyper rapide de l’Internet est aussi une question de temps et surtout … de timing ! (photo antimuseum.com)

D’un produit de personnal branding, vous vous êtes orienté vers la signature d’email. Pourquoi ?

Lorsque l’on s’intéresse à la marque diffusée au travers des entreprises, on s’aperçoit que bien des choses passent par les échanges interpersonnels, et entre entreprises, qu’on le veuille ou non, les échanges se résument principalement à l’envoi d’email. Les échanges sur les réseaux sociaux se développent, mais ils n’ont pas encore remplacé l’email. Nous pensons donc qu’enrichir la signature des collaborateurs est un excellent moyen de créer de la conversation et de diffuser à la fois la marque de l’individu et la marque de l’employeur.

Dans une entreprise, il y a autant de signatures qu’il y a d’individus…

On trouve tous les cas de figure. Certains ne font rien, d’autres mettent des bannières, il y a également des problématiques de cohérence, d’image… C’est quelque chose de très artisanal, même dans les grandes entreprises.

Dans une signature email, il était au début spécifié qu’il ne fallait pas mettre d’images… Peut-on le faire aujourd’hui ?

On peut, mais il faut faire attention, notamment avec les filtres automatiques anti-spam. Il y a une vraie technicité dans la construction de la signature email, qui est un HTML plus compliqué à réaliser aujourd’hui, car il y a des contraintes un peu plus fortes. Pour ce qui concerne les images, il faut éviter de les joindre directement dans l’email, mais plutôt faire des images distantes, ce qui n’alourdit pas les messages.

L’histoire du nouveau Tikimee a commencé avec les cabinets de consultants

Thalès avait une entité interne de conseil qui cherchait à gagner en visibilité auprès de ses propres clients. Ils ont eu l’idée de développer leur propre image à travers celle de leurs collaborateurs. Ils ont tout d’abord réfléchi à des cartes de visite enrichies, et de fil en aiguille sont arrivés à utiliser l’email et enrichir ce profil individuel pour cette entité.

Vous êtes ensuite passé à Capgemini

La problématique de Capgemini était de transformer son entreprise en ambassadeur du digital. Pour cela, nous avons créé pour eux une signature mail à l’aide de notre plateforme qui a été utilisée partout dans le monde par l’ensemble des VP et est encore utilisée aujourd’hui. Ce qui est intéressant, c’est de voir les différences culturelles. Cela a permis à Capgemini de faire une cartographie du niveau de maturité digitale de ses VP : ils ont à la fois découvert qu’il y avait des personnes qui généraient beaucoup d’interaction dans leur quotidien et d’autres un peu plus en retrait. C’était à la fois une prise de température et un moyen d’amener ses troupes à mieux communiquer.

Après Capgemini, avec qui avez-vous travaillé ?

L’étape suivante importante était Deloitte. Cela a commencé avec une entité interne innovante (comme pour Thalès) qui cherchait à créer de la visibilité à la fois en interne et en externe, puis Deloitte a décidé de le déployer sur l’ensemble de ses collaborateurs. Nous avons pris une dimension supplémentaire dans l’accompagnement des entreprise et la motorisation de leurs signatures email.

Finalement, votre succès a conduit au rachat de Tikimee…

Nous avons été racheté par une entreprise de communication dans le B2B, ce qui nous permet aujourd’hui de proposer non seulement un outil technologique, mais aussi un accompagnement de l’entreprise pour identifier le bon contenu à diffuser auprès de ses collaborateurs et aller jusqu’à aujourd’hui, par exemple pour Manpower à gérer de véritables campagnes de signature mail.

Comment fonctionne votre système de signature email ?

L’installation est extrêmement simple car on arrive à tout automatiser à l’aide notamment d’un plugin sur Outlook ou sur Gmail. On définit en ligne les contenus et le format de la signature et en installant le plugin sur chaque poste qui peut être télédistribué sur de grosses organisations du jour au lendemain.

On peut ainsi lancer des campagnes…

Absolument. Et ce qui est très particulier dans un contexte d’entreprise c’est que l’on va passer d’une signature unique à un ensemble de signatures en fonction de la région (contenu localisé) et de la position dans l’entreprise pour que chaque entité communique en fonction de son audience. Cela donne à l’entreprise la capacité à adresser le bon message à la bonne population.

Quel est l’avenir de Tikimee ?

Aujourd’hui, nous investissons dans une plateforme de BI (business intelligence) dans laquelle nous sommes en train d’analyser toutes ces données que l’on collecte pour les entreprises et on cartographie ainsi ce qui se passe à travers les emails de leurs collaborateurs. Par exemple, on donne une information toute simple aux entreprises que celles-ci n’ont pas : la part d’emails internes et externes, et ce que cela génère comme consultation de contenu. On s’aperçoit que certains contenus portent la valeur de l’entreprise, en particulier des films ou des vidéos. Il y a un effet à la fois vers l’interne et vers l’externe qui est extrêmement intéressant pour le marketing, la communication et les RH.

Quid de l’international ?

C’est dans nos projets. Nous avons déjà des clients qui ont une portée internationale comme Capgemini. Plus concrètement, nous accentuerons ce déploiement en 2015. Nous sommes aujourd’hui dans des business qui peuvent s’opérer partout dans le monde et nous n’avons pas l’intention de nous arrêter en si bon chemin.

Tikimee réinvente la signature d’email pour les entreprises was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement

Web Le Web est une source inextinguible de contradictions. Certes, il s’agit d’un domaine où la rapidité d’exécution est clé (en anglais on employait aux début du Web l’expression « the land of the swift » pour le désigner, ce qui signifie à peu près « le pays des gens qui vont vite »). Et pourtant, comme dans le domaine de l’innovation en général, il faut savoir, comme l‘Empereur Auguste fidèle à sa maxime, se hâter lentement (« Festina lente »). Car plus on a l’impression que les choses vont vite, plus faut s’inscrire dans la durée.

Prenons les blogueurs par exemple. Le taux de mortalité de ceux-ci est incroyablement élevé. Prenez n’importe quel sujet, et vous verrez que les blogueurs d’un domaine se sont renouvelés au moins cinq ou six fois dans les 10 dernières années. Or, la qualité d’un référencement, les véritables résultats et le retour sur investissement d’une stratégie de contenus se fait dans la durée. Quand j’ai créé visionarymarketing.com il y a 20 ans je savais probablement pas ce que j’avais en faire aujourd’hui (je décris cette période brièvement dans l’interview). Toutefois, si mon business arrive à décoller aujourd’hui et si je reçois des sollicitations de l’extérieur, spontanées , de la part de clients ou de clients potentiels, c’est aussi et surtout parce que depuis tout ce temps, j’ai réussi à créer un corpus de contenu cohérent et ai été constant dans l’effort d’écriture et de création de contenus. Il y a tendance à croire que l’Internet est un domaine d’immédiateté, et que l’on obtient des résultats aussi immédiatement ; et que surtout ceux-ci sont constants dans le temps. Il n’en est rien et ceci est à l’origine d’ailleurs des malentendus qui se traduisent par des stratégies d’acquisition massives à court terme par les marques, comme le témoigne cet exemple graphique pris d’une grande marque que nous ne citerons pas. Je renvoie d’ailleurs à cette présentation que j’ai effectuée la semaine dernière pour le compte de stratégie et qui est intitulée : « oubliez le message et pensez au partage !»

Je vous laisse découvrir l’interview podcaster de Jérôme de Beauvoir ci-après.

Dans ce septième épisode,  je vous propose un échange avec Yann Gourvennec, CEO de Visionary Marketing, l’agence digitale qui accompagne ses clients depuis l’influence jusqu’à la performance. Vous pouvez lire la transcription des premières minutes ci-dessous, l’écouter ici ou vous y abonner depuis Itunes.

Dans ce podcast, vous trouverez notamment le point de vue de Yann à propos de :

  • le long terme à l’heure de Twitter
  • la transformation digitale
  • IRL or nor not IRL ?
  • Influence et performance
  • holacratie et compétence

JB : Yann Gourvennec bonjour, merci d’être avec moi pour ce nouvel épisode du Socialcast. Vous êtes passé de « intra-preneur » chez Orange à entrepreneur en tant que CEO de l’agence de Visionary Marketing.

YG : Oui, je suis allé chercher le mot très loin par ce que j’ai créé Visionary Marketing il y a 20 ans.

JB : Ce nom, que vous n’avez pas choisi par hasard, fait évidemment référence au long terme. Est-ce que le long terme, à l’heure de Twitter, ça n’est pas plus les important que jamais ?

YG : Plus ça va vite, et plus il faut aller lentement. Le Web, et c’est le paradoxe, ça va très très vite, et en même temps, ça va très lentement. Quelqu’un me faisait la remarque il y a quelques jours en me disant « comment ça se fait qu’au XXIe siècle il faille toujours 10 à 15 ans pour qu’une technologie soit adoptée par le public… pour peu qu’elle le soit ? ». Et bien c’est tout bêtement parce qu’il faut 10 à 15 ans pour qu’une technologie s’instaure et trouve son public.

via En altitude avec Yann Gourvennec de Visionary Marketing.

 

Pour réussir sur le Web il faut se hâter lentement was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec