Marque, site internet : choisir son nom avec une méthode en 6 étapes

Voici les 6 étapes pour trouver le meilleur nom pour votre marque, votre entreprise ou votre site internet, de la phase de réflexion initiale au dépôt de marque, en passant par les différentes méthodes de création de noms.

Dans ce dossier pratique nous verrons également le cas particulier des sites internet puisque plus encore que le nom, la capacité à être trouvé dans un moteur de recherche est essentielle.

marque

Pourquoi faut il un bon nom de marque ?

Tout simplement car c’est un des éléments essentiels de votre succès:

  • C’est ce que vos prospects entendront dans la première phrase que vous direz lors que vous vous présentez (Bonjour, Frederic de ConseilsMarketing.fr….).
  • C’est souvent la 1er chose qu’ils voient de vous (ex: dans un moteur de recherche, dans l’annuaire, sur un panneau de pub…).
  • C’est le moyen de différencier un produit/service de vos concurrents pour le rendre « unique » (ex: une Pizza Stromboli peut être une pizza « normale » avec simplement un peu plus de sauce piquante mais ce côté exotique peu vous permettre de la vente plus cher).
  • C’est un critère de positionnement qui donne la notion de rapport qualité prix: Entre un Fast Food et un Restaurant Américain, la différence au niveau tarif peut est importante mais le contenu de l’assiette peut être identique !
  • C’est le nom que vous allez porter pendant plusieurs années, il faut donc faire le bon choix pour ne pas devoir le renommer et ainsi changer toute votre PLV, votre communication, avertir vos clients…
  • C’est un des meilleurs moyens pour être bien positionné dans les moteurs de recherches, puisque dans environ 30% des cas c’est un des critères repris par les moteurs de recherches.

Bien entendu une bonne marque doit être prononçable facilement, permettre une bonne mémorisation, être compréhensible par le maximum de personnes de la cible…

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Marque, site internet : choisir son nom avec une méthode en 6 étapes was last modified: juillet 28th, 2016 by conseilsmarketing

.fr et .paris : de la technique à l’outil marketing – Mathieu Weill [AFNIC]

En 2012, l’ICANN (l’autorité de régulation de l’Internet) a autorisé la création de plus de 2000 nouveaux domaines de premier niveau. Le déploiement de ces domaines a commencé deux ans plus tard, en 2014. Il y a quelques mois, nous avons rencontré Mathieu Weilll, directeur de l’AFNIC (qui gère notamment les extensions en .fr) pour nous parler de l’arrivée de ces nouvelles extensions que l’on va progressivement voir de plus en plus sur nos écrans. Parmi elles, nous retrouvons des extensions régionales comme le .paris et le .bzh. Pourquoi utiliser ces extensions ? Qu’apportent-elles de plus qu’un .fr ou un .com ? Quelques éléments de réponses avec Mathieu Weill.


Quelle est la situation des domaines en .fr ?

Le .fr représente 2 800 000 noms de domaines. La croissance du .fr en 2013 était d’un peu plus de 8 %, ce qui place le .fr comme l’une des trois extensions les plus dynamiques en Europe, puisque le taux moyen se situe autour de trois ou 4 % en moyenne, à cause de la crise.

Comment se situe la France par rapport à l’Allemagne et l’Angleterre ?

Nous sommes la cinquième extension nationale, loin derrière les Allemands, les Anglais et les Hollandais. Cela s’explique pour deux raisons :

  • la première est structurelle : les petites entreprises françaises utilisent moins le Web que leurs homologues européennes ;
  • la deuxième raison est liée au démarrage du .fr, : les règles d’attribution étaient, au départ, très strictes, ce qui explique un nombre conséquent de report sur d’autres extensions de domaines comme le .com.

Au début du Web, on disait que les PME étaient en retard : finalement cela n’a pas tellement évolué

Cela a évolué sur certaines statistiques. Mais n’oublions pas que l’on parle du Web : tout ce qui ne bouge pas recule. Nous avons malgré tout progressé, concernant l’utilisation par les PME et les TPE de l’Internet. Aujourd’hui tout le monde est pratiquement équipé et les salariés ont accès Internet, mais les pages Web sont encore assez peu développées pour stimuler le développement de l’activité économique des entreprises.

les noms de domaines en .fr
Pendant que l’aiguille tourne, la France essaie de rattraper son retard : à l’inverse de l’Allemagne et de l’Angleterre, les petites entreprises françaises sont encore trop peu présentes sur le Web.

On voit encore des entrepreneurs avec des adresses « @wanadoo.fr »

C’est malheureusement encore le cas, notamment chez les artisans, et le but de notre campagne qui s’appelle « réussir en .fr » est de faire passer ce message, d’expliquer à quel point on a un gain d’image et un gain économique pour un très faible investissement. On passe au numérique, même quand l’activité n’est pas portée sur le numérique.

Quels sont les risques d’avoir une adresse en « @orange.fr» ou « @wanadoo.fr » ?

L’élément-clé est que le jour où l’on veut changer de fournisseur Internet, en tant qu’entrepreneur, il va falloir changer d’adresse. Il faudra donc refaire les papiers à en-tête et les cartes de visite. Le fait d’avoir son nom de domaine permet d’être indépendant, on peut le porter chez n’importe quel fournisseur d’accès, et on le conserve plus longtemps.

Pour stimuler l’usage du domaine .fr en France, vous avez lancé une nouvelle campagne qui a démarré en octobre dernier

Nous avons lancé la campagne « réussir en .fr » qui est une campagne qui allie du contenu de référence, que ce soit sur la manière de créer son site pour une entreprise, la manière d’optimiser le passage sur Internet ou encore la capacité d’enregistrer son nom et en faire usage rapidement grâce à des offres que nous avons sélectionnées chez nos fournisseurs. Nous avons également réuni des témoignages d’entrepreneurs français qui expliquent pourquoi ils ont choisi le .fr.

On retrouve également des « moocs » sur votre page

Cela fait partie de notre stratégie de présence, parce que l’on sait que c’est que cela est demandé, notamment en France. Nous avons mis l’accent dessus c’est quelque chose qui est en construction et qui va se consolider dans les mois qui viennent.

Avez-vous déjà des résultats sur cette campagne ?

On voit monter le trafic entrant, il y a beaucoup d’intérêt pour les contenus de type « mooc ». En ce qui concerne la transformation concrète, je pense que le passage à l’acte n’est pas forcément immédiat. Cela va se construire dans la durée.

Dans le paysage français de l’Internet, il y a également d’autres nouveautés comme le .paris.

Le .paris est un projet en phase de déploiement et va concerner tout le monde, puisque l’extension est disponible depuis le 2 décembre dernier. Qui que ce soit, qu’il habite Paris, qu’il aime Paris, qu’il visite Paris, va pouvoir disposer de ce nom de domaine. Cela concerne bien entendu le secteur du tourisme, du luxe, du commerce local, et il y a déjà un certain nombre d’exemples qui sont disponibles, à l’image de la ratp, bercy, les aéroports de paris, et la tour Eiffel.

Il y a un contexte propre à chaque extension, cela correspond à un positionnement

L’intérêt est que derrière cette fameuse extension, on sort d’une logique du choix par défaut pour une logique de pertinence : le choix de l’extension est fonction du message que l’on veut faire passer. Pour renforcer le message, on indique très clairement qui l’on vise et à qui on veut s’adresser. L’extension est ainsi devenue un vrai outil marketing et non plus seulement un choix par défaut.

Il y a une autre extension qui nous est chère chez Visionary Marketing, c’est le .bzh.

C’est une extension où il y a également beaucoup de potentiel. Le lancement a eu lieu le 4 décembre dernier. bzh est une extension culturelle et linguistique qui a pour objectif le développement de la culture et de l’identité bretonne. On sent une grosse attente de la part des bretons, mais aussi des entreprises locales, car il y a un fort attachement à la culture bretonne. Cela mobilise beaucoup : c’est un très beau projet qui montre bien à quel point avec Internet, on peut construire des identités locales tout en pensant globalement. Ce n’est pas une volonté de fermeture, c’est une volonté d’annoncer au monde, de communiquer avec le monde, en montrant son identité.

Que faut-il faire pour réserver son .paris et son .bzh ?

Il a une cinquantaine de bureaux d’enregistrement qui sont des hébergeurs ou des sociétés spécialisées. Il faut aller par exemple sur bienvenue.paris pour le .paris, et pour le .bzh, il faut aller sur pik.bzh qui est le site de l’association qui porte le projet BZH.

.fr et .paris : de la technique à l’outil marketing – Mathieu Weill [AFNIC] was last modified: avril 14th, 2015 by Yann Gourvennec

Economie : plus de concurrence tue-t-elle la concurrence

The Rule of Three by Sheth and Sisodia

la sélection du jour est cet article daté de 2006 (le temps passe), pris sur ce même blog …

… Dans lequel je commentai le livre intitulé « la règle de trois ». Je me rends compte aujourd’hui que cette analyse est encore – ou peut-être même encore plus – pertinente, et j’ai donc décidé de remettre cet article à l’ordre du jour, de le traduire en français, et de le soumettre à votre lecture aujourd’hui :

Avez-vous déjà remarqué que la plupart des marchés, lorsqu’ils sont assez mûrs, finissent par être dominés par trois acteurs principaux ? il ne s’agit point d’une machination, mais d’un phénomène économique bien connu, décrit par deux auteurs : Sheth et Sisodia dans leur ouvrage intitulé « la règle de trois » (acheter l’ouvrage sur Amazon); les deux auteurs ont mené cette enquête dans leur livre, disponible également en version électronique (acheter la version kindle sur Amazon).

12manage.com annonce sur son site que cela n’est pas applicable à l’Europe. Au contraire,  et à toute autre zone géographique d’ailleurs, pourvu que les marchés locaux soient ouverts à une concurrence libre, non biaisée et transparente (je sais, il s’agit d’un paradoxe, la libre concurrence même à moins de concurrence en fin de compte).

Par exemple, si l’on veut prendre l’exemple du marché des télécoms, il est bien possible que vous trouverez que cette règle s’applique sur chaque pays individuellement (ou chaque zone d’influence). Il s’agit de marché multi-nationaux, et non de marché globaux. Ceci ne veut en aucun cas dire que la règle est fausse, mais juste que ces marchés, fortement réglementés, sont l’objet de l’introduction régulière de dispositifs d’incitation à la concurrence.

Aux États-Unis, la situation est très différente ; il y a quelques décennies, AT&T fut coupé en petits morceaux par le régulateur, mais en fin de compte, la règle de trois s’est encore appliquée (Stephen Colbert a décrit ce phénomène dans un sketch désormais classique, cliquez sur l’image de Colbert ci-dessous pour en voir un extrait en Anglais). le processus qui consiste à introduire plus de concurrence s’est interrompue cependant après ce phénomène, ce qui n’est pas le cas dans certains marchés européens, où de nouveaux dispositifs sont constamment mis en place pour raviver la concurrence et tirer les tarifs vers le bas (je travaille pour un opérateur, les commentaires sont volontairement neutres pour des raisons évidentes).

 

Là où les marchés sont déjà fortement mondialisés (prenons l’exemple le plus symbolique du marché des fast-foods, la règle s’applique bien au travers de l’Europe avec des acteurs comme McDonald’s, Quick et Burger King puis tout un tas d’acteurs de niche par exemple. Cela veut-il dire que le but ultime de la concurrence ouverte est d’arriver à moins de concurrence? N’est-ce pas un paradoxe intéressant ?

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Economie : plus de concurrence tue-t-elle la concurrence was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec

Yves Tyrode : « notre appli mobile ne s’appelle pas voyages-SNCF.com, nous créerons peut-être une marque un jour ! »

SNCFLa deuxième présentation de la 4ème soirée Social Drink Up d’Adobe était celle d’Yves Tyrode, brillant comme à son habitude, mais qui n’était pas sans susciter quelques questions. La politique de voyages SNCF a pour de bon tourné le dos aux interrogations philosophiques sur le devenir du marketing mobile. C’est bien à une politique du tout mobilité qu’a converti l’opérateur e-commerce de la SNCF cet ancien responsable marketing d’un opérateur Télécom, (probablement pas une coïncidence). Et le succès est au rendez-vous. Les questions sont sans doute ailleurs qu’à la SNCF, dans la viabilité d’un projet tout mobile et tout appli dans un environnement plus concurrentiel et aussi moins e-commerce. Plongeons dans le détail de la présentation d’Yves Tyrode au 4ème social drink up d’Adobe :

Yves Tyrode, DG de voyages-SNCF.com, a « travaillé dans le mobile toute sa carrière avant d’arriver à la SNCF ». Voyages SNCF est une société à part de la SNCF qui cultive bien sa différence. Un des participants m’a même confié être un jour allé voir un prédécesseur d’Yves Tyrode et se voir déréférencer car « on ne peut pas travailler avec des fournisseurs du rail traditionnel ! » C’est tout dire. La filiale de la SNCF est composée de 1000 personnes avec 2 marques : « rail Europe » et « voyages SNCF » proprement dite. Son « volume d’affaires est de 4 milliards dont 400 M€ seront réalises hors de France cette année » a précisé Yves. « Le personnel vient du digital, et la moyenne d’âge est de 32 ans » a-t-il ajouté.

SNCF : Confessions d’un pionnier du marketing mobile

Pour en revenir au sujet de départ, Voyages SNCF a été pionnier dans le domaine du marketing mobile et « ça fait 3 ans [qu’ils ont] des applis mobiles et ça semble être une éternité » a déclaré Yves Tyrode. Il s’agit plus que d’une mode ou d’une simple phase dans les innovations du marketing de l’Internet, c’est le business de la SNCF et sa croissance qui en dépendent : « le mobile est clé c’est ce qui génère notre croissance en France, et si on n’avait pas fait le mobile en France on serait stagnants », même si des progrès sont encore affaire de ce côté ci de l’Atlantique où seulement 4 voyages sur 10 en Europe sont achetés sur Internet contre 6/10 aux USA.

Aller chercher clients sur leur téléphone

« On commence à avoir saturé nos cibles et c’est pour cela que le mobile nous a permis d’aller chercher les clients » poursuit Yves Tyrode, même si, comme mon directeur de collection me le soufflait tout bas pendant la conférence, la concurrence est faible, c’est un euphémisme.

Et pourtant, même dans ce domaine, la conquête est possible :  » on avait oublié les chiens et les cartes de réduction des militaires et ces populations sont devenues de fortes populations d’utilisateur » a précisé Yvestyrode, c’est grâce au mobile que l’opérateur de voyages a fidélisé ces clients, a priori gros utilisateurs de mobiles également.

Et si voyages SNCF créait une marque « V » ?

« L’appli ne se nomme pas voyages-SNCF.com ce n’est pas un hasard, ce sera peut être une autre marque un jour ! » A-t-il déclaré car on le voit, la filiale pousse très loin son esprit d’indépendance. Cette application est d’ailleurs un succès en nombre de téléchargements mais aussi de chiffre d’affaires, ce n’est pas un gadget mais une application critique : « 6,7 M de téléchargements, 162 M€ en 2012, et nous espérons en faire 400 M€ en 2013 » a précisé le DG de la filiale de la SNCF.

C’est que l’application a été conçue non pas comme un complément de l’achat mais comme un outil autonome, qui couvre l’ensemble de l’expérience client : « c’est un parcours d’achat complet, pas seulement un morceau du parcours qui se finit sur le web, et l’acte d’achat se passe sur les mobiles » précise Yves Tyrode. Et les actes d’achat sont nombreux et fréquents (un acte d’achat toutes les 2 ou 3 secondes)  avec une application comme celle-là, on est vraiment à la pointe du commerce en ligne, un passage que nombre de nos lecteurs chefs d’entreprise ne connaîtront que dans les 4, 5 ans qui viennent.

Comment ils en sont arrivés là

La première décision fut de créer une équipe dédiée avec un budget dédié avec interdiction d’être gênée ou de gêner le web. L’unique KPI qui a été retenu était le nombre de téléchargements. Même si cela peut paraître restrictif, c’est cédait à permis de se focaliser sur un seul objectif, la méthode n’est pas aussi schématique qu’il paraît. D’ailleurs, et en a peine 3 ans, « le KPI est en train de changer et de passer au chiffre d’affaires » a affirmé Yves Tyrode.

Le browsing sur le mobile a été quant à lui écarté totalement, c’est affaire de conviction personnelle : « la navigation sur mobile ne m’intéresse pas, avec les applications on n’a pas besoin de reconquérir le client tous les jours avec du SEM » mais à l’inverse on pourrait rétorquer qu’on se prive aussi du SEO. En fait, il s’agit presque, on y reviendra, d’échanger une dépendance à Google (via le moteur de recherche) pour une dépendance à … Google (via Android) sans oublier Apple, en perte de vitesse en chiffres absolus, mais toujours majoritairement présente dans les statistiques des sites, comme je peux encore l’observer aujourd’hui, même sur de très grandes audiences.

La convergence ? Les opérateurs Télécom se sont planté sur cette notion

« La Convergence ? Je n’en veux pas, les opérateurs de Telecom se sont planté sur cette notion » a martelé Yves Tyrode, pas très tendre avec son ancien secteur. Car selon lui, il ne faut pas essayer de « réconcilier l’inconciliable » ce qui semble faire écho à la prestation de Benoît Corbin que nous avons relayée avant hier (15/10/2013) sur ce blog. En cela, Yves Tyrode à raison. Un élément de simplification extrême consiste à supprimer le site web « compatible » mobile et de tout passer par l’application. Ainsi, plus d’incohérences, de fonctions manquantes ici ou là, différences d’interfaces … Tout est unifié dans une et une seule application qui fait tout … Jusque l’acte de vente.

Pour autant, il ne faut pas croire que cela est facile. Même en simplifiant ses choix, « il faut concevoir une application sur un iPhone, sur un Android Samsung (il exclut les autres marques, trop peu significatives, et il réintroduit la spécificité du fabricant coréen), sur Windows 8 (on n’a pas le choix) » et tout ceci se traduit par « des applications spécifiques avec des différences ergonomiques sensibles. On va plus vite sur le mobile que sur le Web ». C’est ceci qui implique des choix et la simplicité réclame qu’il ne faut pas mélanger trop de choses et faire du mauvais web. 1 besoin = 1 appli. Ergonomie = usage x device x marque etc… » a précisé Yves Tyrode. On ne peut être que d’accord sur le fond, mais toutes les marques ont elles les moyens de la SNCF ?

Décision radicale et payante certes, mais il est pourtant très irritant de ne pouvoir naviguer sur un site complet avec une tablette, ce qui est mon usage pluri quotidien. Je passe mon temps à pester contre ces éditeurs qui vous poussent à rentabiliser leurs investissements techniques en applications mobiles alors que l’expérience web sur tablette est meilleure. LinkedIn en est un bon exemple, avec une application lente et limitée fonctionnellement. Pourtant Yves Tyrode reconnaît la spécificité de la tablette : « le browsing existe sur la tablette mais pas sur le mobile » précise-t-il, alors il y a peut été des limites au tout application … Du moins en dehors du e-commerce qui trouve sans doute plus de sécurisation de l’utilisateur au travers de l’appli. Il faudra faire attention à l’extension de cette bonne pratique pour ne pas aller trop loin en fonction du contexte.

Le m billet ou billet dématérialisé

Quand on commande via l’application, on reçoit un code 2D (“le NFC n’arrive pas” a précisé Yves Tyrode, décidément peu enclin à croire aux innovations des Télécom) et les contrôleurs ont besoin d’un équipement spécial car il y a un problème de réflexion sur les vitres des appareils. “Il a fallu donc changer tous les parcs des lecteurs” a-t-il précisé. Déjà, “1.8 million de billets vendus ont été contrôlés”. Le NFC, qui finira bien par arriver c’est une question de temps, “c’est pareil, ça prendra du temps il faudra changer tous les portillons”. Mais le mobile n’est pas seulement une affaire de praticité, c’est aussi un élément fondamental en matière de satisfaction client. “Le mobile drive la satisfaction” a poursuivi Yves Tyrode : “on obtient +2% de satisfaction par rapport au Web classique et près de 50% de NPS [Net Promoter Score, la proportions de clients enclins à recommander la marque] avec le mobile” ajoute-t-il.

Nous entrons dans un nouveau monde … propriété de quelques fournisseurs

C’est un nouveau monde dans lequel nous entrons, selon le patron de Voyages SNCF : “le Web qu’on a connu va disparaître, il devient propriétaire, il appartient à Google. On rentre dans un autre monde un peu plus propriétaire lui-aussi. Sur IOS, il faut avoir Passbook “même si ça sert à rien, mais ça améliore le référencement”. Sur Android c’est Samsung qui tient les rênes selon Yves Tyrode. “Mais il faudra aussi compter avec Windows et … Amazon !” Nous sommes bien loin de ce monde rêvé des dieux du Web 2.0 qui pointait à l’horizon en 2004. Le résultat aujourd’hui est effectivement un Internet aux mains de quelques uns, très puissants, et qui dictent leur loi.

Ceci étant …

imageCeci étant, on continue à acheter des mots clefs  » a conclu Yves Tyrode en se contredisant quelque peu. Certes, le tout mobile est une stratégie payante, mais le Web n’est pas mort. Je n’y crois pas une seconde. Il est certain que Google “possède” Internet (il “possède” le mobile aussi d’ailleurs), mais en même temps, il est un acteur trop puissant, dans un réseau devenu trop important pour faire n’importe quoi. Les bonnes vieilles recettes du SEO basées sur le contenu de qualité fonctionnent toujours et même de mieux en mieux ; je le vérifie tous les jours. Il n’y a pas besoin d’être “Google-dependent”, il suffit d’être malin (même si cela demande plus de patience que de payer son dû avec des mots clefs dont les enchères montent, sur le B2B, dans les domaines très pointus du Cloud infra, au-delà de 10€ le clic !). Et même si le mobile et la tablette sont l’avenir il est des acteurs comme Capitaine Train pour faire le Buzz en … faisant de la rétro innovation avec le bon vieux Web ! Et si, rêvons un peu, la concurrence se faisait plus agressive pour pousser l’innovation ? Et si cette innovation n’allait pas dans le sens du “tout appli” qui, reconnaissons-le est très cher et consommateur d’énormément de ressources pour le faire vivre en permanence sur tous les OS, y-compris ceux dont on sent qu’on ne peut les ignorer, même si on ne les voit pas encore dans les statistiques. L’avenir nous le dira, mais je ne serais pas surpris que les choses changent encore beaucoup dans les années qui viennent. Rendez-vous dans 3 ans !

Yves Tyrode : « notre appli mobile ne s’appelle pas voyages-SNCF.com, nous créerons peut-être une marque un jour ! » was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec

un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient …

Vu la semaine dernière, un matin sortant de chez moi, ce camion « aspiraterre » dont je suppose qu’il doit aspirer la terre et dont le nom de marque, évocateur, est « les suceuses de l’Ouest ». Après vérification, Aspiraterre est le nom de la société, mais « suceuses de l’Ouest » est en quelque sorte le petit nom des grosses machines d’aspiration, dont la mascotte est un superbe éléphant rose. A noter aussi que le graphiste a osé signer (voir la section « mentions »)… et en plus ils habitent les beaux quartiers du 8ème (le chic n’est plus ce qu’il était …)

un bon nom de marque, c’est un nom de marque qu’on retient … was last modified: mars 30th, 2015 by Yann Gourvennec