La Chine, futur géant de l’Internet (1/2)

La Chine déchaîne les passions

flickr-2489526032-hdSoit pour s’émerveiller de l’éveil d’une nation devenue en moins de 30 ans l’usine du monde, une promesse qui nous était faite par Alain Peyrefitte dans  les années 70-80 (promesse de peur aussi car le selon le titre “le monde tremblera”) ; soit  pour dénoncer les emprisonnements et la limitation du droit d’expression au travers des anonymes ou du célèbre artiste chinois  Ai WeiWei. Difficile donc d’évoquer l’internet chinois dans mentionner la censure qui s’y opère (voir notre article sur Wikipédia en Anglais). À l’abri de cette censure, de véritables géants de l’Internet se sont développés qui pourraient bien un jour venir s’intéresser à l’Occident qui lui, ignore la Chine superbement ; pour combien de temps encore ?

La Chine d l’Internet va-t-elle s’éveiller elle aussi ? C’est le message que nous livre Alban Fournier, qui connaît bien le système de l’intérieur, dans cet article en deux parties. Le débat est ouvert, je crois deviner qu’il va être intense … 

[pour regrouper l’intégralité de l’article, taper http://bit.ly/chinefournier] –  Attribution drapeau chinois, certains droits réservés, photo de Philip Jägenstedt

imagepar Alban Fournier (http://www.value2020.net) QQ ID: 1557637787 – Twitter : @value2020

Alban Fournier est diplômé de l’Essec Management School in Paris. Son expertise couvre la conduite du changement, le Marketing et le conseil. Il a travaillé lors de diverses missions pour des clients comme Schneider Electric ou Tencent, la star de l’Internet chinois.

La Chine, ce géant de l’Internet ignoré de l’Occident

Quelle entreprise du secteur Internet génère le plus grand nombre de micro-transactions pour des biens virtuels sur une base quotidienne? Si nous leur posons cette question, la plupart des lecteurs occidentaux parleraient, sans doute, de eBay, Google, Amazon ou  Facebook, et ils auraient tort. Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi la Chine est pratiquement le seul pays qui est en mesure de rivaliser avec les Etats-Unis d’Amérique à l’égard de la croissance de son industrie de l’Internet.

La Chine est le pays du monde qui a la plus grande audience sur Internet du fait de la taille de sa population, la plus grande du monde avec plus de 1,3 milliard de personnes. Avec la forte augmentation de son produit intérieur brut, le talent de sa jeunesse, le capital-risque, les entrepreneurs chinois et les grandes entreprises ont maintenant les ressources nécessaires pour concurrencer le monde entier.

Ce qui permet au marché chinois de se démarquer, c’est que l’utilisateur chinois utilise intensivement son téléphone mobile, c’est-à-dire davantage qu’un européen ou un américain. Les chinois n’utilisent pas seulement leurs appareils pour communiquer avec d’autres personnes: ils jouent également beaucoup, et effectuer bien d’autres choses en ligne sur mobile.

Globalement, l’Asie est en avance sur nous à l’égard de l’utilisation des périphériques mobiles, le Japon et la Corée étant les pays les plus avancés. Cette utilisation élevée et toujours croissante de la communication mobile permet aux acteurs locaux tels que China Mobile (70% du marché), China Unicom (HK) (20%) et China Telecom (10%) de prospérer.

[China Telecom phone booth image AttributionNoncommercialShare Alikesome rights reserved by mjaniec]

Selon le CNNIC [1], le nombre total d’utilisateurs d’Internet sans fil en Chine a atteint 302,7 millions à la fin de 2010, représentant 66,2% de la base utilisateur d’Internet locaux. Premièrement, ces taux d’équipement en progression ont été principalement tirés par des infrastructures de données sans fil de qualité supérieure et la disponibilité des applications mobiles telles que les portails WAP, la messagerie instantanée (IM) et les jeux sociaux. Deuxièmement, alors que le texto (SMS) a continué à se développer, l’année  2009 a connu une croissance explosive de plusieurs services dont le micro-blogging qui a émergé comme un acteur majeur des médias sociaux en Chine. Le premier acteur, Sina Weibo, va d’ailleurs s’internationaliser en 2012.

L’industrie Télécom est d’abord une industrie locale en Chine : plus pour longtemps !

Une caractéristique de l’industrie des technologies chinoise est que relativement peu de ces entreprises chinoises ont pros la décision d’aller au-delà de leurs propres frontières. Il y a des contre-exemples avec des firmes comme Huawei qui a maintenant réussi à devenir une entreprise mondiale et possède des clients dans de multiples pays, en fournissant des équipements d’infrastructure et des services aux réseaux des pays du monde entier. Avec l’arrivée de China Telecom sur le marché européen en 2012, cette internationalisation va se renforcer.

Et le gagnant est … Tencent

Pour en revenir à la question posée au début de cet article, le leader mondial de l’Internet en termes du nombre de transactions en ligne au quotidien n’est ni Google ou Facebook. C’est une entreprise chinoise qui s’appelle Tencent.

La seconde partie de cet article est dédiée au succès de Tencent.

… à suivre

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[1] http://www.cnnic.net.cn/

La Chine, futur géant de l’Internet (1/2) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (2ème partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

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Le domaine des APIs est en effet très dynamique. Ces deux analyses graphiques de ProgrammableWeb sur les APIs les plus utilisées en Mashups montre certes la dominance des gros acteurs historiques sur une vue historique (see all time) mais aussi l’émergence d’acteurs nouveaux comme Twilio sur une vue plus récente (last 14 days), à la convergence du Cloud et des Telecoms.

imageIntéressant de voir aussi l’apparition de nouveaux types de services qui viennent en soutien technique pour faciliter la gestion d’infrastructure d’APIs comme la division Application Enablement Services d’Alcatel-Lucent (qui a racheté ProgrammableWeb), Mashery, Apigee ou bien encore Aepona ou 3Scale.

Mais revenons au lien entre les Apps et les APIs [8]

Les applications ne sont elles finalement pas que des canaux ? Pour assurer leur promotion, on peut raisonnablement parier que les grandes marques créeront à l’avenir elles aussi leurs propres APIs, avec d’ailleurs un retour sur investissement plus évident à démontrer que par celui de statistiques sur le téléchargement ou l’utilisation d’une App.

Les marques pourraient créer des APIs pour accroître la portée de leurs services. Voici quelques exemples pour des marques connues :

  1. Nike pourrait créer une API « Just Size It » qui donne la pointure de chaussure parfaite en prenant en photo son pied.
  2. Evian pourrait créer une API d’hydratation qui calcule la quantité d’eau que l’utilisateur a besoin de boire par jour et lui rappelle de le faire.
  3. Le caviste Nicolas pourrait créer une API qui permet de trouver et laisser des recommandations sur le vin qu’il vend.

Comment feraient ces entreprises pour s’assurer de la diffusion de leur API, et donc de la promotion de leur marque ? Ce sont les développeurs qui se chargeront de la rendre accessible sur de multiples interfaces, en trouvant par eux-mêmes les moyens de leur rétribution.

Il serait bien sûr possible de développer des applications dédiées, mais le choix de mettre à disposition une API permet d’augmenter de manière exponentielle la portée de la promotion de la marque.

Beaucoup de responsables marketing actuels sont parfois victimes du syndrome du « gadget» : ils suivent la tendance en glissant le dernier truc à la mode dans leurs plans marketing. Une année c’est ‘la page Facebook’, l’autre année c’est ‘l’application mobile’.

Mais dans une stratégie de marketing et d’innovation pérenne, la meilleure réponse pour une marque pourrait bien ne pas être une application, mais une API.

Autre tendance à prendre en compte dans l’augmentation du nombre d’APIs, l’Open Data. L’ouverture de donnés publiques par les administrations est en marche (EtaLab [10] prépare l’ouverture du portail Data.gouv.fr pour fin 2011) et des villes comme Rennes [11] , Paris [12], Montpellier [13]  proposent déjà des jeux de données dont certains sous forme d’APIs. Ces concepts arrivent aussi dans le monde de l’entreprise comme le montre l’initiative de bluenove d’un Livre Blanc sur « L’Open Data ; quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » soutenu par des partenaires comme SNCF, le groupe LaPoste, SUEZ environnement et Groupe Poult. Là aussi, les administrations, les collectivités locales, les grandes entreprises devront apprendre à intéresser, mobiliser, animer une communauté de développeurs, mais aussi d’entrepreneurs, chercheurs, étudiants, d’autres entreprises partenaires à s’interfacer à leurs données ouvertes pour booster leur capacité à innover.

D’un côté les grandes plateformes continuent inexorablement de s’ouvrir afin que la créativité des développeurs rende certaines fonctionnalités accessibles au plus grand nombre. De l’autre, les développeurs chercheront non seulement inventer de nouvelles application mais devront aussi s’appuyer sur un nombre croissant d’APIs disponibles et des compétences nouvelles pour les identifier, les sélectionner, les intégrer et contribuer à les améliorer voire en solliciter de nouvelles.

Martin Duval, CEO of BluenoveDe nouveaux types de besoins, de services voire de métiers sont en train de voir le jour pour soutenir ces dynamiques de collaboration et d’innovation entre les acteurs de ces écosystèmes extrêmement dynamiques au sein duquel les développeurs ont un rôle fondamental à jouer.

Martin Duval, CEO, Bluenove

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[7] KPI : Key Performance Indicator

[8] Exemples donnés dans cet article tirés de Mashable par Adam Kleinberg : http://mashable.com/2011/01/04/brand-open-api-developers/

[10] EtaLab : http://www.etalab.gouv.fr/

[11] Rennes Open Data : http://www.data.rennes-metropole.fr/

[12] Paris : http://www.bluenove.com/publications/revue-de-presse/bluenove-fait-parler-les-donnees-de-la-ville-de-paris-et-le-web/

[13] Montpellier Open Data : http://opendata.montpelliernumerique.fr/Le-projet

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire was last modified: janvier 6th, 2012 by Yann Gourvennec

Web et réseaux sociaux : le podcast de Minter Dial

La sélection du jour …

9f44caf73a658478771657f50789d369Est presqu’embarrassante tant elle est élogieuse, mais je sais qu’elle est sincère et qu’elle émane de quelqu’un que j’estime tout autant et qui nous suit (Hervé et moi de Media Aces) avec fidélité depuis le début. Je vous livre donc cette superbe interview réalisée par Minter avec son énergie et son humour habituels :

[photo Olivier Ezrattyimages source]

Yann Gourvennec Podcast – Orange.com, le web et les réseaux sociaux | Minter Dialogue en Français

J’estime que Yann Gourvennec est un des hommes les plus reconnus dans le web en entreprise en France à coté de mon ami Georges-Edouard Dias de L’Oréal et Nicolas Bordas de TBWA. Intrapreneur serial, bloggeur et auteur, Yann est actuellement Directeur de web, médias numériques et sociaux chez Orange Groupe, en charge en particulier d’Orange.com.

>>> lire la suite sur … Minter Dialogue en Français.

Web et réseaux sociaux : le podcast de Minter Dial was last modified: janvier 5th, 2012 by Yann Gourvennec

l’avenir des médias sociaux avec Conseilsmarketing.fr

La sélection du jour …

Ou quand un Breton rencontre un autre Breton, de quoi parlent-ils ? de Médias Sociaux bien sûr, surtout lorsqu’il s’agit de Frédéric Canevet (originaire de la belle région de Fouesnant) qui m’interview sur le sujet de l’avenir des médias sociaux. Pêle-Mêle, dans cette interview fleuve (la vignette de présentation est particulièrement réussie) réalisée lors du Web2connect de nos amis Jean François Ruiz et Sébastien Rousset

  1. les guidelines des médias sociaux et l’approche éducative
  2. les règles de la transparence
  3. un exemple de mauvais buzz dans un blog d’entreprise
  4. le matériel des blogueurs : la tablette a-t-elle remplacé le PC du blogueur ?
  5. l’avenir est-il dans les médias sociaux pour les médias sociaux ou la socialisation des sites web ?
  6. les sites Web sont-ils morts ?
  7. le raccourcisseur d’url http://oran.ge par Orange
  8. Twitter et son avenir (retour sur 5 ans d’expérience) et où ça va
  9. La réalité des taux d’engagement des marques sur Facebook
l’avenir des médias sociaux avec Conseilsmarketing.fr was last modified: janvier 5th, 2012 by Yann Gourvennec

2012 : la fin des médias sociaux … tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui

La sélection du jour … et de l’année 2011 est …

L’article sur les médias sociaux publié par mon alter ego de Media Aces Hervé Kabla il y a quelques et jours sur lequel je me dois de revenir aujourd’hui, en ce dernier jour ouvré, pour ce qui me concerne, de l’année 2011. Cette année a été riche en événements pour les médias sociaux, avec notamment la sortie de notre ouvrage « les médias sociaux expliqués mon boss ». Plus de 2000 exemplaires plus loin, dont la plupart vendus par bouche-à-oreille, l’importance prise par les médias sociaux en entreprise n’est plus à démontrer. Mais voilà, les choses évoluent vite dans ce monde cybernétique.

parvis

[photo Yann Gourvennec – http://bit.ly/picasayann]

D’une part, le marché a mûri. Cinq ans après nos premières expériences sur les médias sociaux en entreprise, ceux-ci ne peuvent plus être considérés aujourd’hui comme une innovation. Des trois phases décrites dans notre ouvrage (déclenchement, développement, structuration), c’est cette phase de structuration qui désormais nous occupe à temps plein. Et la crise va passer par là ! L’année 2012 porte en elle tous les prémices d’une annus horribilis pour reprendre les mots du souverain britannique lors d’une autre période difficile. Il n’est pas besoin d’être futurologue pour savoir que les budgets vont souffrir l’année prochaine. D’ailleurs, c’est déjà le cas avant même qu’elle ait commencé

2012 va donc être une année de retour aux fondamentaux. Se recentrer sur les choses les plus utiles, supprimer celles les plus coûteuses, en argent et en ressources, optimiser les équipes et les actions, recentrer l’activité Web et e-marketing autour du bon vieux site Web, qui n’en déplaise à certains est loin d’être mort, et n’a pas fini de se développer et de se transformer. Le véritable enjeu de 2012 est là ! Dans la socialisation des sites Web, dans la consolidation des activités, dans le recentrage et la productivité, dans les enjeux de la mobilité aussi, loin d’être réductibles aux simples applications mobiles. Pour ma part, je n’ai pas attendu 2012 avec mon équipe pour préparer cela  car depuis plus de six mois nous travaillons sur notre usine à sites qui va nous permettre d’optimiser notre performance sur le Web. Les médias sociaux font partie intégrante de ce recentrage nécessaire qui de toute façon nous sera imposé.

Mais ce n’est pas tout ! Quand je commençais mes cours sur ce qu’on appelait à l’époque Web 2.0 à l’école supérieure de gestion de Paris et à Dauphine en 2007, j’évoquais déjà la possibilité d’une bulle dans le domaine du Web social. La question qui se posait à l’époque était celle-ci : sommes-nous dans une bulle marketing ou dans une bulle financière ? La réponse était que nous étions dans une bulle marketing, empreinte d’exagérations, en même temps que nous étions dans une vague de créativité et d’innovation très importante, et que cette innovation et cette créativité s’exerçaient avec de très faibles moyens financiers. L’évolution de la situation en a décidé autrement, avec des cotations (foursquare et Facebook notamment) qui deviennent très largement surévaluées, voire qui sont sanctionnées immédiatement par les marchés comme dans le cas de Groupon. Et passons sur les mirages de la publicité. Nous les connaissons depuis longtemps, tout cela a été vécu déjà par les anciens, il faut aussi écouter les bons oracles comme Martin Sorrell, le patron de WPP. Il ne faudrait pas croire qu’on peut faire de l’argent avec tout ; c’est d’ailleurs rassurant, quelque part, de connaître des endroits où les marques soient juste invitées et doivent jouer avec des règles qui ne sont pas fixées par elles. Il y a bien assez d’autres endroits où nous pouvons faire du commerce, en toute éthique, et toute transparence pour ne pas aller les chercher ailleurs.

Cela veut-il dire que les médias sociaux vont disparaître ? En aucun cas et bien au contraire ! À toute phase de bulle, succède une autre de correction, salutaire, qui permet à la réalité de reprendre ses droits. Ceux qui auront réussi à s’inscrire dans la durée des médias sociaux et de l’entreprise, et qui auront à la manière de ce que décrit Bob Pearson dans Pre-commerce, réussi à faire le lien entre médias sociaux et le reste du business, non seulement seront encore là demain, mais auront réussi à prendre des places dominantes sur un marché de la e-réputation et du bouche à oreille de plus en plus encombré.

Ceci étant dit, il ne fait aucun doute que, comme le souligne Hervé dans son article, cette question de l’exagération autour du domaine du Web social sera une question centrale de 2012 dans la sphère économique, et notamment dans le cadre de notre association Media Aces Nul doute, que des débats passionnants vont naître autour de cela et que nous saurons ensemble, encore une fois, ré-inventer le Web de demain qui plus que jamais, sera collaboratif.

2012, la fin des médias sociaux ? | Le Cercle Les Echos

2012 sera une année d’élections, c’est certain ; une année de J.O., sans aucun doute ; une année de crise de plus, très probablement. Mais sera-t-elle la dernière année où l’on parlera des médias sociaux ? Après une croissance phénoménale durant les cinq dernières années, les médias sociaux pourraient en effet disparaître aussi vite qu’ils sont apparus.

C’est du moins le bruit qui court dans certains milieux concernés par ce type d’outil. Crainte existentielle exagérée ou véritable signal d’alerte pour les experts des médias sociaux, voici quelques pistes de réflexion pour bien comprendre de quoi il s’agit. Quatre phénomènes menacent en effet la pérennité des médias sociaux : l’explosion exponentielle des contenus, la saturation des utilisateurs, l’évolution des interfaces et la banalisation du web conversationnel.

via 2012, la fin des médias sociaux ? | Le Cercle Les Echos

2012 : la fin des médias sociaux … tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui was last modified: janvier 3rd, 2012 by Yann Gourvennec