Wonka : retour aux fondamentaux d’une marque

Surfons sur la vague de Time Burton qui a récemment fait la une de Los Angeles Times (cf article paru dans Influencia à ce propos).

Lancer une gamme de chocolat premium, cela peut sembler risqué dans un contexte de crise économique où le pouvoir d’achat est au cœur des préoccupations.

Néanmoins, aux Etats-Unis, Nestlé a décidé de relever le défi avec pour principal atout la marque Wonka. L’article paru sur Brand Channel nous informe que la gamme de chocolats prémium s’appelle Wonka Exceptionals et qu’elle se décline en six saveurs acidulées.

Par ailleurs, à l’heure des réseaux sociaux et autres applications iPhone, le plan de lancement peut paraître pour le moins surprenant : en effet, il s’inspire – tout comme dans l’opus Charlie rendu mythique en 2005 par le remake de Time Burton avec Johnny Depp à l’affiche – d’un simple jeu promotionnel. 10 Tickets en Or sont en effet cachés à l’intérieur des barres chocolatées et offriront aux familles qui auront la chance de les découvrir un tour du monde.

Le décryptage que nous pouvons faire de cette actualité est qu’il faut revenir aux fondamentaux : la vocation des marques est de faire rêver le consommateur, c’est inscrit dans leur ADN mais la concurrence des MDD a tendance à modifier ce patrimoine génétique vers la baisse des prix …

La Promotion au sens noble du terme permet d’animer la marque et de déclencher des actes d’achats, tout l’enjeu étant d’opter pour une stratégie marketing opérationnelle équilibrée entre recrutement – volumes de ventes – fidélisation.

Quid donc des réseaux sociaux ? Nul doute que les Hashtag estampillés à la marque Wonka fleuriront sur twitter mais l’envie des consommateurs même les plus technophiles de se rendre dans les linéaires pour tenter leur chance sera certainement la plus forte – autrement dit : orienter les réseaux sociaux vers le transactionnel est sans conteste le levier de survie des marques.

C@

Wonka : retour aux fondamentaux d’une marque was last modified: mars 13th, 2010 by christelle

Livre « Internet Marketing 2010 » – La Critique

livre internet marketing 2010

La toute dernière édition du livre “Internet Marketing 2010” a encore gagné en qualité… En effet comme le bon vin, le Millésime 2010 s’est bonifié avec le temps…

Et le fait que cette année encore ConseilsMarketing et Visionary Marketing soit un des contributeurs à cet ouvrage n’influence pas du tout notre jugement, car ce sont véritablement que des experts qui livrent leurs conseils dans ce guide (Frederic CANEVET, Yann Gourvennec, Cedric Giorgi, Grégory Pouy, Emmanuel Mignot…).

Comme toujours le guide commence par un rappel des différents métiers du Web (Community Manager, Responsable Web…) avec les fourchettes de rémunérations (intéressantes pour négocier votre prochaine augmentation de salaire !).

Après cette entrée en matière, le guide se divise en 2 grandes parties :

– La partie Théorique (220 pages), qui vous apporte les dernières informations et pratiques en eMarketing et Marketing Mobile.

– La partie Pratique (130 pages), avec 62 cas pratiques illustrés.

Soit au total 350 pages à dévorer ! Il vous faudra bien 2 jours de lecture si vous faites une lecture attentive, mais vous pouvez aller directement à l’essentiel grâce à un chapitrage simple et clair. Pour les personnes pressées, nous vous recommandons d’attaquer directement par les cas pratiques, puis de réviser vos classiques par thèmes.

Dans cette première critique nous allons vous présenter la 1er partie consacrée à l’état de l’Art de l’eMarketing en France en 2010.

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Livre « Internet Marketing 2010 » – La Critique was last modified: mai 11th, 2015 by conseilsmarketing

mma et highco data dévoileront leurs stratégies médias sociaux le 16/03/2010

Denis Failly de Blogangels et Visionarymarketing.com annoncent dans cette vidéo 2 présentations d’intervenants de la conférence Media Aces du 16 Mars 2010 à la Grande Arche de Paris La Défense. Ces 2 présentations montreront 2 exemples concrets et particulièrement parlants de l’utilisation des médias sociaux en entreprise. pour s’inscrire à Media Aces le 16 Mars : inscription à la conférence Media Aces du 16/03/2010 à Paris ici (25€ seulement !)

mma et highco data dévoileront leurs stratégies médias sociaux le 16/03/2010 was last modified: mars 10th, 2010 by Yann Gourvennec

Blogs d’Entreprise: Media Aces accueillera CEGOS

Le 16 mars 2010 aura lieu la 2ème AG de Media Aces avec beaucoup de présentations inédites et passionnantes par les entreprises qui mettent en oeuvre les médias sociaux pour leurs clients et pour elles-mêmes. Dans cette vidéo j’évoque la présentation de M. Philippe Gérard, représentant de la société CEGOS qui a utilisé les blogs d’entreprise pour se positionner de façon originale sur son marché.

Blogs d’Entreprise: Media Aces accueillera CEGOS was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ?

Avouons-le franchement, ma note de biologie au bac ne me permet pas de parler en toute connaissance de cause de la génétique ni de la façon dont elle a révolutionné les sciences – et j’en conviens – les sciences sociales et le management particulier. Je vais néanmoins passer outre ce problème pour présenter le livre d’Isabelle Denervaud et Olivier Chatin intitulé l’ADN de l’entreprise innovante qui est paru récemment aux éditions Pearson, sous le patronage de Bearing Point
dont les deux auteurs sont respectivement Directeur associé et Président.

En effet, sans pouvoir juger de la pertinence de la métaphore sur un plan scientifique (double hélice insiste Philippe Lemoine dans son introduction, simple hélice dans la version finale du livre, etc. je ne suis pas sûr que ce soit la question la plus importante). Ce sont des questions cruciales que se sont posées les auteurs, et dont les discussions théoriques sur la métaphore scientifique pourraient hélas éluder l’importance :

  • A : faut-il avoir un code génétique particulier pour innover ? C’est-à-dire, certaines entreprises, plus que d’autres, sont-elles bloquées dans leur capacité d’aller en avant ?
  • B : à supposer que cela soit vrai, l’entreprise en question peut-elle s’adapter à son environnement extérieur et nouer les bonnes alliances ? (c’est à dire, pour employer le parallèle suggéré par les auteurs, modifier son ADN via ses des interactions et adopter de nouveaux comportements. Voir le schéma 1 de la page 17 ci-contre) ;
  • C : à supposer toujours que A & B se vérifient, les entreprises les plus agiles seront-elles les seules à survivre ? Et donc assisterait-on à une Darwinisation du monde économique où seuls les plus aptes pourraient survivre (« survival of the fittest »).

Et qu’est-ce qui nous amène à nous poser ces questions ? Les auteurs réspondent : l’entreprise hyper-connectée (figure §4 à gauche). Le consommateur – devenu consommacteur selon une formule désormais bien connue – est venu bouleverser les bases de la recherche-développement à grand papa, forçant les entreprises à s’adapter en permanence, et à se transformer en profondeur pour embrasser les nouveaux outils de communication (voir à ce sujet, le programme de la future conférence Media-Aces du 16 mars).

Il est vrai que ces temps-ci les des exemples de secteurs bouleversés par la désintermédiation et les évolutions rapides des comportements abondent. Ce n’était pas le cas il y a encore quelques années : Industrie photographique, industrie du disque, éditions et presses, transport et tourisme (cherchez une agence de voyages traditionnelle et  comptez celles qui ferment et les rachats d’enseigne) etc.  même si je suis d’accord avec Thierry Maillet pour reconnaître les limites de la désintermédiation et la résurgence de l’intermédiation.

Denervaud et Chatin marquent un point. Et même un deuxième, car il est vrai qu’il y a des entreprises où tout est possible, certaines un peu moins et d’autres encore où l’initiative est la créativité sont muselées, et où rien n’est possible en termes d’innovation. La résistance au changement n’est pas le fait que d’un seul facteur, souvent l’âge décrit comme un facteur aggravant, mais bien de plusieurs facteurs concomitants. Qu’est-ce qui définit donc une société innovante, dont les gènes sont naturellement bien orientés et préparent les changements de demain ? Voici les ingrédients qui selon les auteurs, pourraient vous aider à séparer le bon grain de l’ivraie :

  • Premièrement : les acteurs et les profils. Car il y a plusieurs profils possibles (voir le tableau fort bien fait de la page 37 et que je traduirai certainement pour mon prochain cours de Dauphine – version 2007 ici) : explorateurs, modificateurs, anticipateurs et expérimentateurs ;
  • Deuxièmement : idéation et créativité. Pour éviter de tourner en rond et réinventer la roue et aussi pour faire bouillonner l’entreprise tout en encadrant sa créativité dans un processus ;
  • Troisièmement : l’émotion (marketing, design, sciences humaines) qui peut rendre l’innovation désirable et permet de mettre les sens du client l’action. Cela comporte quatre actions : différenciation, coordination, transformation et évaluation ;
  • Quatrièmement : collaboration et exécution car il ne suffit pas d’inventer, il faut savoir livrer l’innovation.

C’est bien vu et démontre assez clairement la complexité dans l’innovation. On comprend mieux pourquoi toutes les entreprises ne sont pas dotées de cet ADN là ! Et ce n’est pas tout, car ensuite l’entreprise doit-elle encore se plonger dans son environnement, nouer des relations complexes et fructueuses et survivre à un environnement en mouvement. Ouf ! On comprend pourquoi il y en a beaucoup qui préfèrent la finance.

Voilà donc une contribution intéressante à la littérature, déjà riche, de l’innovation, sujet qui semble avoir survécu à la crise au-delà de nos espérances, et bien mieux que précédemment (crises des années 80,92-95 et 2001). Et dans un sens, cela se comprend aussi ; l’innovation c’est l’enthousiasme, c’est la créativité, c’est la vie en quelque sorte, il n’y a donc pas grand-chose d’étonnant à ce que l’analogie darwinienne ait été choisie par nos deux auteurs consultants.

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l’ADN de l’entreprise innovante : seuls les plus aptes survivront-ils ? was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec