1er Baromètre marketing Adetem des médias sociaux en entreprise (2015)

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Les médias sociaux se sont invités dans la vie des consommateurs et du grand public il y a plus de 10 ans ! Les entreprises, avec un peu de retard, ont suivi le mouvement et les médias sociaux sont souvent présentés aujourd’hui comme un pilier incontournable du marketing. Mais qu’en est-il réellement de l’usage marketing des médias sociaux dans les entreprises françaises, en ce début d’année 2014 ? Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing lancent un questionnaire exclusif du 06 janvier au 08 mars 2015 pour créer le baromètre marketing Adetem des médias sociaux. Ce baromètre est ouvert à tous les professionnels du marketing (en poste). Pour répondre au questionnaire : http://surveymonkey.com/s/adetem 

Premier baromètre marketing Adetem médias sociaux 2015

Une initiative Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing

Médias sociaux en entreprise : quelle importance stratégique ?

Adetem, Hootsuite et Visionary Marketing ont rassemblé leurs forces pour réaliser le premier baromètre marketing français de la place des médias sociaux dans les entreprises et leur stratégie, qui permettra en outre de benchmarker le pays par rapport aux autres pays du monde où le même questionnaire a été réalisé.


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Médias sociaux en entreprise : objectifs de cette enquête :

Voici les principaux objectifs de ce baromètre marketing des médias sociaux en entreprise :

  • Quel est l’impact des médias sociaux dans les stratégies marketing des entreprises françaises ?
  • Quels usages sont faits des médias sociaux à titre personnel et professionnel par les marketeurs ?
  • Quels sont leurs plates-formes favorites ?
  • Comment gère-t-on les médias sociaux en entreprise ?
  • Comment la France se compare-t-elle au reste du monde sur les points ci-dessus ?

Autant de questions auxquelles nous répondrons grâce à cette enquête exclusive auprès des professionnels (en poste) du marketing.

Ce questionnaire est ouvert du 06 janvier au 08 mars 2015 ; il est réservé aux marketeurs en activité chez l’annonceur.

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Résultats du baromètre marketing médias sociaux de l’Adetem

Un eBook complet contenant les analyses et les commentaires, ainsi que les benchmarks internationaux seront remis aux répondants qui en ont fait la demande à la fin du questionnaire.

À propos des concepteurs du baromètre marketing médias sociaux 2015

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1er Baromètre marketing Adetem des médias sociaux en entreprise (2015) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Les BigBoss : de l’événementiel à l’émotionnel

Les événementiels sont en plein chambardement. Il suffit de se promener dans les salons et tous les professionnels font la même constatation : “Il y a beaucoup d’étudiants et de retraités n’est-ce pas ?!” C’est que déplacer des décideurs devient de plus en plus difficile. Certains organisateurs de salons l’ont compris et démontré comme Comexposium avec son événement monégasque “ecommerce1to1” qui a lieu tous les ans en mars (et maintenant son pendant marketing à Biarritz un peu plus tard dans l’année). Ils ont en effet compris que pour déplacer ces fameux décideurs il fallait en faire un peu plus que la moyenne et proposer un événement extraordinaire. Hervé Bloch, qui est souvent intervenu dans nos colonnes, a aussi montré le chemin en créant la franchise “les BigBoss” et en renversant la proposition de valeur de l’événementiel : au lieu de demander à des décideurs de se déplacer en un endroit neutre et de se mélanger au tout-venant, il les emmène faire du ski ou sur la plage et leur propose non seulement un moment privilégié où ils peuvent se détendre et se distraire, mais aussi un lieu de networking où on peut faire du business. Et même beaucoup de business ! Retour sur l’approche d’Hervé au travers de cette interview qui ouvre la nouvelle année, que nous vous souhaitons agréable (nous y reviendrons bientôt).

Retranscription de l’interview d’Hervé Bloch sur le marché de l’événementiel et son événement “les BigBoss »

Comment se porte l’événementiel en ce moment ?

Dans les salons traditionnels, les exposants paient un stand pour que les décideurs y viennent les voir présenter leur offre pour ensuite signer des projets. Dans les faits, les visiteurs vont de moins en moins dans les salons. Ce sont plutôt les candidats, les chefs de projet, peut-être également les cadres moyens. Ce sont des gens qui sont au mieux des prescripteurs mais ce ne sont pas eux qui sont capables de lancer un sujet, un projet, une priorisation… Donc c’est bien plus difficile pour l’exposant de remonter vers le décideur et d’amortir sa dépense, et de générer un retour sur investissement. Les salons traditionnels, que ce soit dans le marketing ou autre, sont en train de souffrir. La tendance est de réunir les décideurs dans des congrès, on en voit à Cannes, Biarritz, Monaco… C’est déjà une première étape. Ce que j’ai créé il y a un an avec le format BigBoss rajoute une logique émotionnelle : quand on passe trois jours très sympathiques très festifs et détendus avec des décideurs (le ratio est de 2/3 de décideurs et 1/3 prestataires), on va créer de l’émotion et favoriser des contacts humains qui vont se transformer en contacts professionnels puis en contacts business. J’estime que c’est une troisième évolution, la première étant de réunir tout le monde dans un salon et la deuxième d’inviter les décideurs en congrès. Nous cherchons donc d’aller à l’étape d’après qui est de créer de l’émotion, de profiter de l’événement pour favoriser le business qui aura lieu après l’événement.

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Le visuel de l’événementiel « Les BigBoss » Winter Edition 2014

 

Dans ces événements, il n’y a pas de présentation formelle

Il y a deux temps forts qui durent deux heures chacun. Le premier est un meeting où les BigBoss vont rencontrer les prestataires qui correspondent à leurs besoins. Le deuxième est un pitch où tous les prestataires se présentent deux minutes souvent de manière décalées avec des vidéos pour bien présenter leur offre à l’assistance qui est équipée de télécommande pour voter en live. Cela permet à l’ensemble des BigBoss de voir l’ensemble de sponsors et des sponsors de « marquer des points » auprès des décideurs. Ces deux temps forts business sont très structurés. Le reste du week-end est également structuré business : par exemple, on ne va pas skier avec des gens qui ont la même affaire et les mêmes objectifs, on va plutôt créer des groupe où le hasard va bien faire les choses et va créer des rencontres très sympathiques dont certaines pourront se convertir en business.

Cette sérendipité fournit des résultats concrets, on peut même parler de ROE…

Le nerf de la guerre c’est le financement de l’événement par les sponsors : il faut donc que ceux-ci aient un retour sur investissement : l’année dernière, sur la première édition, il y avait 25 sponsors et j’ai pu mesurer avec eux que cet événement leur avait permis de générer 5 millions d’euros de volume d’affaires, ce qui fait une moyenne de 200 000 euros par sponsor. Il y a un écart type qui va de 9 000 euros à 1,3 millions d’euros ; 1,1 millions d’euros pour un événement de trois jours où l’on mobilise deux personne un week-end, c’est très ROIste, d’autant plus qu’il reste encore aujourd’hui quelques dossiers à signer suite à cet événement. Il y a vraiment un ROI, voire un ROE : l’enjeu n’est pas de passer trois jours à distribuer des plaquettes, des cartes de visite et d’essayer de faire un maximum de contact business. Au contraire, le but est de se faire plaisir, prendre du bon temps, être détendu, et après le business se fera parce que les sponsors business font que les gens ayant un sujet vont rencontrer les prestataires qui savent y répondre, donc les rencontres se feront de manière très intelligentes et structurées dans les temps forts business, et au contraire au grès des animations.

On voit les résultats obtenus avec ces méthodes : comment voyez-vous l’avenir de l’événementiel dans les années qui viennent ?

L’évènementiel ne doit plus être statique et dans une logique annuelle. Pour le format BigBoss, j’ai décidé de faire deux format : le format hivers (les BigBoss font du ski) et les format été (Les BigBoss summer edition) et entre les deux une soirée dans Paris, en mars à l’Olympia, en octobre place Vendôme. Nous réunissons ainsi la communauté tous les trois mois : l’évènementiel n’est pas seulement faire un gros salon par an, c’est aussi animer cette communauté tout au long de l’année. Par exemple, nous avions offert des bonnets au ski l’année dernière et j’ai proposé aux BigBoss de se faire photographier dans un endroit exotique avec le bonnet pour le publier sur le groupe Facebook. La bonnet a ainsi fait le tour du monde : le Brésil, le pôle Nord etc., il y a eu une trentaine de BigBoss qui se sont prêté au jeu et qui ont pris leur bonnet pour se prendre en photo, un peu comme les nains de jardin d’Amélie Poulain. Le but est de souder cette communauté en la réunissant tous les trois mois et en interagissant avec eux tous les jours, par exemple en publiant quelques actus sur le groupe Facebook. La dernière actu est celle de Marc Ménasé qui vient de lever 23 millions d’euros, Frédéric Mazzela qui a levé 100 millions de dollar, Valérie Dassier élue personnalité de l’année ; on a toutes les actus des BigBoss qui font parler d’eux et de leur société. On couvre cela pour que la communauté reste active.

Comment devient-on un BigBoss ?

C’est très structuré. Pour être BigBoss, il faut être dans une société qui fait au moins 10 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels online, et avoir un titre de directeur. Pas de chef de projet, de responsable, etc. il faut impérativement d’être directeur général, directeur marketing, directeur e-commerce, directeur internet, bref, être dans un comité de direction, piloter des équipes et des budgets, pour pouvoir signer ensuite avec les sponsors. On est entre decision makers. Il y a en France 500 sites qui produisent plus de 10 millions d’euros par an ; ce sont ceux-là qui nous intéressent. Ce sont des groupes comme Accor, Air France et Groupon. La moitié des BigBoss sont des pure players et l’autre moitié est composée d’acteurs traditionnels qui sont devenus e-commerçants par la force des choses.

 

Les BigBoss : de l’événementiel à l’émotionnel was last modified: janvier 8th, 2015 by Yann Gourvennec

5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014

L’année 2014 se termine : c’est l’occasion pour nous de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, et nous vous donnons rendez-vous à la rentrée pour de nouveaux articles sur le marketing et l’innovation ! C’est aussi l’occasion de faire un petit bilan sur cette année passé sur le blog (en attendant celui de la première année d’activité de Visionary Marketing, qui soufflera sa première bougie en février). Pour cela, nous avons fait une sélection des 5 articles qui ont trouvé le plus de succès auprès de notre lectorat, et des deux livres blancs que nous avons réalisé cette année : « La face cachée de la transformation digitale » et « Super Content Man – Tome 1« , le livre blanc pas tout blanc sur le brand content. Merci à vous, chers lecteurs d’avoir lu, partagé, commenté, et réagi à nos publications ! Bonnes fêtes et à l’année prochaine !

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article  #1 : Le Content Marketing : Nouvel Eldorado Du Web Des 5 Prochaines Années

« Le content marketing a désormais le vent en poupe. Pionnières de ce mouvement, les entreprises qui ont adopté des solutions de market automation ont fait de la production de contenus de qualité le canal decommunication le plus utilisé pour alimenter le lead nurturing. Une démarche qui répond aux attentes de leurs publics, tant en BtoB qu’en BtoC et qui s’avère payante. Dans les 5 années à venir, une véritable industrie va s’organiser autour du contenu web… »

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article #2 : Les 5 Niveaux De Transformation Digitale En Entreprise Selon Fayon Et Tartar

« Dans leur livre intitulé Transformation digitale : 5 leviers pour l’entreprise (Pearson), Michaël Tartar et David Fayon nous présentent ces fameux 5 leviers de maturité de la transformation digitale : les produits et services, les technologies et l’innovation, le personnel, l’organisation, et l’environnement. Plus intéressant encore, les 5 catégories de transformation digitale dans les entreprises : les attentistes, les impressionnistes, les externaliseurs, les intégrateurs et les transformateurs. Ce classement a retenu notre intérêt chez Visionary Marketing,car il définit des profils d’entreprises que nous sommes amenés à rencontrer régulièrement… »

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article #3 : Drive To Store : « Beaucoup En Parlent Mais Peu En Font » (Mobilité)

« Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées… »

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article #4 : La Transformation Digitale Selon Accenture (Adobe Social Drinkup)

« Le décor a été planté par notre ami et confrère Olivier Saint Léger : « 78% des marketeurs s’attendent à ce que leur marché changent
 » nous a-t-il annoncé et « 58% [d’entre eux] pensent que la réussite est liée aux changements de l’organisation
 ». Plus surprenant dans l’étude Accenture sur les directeurs marketing (CMO) et la transformation digitale, citée par Olivier (voir ci-après), « près de la moitié des répondants pensent que le changement viendra de la dircom avant la DSI » un jugement qui a laissé la salle – et moi même – légèrement dubitative… »

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article #5 : 5 Exemples Concrets De Marketing Collaboratif Client

« Les PME sont assez peu familières des méthodes de marketing collaboratif  (alias collaboratif client) qui leur permettent de faire participer ses clients à l’offre de l’entreprise et à son amélioration. C’est pour cette raison que l’on peut se poser la question : quand la co-création et le collaboratif sont-ils appropriés à mon entreprise ? Dans quelles situations dois-je m’y intéresser ? Qu’avons-nous à gagner avec ce type de pratique ? Voyons ici la réponse à cette question et comment cela se traduit concrètement au travers de 5 exemples choisis… »

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Livre Blanc sur la transformation digitale : « La face cachée de la transformation digitale »

-> télécharger le livre blanc

Livre Blanc sur le brand content sous forme de bande dessinée : « Super Content Man – Tome 1 »

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5 articles marketing du blog pour bien terminer l’année 2014 was last modified: mai 20th, 2015 by Cédric Jeanblanc

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre]

guillaume lagrangeLe streaming gratuit est à l’ordre du jour : de la musique aux films en passant par le sport, tout le monde se sert quotidiennement de ce type de site, qu’il soit légal (parfois) ou illégal (souvent)… C’est bien là que réside le problème : alors que l’on pourrait penser à une relation win-win, ce type de site peut représenter un véritable danger pour l’internaute. C’est ce que nous explique Guillaume Lagrange (en photo à gauche et que nous remercions chaleureusement pour nous avoir fait parvenir ce texte inédit) dans cette tribune libre que nous publions intégralement.

D’après une enquête (voir le lien de téléchargement ici et en fin d’article) du cabinet PwC, la cybercriminalité a considérablement augmenté en 2014 avec un nombre d’incidents de sécurité informatique en hausse de 48 % dans le monde par rapport à 2013. Cette étude révèle aussi que 70 % des incidents ne seraient pas détectés. Internet est aujourd’hui la toile d’une cybercriminalité qui agit dans l’ombre sans se faire inquiéter. Derrière ces chiffres, des victimes qui chaque jour paient le prix de l’impuissance générale face aux pirates du web. Des cyber criminels qui semblent aujourd’hui avoir trouvé dans le live streaming illégal la poule aux œufs d’or.

 Une cybercriminalité polymorphe

Aujourd’hui, 41 % de la population mondiale a accès à Internet. On y passe en moyenne 4,8 heures par jour.  Ce plébiscite mondial pour le web a non seulement accompagné un progrès technologique mais a également vu naître un espace propice aux activités criminelles. Le coût de la cybercriminalité est aujourd’hui estimé à plus de 445 milliards de dollars dans le monde. Une véritable économie parallèle s’est mise en place au détriment de millions d’internautes qui subissent au quotidien l’attaque de hackers. Ces pirates informatiques sont parvenus à créer un champ d’action tentaculaire en réinventant un Internet à leur profit.

Streaming - FBI cyber crime
Légende : Le FBI en lutte contre le cybercrime … sur une page Web très commerciale et très inquiétante

On relève alors des profils bien distincts. Tout d’abord, le pirate qui agit seul, à l’image de Hacker Croll, nom emprunté par un jeune Français de 25 ans, arrêté il y a quelques années pour avoir piraté Twitter et subtilisé les identifiants des responsables du site ainsi que des documents confidentiels. Ensuite, on note la présence de bandes organisées intervenant uniquement sur Internet, n’hésitant pas à monter des opérations d’envergure internationale. Enfin, l’importance qu’Internet a pris au fil des années a encouragé des organisations criminelles traditionnelles à investir l’espace connecté et ajuster leur stratégie aux contraintes du web pour voir leurs actions prendre une nouvelle dimension. Lire la suite

streaming illégal : la gratuité a un coût [Tribune Libre] was last modified: décembre 14th, 2014 by Cédric Jeanblanc

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique avec Arianet

Arianet - VeilleL’Aria, cellule de veille du groupe Orange, est un pionnier de la veille stratégique. Depuis 1994, c’est-à-dire avant même le décollage de l’Internet en entreprise, l’Aria a permis à l’opérateur français d’améliorer sa connaissance interne du marché et de l’innovation. Aria, c’est le nom de la cellule de veille, est éditeur en effet depuis près de 20 ans, d’une plate-forme de mise en commun des contenus d’études à destination des professionnels du marketing et des décideurs du groupe Orange. Cette plateforme, je la connais bien : j’en ai été pendant de longues années un des utilisateurs et promoteurs au sein-même de l’opérateur. Je n’aurai donc pas trop de mal à vous convaincre, je l’espère, de son utilité, alors que je l’ai moi-même manipulée de manière très intensive pour mes propres besoins et celui de mes équipes afin de lancer de nouveaux produits, préparer des dossiers d’études, voire même documenter de simples présentations. Il y a peu, l’Arianet, qui est désormais basé sur le CMS de notre client eZ Publish (cf. la note de transparence ci-dessous), s’est doté de nouvelles fonctionnalités. Voyons ici en détail avec Fabrice Abibi, directeur de l’Aria chez Orange, de quoi il retourne ; l’occasion aussi de faire le point sur les chiffres entourant cette plateforme de veille technologique pionnière et innovante.


TransparenceTransparence : ce dossier est écrit pour le compte de notre client eZ Systems. Tout dans ce billet a été traité exactement de la même manière qu’à l’habitude, avec l’objectif de fournir un contenu de valeur, de qualité et innovant. Ce dossier est orienté sur les innovations marketing Internet basées sur la solution eZ Publish. Notre passé en tant que client de cette solution nous a convaincu de la nécessité d’élaborer ce dossier du fait du caractère innovant et qualitatif de cette plateforme, afin de faire découvrir des sites Web basés sur cette solution et de décrire le métier des responsables Web qui gèrent leurs sites d’entreprise au quotidien. Toutes les opinions exprimées dans ce billet sont celles de son auteur.


Veille - Interface Arianet
Le service Arianet permet de mettre à disposition des études en interne

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique

L’Aria est une équipe dédiée à la veille stratégique au sein du groupe Orange, qui est intégrée au département marketing et connaissance client. L’Aria a “une mission de groupe qui est d’apporter à tous les acteurs de la veille stratégique les outils nécessaires, de récupérer et collecter la bonne information stratégique au bon moment”. L’aventure de l’Aria a démarré dès 1994, et son point de départ en a été la sortie d’un rapport gouvernemental qui mettait en exergue le sujet de l’intelligence économique. L’idée était de mettre en place un certain nombre de structures pour protéger nos informations stratégiques nationales (à l’époque, l’opérateur dépendait du ministère de l’industrie, avant sa privatisation intervenue fin 1997) et l’économie française au sens large. C’est ainsi qu’en 1997, le site interne Arianet a été créé.

Le but était de tout cela était de mettre la veille stratégique à disposition de tous les professionnels d’Orange pour leur faciliter la vie dans leur travail marketing quotidien, pour étudier les marchés, mieux les évaluer et préparer ainsi des offres qui soient plus adaptées. Ceci s’est révélé particulièrement utile à un moment où l’entreprise évoluait, et passait du secteur public au secteur privé.

Veille stratégique vs. intelligence économique

Avant tout, il convient de revenir un peu en arrière afin de définir convenablement les termes : “la veille stratégique est la capacité à scruter son environnement externe, et d’y détecter tout ce qui pourrait être une menace ou une opportunité pour l’entreprise” nous explique Fabrice Abibi. “L’intelligence économique” quant à elle, “apporte une dimension supplémentaire car on observe également l’environnement interne de l’entreprise, avec ses forces et ses faiblesses, de telle sorte que tout cela combiné peut apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise et la préserver des risques externes”.

Une initiative pionnière…

Sans aller jusque la qualifier d’unique, l’initiative de l’opérateur sur le domaine de la veille économique est assez rare. “Nous avons la chance au sein d’Orange d’avoir à disposition un outil dont peu de nos pairs disposent aujourd’hui” confirme en effet M. Abibi. “C’est un véritable atout sur lequel nous essayons de travailler pour toujours conserver cette avance”.

Le travail de l’Aria consiste à apporter de l’information stratégique à l’entreprise. “Nous disposons pour cela d’une équipe d’une douzaine de personnes avec quatre métiers différents : des documentalistes qui recherchent l’information, des analystes qui apportent une valeur ajoutée à cette information, des informaticiens pour gérer la plateforme, et pour finir, nous avons une personne qui se charge du budget de l’achat de veille stratégique” poursuit le directeur de la veille d’Orange.

L’Arianet c’est jusqu’à 8 000 utilisateurs uniques, 100 000 clics, 1 500 documents mis en ligne chaque jour

40 fournisseurs d’études

“La moitié de nos fournisseurs se situe parmi les plus importants fournisseurs mondiaux : nous avons accès à des acteurs tels que Forrester, IDC, Ovum etc. Nous avons également un moyen d’ajustement de l’offre en travaillant avec des fournisseurs de moins grande taille mais qui sont aussi importants car positionnés sur des secteurs de niche” précise Fabrice Abibi. Cette démarche permet au département dédié à la veille de “couvrir largement le secteur des télécoms”.

Notre interlocuteur considère qu’au sein du groupe il remplit en quelque sorte un rôle de “grossiste en termes d’achat d’études”, tandis que d’autres acteurs de la veille “vont être davantage détaillants en adaptant cette veille à leur domaine fonctionnel”.

Les études internes, notamment avec Orange Labs

“Une des missions que j’ai fixée à mon équipe est de faire en sorte que le capital interne [en matière d’études] puisse être récupéré, puis mis à disposition sur notre plateforme, de façon à  favoriser ce partage d’informations et que chacun puisse en tirer avantage”.

Qui sont les utilisateurs de l’Arianet ?

“Nous venons de changer de plateforme : il y a donc eu un moment de baisse d’audience” a déclaré Fabrice Abibi. Ceci est normal, il faut toujours, au moment de la bascule vers un nouveau site, compter sur un temps d’adaptation des utilisateurs à la nouvelle interface. Aux meilleures heures, il faut néanmoins compter 8 000 visiteurs uniques ce qui est un joli score pour une plateforme spécialisée qui ne concerne qu’une population spécialisée et assez minoritaire dans l’effectif de l’entreprise. Ces utilisateurs génèrent tous les mois plus de 100 000 « hits » (ou nombre de clics).

Cette plateforme est aussi un challenge technique

Pour comprendre la puissance de la plateforme Arianet, il faut se pencher sur les statistiques de mise à jour des contenus : “tous les jours, c’est 1 500 documents qui sont récupérés et mis en ligne sur la plateforme”. Un gros travail sur le paramétrage est ainsi effectué avec l’équipe informatique afin de permettre la récupération des études de nos fournisseurs dans les meilleures conditions. “Tout le processus est automatisé” nous explique le directeur de l’Arianet “mais ce circuit doit être scruté minutieusement et en permanence pour qu’il soit toujours performant”. précise-t-il.

Un public bien précis

La plateforme Arianet s’adresse tout d’abord aux “cadres d’Orange dont les décisions ont un impact décisif sur l’avenir de l’entreprise”. Pour ce faire, Fabrice Abibi a choisi une approche service et qualitative : “il faut préparer le travail afin qu’Arianet soit un véritable outil d’aide à la décision. Nous misons donc sur la qualité du service rendu avant tout” précise-t-il. Ce souci de qualité de la cellule Aria va jusqu’à la transformation du département en cellule de soutien personnalisé à la recherche, dans certains cas. L’outil et la plateforme sont en effet à l’origine d’une démarche de service interne qui va bien au-delà de la technologie.

Un feedback des utilisateurs crucial pour l’amélioration de la plateforme et du service

“Le feedback de nos utilisateur est crucial. Il est ensuite soumis à un comité de pilotage. L’Aria oriente ensuite ses recherches en fonction des besoins des différentes entités du groupe exprimées au travers de ces retours des utilisateurs. Les entités peuvent réclamer une amélioration de l’offre de la cellule de veille en cas de nécessité. L’Aria entretient également un contact direct avec les utilisateurs qui arrivent sur la plateforme et qui posent des questions : c’est aussi cela qui permet à Orange d’obtenir des pistes d’amélioration sur sa veille.

Une plateforme profondément remaniée

Cette plateforme qui existe depuis 17 ans a été changée de fond en comble au mois de septembre. Le moteur de ce choix était d’abord le besoin de se moderniser. « Il était temps de passer aux technologies Web de dernière génération » explique Fabrice Abibi, de façon à présenter de l’information dense mais de la manière la plus accessible possible, “avec la robustesse demandée aux moteurs de recherche actuels, et qui soit à même de supporter l’évolution rapide des technologies”.

Votre choix s’est porté sur un Open Source. Pourquoi  ?

La principale raison en a été celle du coût : “nous arrivons à une période où chaque dépense doit être optimisée” a indiqué Fabrice Abibi. “Nous disposions en interne d’une étude qui montrait qu’eZpublish comblait tous les besoins que nous avions au moment de notre choix : coût, qualité et besoins de sécurité”.

Cet outil évolue avec de nouvelles fonctionnalités et des projets d’avenir : Quels sont-ils  ?

“Tout d’abord, nous désirions améliorer la communication interne autour de l’outil” déclare Fabrice Abibi : la facilitation du partage était donc prioritaire. “Nous avons un réseau social interne” a-t-il poursuivi, “et l’une des premières démarches que nous avons eue a été d’interfacer Arianet avec ce réseau”. La deuxième priorité de l’équipe Aria était d’ouvrir cet outil au sein du groupe pour partager les documents : afin de “multiplier les interfaces avec tous autres systèmes d’information, Arianet servant ainsi de référentiel pour l’ensemble du groupe”.

Rendre le moteur de recherche plus dynamique

Le moteur de recherche d’Arianet est très performant. Malgré cela, pour qu’il donne sa pleine puissance, il faut le paramétrer correctement et c’est un véritable travail à mener sur le moyen terme : “les résultats obtenus aujourd’hui sont intéressants, mais nous souhaitons faire en sorte que le moteur de recherche soit à même d’apporter l’information au décideur de la façon la plus pertinente possible. Nous avons développé un certain nombre d’outils, à nous de les enrichir pour obtenir de meilleurs résultats” conclut Fabrice Abibi.

L’Aria d’Orange, pionnier de la veille stratégique avec Arianet was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec