la révolution de la notation humaine chez Google par Raphaël Richard

Raphaël Richard de Neodia - Neodia.fr
Raphaël Richard de Neodia - http://neodia.fr

à signaler, un article intéressant du JDNet, avec Raphaël Richard de Neodia. Raphaël, expert du référencement et de l’affiliation dès la première heure (nous avons travaillé ensemble du temps de 24pm, à une époque où l’affiliation démarrait à peine et était peu connue, à la fin des années 90), a le recul suffisant pour nous livrer un historique détaillé et néanmoins synthétique des différentes phases de mode du référencement. Nous en sommes à la période du « Universal search » qui se met en place depuis 2007. On verra dans cet article une chasse du chat et de la souris entre spammers d’index et moteurs de recherche qui n’en finit pas de se renouveler.

A lire absolument et à méditer …

Google a été le premier moteur à permettre d’afficher des résultats pertinents sur des requêtes complexes sans recourir aux opérateurs boléens (And, Or, Not…) en vogue à la fin des années 1990. C’est surtout pour ces raisons qu’il est devenu le chouchou du grand public.

[…]

Une vraie révolution a eu lieu [en 2004] chez Google : l’introduction d’un système de notation « humaine » de chaque site apparaissant sur un mot clé défini, comme « hotel a paris ». Google a décidé de payer des centaines de « critiques » (dénommés « quality managers« ) pour tester en permanence la qualité des pages de résultats sur les mots clés les plus demandés.

[…]

> lire la suite de l’article du JDNet sur la notation humaine par Raphaël Richard

la révolution de la notation humaine chez Google par Raphaël Richard was last modified: septembre 13th, 2008 by Yann Gourvennec

Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox

browser war (one more time)

La guerre des navigateurs aura bien lieu (encore une, devrait-on ajouter, tant l’événement s’est déjà reproduit par le passé).

Quand j’ai entendu parler pour la première fois de l’ouverture au public du nouveau navigateur de Google intitulé Chrome j’ai pensé tout de suite qu’il s’agissait du navigateur de trop sur ce ‘marché’ déjà bien encombré. Puis je l’ai essayé immédiatement (c’est avec lui que j’écris en ce moment même) et j’ai été véritablement renversé par sa simplicité et par – dessus tout – le chargement ultrarapide de ce nouveau navigateur gobeurs. Y en outre, on insiste sur les fonctionnalités intéressantes telles que la possibilité de faire glisser une fenêtre à l’extérieur du navigateur, la page qui affiche automatiquement et visuellement les sites les plus visités et les favoris récents à chaque fois que vous ouvrez un nouvel onglet, son mode plein écran permanent et bien d’autres fonctionnalités intéressantes; tout ceci fait nous avons donc un navigateur qui apporte véritablement du nouveau su la scène de l’Internet. Il était temps.

 

CQFD
firefox optimizer: CQFD

Par-dessus tout, il s’agit d’un navigateur ultrarapide et sans fioritures, et donc, tout compte fait, d’un réel client léger.

 

Tout ceci à tel point que quand je me suis demandé si c’était Microsoft qui avait à craindre l’arrivée de ce nouveau produit de Google ou si c’était plutôt Firefox. Le navigateur qui fut il y a peu le préféré des techniciens et des enthousiastes du Web – parmi lesquels je n’hésite pas à me compter – a subi tellement d’ ‘améliorations’ et de rajouts de nouvelles fonctionnalités, add-ons, skins etc. qu’il est devenu à peine utilisable aujourd’hui. Maintenant, mon navigateur Firefox 300 se charge bien plus lentement que mon Internet Explorer et bien des fois il fige mon PC au point que je dois l’arrêter sauvagement pour pouvoir naviguer.

En outre, un nombre impressionnant de sites restent invisibles sur Firefox, un bug qui ne fut jamais corrigé et qui commence à peser un peu lourd (même l’add-on IEtab qui permet de visualiser IE dans firefox et qui est pourtant bien pratique, ne permet pas entièrement de résoudre le problème, et en outre il contribue à la lourdeur Firefox).

Quant à la question posée par Zdnet (voir ce lien) je ne pense pas que Google chrome menace Internet Explorer de Microsoft (qui d’ailleurs représente encore plus de 80 % de l’usage) mais je le rangerais certainement comme le futur challenger du gras Firefox, ex client léger ayant dévié de la route qu’il s’était tracée. Tout compte fait, Chrome est sans doute promis à un bel avenir non seulement à cause de son kit de développement ou d’éventuelles fonctionnalités complexes à venir mais surtout parce qu’il permet enfin de réaliser la promesse trop longtemps attendue du vrai client léger et dont il faut bien dire que nous ne l’avions jamais rencontré malgré tous les discours précédents.

Et l’on peut se souvenir pour les plus anciens d’entre nous de l’année 1997 et la façon dont Google à croqué Yahoo! en un rien de temps juste parce que son moteur de recherche et son interface était supérieure, (pas seulement) mais surtout parce qu’il avait réussi à alléger son interface utilisateur de tous les falbalas inutiles qui encombraient l’usage et la navigation. Google chrome et le navigateur de vous que si constitue le repas sont à ce le je pense qu’il a une chance de réussir.

À mon avis, la question suivante est celle-ci : est-ce que Google Chrome peut constituer la base du futur navigateur Android pour mobiles ? Il ne reste donc qu’à attendre un peu pour avoir une réponse à cette question. L’attente se promet d’être fiévreuse !

stats des navigateurs sur le site d'Orange Business Services
stats des navigateurs sur tous les sites http://orange-business.com (petit échantillon de visites mais suffisamment grand pour être représentatif). Ce schéma en réponse à l'objection d'Arwald. On y voit la timide percée de Chrome.
Google Chrome: un vrai client léger veut la peau du gros firefox was last modified: septembre 9th, 2008 by Yann Gourvennec

la simplicité d’utilisation est-elle une recette marketing infaillible ?

Yann Gourvennec on user-friendlinessTrès souvent, j’entends évoquer qu’il faut simplifier la vie de l’utilisateur pour générer un succès marketing. L’intention paraît louable, et il va de soi que simplifier la vie de l’utilisateur est un argument marketing pour le développement commercial. Ceci cependant déclenche quelques réflexions que je vous livre ici en vrac:

Première réflexion, la vente est-elle liée au caractère de simplicité du produit ou du service ? Souvent, on avance la simplicité d’utilisation pour expliquer le succès des produits d’Apple. Cette explication cependant, reste assez discutable. Ce qui peut paraître simple pour un utilisateur, notamment du du fait du poids de l’habitude, peut sembler complexe pour un autre. Même sur des produits aussi bien conçus et développé s que les Macintosh ou les iPod. Par exemple, je me souviens avoir conseillé de nouveaux acquéreurs de portables Apple, qui se plaignaient de l’absence de clic contextuel (le clic droit de la souris) en leur démontrant que le clic contextuel se déclenchait quand on gardait le droit appuyé sur la souris quelques instants. Ce geste, ni plus ni moins compliqué que le clic droit d’une souris avec 2 boutons, peut paraître selon le cas inhabutel voire bizarre, ou au contraire tout à fait normal en fonction de l’habitude. Et Dieu sait que les spécificités des interfaces d’Apple sont nombreuses, notamment cette barre de menus très étrange qui apparaît quand on bouge la souris vers le bas et qui permet de naviguer dans le menu des applications. Peut-on conclure que ces spécificités de conception (géniales pour les uns, bizarres pour les autres) sont un argument de vente qui explique la réussite du produit ? Je n’en suis pas si sûr, au vu du nombre des utilisateurs qui les découvrent après l’achat, une fois que les problèmes se posent.

Deuxième remarque, la simplicité d’utilisation est-elle constante dans le temps ? Je suis d’avis que la simplicité d’utilisation se représente sur une courbe (similaire à la courbe dite de Hype Cycle de Gartner) qui explique l’évolution du rapport de l’utilisateur à la machine ou au logiciel. Au fur et à mesure de l’apprentissage et de l’habitude, l’utilisateur s’habituera aux fonctionnalités y-compris celles qui sont les plus exotiques, et verra son niveau d’exigence monter au fur et à mesure. Ainsi, telle fonctionnalité qui peut paraître inhabituelle voire inutile au début de l’utilisation, peut sembler indispensable au fur et à mesure que l’on utilise le produit et qu’on se sent de plus en plus à l’aise avec lui. Par exemple, au fur et à mesure de l’utilisation de mon pda HTC 7500 Advantage, la fonctionnalité de communication 3G qui me paraissait superflue au départ s’est révélée de plus en plus utile, jusqu’à en devenir indispensable, me forçant à rentrer de plus en plus dans la complexité des menus et des options. Ce qui me paraissait complexe et inutile au départ (configuration des menus pour se connecter, paramétrage proxy, etc.) est devenu subitement une nécessité absolue pour connecter ma machine à Internet, et me permettre d’en donner la pleine mesure.

Troisième remarque, il arrive, qu’à l’inverse d’une fonctionnalité paraissant simple et pratique, devienne à l’usage encombrante et irritante. Citons par exemple l’utilisation de la fonction du T9 sur les téléphones mobiles, fonctionnalité qui permet à un utilisateur ne disposant pas d’un clavier sur son téléphone et de taper un texte (SMS, note, calendrier etc.). Au départ, cette fonctionnalité semble lumineuse et très intéressante. On tape le début d’un mot, puis le système va chercher dans un dictionnaire et propose de compléter la saisie. Mais à l’usage, comme cela est relayé par Sylvie sur son blog Voyons Voir (La Galère du T9), cette fonctionnalité peut paraître bizarre, voire même générer des effets indésirables. Alors, la fonction destinée à simplifier l’utilisation devient vite encombrante, superflue, et même franchement énervante, jusqu’à suggérer à l’utilisateur de la désactiver définitivement, pour le peu qu’il arrive à naviguer dans les menus pour y arriver, et à en revenir à la saisie manuelle, voire au recours aux abréviations si prisées par les ados. Voilà donc un bon exemple de fonctionnalité qui paraît utile, et qui simplifie au premier abord l’usage pour l’utilisateur, mais qui ont fait dans complique sa vie, jusqu’à en devenir irritante.

D’autres exemples auront certainement venir à l’esprit, mais en conclusion en de ce bref article, on peut raisonnablement conclure que la simplicité est probablement ce qu’il est plus difficile en ce monde, car elle est d’une part subjective et personnelle (ce qui paraît simple pour untel, paraîtra complexe à un autre), qu’elle évolue dans le temps en fonction de l’usage du système, dans un sens ou dans un autre, et que selon les cas il peut s’agir d’un enfer pavé de bonnes intentions, où l’on vise la simplicité, et où l’on récolte l’irritation.

Et surtout, du fait du caractère subjectif de ce critère, il est sans doute illusoire de tenter de mesurer son effet sur les ventes, a posteriori ou a priori. A l’inverse, et même s’il est possible de trouver bon nombre d’exemples de produits ayant vécu des succès commerciaux remarquables avec un degré d’utilisabilité très moyen voire franchement mauvais (on se souviendra de ce téléphone Gigaset de Siemens qu’on a rencontré absolument partout en France il y a quelques années, alors que ses menus étaient franchement inutilisables, notamment la mise sur haut-parleur qui nécessitait d’appuyer sur la touche et INT et sur la touche « 8 ») il ne faut pas en conclure cependant, par pitié pour les utilisateurs messieurs les fabriquants, que plus les menus sont compliquées et les notices d’utilisation illisibles, plus le succès commercial augmentera. Ceci étant, il revient souvent sur la scène médiatique des articles et des analyses pour expliquer le caractère illisible de bon nombre de notices produits, mais il serait faut hélas de croire qu’il s’agit là d’un élément handicapant pour les ventes; on le déplorera.

la simplicité d’utilisation est-elle une recette marketing infaillible ? was last modified: septembre 5th, 2008 by Yann Gourvennec

l’audit marketing en B2C et en B2B

Réaliser un audit financier, technique ou organisationnel est chose compréhensible et somme toute relativement aisée pour peu qu’on suive une méthodologie sérieuse. La même prestation en Marketing peut quant à elle se révéler beaucoup plus piègeuse, notamment du fait du caractère ‘mou’ du marketing et de la communication, dont la propensité à résister aux modèles établis d’avance est bien connue. Sébastien Heuclin, élève d’ESC Toulouse nous propose de relever ce défi, en dévoilant dans un intéressant document de recherche réalisé pour le compte de son école et au sein d’une branche de Thalès.

« Ayant réalisé un audit de communication interne et externe, dans le cadre d’une mission opérationnelle pour THALES CRYOGENICS, une entreprise évoluant dans le domaine de la cryogénie sur le modèle d’affaire B-To-B (Business To Business) et B-To-A (Business To Administration), j’ai souhaité au travers cet exercice développer mon savoir et apporter ma contribution en isolant une méthodologie pour réaliser un audit marketing spécifique à l’univers B-To-B.
La problématique discernée au terme de cette réflexion est la suivante : Quelles méthodologies et règles suivre pour réaliser un audit Marketing adapté aux modèles d’Affaires B-To-C et B-To-B ?

J’introduirai ma réflexion en présentant les fondements de l’audit marketing. Dans une seconde partie, je m’attacherai à rassembler et synthétiser les méthodes mises en application dans le monde du Business-To-Customer (B-To-C) pour ensuite présenter les spécificités du milieu B-To-B. Je conclurai cet écrit en proposant une formule d’audit adaptée au monde des affaires d’entreprise à entreprise.

lire la suite et télécharger le document gratuitement ici

l’audit marketing en B2C et en B2B was last modified: août 31st, 2008 by Yann Gourvennec

le marketing direct est-il un acte d’amour ?

C’est la question – en substance – que pose notre ami Pierre Philippe Cormeraie, dans un article agrémenté d’une vidéo installée sur son excellent blog, et qui est en fait réalisée par notre autre ami Henri Kaufman (le monde du marketing est petit). Henri y interviewe Ronne Freedman, créatrice de recettes pour Weight Watchers. Pour le chantre du pinko marketing (même si son wiki est parti en vacances), la réponse était bien-sûr dans la question :

Et si le Marketing Direct, le Marketing Relationnel était une
love affair, une véritable histoire d’amour entre une marque et
ses clients ? Cela fait des années que je le dis et je l’ai
même écrit dans le retour du cerveau droit
! Bon, c’est sûr, les rois du cerveau gauche vont encore avoir
les oreilles qui sifflent. Mais bon, certains pseudo marketeurs voient
encore le marketing relationnel côté process,
comité de pilotage et autres outils de gestions de campagne…
C’est vrai qu’il en faut aussi, mais bon « ça se saurait si
c’était l’outil qui faisait le talent ! » (il parait que cette
citation serait de Clara Morgane… mais je me méfie !)

Pas
convaincu que le marketing puisse être vu et vécu comme
une relation amoureuse ? Avec des résultats concrets à la
clé ? Vous devriez l’être en regardant demain le prochain
épisode des clefs du succès, un épisode torride.

Pour quoi un épisode torride des Clefs du succès ? Parce que mon ami Henri Kaufman
m’a abandonné pour interviewer en cachette la pétillante
Ronne Freedman, copywriter de talent et créatrice
américaine des meilleures recettes pour Weight Watchers. Si, si,
Weight Watchers, la marque experte des techniques de Marketing Direct
les plus efficaces.

Allez un peu de patience; et pour vous faire mettre en forme aujourd’hui répétez 10 fois : C’est beau l’amour !

le marketing direct est-il un acte d’amour ? was last modified: août 30th, 2008 by Yann Gourvennec