Quel sera le futur du Web : débat d’experts sur le salon online ?

Le débat passionnant et passionné du salon Online sur le futur du web est désormais en ligne sur Techtoctv:

débat sur le futur du Web
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Quel sera le futur du Web : débat d’experts sur le salon online ? was last modified: juin 26th, 2009 by Yann Gourvennec

eBook Gratuit « Comment développer les ventes de son site eCommerce sur Internet ? »

développer ses ventes sur internet

Youssef Rahoui de MadMagz (solution de publication et de création de contenu) propose de télécharger gratuitement un livre blanc de 26 pages résumant les principaux outils pour développer efficacement les ventes d’un site d’eCommerce sur internet.

Cet ebook est intéressant car résolument pratique, avec une recherche des outils offrant le meilleur rapport  CA généré / coût (euros ou temps). S’il ne rentre pas dans le détail de la mise en place de ces différents outils, il en explique les avantages et les inconvénients et surtout il donne à chaque fois des listes de sites de référence.

Outil 1 : Le référencement naturel

Pour cet outil il est nécessaire d’optimiser techniquement son site internet (structure des pages, code HTML…) mais également le contenu (il faut écrire pour ses lecteurs) et enfin la notoriété (obtenir des liens depuis d’autres sites).
Le fondateur de MadMagz recommande de passer par un professionnel (un spécialiste ou un freelance) en raison de la technicité du référencement naturel, du temps que cela prend et de l’évolution perpétuelle de l’algorithme de Google.
De même il faut se concentrer sur ses mots clés stratégiques et les surveiller attentivement, à la fois par leur classement dans les moteurs de recherches (par exemple avec www.agentwebranking.com) et par la nature des visiteurs (via Google Analytics).

Outil 2 : Les Liens Commerciaux

Pour Youssef c’est un moyen exceptionnel et quasi-incontournable pour recruter massivement des prospects. Le système est d’autant plus intéressant que l’annonceur ne paye à la régie publicitaire que le trafic occasionné.
Il y a néanmoins quelques points négatifs mineurs (les concurrents qui utilisent votre marque, la fraude au clic et la guerre des enchères).
Il y plusieurs points critiques pour le succès d’une campagne : la pertinence des mots-clés, la rédaction des annonces, le ciblage (zone géographique, jours de diffusion…) et la page de destination (landing page). Ce dernier point est souvent négligé. La landing page doit notamment être aussi pertinente que l’annonce et donc en relation directe avec elle.
Comme tous les autres outils, il faut suivre attentivement les résultats, faire des tests et contrôler les budgets. Une campagne demandant un suivi quasi journalier.

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eBook Gratuit « Comment développer les ventes de son site eCommerce sur Internet ? » was last modified: mai 11th, 2015 by conseilsmarketing

Bluekiwi et Dassault Systèmes ont pour « objectif de créer un leader mondial du 2.0 »

un futur leader mondial issu de l'hexagone ?
un futur leader mondial issu de l'hexagone ?

En ces temps de préparation pour la fête nationale, j’ai répondu à l’invitation de Carlos Diaz pour assister en avant première à la conférence de presse organisée par Bluekiwi à l’occasion de l’annonce de l’alliance stratégique entre l’éditeur spécialisé Dassault Systèmes et eux-mêmes, la start-up de la collaboration en entreprise (alias entreprise 2.0) dont nous avions déjà parlé sur ce blog à l’occasion de la sortie de la version 2009 de la plateforme de conversation BK. Cette annonce – qui eut lieu comme la dernière fois – à la Cantine est intéressante à plus d’un titre. D’une part car BK est une société française (cocorico ! Il n’en a pas tant que ça) et d’autre part car il s’agit de « créer un leader mondial de l’entreprise 2.0 » si je reprends les paroles mêmes de Carlos (voir mon compte-rendu ci-dessous). Voilà qui n’est pas une mince affaire car les leaders dans ce domaine ont pour nom Microsoft (empreinte d’environ 70% selon 01 informatique, impossible de retrouver l’archive sur leur site, mais ça date de 3 ou 4 semaines – celui qui le retrouve me le mettra en commentaire) et Lotus/IBM, excusez du peu. La bataille va donc être rude. D’ailleurs, Carlos a intelligemment désamorcé cette bombe en disant tout de go que son objectif n’était pas de concurrencer Microsoft.

Charles , Carlos Diaz, Olivier Sichel
Bernard Charlès , Carlos Diaz, Olivier Sichel

Mais créer « un géant » ce n’est pas rien tout de même. Notre ami Hervé Kabla, expert privilégié de DS et de Bluekiwi en tant qu’ancien des 2 sociétés a d’ailleurs dressé un croquis assez précis et sans complaisance de l’annonce faite par BK et DS le 22 juin à la Cantine. Il n’est pas tout à fait exclu que certains de ces commentaires n’aient pas été bien interprétés.

Quoiqu’il en soit, à côté des géants, doit pouvoir exister un acteur plus petit, hyper spécialisé sur le logiciel social, la conversation et l’innovation en réseau, et qui ne vient pas en contradiction avec Sharepoint (ce serait un combat perdu d’avance, surtout face aux utilisateurs qui le poussent) mais au contraire en complément. Et il n’est pas désagréable de voir qu’un acteur aussi petit (30 personnes au total) ait pu générer un tel buzz et créer une telle notoriété aussi outre Atlantique. Quel qu’en ait été l’architecte, c’est une belle réussite et c’est encourageant et enthousiasmant. Aux US aussi on connaît Bluekiwi et c’est chouette (à part Netvibes … ).

Je ne suis pas un expert du 3D ni du PLM, donc je vous renvoie à l’article d’Hervé et à la note de presse incluse et je laisse le lecteur faire la part du lion, comme d’habitude, cela se jouera sur le terrain et pas forcément dans le laboratoire, alors si les clients achètent, qu’espérer d’autre sinon la réalisation d’un rêve d’une autre forme de management – grâce à ces nouveaux outils de collaboration – qu’on voit malheureusement mal s’imposer de ce côté ci de la Manche.

Et ça je sais que c’est le cheval de bataille de Carlos, dont j’ai pu apprécier la connaissance du sujet et la passion lors d’un débat sur Techtoctv.com. Un peu d’argent frais ne pourra que faire du bien.

Ci-dessous mes notes en brut de fonderie de la conférence de presse du 22/06/2009.

note importante = Orange est le plus gros client de Bluekiwi, et je travaille chez Orange Business Services, mais ce billet n’exprime pas l’opinion d’Orange, ni même de celle d’un client puisque je n’ai pas acheté Bluekiwi. Ce billet est donc réalisé en toute indépendance.

Étaient présents :

Olivier Sichel (sofinnova : fonds d’investissement dédié à l’innovation et Interner, O Sichel est ancien patron de alapage et de Wanadoo)

Carlos Diaz (fondateur et DG de BK)

Bernard Charlès (DG de Dassault Systèmes)

Et dans la salle des journalistes de la presse informatique et quelques bloggueurs et confrères.

1. Carlos Diaz, Pdt et DG de BK:

  • Objectif est de créer un leader mondial dans l’entreprise 2.0.
  • Tous les éditeurs veulent ajouter une couche de social dans le PLM (product life cycle mngt dont DS est le leader)
  • Le but est aussi de distribuer BK internationalement
  • Couverture de la planète et passage de 5 à 2000 commerciaux
  • Oracle ou Ms auraient essayé de désosser BK alors que là c’est une annonce vraiment stratégique
  • 2eme levée de fond pour BK de 4.7m eur également. Ceci va permettre de financer la croissance.
  • Il fallait trouver aussi un partenaire industriel à faire entrer dans le capital. DS a été une associatipn naturelle, dont le but est de nourrir un vrai projet business pas seulement une opération financière. Sofinova partners accompagne BK depuis le début et poursuit l’aventure également.
  • Le point de départ est la collaboration avec Bernard de DS
  • Gartner pense que le marché de BK est le plus dynamique (24.4%). BK s’y est positionné dès 2006. BK seul acteur français dans ce dmaine.
  • Le 2.0 doit devenir une réalité dans l’entreprise. AU bout de 3 ans, BK a compris qu’ils doivent se greffer sur une vraie application Business et c’est ce qui a été fait avec DS.
  • On dirait qu’un monde sépare une start up avec une société créée il y a 28 ans. DS traite le cycle d’innovatin et de conception produits. Quand Bernard m’ expliqué que le PLM permet de passer du croquis au produit final en 3D (bouteille Evian, chips Pringle, etc.). Avant d’être un produit, un produit est une idée. Et une idée est une conversation.
  • BK a une empreinte européenne, au UK, en Allemagne et en Scandinavie. DS c’est plus de 100,000 clients donc c’est une vision puissante sur le social innovation. PG a un projet CONNECT & DEVELOP et c’est la preuve que l’innovation dpoit être ouverte
  • La 1ère étape est l’ouverture d’un bureau à Boston avec DS et en Octobre à SFo.
  • La 3D sera aussi très puissante dans le web 2.0 dans le futur.

2. Bernard Charlès

  • 1ere dimension : De + en + les consommateurs seront étroitement liés aux fournisseurs. De nombreuses sociétés ont ce besoin de se connecter avec leurs clients de manière différente. Aujourd’hui il y a un diconnect.
  • 2eme dimension : pour des raisons économiques, au sein même des entreprises il y a un disconnect entre les entreprises et les employés et c’est ce qui m’a séduit dans la 1ere rencontre. Désir de connecter un environnement extrêmement innovantes avec la réalité du business et de connecter le monde PLM (innovation) et de lui faire accéder à un environnement beaucoup plus grand.
  • Les jeunes n’utilisent plus l’e-mail, mais les réseaux sociaux et cela m’a fait réfléchir car au delà de l’outil c’est une vraie nouvelle façon de communiquer

Q&R

  • Concrètement ?
    • BK est un acteur du SaaS
    • L’offre va être gardée en SaaS le but sera de les connecter au PLM DS, c’est le projet.
    • DS utilise BK en SaaS (10000 utilisateurs à fin 2009) pour connecter tous les commerciaux et les partenaires. DS tient à ce que le SaaS continue, car aussi c’est viral. Il fallait retenir les utilisateurs vs les pousser à l’utiliser.
  • DS devient-il concurrent Oracle et Ms ?
    • BC répond
    • 1èrement: DS tient à encourager une startup française
    • 2èmement: la course n’est pas gagnée d’avance mais c’est excitant.
    • Ce sont ces deux points les motivations de Bernard Charlès. Mais si on peut en profiter pour développer un champion. Aux US c’est facile à faire, en France c’est plus dur.
  • On a vu Oracle procéder par acquisition …
    • BC: Si BK devient un leader mondial, c’est bien. Il ne faut pas de complexes, or quand on gandit on prend des complexes. Travailler avec BK ne donne pas de complexes car il y a de l’innovation
    • Le futur c’est un schéma d’entreprises en réseau. Et l’ambtion c’est d’en ajouter d’autres
    • CD: DS a été le 1er client de ce qui était à l’époque plus un slideware qu’un software. DS a été fidèle à ses engagements, ils ont même aidé à améliorer le produit. Ils investissent c’est l’aboutissement du processus. Ce n’est pas très différent de ce que DS a fait avec IBM (pour a petite histoire, le BLUE de blue kiwi venait de la volonté de se comparer à IBM)
    • OS : le pb n’était pas d’acheter BK, le but était de faire un leader mondial à partir de la technologie française. Sofinova a cette mission. DS se voyait de plus en plus. Sofinova a investi il y a 2 ans. Il y a eu plusieurs versions de BK. Il y a maintenant 40 clients. Le domaine social prend de l’importance et on voyait BK devenir un leader européen. Il y a une meilleure histoire à raconter avec une alliance qu’avec un rachat
  • Quel avenir pour le partenariat avec Ms ?
    • CD: fait dans le cadre du programme ID autur du programme Sharepoint. On va continuer ce partenariat là. Ceux qui envisagent l’entreprise 2.0 comme une plateforme vont souffrir face à Ms et Lotus. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. Nous ne sommes pas un SI, nous sommes une plateforme de relation.
    • Aucun pb pour s’interfacer. On a les API de sharepoint, IBM. Enlever Sharepoint ça n’a aucun sens.
    • BC : les partenariats tiennent par les enjeux, et nous avons toujours un excellent partenariat avec IBM et Ms, il n’y a pas de concurrence. Par contre, BK est bien plus qu’un outil, BK a changé la façon dont nos commerciaux travaillent. Des idées nouvelles émergent. « je demande un exemple issu de BK après chaque comité exécutif ». Grâce à l’outil on voit comment la conversation et les échanges ses sont construits au fur et à mesure. Affaire par affaire, on comprend comment comment l’affaire s’est faite. La base de donnée qu’il y a en-dessous ce n’est pas important
    • Le mot Social Innovatipon est important car c’est la façon dont les conversatipns se construisent est importante. Il y a un impact organisationnel et humain.
    • CD: L’objectif n’est pas de développer à côté de DS et de faire un nouvel Enovia, mais « d’attaquer loin de nos bases » on veut faire quelque chose de base. Le but n’est pas de compléter l’offre d’Enovia. Les références de BK sont très loin des clients de DS (banques,opérateurs de télécom)
  • Second life ? Intérêt ou dégoût ?
    • CD: La 3D on n’y est pas encore, ça viendra, mais la version immersive de la 3D n’a pas encore apporté grand chose, mais il faut se méfier. Tout est possible …
  • télécharger le communiqué de presse sur l’annonce Bluekiwi et DS : Cp-dassault-systemes-bluekiwi
  • Bluekiwi et Dassault Systèmes ont pour « objectif de créer un leader mondial du 2.0 » was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

    débat passionné sur le futur du Web au salon Online

    C’était extraordinaire. Un débat sur le futur du Web qui avait lieu le 18 juin au salon online, porte de Versailles, à une heure où habituellement les visiteurs quittent les salons et rentrent manger leur soupe.  Le débat sur le futur du Web – bientôt sur http://techtoctv.com – a tellement passionné l’auditoire que non seulement ils sont restés malgré l’heure tardive, mais qu’en plus ils ont résisté au démontage du salon (très bruyant. A la fin du débat le salon était quasiment entièrement démonté), aux coupures d’électricité, aux pannes de micro … Nous avons tout eu, et le tournage aura été sportif, nous verrons cela en ligne.

    A la fin du débat, sans micro, Vincent Berthelot a continué le débat en demandant aux visiteurs de venir au 1er rang, et croyez moi ou non, ils sont en effet venus au 1er rang. Grandiose ! Et ceci montre la passion déclenchée dans le public des professionnels par le nouveau Web et le Néo marketing aussi.

    En photo, quelques un des participants au débat.

    (de gauche à droite: Frédéric Bascuñana, David Sapiro, 1 personne non identifiée qui semble s’être incrustée dans l’auditoire et que personne n’a eu le courage de mettre dehors, ce qui montre notre ouverture), Marc de Fouchécour, Vincent Berthelot, Gilbert Réveillon)

    Rendez-vous bientôt sur http://techtoctv.com

    Posted via email from Yann A Gourvennec

    débat passionné sur le futur du Web au salon Online was last modified: juin 22nd, 2009 by Yann Gourvennec

    Interview avec Tara Hunt : Mettez du « Whuffie » dans votre stratégie 2.0

    note : cet article est la version originale et intégrale de l’interview originellement publiée sur Silicon.fr

    (Pic Lane Hartwell, all rights reserved)
    (Pic Lane Hartwell, all rights reserved)

    Tara Hunt est un nom qui compte dans le microcosme des médias sociaux (alias 2.0), mais aussi au-delà. Et tout marketeur professionnel aguerri est – ou du moins devrait – être familier de ses tentatives antérieures de promotion d’une nouvelle philosophie du marketing, intitulée Pinko marketing – dont le but était de poursuivre le travail initié par les auteurs du cluetrain manifesto, à la fin des années 1990 il y a exactement 10 ans. Son implication dans le mouvement des Barcamps (forums collaboratifs du Web dont il existe des déclinaisons dans le monde entier) ou du « coworking » (espaces de travail partagés) ne l’a pas empêchée de s’investir dans un nouvel ouvrage intitulé – bizarrement – le « facteur Whuffie » (The « Whuffie Factor »).

    le livre étant désormais disponible en anglais, j’ai demandé à Tara de répondre à ces quelques questions en exclusivité pour nos lecteurs de ZDnet.

    YAG : Tara, j’ai aperçu un message dans Twitter et j’ai lu aussi sur ton blog que tu préparais un nouveau livre « The Whuffie Factor ». Pourquoi ce nom, et quel est le message derrière de choix ?

    TH : c’est le résultat d’un long processus d’évolution initié par mon éditeur. Le titre de l’ouvrage au départ était « comment devenir un capitaliste social ? Faites du business avec les communautés en ligne ». L’éditeur a trouvé l’évocation du « capital social » trop vague et qu’on pouvait lui faire dire ce qu’on voulait. C’est alors que je lui ai raconté l’histoire du »Whuffie », issu du livre de l’auteur de science-fiction Cory Doctorow (référence du livre). John Mahoney, un des représentants de l’éditeur, a donc fait tourner la suggestion et a trouvé que beaucoup de gens réagissaient bien à ce terme. D’abord, ça les faisait rire, puis une fois le terme explicité, ils le retenaient facilement.

    En toute simplicité, le « facteur Whuffie » signifie qu’il faut accorder une attention toute particulière à ses incursions dans les communautés en ligne.

    YAG :  Et quel est le rapport entre médias sociaux et le marketing?

    TH : ce qu’il faut absolument saisir, c’est que dans « médias sociaux » il y a le mot « social ». Ni Facebook, ni Twitter, ni Flickr ne furent conçus comme un des plates-formes destinées à vendre la soupe des entreprises, mais comm des plate-formes dédiées aux interactions humaines : conversations, mises en relation, confiance, entraide etc. sont les valeurs fondatrices de ces plates-formes. Le « facteur Whuffie », c’est en quelque sorte l’indicateur de votre réussite dans ce milieu nouveau des médias sociaux. Quant à l’aspect « marketing » il viendra naturellement s’intercaler dans ce processus car dans les communautés les membres aiment à débattre de leur vie quotidienne, et ils recherchent également des conseils d’achat de la part de leur cercle rapproché d’amis en lesquels ils ont confiance. Si vous avez bâti de tels cercles relationnels sur la confiance, alors vous êtes en bonne voie. Tout le livre se propose de vous aider à atteindre ce niveau.

    YAG : avant de rentrer dans le détail des médias sociaux, peux tu nous expliquer pourquoi les entreprises doivent changer leur façon de faire du marketing ?

    TH : tout cela n’est pas nouveau, en somme, il y a belle lurette que l’Internet est au centre des conversations si je ne m’abuse 😉 mais certaines des voies traditionnelles ouvertes par l’Internet commencent à donner des signes de fatigue. Quelques études fort bien faites ont montré récemment (lien à insérer) que les recommandations par bouche-à-oreille entre amis et gens se ressemblant par leurs profils prenait de l’ampleur. De ce fait, les techniques de marketing traditionnel (bannières, search marketing etc.) font passer leurs clients à côté de grandes opportunités.

    YAG : les médias sociaux peuvent donc nous aider à saisir cette opportunité de promouvoir produits et services différemment. Peux tu nous préciser ta pensée ?

    TH : mettons le  terme de « marketing » de côté pour commencer. Et même le terme de « médias sociaux » est d’ailleurs impropre à donner une idée fidèle des échanges extraordinaires que je vis en ligne. Avant l’avènement des communautés en ligne à chaque fois que je rencontrais des amis, je me disais pas « tiens, on va se faire un face-à-face social ». La façon dont je peux aider les marketeurs, c’est en leur demandant d’enlever leur casquette de marketeur et de la remplacer par celle de leurs clients. Quand on est avec des amis, de quoi parle-t-on ? On est ouvert et honnête avec eux – j’en fais l’hypothèse – on partage les choses avec eux. On échange sur nos vies privées, on anticipe leurs besoins de telle façon qu’on les conseille comme des amis. Et … lorsque le moment s’y prête … on peut s’entraider. Tout ça, ce ne sont que des outils plus sophistiqués qui rendent possibles les échanges sur des échelles plus grandes. Voilà tout.

    YAG : donc, les médias sociaux ne sont pas qu’un jouet pour techniciens, mais aussi un outil sérieux pour hommes d’affaire sérieux. Doit-on en déduire que le rôle de « Community manager » est le job du futur ?

    TH : pour le coup, je suis divisée à ce sujet. D’un côté, la création du poste assure de l’intérêt porté au sujet. C’est comme si on envoyait un message de style : « les communautés, c’est important, regardez, nous avons même payé un employé pour s’en occuper ». Par ailleurs cependant, en confiant ce rôle à une seule personne, une entreprise passe à côté de beaucoup d’occasions d’échanges multiples entre clients et entreprises ».

    YAG : devrions nous selon toi changer nos prix et les exprimer non plus en dollars ni en euro mais en « Whuffie » ?

    TH : n’allons pas jusque là ! Et n’attendons pas de révolution à court terme, Cory Doctorow, qui a inventé le terme, nous a averti du danger inhérent à la mesure du « Whuffie », dans son livre « Down and Out In the Magic Kindom». Le principal problème c’est que quand on mesure le « Whuffie » celui-ci devient totalement échangeable (??)

    YAG : et si tu avais juste un conseil à donner à nos lecteurs pour qu’il réussisse à monter dans l’échelle du « Whuffie Factor » ?

    TH : Alors je leur dirais : imaginez-vous dans une fête. Comment faire pour rencontrer des gens et vous faire des amis ? Allez-vous rentrer dans le jeu sans discernement et juste tour les talons dès que vous avez obtenu ce que vous voulez ? Au contraire, vous allez progressivement vous intégrer à la discussion, en écoutant les gens, en intervenant lorsque vous avez une chose importante à dire, et en vous intéressant aux autres, voire même en échangeant des plaisanteries avec eux sur un ton léger ? La deuxième méthode paraît plus plausible n’est-ce pas ? voilà donc exactement comment il faut aborder les communautés en ligne si vous voulez faire progresser votre « facteur whuffie » !

    Merci d’avoir partagé ces réflexiosn avec nous Tara et bonne chance pour le lancement de ton nouveau livre le « Whuffie factor« .

    Interview avec Tara Hunt : Mettez du « Whuffie » dans votre stratégie 2.0 was last modified: juin 19th, 2009 by Yann Gourvennec