un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient …

Vu la semaine dernière, un matin sortant de chez moi, ce camion « aspiraterre » dont je suppose qu’il doit aspirer la terre et dont le nom de marque, évocateur, est « les suceuses de l’Ouest ». Après vérification, Aspiraterre est le nom de la société, mais « suceuses de l’Ouest » est en quelque sorte le petit nom des grosses machines d’aspiration, dont la mascotte est un superbe éléphant rose. A noter aussi que le graphiste a osé signer (voir la section « mentions »)… et en plus ils habitent les beaux quartiers du 8ème (le chic n’est plus ce qu’il était …)

un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient … was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec

Gamoniac : le démon du troc saisira-t-il les gamers ? (la startup du mois)

GamoniacVendredi dernier, je recevais Stéphane Bouillet, dans le cadre de la startup du mois. Stéphane est venu me décrire sa nouvelle entreprise « Gamoniac », un site Web de location/vente de jeux vidéo un peu sur le modèle de netflix. Ayant posté en avance l’interview de Stéphane en vidéo (voir en fin d’article) et ayant remarqué que son intervention soulevait spontanément un débat, j’ai aussi demandé un gamer expérimenté (en l’occurence mon fils Quentin) de  nous fournir une analyse à la lumière de ses connaissances.

Un serial entrepreneur… Et un fou de boulot !

Stéphane n’est pas un entrepreneur ordinaire. Ancien de Gemini Consulting, nous avons donc été collègues sans le savoir, il a passé ses jours à faire du conseil auprès de ses clients et ses nuits à créer son premier site, intitulé ABCenfance. Au cours de ses pérégrinations en ligne, il découvre sa future associée sur Internet et avec elle, en 2001, il fonde l’éditeur de sites AFGE (toujours en restant chez Cap, et avec leur accord). En 2003, il crée bébéprénom qui, comme son nom l’indique, a pour but d’aider l’internaute à trouver un prénom pour ses enfants, puis c’est confidentiELLES.com (aujourd’hui 1.5 millions de visiteurs uniques par mois, et aussi le plus féminin des sites français en termes de lectorat selon son auteur) ; et c’est ainsi que AFGE est devenue une entreprise de 11 personnes, qui génère aujourd’hui près d’un million de CA par an, après s’être entièrement auto financée. Notre workaholic a ensuite été directeur marketing de Mappy en 2007, puis directeur général adjoint du site 24 heures (un site de vente privée qui a ensuite dévié vers l’afffiliation par e-mail) et enfin, il fonde en 2010, Gamoniac avec son « petit frère », car celui-ci est un « fondu de jeux vidéo ». Ouf ! Voyons donc comment Gamoniac se positionne…

Gamoniac, le netflix du jeu vidéo ?

Contrairement ce que l’on pourrait croire, les jeux vidéo ne sont pas l’apanage d’adolescents boutonneux et associaux. Au contraire, le « gamer » moyen commence à ressembler à M. tout le monde : sa moyenne d’âge est de 31 ans, son panier moyen d’achat annuel conséquent est de 140 € selon Stéphane, ce qui correspond environ à 2 jeux neufs + 2 jeux d’occasion par an. 25 millions de foyers français auraient une console de jeux à la maison (nb : chiffres fournis par Stéphane) ce qui ferait du marché du jeu vidéo logiciel un marché de 2 milliards d’euros, soit plus que le marché du film en DVD et du CD (musique) réunis. Nous parlons donc bien d’un marché de masse, pas de doute ! Les joueurs sont également toujours à l’affût de nouveautés, donc ils ont un problème récurrent quant au budget alloué à ce loisir coûteux. D’où l’idée de Gamoniac : comment permettre à nos joueurs compulsifs de jouer plus tout en dépensant moins ? !

Pas de location, du troc (nuance !)

Le challenge est loin d’être simple. D’une part, la loi interdit la location de jeux, un peu à la manière de ce qui se fait pour les films en DVD (regardez bien les petits caractères sur les DVD que vous achetez), ceci afin de protéger le marché de la vente et l’industrie qui l’alimente (dont quelques géants français comme UbiSoft, rappelons-le). Gamoniac a donc instauré un système de « troc » dans lequel l’investisseur initial reste propriétaire de son jeu. C’est subtil, mais ça fonctionne. Le deuxième enjeu, c’est d’éviter – selon Stéphane Bouillet – de tomber dans le piège des jeux obsolètes. Il faut renouveler le stock, afin d’attirer les gamers, toujours accros aux nouveautés. La logistique est aussi un défi, que Gamoniac résoud pour le compte de ses clients. En outre, Gamoniac a conçu des pochettes spéciales pour les DVD de jeux, ce qui lui permet de renforcer sa marque, au travers du packaging. Enfin, la difficulté est de trouver des équivalences. Grand Theft Auto équivaut-il à 2 Fifa 2011 ? La question n’est pas anodine. En instaurant le système « un jeu = un jeu », Gamoniac évite de décourager les « gamers » qui aiment essayer les nouveautés et se faire une idée après le test.

Offre et innovation

En matière d’innovation, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Gamoniac n’a pas inventé ce système du troc, qui a existé et existe encore ailleurs. Citons d’abord Splitgames.fr qui était peut-être en avance de phase sur son marché et qui fut racheté en 2008 par la FNAC, essentiellement pour la valeur de sa communauté ; précisons néanmoins que Splitgames.fr existe toujours. Un autre acteur sur ce marché est Okajeux.com (j’ai eu son fondateur au téléphone et nous l’accueillerons bientôt dans ces colonnes afin qu’il présente sa propre solution).

Selon Stéphane Bouillet, ce qui différencie Gamoniac d’Okajeux, c’est d’une part la notion de VIP (les joueurs qui veulent des nouveautés avant les autres) qui permet de servir en primeur les clients les plus exigeants, et d’autre part le fait que le joueur reste propriétaire du jeu. Notons immédiatement que ce dernier point est d’ailleurs contesté par Julien Colomb d’Okajeux qui précise que la loi étant ce qu’elle est, ce deuxième point est également et obligatoirement respecté par eux.

Gamoniac a été lancé le 22 novembre et dispose à fin janvier d’une centaine de clients qui ont été recrutés sur un mois. La principale difficulté à surmonter sera le fait que les utilisateurs de ce genre de produits aiment collectionner les produits qu’ils achètent ; toutefois, quand ils ont fini un jeu, ils trouvent celui-ci ennuyeux et cherchent à se débarrasser du produit, et passer au jeu suivant. C’est là que Gamoniac se positionne.

12 jeux au lieu de 4 pour le même budget !

Les tarifs sont assez simples et abordables : soit 9.99€ par mois pour un budget annuel inférieur à 120€ ce qui équivaut à 12 jeux au lieu de 4 pour un budget équivalent ; soit 28.99€ par mois avec échanges illimités et 2 jeux chez soi, « ce qui est une formule idéale pour tester beaucoup de jeux » précise Stéphane Bouillet.

Un dernier avantage à cette formule selon Stéphane est que les éditeurs n’aiment pas beaucoup le marché du jeu d’occasion (sur lequel Priceminister.com semble se tailler la part du lion en France), car ils le perçoivent comme un frein aux ventes. Avec le système du troc tel qu’il est pratiqué par Gamoniac, les éditeurs s’y retrouvent car il y a acte de vente et aussi car il s’agit d’un moyen apprécié des gamers pour essayer les jeux avant de les acheter. Ce système n’est pas incompatible avec le marché des options, que les éditeurs apprécient également. C’est donc un mode de distribution qui semble convenir à tous.

l’avis du gamer

J’ai demandé à Quentin Gourvennec-Verwaerde (nb: Quentin est aussi mon fils), qui est un joueur expérimenté, de donner son avis  sur le projet Gamoniac

« Il est bon que quelqu’un de nouveau se lance sur un marché qui fonctionne bien depuis plusieurs années aux Etats-Unis et qui peut encore beaucoup se développer en France. Comme le souligne Stéphane Bouillet, une telle offre est avant tout une excellente alternative à  l’occasion, qui a souvent tendance à être trop chère. Cependant, il ne faudrait pas oublier trop vite le contexte de crise actuel du jeu vidéo, et des offres à « prix cassés » que l’on peut trouver en 3 clics sur Internet et certains sites d’occasion, où des jeux récents sont affichés à 20€ ou 25€ en version neuve. Si on peut entrevoir un frein, c’est sur le fait qu’une telle offre puisse n’intéresser que ceux qui s’y connaissent un minimum en jeux-vidéos, les « casual gamers » étant par définition étrangers à ce genre de services. Là où Gamoniac a eu une très bonne idée, c’est en rendant possible l’achat d’un jeu loué, mais aussi en permettant au client de garder les X derniers jeux loués à la fin de son abonnement.

Une très bonne initiative de la part de Gamoniac en conclusion, mais qui va devoir faire ses preuves sur un marché devenu hyper segmenté et très compétitif en termes de prix. »

interview vidéo de Stéphane Bouillet

Gamoniac : le démon du troc saisira-t-il les gamers ? (la startup du mois) was last modified: août 27th, 2016 by Yann Gourvennec

Minter Dial annoncera la mort du marketing (traditionnel) le 8 février 2011 à Media Aces

Cela fait des années que nous le prédisions, mais le phénomène se produit sous nos yeux ! Alors que le cabinet de conseil Beijaflore nous annonce que « 56% des directions générales et marketing planifient une réorganisation dans les 12 prochains mois, pour tenir compte des nouveaux impacts liés à Internet » Minter Dial, qui ouvrira la réunion Media Aces le 8 février 2011, annoncera ni plus ni moins que le faire-part de décès du Marketing traditionnel ! Nous avons voulu frapper fort pour cette conférence Media Aces du 8 Février 2011 avec cette présentation en « keynote » qui est destinée à planter le décor de ce nouveau Marketing que nous sommes en train de construire.  Voici ci-dessous la vidéo de Minter et n’oubliez pas de vous inscrire ni de profiter de l’offre exceptionnelle incluant le livre que nous publions en février 2011 les médias sociaux expliqués à mon boss.

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Minter Dial annoncera la mort du marketing (traditionnel) le 8 février 2011 à Media Aces was last modified: janvier 18th, 2011 by Yann Gourvennec

5 escroqueries en e-marketing par Daniel Laury

En novembre dernier, à l’occasion d’un voyage de Presse dans la Silicon Valley, je rencontrai Daniel Laury, que j’ai interviewé déjà une fois sur la saga Luckysurf et qui dans cette nouvelle vidéo, nous décrit sa vision des cinq plus grosses arnaques au marketing de l’Internet qu’il ait pu observer sur le terrain. Certes, toutes les innovations de l’Internet ont donné lieu à des escroqueries : le mail a donné naissance au spam, le paiement au clic a aussi donné lieu à des escroqueries qui continuent encore allègrement aujourd’hui. Voici cinq autres pratiques non déontologiques qui ont énervé particulièrement Daniel Laury au cours de sa carrière et que nous vous soumettons :
  • tout d’abord, les fausses offres pour voler les coordonnées d’un utilisateur : dans cette arnaque, on propose à l’utilisateur de gagner un iPhone, iPad etc., un d’objets désirable en tous les cas, et au bout de 20 écrans où on a baladé l’utilisateur, on lui a pris ses coordonnées mais on ne lui offre jamais l’objet en question. Un moyen non déontologique utilisé parfois pour voler les coordonnées d’un utilisateur ;
  • les transferts de données : dans cette arnaque, l’utilisateur achète réellement quelque chose, mais ses données sont exfiltrées à quelqu’un d’autre ou une autre société à son insu. Ceci n’est pas aussi grave que le phishing, puisqu’il ne s’agit pas de vol de données privées, mais cela constitue néanmoins une pratique non déontologique ;
  • la co-régisration est ce système qui permet de demander à un internaute de s’abonner à plusieurs newsletters par exemple à la fois. La déontologie veut que les cases à cocher ne soient pas pré-cochées à l’avance. On a vu cependant bien souvent des cas où l’inverse était vrai, ce qui n’est pas déontologique ;
  • la quatrième arnaque repérée par Daniel, est celle des entreprises qui font remplir des faux prospects (leads) dans un pays à bas coûts comme le Vietnam par exemple via les pages jaunes. Le client paie au prix fort des prospects qui n’en sont pas ;
  • enfin, la dernière arnaque repérée par Daniel et probablement la plus grave : il s’agit de celle qui consiste à payer l’apport de trafic sur son site mais de le faire en sorte que le script qui déclenche le paiement ne se déclenche qu’une fois sur deux, ce qui permet d’obtenir deux fois plus de trafic pour le même prix.
5 escroqueries en e-marketing par Daniel Laury was last modified: janvier 6th, 2011 by Yann Gourvennec

Mobile + Réseaux sociaux = Mocial

Ces 3 statistiques résument à elle seule une équation qui risque bien de marquer la tendance de 2011 : Mobile + Réseaux sociaux = Mocial

Si l’ère du 2.0 consistait à fédérer des communautés, celle du 3.0 sera d’animer et fidéliser ces communautés.

Dans cette optique, la promotion géolocalisée et mobile semble être le point de convergence entre consommateurs, marques et points de vente. 

Il existe ainsi des Tweets Coupons !

Néanmoins la dématérialisation du coupon de réduction n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Et si les Tweets Coupons sont acceptés dans des réseaux de distribution ‘retail’ sous la forme de codes promo, il est bien plus difficile de les appliquer dans un réseau de grande distribution pour des produits de grande consommation.

Les éléments essentiels pour que le coupon mobile devienne une réalité sont les suivants :

> côté consommateurs : adopter ce nouvel usage

                – un équipement mais aussi et surtout un forfait adéquats

                – un réel avantage perçu pour adopter ce nouvel ‘outil’

> côté distributeurs : appliquer ce nouveau mode de promotion

                – un équipement adéquat pour appliquer et non pas refuser la promotion en caisse

> côté industriels : mesurer l’impact

                – le contrôle des émissions

                – la visibilité sur les remontées

Affaire à suivre …

C@ / Promoaffinity.com

Mobile + Réseaux sociaux = Mocial was last modified: décembre 27th, 2010 by christelle