Google tue le mythe de la pénalisation du contenu dupliqué

SEO-search-optimisationcomme je l’indiquais dans un article précédent sur le référencement (en Anglais seulement à aujourd’hui), il y a bien des mythes qui circulent sur le Web à propos de Google, car le public fantasme toujours sur ce qu’il connaît peu ou mal, jusqu’à attribuer des intentions à Google qu’ils n’ont – en entreprise responsable – ni eu ni intérêt à avoir. Il fut un temps, c’était Microsoft qui était taxé de tous les maux, aujourd’hui c’est Google, signe des temps je suppose. Comme le disait Molly Wood dans un récent podcast de CNET (à télécharger sur iTunes), Microsoft est le « Diable qu’on connaît » (sous-entendu, Google celui qu’on ne connaît pas). Alors pour ceux qui craignent le grand méchant loup, voici un mythe désossé par Google lui-même: Non! Google ne pénalise pas les contenus dupliqués. Ceci ne veut pas dire que dupliquer du contenu est une bonne stratégie, mais bon … pas de quoi s’abandonner à la paranoïa.

Une lecture de Webpronews (en Anglais) indispensable :

[…] Greg commence par tordre le cou à la croyance populaire selon laquelle le contenu dupliqué est  pénalisé par Google. Ce n’est pas vrai. Ceci ne veut pas dire que dupliquer le contenu ne peut pas avoir d’impact négatif sur votre classement, mais  Google en soi ne pénalise pas les sites qui recourent à cette méthode. […]

Google tue le mythe de la pénalisation du contenu dupliqué was last modified: septembre 18th, 2009 by Yann Gourvennec

1ère AG de Media Aces, déjà 40 entreprises inscrites !

Web 2.0pour voir la vidéo sur le blog de Media-Aces France, cliquer ici

Media-Aces, c’est pour bientôt (14/09/09 à la grande Arche), et les inscriptions pleuvent, à tel point que quand j’ai enregistré cette vidéo il a quelques jours, nous avions à peine la moitié des participants. La presse sera présente également. La deuxième bonne nouvelle, c’est que Christophe Langlois de visible banking (UK) rejoint Media Aces et va prendre une part prépondérante dans le lancement de Media Aces au Royaume Uni.

Voilà, il ne nous manque plus que de faire le pont avec l’Allemagne et les principaux pays européens seront en marche. Si un Helvète ou un Belge souhaitait se manifester, nous ne dirions pas non, notre plate-forme WordPress MU est sans limite.

Inscription obligatoire pour des raisons de sécurité, n’oubliez pas !

1ère AG de Media Aces, déjà 40 entreprises inscrites ! was last modified: septembre 10th, 2009 by Yann Gourvennec

la toile à la recherche des temps nouveaux … et de ses modèles économiques ?

tente-craquer.jpg

La toile va-t-elle craquer ? Telle fut la question posée à un panel d’experts prestigieux lors de cette session de l’université du Medef que nous annoncions sur Posterous.
Or cette question – pour surprenante qu’elle fût – ne trouva de réponse qu’à la fin d’un débat qui se poursuivit bien au-delà de l’heure prévue, signe que les sujets abordés ont intéressé le public. Si donc le problème de l’explosion de la toile ne se pose pas – IPV6 arrive en force et (Orange Business n’est pas en reste), et d’autre part l’Internet a pris une telle place dans nos économies que tout problème technique devra trouver, coûte que coûte, sa solution – par contre, les bouleversements en termes de modèles économiques sont nombreux : Universal music fait déjà 50 % de son chiffre sur le Net, certes, mais celui-ci s’est écroulé à cause de l’Internet également ; le Kindle d’Amazon – facétieusement arboré par notre ami Loïc Le Meur et présenté comme la solution à nos problèmes écologiques malgré les évidences contraires – bouscule le monde de l’édition aux Etats-Unis ; Twitter et le microblogging bouscule les blogs et la création de contenus sur Internet ; le Web est une source majeure de revenus des pages jaunes mais en même temps il en sape le véritable fondement (les pages jaunes papier elles-mêmes qui s’empilent dans les halls d’immeubles car les usagers se renseignent sur Internet, encore Internet !) ; et le monde qui « n’a jamais été aussi lu et pourtant aussi peu acheté » selon le Président de son directoire, et ceci grâce encore à Internet.
C’est donc acquis, après des années d’échauffement, la désintermédiation est à tous les étages. Mais cela ne veut pas dire que c’est la fin du monde. Juste un changement d’ère (d’air ?) ; un peu comme si on passait à nouveau du train à vapeur au train électrique. En fin de compte, ce n’est pas si dramatique. Il faut juste s’adapter : ce que le titre des universités du Medef laissait entendre (« à la recherche des temps nouveaux »). Or, c’est à mon avis ici que le bât blesse. La table ronde nous a montré peu de portes de sortie, peu d’imagination, peu de nouvelles possibilités de s’adapter au monde qui bouge. Nous nous plaignons du manque de financement, mais où sont les journaux de demain ? Les disques ne se vendent plus, mais où sont les nouveaux modes de diffusion de la culture : les chants des troubadours dans les cours ? Où sont donc passés les nouveaux modèles économiques, l’innovation, l’inventivité ?
la toile à la recherche des temps nouveaux … et de ses modèles économiques ? was last modified: septembre 7th, 2009 by Yann Gourvennec

Comment se faire connaître en tant que peintre (2)

après que l’article de Frédéric Canevet sur ‘Comment Se Faire Connaître en Tant que Peintre‘ a attiré tant de commentaires, je me sens autorisé à faire de la publicité pour un événement lié à l’Aquarelle et qui aura lieu à Rueil Malmaison le 13 Septembre 2009 sur les bords de Seine : J’ai nommé Aquarella 2009. Voici donc un exemple d’utilisation de l’Internet pour promouvoir la peinture, ce qui en même temps servira d’invitation pour nos lecteurs qui ainsi pourront se reposer de ce monde de brute en participant à cet événement poétique sur les bords de Seine.

blog-aquarella-affiche-2009Avec la nouvelle affiche qui vient de sortir et que vous pouvez télécharger ici, voici l’annonce enfin en image d’Aquarella 2009, l’événement annuel dédié à l’aquarelle aura lieu à Rueil Malmaison comme chaque année mais un peu plus tard que d’habitude, soit le 13 Septembre 2009, c’est à dire le 2ème dimanche du mois.

Je serai présent et travaille dès à présent à de nouveaux dessins que je montrerai sur place comme les toits de Blois n°2 (étapes 123)

facebookPOUR ACCEDER À L’ÉVÉNEMENT FACEBOOK…

Comment se faire connaître en tant que peintre (2) was last modified: septembre 6th, 2009 by Yann Gourvennec

capitalisme éthique : Bernard Jouyet (AMF) « plus de 50% des transactions sont faites sur des marchés de gré à gré non régulés »

03092009165.jpg.scaled.1000Titre de la plénière « Le capitalisme serta éthique ou ne sera pas » – université du Medef où je suis invité en tant que blogueur

C’est assez paradoxal, un ex-premier ministre socialiste, connu pour ses récentes positions très anti libérales, qui défend presque le capitalisme (en mettant les positions de la gauche et de la droite face à la crise dos à dos) et un président de l’AMF – qui vit des marchés – qui attaque de façon très sévère ces mêmes marchés dont la plus grande partie échappe à son contrôle ainsi qu’à celui de ses collègues. Et il est vrai que les échanges sous le manteau sont impressionnants, ce qui n’est pas sans rappeler le marché des valeurs parallèles qui se faisait à l’extérieur de la bourse de Paris lors de la crise de 1881-1882 dans son réquisitoire contre la spéculation intitulé l’Argent et publié une dizaine d’année après le crach de l’union générale (http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Argent.

Les politiques semblent donc marcher sur des œufs, voire même se déclarent « en délicatesse avec le sujet » mais les techniciens, probablement libérés des contraintes politiques, n’hésitent pas à dénoncer un système qui continue donc a priori de dysfonctionner, en dehors du contrôle des régulateurs. Ceci étant, si les capitalistes crient haro sur le capitalisme, c’est surtout pour accuser les voisins, les Etats Unis en premier lieu, les politiques aussi bien sûr.

Le comportement éthique ? on en reparlera une prochaine fois.

Voici mes notes prises en séance en format brut de décoffrage

Xavier Fontanet

• Président d’Essilor : 1er niveau le dogme, le 2ème la politique, 3ème l’appropriation personnelle par les individus. Trouve que la problématique est un mélange des genres. Dans le communisme aussi il y a des éléments d’éthique. N’est pas un moralisateur. A 2 questions : traites-tu tes interlocuteurs comme toi-même ? Si on retranscrit ton comportement dans le journal seras-tu fier ?

• Dans les bidonvilles indiens on croit au capitalisme, c’est un outil de développement, il ne faut pas le jeter aux orties. Il faut que chacun s’occupe de ses affaires.

Laurent Fabius, ex premier ministre

• Aussi en délicatesse avec le sujet. On a l’habitude de dire que le capitalisme c’est 1) la propriété privée 2) l’économie de marché et ses règles 3) l’actionnariat.

• Croit que quand on parle d’éthique on parle d’autre chose, ce n’est pas le même ordre, même s’il y a une dimension morale.

• Dans la presse on dit que le capitalisme est fini, mais non. Mais quand on a mis les mécanismes de contrôle comme en ce moment c’est bien mais on n’a fait qu’une partie du chemin. Il y a toute une série de questions non traitées : déséquilibre mondial, rapport Chine-Etats-unis et reste de l’Europe, dévastation climatologique, répartition du capital etc.

• Pour résumer, il faut s’efforcer individuellement d’avoir un comportement moral mais on ne peut pas le faire collectivement.

• Ceci bouscule la vision traditionnelle de la gauche et de la droite. La droite était traditionnellement dans le laisser-faire mais cette vision ne va pas marché. Mais la réponse de la gauche (d’1 côté il faut une réponse mondiale, et d’autre il faut une meilleure répartition) est une réponse non satisfaisante non plus

• Il n’y a pas 1 crise mais des crises, mais parmi les différentes causes il y a un partage inégalitaire entre les revenus du travail et du capital qui a poussé les salariés à l’endettement (aux US et les banques de façon étendue) et quand ce système s’est écroulé tout le reste aussi, comme un château de cartes

Michel Pébereau, ex-patron de la BNP

  • Au début de cette crise il y a un mystère. Comment la crise des subprimes a-t-elle pu dégénerer en crise économique mondiale. Il a fallu un certain nombre d’acteurs qui ont dysfonctionné au niveau 1) macro-économique. Il y avait des déséquilibres dans le monde depuis trop longtemps avec trop de dette aux US et un excédent d’épargne en Chine et en Allemagne. Et la politique de facilité économique aux US a forcé la crises 2) dans le secteur bancaire, cette crise a d’abord été une crise de la liquidité des banques. Essentiellement aux US et aussi ici. Les premiers responsables ont été les banques d’investissement aux US qui ont pris des risques de liquidité qu’ils n’ont pu assumer. Northern Rock au Royaume Uni était pourtant une banque de détail. Elle a aussi commis cette erreur. 3) le régulateur a été créé pour éviter les faillites. Les régulateurs des banques et des assurances, du SEC et notamment aux US ont une forte responsabilité 4) enfin une illusion du « tout marché » et on a cru qu’il était possible de récupérer de l’argent contre n’importe quel actif. Ce n’était pas juste.
  • BNP Paribas, comme toutes les banques françaises a été sérieuse dans cette crise. Les banques françaises sont passées assez bien pour les principales d’entre elles.
  • Lehman Bros a montré qu’une grande banque d’investissement pouvait faire faillite. Ceci a généré une grande crise de liquidité et c’est à ce moment que BNPP a été affectée. On est passés tout prêt d’une crise systémique, mais évitée pour 2 raisons : 1° les banques centrales ont très bien joué et notamment la BCE, la plus efficace 2° après Lehman Bros, les Etats ont dû intervenir.

Marc Lacharrière, chef d’entreprise français

  • Grâce au profit on crée de la solidarité. Il n’y a pas de modification de la façon dont on peut voir le capitalisme. Cette crise, 2 ans après, c’est une crise de la défaillance de la gouvernance américaine. Car le gouvernement US a décidé de privilégier le plein emploi.
  • La crise n’était pas le fait des privés. Pour avoir le plein emploi a dû laisser propager une bulle financière pour générer une croissance supérieure à 2.5% chiffre minimal indispensable pour atteindre le plein emploi.
  • La deuxième cause c’est que la première fois qu’un pays a réussi à contaminer le reste du monde aussi vite. La mondialisation
  • Personne ne conteste plus l’utilité des analystes financiers

Jean Pierre Jouyet, président de l’AMF

  • Pour le régumlateur, la vision c’est d’un capitalisme au service de la société qui s’appui sur des normes. L’auto régulation ç an’a pas marché.
  • Le public s’est aperçu de certaines dérives comme de la possibilité de gagner beaucoup d’argent sans résultats
  • Mais les traders c’est un symptôme, pas une cause. Le mauvais fonctionnement des marchés est à l’origine du problème. Plus de la moitié des échanges ne sont pas transparents. On ne sait pas qui achète, ni qui vend, ni combien ça vaut vraiment. Ceci paraît réparable, mais il faut changer les choses. CAC 40 : plus de 50% des transactions sont faites sur des marchés de gré à gré non régulés. A Londres et NYC c’est pire. Cela est une véritable dérive. On n’arrive pas à contrôler ces échanges.

Pierre Bellon, patron de Sodexo

  • L’enfer est pavé de bonnes intention. Le problème n’est pas l’éthique mais de savoir comment on évite que ça recommence. 1ère : il faut mettre fin à la liberalisation des marchés et la déréglementation mise en place par Ronald Reagan. Le capitalisme doit fonctionner avec des règles.
  • Trouve que l’écart entre riches et pauvres s’accroît partout et c’est très grave. Idem pour la faim dans le monde, qui devient « terrible » selon ses mots.
  • En s’adressant à Michel Péberau, il trouve que mettre les normes IFRS comme responsable de la crise, c’est trop facile. Les erreurs majeures de certains et notamment des assureurs est en jeu.
  • affiche son accord avec l’exposé de Bernard Jouyet
  • capitalisme éthique : Bernard Jouyet (AMF) « plus de 50% des transactions sont faites sur des marchés de gré à gré non régulés » was last modified: septembre 3rd, 2009 by Yann Gourvennec