bureautique dans le cloud : ils sont passés à Google docs!

interview de PatrickBarrabé sur la mise en oeuvre de Google Docs en entreprise

J’ai rencontré Patrick il y a 2 ans au cours d’un Web 2 Connect où nous échangions via Twitter alors que nous étions assis l’un à côté de l’autre ! Et quand j’ai vu une publicité dans le télérama de la semaine dernière, mentionnant l’entreprise qu’il ne nommera pas mais où il travaille, j’ai couru l’interviewer, ceci d’autant plus que son bureau est sur le chemin du mien !

Et j’ai bien fait, car c’était comme dans la publicité, avec près de 5.000 personnes (c’est la taille de sa société de distribution dans le secteur du jardinage), utilisateurs ou utilisiteurs potentiels du service de cloud computing bureautique de Google (à noter que beaucoup d’employés dans la distribution n’ont pas besoin de la bureautique dans le cadre de leur travail). Pour à peine 40€ à l’année (environ) par utilisateur selon Patrick, les utilisateurs ont ainsi accès non seulement à la suite bureautique, au partage de documents, au travail collaboratif et aussi à la messagerie Gmail en version professionnelle.

« On n’a pas complètement arrêté d’utiliser Microsoft Office » ajoute cependant Patrick, qui précise même que « Outlook a été gardé en frontal de Gmail pour de nombreux utilisateurs ». Les fonctions offertes ne se limitent pas à la bureautique, elles incluent aussi les sites Web et l’Intranet, entièrement hébergé en ligne dans le nuage de Google également. Et la sécurité dans tout cela ? « Il y a [là] moins de dangers qu’à laisser traîner sa clé USB » ajoute philosophiquement Patrick. Il n’a pas tort … Voici une démarche innovante qui méritait d’être soulignée. Plus de détails dans cette interview exclusive de Patrick Barrabé en streaming :

bureautique dans le cloud : ils sont passés à Google docs! was last modified: septembre 1st, 2011 by Yann Gourvennec

livre blanc – Up 2 Social : les blogs d’entreprise ne sont pas morts !

« les blogs d’entreprise ne sont pas morts, ils viennent juste de naître ! » tel est le titre de ma contribution au livre blanc de up2social auquel 7 praticiens des médias sociaux ont participé (voir ci-dessous). Je vous livre ici le début de mon article, n’hésitez pas à télécharger le livre blanc sur les bénéfices des blogs de Up 2 Social, qui est très complet:

les blogs d’entreprise ne sont pas morts, ils viennent juste de naître ! 

Il y a à peine trois ans, ce qui paraît en temps Internet une éternité, je discutai avec un ami professionnel du Web et nous débattions de notre initiative de blogs d’entreprise chez Orange Business Services : « pourquoi se lancer sur les blogs, c’est fini !» me disait cet ami. Il est vrai que la mode – largement inspirée de la dernière élection présidentielle et amplifiée par la ‘république des blogs’ de notre confrère Versac – était derrière nous. Mais c’est juste pour cette raison aussi que cette initiative devenait intéressante, car c’est hors de la mode que l’on peut bâtir un véritable discours ; contrairement à une croyance répandue, c’est dans le long terme que se construisent les initiatives du Web, pas dans l’éphémère et illusoire gloire des projecteurs.

Trois ans plus tard, voyons comment et pourquoi les blogs – désormais relayés et élargis au reste des médias sociaux – peuvent soutenir, développer et magnifier la communication entreprise.

1. Le contenu, créateur de liens forts, remède au cyber babillage

Il a été prétendu que les relations entre individus prenaient le pas – avec l’avènement des médias sociaux – sur les échanges de contenus. Je ne peux cependant imaginer un monde où les discussions entre les hommes font disparaître les débats de fond, les constructions intellectuelles et les échanges d’idées. Il en est de même des marques et de la communication entreprise. Je vois une tendance se généraliser au cyber babillage, où le lien le plus fort avec son écosystème tient au fait de gagner ou non un iPad. Les marques ont de belles histoires à raconter, non seulement sur elles, mais surtout sur les autres, car c’est en montrant leur altruisme qu’elles peuvent créer des liens forts. C’est là que les médias sociaux et notamment les blogs remplissent leur rôle. Ce travail est cependant plus ardu. Il demande de l’implication, de la co-construction et de l’implication au quotidien au sein même des services pour investir ces espaces. C’est un défi certain, car il ne suffit pas de payer un tiers, aussi bon soit-il, pour créer un contenu engageant.

… lecture à poursuivre avec le livre blanc sur les bénéfices des blogs – Up 2 Social.

Quels sont les bénéfices des blogs dans votre communication sur les médias sociaux ?

Partie I : Livre blanc

Les entreprises bloguent; Leurs premiers pas; Choix d’une plateforme; Stratégie d’entreprise; Avant de se lancer; L’écriture sur un blog; Blogs et médias sociaux

Partie II : Témoignages

Développer son business avec un blog; Lancer une alternative au blog; Se positionner en référence avec un blog; Animer une communauté sur un blog; Gérer une relation Blogueur/Marque; Réaliser une veille sur les blogs; Imaginer l’avenir de la communication

7 experts nous ont fait l’honneur de témoigner dans ce livre blanc : Yann Gourvennec (Orange), Christophe Ramel (Kriisiis), Frédéric Canevet (ConseilsMarketing), Ismael Kheir (Lokeo), Gwenola Toulemonde (La Redoute), Manuel Dorne (Korben) et Severine Faurax (Alerti).

Téléchargez le livre blanc – Up 2 Social.

livre blanc – Up 2 Social : les blogs d’entreprise ne sont pas morts ! was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

klout mesure-t-il l’influence ou la capacité à influencer klout ?

à Yellowstone, la pause numérique est o-bli-ga-toire !

Comme nous l’évoquions dans un précédent article, fruit d’une discussion avec Fadhila Brahimi sur la nécessité de faire des pauses numériques, voici le reflet des vacances sur mon score Klout.

On voit sur le schéma ci-dessous, le creux qui reflète ma pause estivale de 3 semaines sans réseaux sociaux. Le système se remet immédiatement à agir dès que la publication de nouveaux articles et tweets a repris.

D’un côté, la nécessité de mesurer – et donc d’avoir un outil de mesure, aussi imparfait soit-il – se fait grandissante (nous y reviendrons bientôt alors que je travaille activement à la préparation d’un tableau de bord à cet effet. D’un autre, la mesure finit par générer l’activité propre à influer sur … la mesure.

Il est difficile de ménager un équilibre …

Klout - descente aux enfers pendant les vacances
klout mesure-t-il l’influence ou la capacité à influencer klout ? was last modified: août 30th, 2011 by Yann Gourvennec

une startup qui débute a besoin d’intuition, pas de marketing !

la lecture du jour …

Est un article de Fred Wilson, un VC de New York, sur le fait qu’une startup qui démarre n’a pas besoin de Marketing. Les startups ont en effet besoin d’intuition, de doigté et de feeling, de « segmentuition » comme j’aime à le répéter souvent, mais pas d’études de marché à prix d’or ni de campagnes d’acquisition, du moins au début. Mais ce qu’il y a de plus intéressant dans cet article, ce sont les commentaires, tous partis d’une attaque de Seth Godin, que je apprécie énormément, comme mes lecteurs le savent déjà… sauf que cette fois ci, je ne suis pas d’accord avec sa remarque. D’une part, la remarque des startupers voulant compenser une mauvaise offre par un « budget marketing » – quelque soit le sens du terme – est vraie et rencontrée quotidiennement. D’autre part, le terme de « marketing »a autant de définitions que de personnes essayant de le définir, et ce n’est ni véritablement intéressant ni important ; le marketing est une discipline très large, qui englobe quasiment tout, et la communication aussi, qui n’est d’ailleurs pas qu’un vilain mot ! Enfin, l’acquisition client, mentionnée par l’auteur, me semble bien une problématique de marketing, et non de communication. Un article qu’il me semble important de découvrir, ci-dessous en Anglais : 

Marketing

You asked for it Arnold and 84 others (so far). So I’m gonna talk about marketing.

I believe that marketing is what you do when your product or service sucks or when you make so much profit on every marginal customer that it would be crazy to not spend a bit of that profit acquiring more of them (coke, zynga, bud, viagra).

A very experienced and successful entrepreneur came into our office a week ago to pitch his latest company. At the end of his pitch he showed us some numbers. Normally for a raw startup we see almost all product and engineering expenses (headcount). But his plan had a monthly budget for customer acquisition. After he left, we talked about his plan and my partners focused on the customer acquisition number. It bugged us. It felt wrong.

So a few days later, I called him. We talked about what we liked about his plan and pitch and what we didn’t like. I brought up the customer acquisition line item at one point in that call. He said « every company needs a marketing budget. » It seemed like a strong reply but in truth not one of our top performing companies had a marketing budget in their initial business plan.

Read on at: http://www.avc.com/a_vc/2011/02/marketing.html

une startup qui débute a besoin d’intuition, pas de marketing ! was last modified: août 30th, 2011 by Yann Gourvennec

Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3)

briefcase-large3ème et dernière interview de Daniel Bô, directeur et fondateur de l’institut Quali-Quanti (institut d’études généraliste-spécialisé dans les médias) et coauteur de l’ouvrage Brand Content (2009, Dunod), qui cette fois-ci aborde le sujet du b2b et du brand content. Présentation du Brand Content dans cette première partie, dont voici unetranscription synthétique de la vidéo [pour voir les 3 interviews http://bit.ly/danielbo] :

Comme nous en avons déjà débattu maintes fois sur ce blog ou dans notre livre « les médias sociaux expliqués à mon boss », le b2b n’est pas le parent pauvre des médias sociaux, au contraire. C’est même plus facile … il suffit d’être le meilleur, nous dit Daniel Bô. Oui, c’est vrai. Et c’est là aussi que le bât blesse. En b2b il ne suffit pas de faire drôle ou divertissant, il faut aussi que le fond soit à la hauteur de la forme, ce qui n’est pas toujours évident. Plus facile donc, et aussi plus difficile, notamment lorsque le b2b s’adresse à des domaines très techniques et spécialisés. 

retranscription sommaire de la vidéo :

en B2B, il vaut mieux parler de content marketing, car la notion de marque est moins omniprésente

  • ce sujet est très largement couvert dans la littérature américaine ;
  • l’objectif est de « produire le meilleur contenu pour sa cible »
  • … Sinon la concurrence le fera

les attentes des cibles en B2B sont stéréotypées :

  • besoin d’une veille qui digère son marché ;
  • recherche des meilleurs experts/recherche de fonds ;
  • meilleures pratiques/données/actualités/décollage

le ROI marketing (exemple d’un institut d’études)

  • se faire inviter à des conférences ;
  • faire en sorte que les commerciaux de l’équipe soient imprégnés de la richesse informationnelle ;
  • faciliter les contacts avec les prospects (leads generation) ;
  • générer des relations presse plus favorables

il est plus facile de lier commercial et contenu en B2B aussi :

  • la relation commerciale s’établit après le don (un livre blanc par exemple) ;
  • « les lecteurs de vos contenus, on les croise souvent, l’efficacité est facile à mesurer » (NDLR : en b2b, on côtoie physiquement ses clients régulièrement)

tous ces facteurs font que le contenu de marque est plus facile en B2B qu’en B2C (où il y a un effet de massification)

En conclusion, Brand culture et B2B sont également bien adaptés, car la culture de marque est basée sur la singularité, ce qui est en phase avec la façon dont le marketing en B2B fonctionne (on n’y achète pas seulement un produit/service, mais souvent une relation de confiance)

Daniel Bô – b2b et brand content : le ROI est aisé, il suffit de faire autorité dans son domaine d’expertise (3/3) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec