Le marketing mobile décolle enfin

Un taux de pénétration de plus de 80% de la population française, une consommation libérée des contraintes de temps et de lieux , une interactivité poussée, des fonctionnalités de personnalisation innovantes… Un seul média est aujourd’hui capable de garantir aux annonceurs de telles performances : le Téléphone Mobile.

Rien d’étonnant donc à ce que ce que le marché de la publicité sur mobile soit devenu, au cours des derniers mois, un objet d’intérêt et de convoitises pour les principaux acteurs de l’Internet (Google, Yahoo, Microsoft), les  constructeurs (Apple, Nokia) et les grandes Agences de Publicité (Publicis, Euro RSCG). Tous parient sur le succès du mobile comme nouveau support de diffusion pour les prochaines années.

Du coté des annonceurs, en revanche, on observe encore méfiance et scepticisme à l’égard de ce nouveau moyen de communication dont on maîtrise mal les contraintes techniques et dont on ne perçoit pas toujours les bénéfices. En France, selon une étude TNS Media Intelligence, la marché du marketing mobile représente seulement 0,03% des revenus publicitaires pluri média générés en 2006 (autant dire une goutte d’eau dans l’océan).

Cependant, l’exemple convainquant donné au cours des derniers mois par quelques grandes marques devrait inciter plus d’annonceurs à  profiter à l’avenir des bonnes pratiques observées, à tenter l’expérience et à intégrer le mobile dans leurs plans médias.

Pour en savoir plus et découvrir de nombreuses applications de marketing mobile lire « Publicité et marketing sur le mobile: un marché prometteur« 

Le marketing mobile décolle enfin was last modified: juillet 17th, 2007 by biger

l’événement e-commerce 2007 à ne pas rater

ecommerce 2007

ebusiness info

Voilà l’événement de l’année sur le e-commerce. Il a lieu les 11, 12 et 13 septembre 2007, et je ne vais pas le rater. Alors faites comme moi, cliquez sur la bannière ci-dessus et inscrivez-vous, c’est gratuit.

Présentation du salon (texte des organisateurs) :

E-Commerce Paris 2007: partagez la fête de la croissance!  En 50 ans, la distribution n’a connu que deux vraies révolutions : l’hypermarché (1963) et le commerce électronique. Cette seconde vague n’a que 10 ans. Ce sera l’affaire d’une génération. Venez partager cette croissance : 300 exposants, plus de 150 conférences pendant 3 jours : La 4eme « Convention E-Commerce Paris 2007 » sera l’un des plus gros événements sur le E-Commerce en Europe cette année.


l’événement e-commerce 2007 à ne pas rater was last modified: juillet 11th, 2007 by Yann Gourvennec

Quand marques et consommateurs coopèrent

Les marques l’ont bien compris : les consommateurs ont désormais leur mot à dire dans leur stratégie marketing ! Nous sommes incontestablement dans l’ère du ‘customer made‘, c’est-à-dire ‘d’un consommateur co-créateur de la marque‘. Je vous propose donc de décrypter les outils dont disposent les marques pour impliquer le consommateur dans le processus d’innovation – et d’analyser la pertinence d’une telle stratégie!

  • Zoom sur les outils d’une stratégie de ‘Customer driven innovation’ :

3dswymLe dernier en date, 3D SWYM (see what you mean in 3D) a été lancé le 28 Juin 2007 par Publicis et Dassaut System. Sa vocation : révolutionner le marketing et le monde du test-consommateur.Le concept : il s’agit d’une plate-forme virtuelle collaborative dédiée au marketing qui permettra aux marques de solliciter les internautes et de les associer à la conception de produits… L’agence X-Prime et Henri Kaufman en ont récemment fait le relais sur leurs blogs respectifs. 3D SWYM souhaite s’inscrire dans l’esprit du ‘Consumer Empowerment’, et permet en ce sens au consommateur de ne plus être ‘testeur’ mais de participer activement au process d’innovation. Néanmoins, le Blog et Second Life – les outils par excellence du Web 2.0 – en sont totalement absents !!

Dans cette optique, Procter & Gamble a fait le choix de surfer sur la vague de Second life. Le géant de la distribution a mis en place sur Second Life en Novembre 2006 « The Cave » (la grotte), une matrice en 3D reproduisant à l’identique et dans les moindres détails, les supermarchés britanniques Tesco, J.Sainsbury, Asda et Boots qui abritent des dizaines de produits du groupe. Les visiteurs sont invités à explorer les allées à loisir, choisir les produits qui attirent leur attention ou ceux qui leur sont familiers et les mettre dans leur caddie virtuel. Le réalisme est poussé à l’extrême puisqu’il est possible de lire l’étiquette du produit avant de l’acheter afin de s’informer sur ses qualités nutritionnelles et sa date de péremption.

Le Home Use Blog annoncé lors du Semo de Novembre 2006 conçoit quant à lui le blog comme outil de recueil d’information dans les protocoles de tests d’innovation. Le concept peut se définir ainsi : ‘Test en usage réel par une communauté de bloggers’. Cet outil a été adopté par Danone et a pour mérite de laisser le consommateur s’approprier l’innovation. L’accent est porté sur l’usage réel que les consommateurs font de l’innovation en devenir.

  • Dépasser l’effet de mode :

Depuis deux ans à présent vouloir associer le consommateur à l’innovation devient une véritable stratégie à la mode. Au delà de la tendance, il faut savoir trouver un juste milieu pour une collaboration qui débouchera vers un produit répondant aux réelles attentes des consommateurs tout en ayant une avance sur l’opinion.

Donner tous les pouvoirs au consommateur de même qu’ignorer ses critiques et suggestions -serait un tors. Il faut savoir faire preuve de créativité et intégrer les remontées d’information par tous les canaux de communication qui relient la marque au consommateur : d’internet au simple courrier manuscrit en passant par les linéaires.

L’article de Mycustomer.com qui s’interroge sur la pertinence des co-créations marques/consommateurs vous permettra de prolonger la discussion.

Quand marques et consommateurs coopèrent was last modified: juillet 9th, 2007 by christelle

L’innovation en marketing

Voici ma première note sur ce blog. Yann, pour l’occasion, m’a demandé de publier une petite partie de mon livre qui traite de l’innovation en marketing. La voici donc.

Selon Peter Fisk, auteur du best-seller Marketing Genius, les grandes marques d’aujourd’hui ont beaucoup à apprendre d’Einstein et Picasso. Le premier, commençant par la rigueur mathématique pour ensuite introduire la créativité, est arrivé aux résultats que l’on sait. L’autre, généralement pris pour un fou, utilisant sa vie entière pour « apprendre à dessiner comme un enfant », montre ainsi aux chefs marketing la voie à suivre.

En fait, les grandes marques ont déjà commencé à penser différemment, à se démarquer, à être innovatrice : Nike ou Zara, tout comme Apple et son iPod et MySpace pour leur service de « social networking », sont des exemples souvent repris aujourd’hui pour illustrer l’innovation.

En marketing, il faut savoir écouter les clients tout en observant leur créativité autour du produit, mais pas uniquement. Ces informations externes doivent ensuite être mixées avec la rigueur des analyses internes et la volonté entrepreneuriale de l’entreprise qui conduit la stratégie globale. Le génie « c’est de voir les choses différemment pour ensuite avoir la foi de faire les choses différemment. »

En commerce, le génie réside dans la capacité à prendre en compte les nouveautés du marché: combiner les données internes et externes, les attentes des clients et des actionnaires, la créativité et l’analyse rigoureuse.

Pour revenir à Einstein et Picasso, ils représentent à eux deux une seule partie de nous : notre cerveau, découpé en deux hémisphères, soit le côté gauche (Einstein, l’analyste) et le droit (Picasso, l’artiste). Trop souvent, nous nous concentrons uniquement sur le cerveau gauche, laissant de côté tout esprit d’innovation et d’imagination.

Nous avons besoin d’utiliser les deux côtés, pour avoir une vision beaucoup plus large de l’offre qui pourrait être faite aux clients, car pour satisfaire leurs besoins, il faut leur proposer une vraie valeur ajoutée. Il s’agit, en même temps, de l’unique moyen de transmettre un retour sur investissement irréprochable aux actionnaires et à l’entreprise, ce qui lui permettra de croître, de proposer de nouveaux produits, d’engager du personnel supplémentaire, de trouver de nouveaux marchés…

Les interactions fondamentales entre l’interne et l’externe

Trop d’entreprises sont seulement focalisées sur la partie interne de leur business : elles développent des produits qu’elles mettent en vente et prévoient le prochain produit. Elles essaient de limiter les coûts, automatisent leurs processus et analysent leurs chiffres. Et les clients ? Est-ce que, de cette manière, elles ne risquent pas de louper ce qui importe le plus, à savoir la satisfaction clients ?

Kodak, par exemple, qui est resté pendant des décennies le leader incontesté de la photographie – bien meilleur que Fujifilm ou Agfa – a vu, quasiment du jour au lendemain, son marché disparaître au profit de la photographie numérique. 10 ans plus tard, Kodak ne sait toujours pas bien où elle se trouve (quel marché, quels clients ?). La clientèle a convergé vers le numérique, faisant des débouchés séparés qu’étaient les appareils, les films, les développements, les impressions un seul et unique marché accessible en quasiment un seul appareil. Sony, Dell ou HP sont alors devenus des noms importants sur le marché de la photo, alors que ces compagnies ne faisaient même pas partie des concurrents potentiels dans les radars de Kodak, jusqu’au jour où il était trop tard ! Les appareils proviennent de Sony ou HP, les images stockées sur des disques durs, partagées par e-mail, imprimées chez soi sur du matériel Canon ou envoyées dans des laboratoires dont nous ne connaissons même pas le nom, au travers de services comme Yahoo ! ou PostMail (en Suisse). Kodak a essayé de se débattre dans cette tourmente, mais toujours sans succès, avec les appareils photos Kodak, le Kodak Wallet online, les imprimantes Kodak ou encore les Kodak Print kiosks. Leur USP est dans la photographie, mais ni leur présent ni leur futur n’est vraiment net !

Veiller son marché est donc une tâche ardue. Ardue mais primordiale. Facilys cite souvent l’exemple du succès Suisse de la Migros, avec ses produits M-Budget, qui ne sont en fait qu’une adaptation d’un modèle de vente découvert, il me semble, en Australie et extrêmement bien exploité par le géant orange.

Les plus grandes opportunités se découvrent en dehors de l’entreprise. Il y a une vie autour de la marque. Il y a des gens qui pensent jour et nuit aux possibilités d’innovation, dans votre dos. Il y a des entreprises qui osent et qui, un jour où l’autre, sortent de l’obsession du court terme, de la peur de l’inconnu, du statu quo, de l’inertie ou simplement de la paresse. Il faut le savoir le jour même, voire quelque temps avant, pour pouvoir agir en conséquence. L’information est primordiale dans le commerce. Celui qui possède l’information possède le pouvoir. Ne pas avoir l’information au bon moment oblige à la réaction (et il est déjà trop tard), celui qui possède l’information peut agir et proposer mieux à ses clients. Il y a des informations qui viennent de l’interne, mais le véritable challenge repose sur les informations qui viennent de l’externe (écoute du client).

Les informations obtenues du marché devraient être le point de départ de toute stratégie d’entreprise, plutôt qu’une conséquence. Si Kodak avait vu venir le vent du numérique, est-ce qu’elle se trouverait aujourd’hui dans une position si inconfortable, face à des concurrents qui n’ont pas 10% de leur expérience dans le domaine de la photographie ? Ce monde a changé, eux pas. Trop tard !

La pensée « marché » devrait être au coeur du processus de décision. Toujours.

Apple a observé le marché de la musique qui petit à petit, se défragmentait et devenait un vrai chaos. Les formats musicaux eux-mêmes évoluaient – du CD vers le MP3 – sans parler des anciens modes de lecture (cassette ou MiniDisc) qui disparaissaient. Leurs observations leur a aussi permis de constater qu’il y avait sur le marché des modèles préexistants : le baladeur ou walkman et les programmes de téléchargement de musique (illégaux). De ces observations naquirent le iPod (hardware) et iTunes (software), composant une offre musicale complète, redéfinissant par la même occasion le Business Model de l’industrie.

Les besoins

Dans le monde occidental, les clients, nous, avons déjà tout ce dont nous avons besoin. Les marketiciens doivent, par conséquent, agir de manière plus intelligente pour comprendre ce que le client aimerait avoir, plutôt que de se contenter de satisfaire leurs besoins de base, comme l’avait défini Maslow dans sa fameuse pyramide éponyme.

Cette pyramide est utile en marketing, où elle permet de positionner un produit. Son aspect logique y a sans doute un effet rassurant. Il ne s’agit pourtant que d’une ébauche de méthodologie, qu’il faut adapter à l’environnement étudié.

Nous n’en sommes plus à la vieille accusation de savoir si oui ou non les marketiciens « veulent nous vendre ce que nous ne voulons pas », mais plutôt de trouver des solutions aux problèmes des clients ou améliorer leurs vies. De grosses opportunités sont déjà visibles :

  • Aliments « santé », conseils de bien-être,
  • Solutions de communications convergentes et compatibles,
  • Produits éthiques et écologiques,
  • Offres pour les personnes de 55 ans et plus et les babyboomers,
  • Alternative « low-cost » pour les groupes à revenus plus bas,
  • Pratiques de travail plus flexibles, collaboratives, virtuelles, …

A ce sujet, il ne faut pas non plus perdre de vue l’émergence des pays comme le Brésil, l’Inde, la Chine ou la Russie. Peut-on simplement leur imposer nos produits occidentaux ou faut-il quand même un peu d’imagination et d’innovation pour leur proposer des produits plus adaptés à leurs cultures et leurs traditions ?

Information et marchés

Les clients sont plus informés et moins tolérants que ceux de hier. Ils ne passent plus dans un segment marketing (ils peuvent très bien rouler en Jaguar et faire leurs courses à la Migros en achetant du M-Budget) et ne sont plus forcément fidèles à une marque « pour toujours ». Ils cherchent maintenant des marques (des compagnies, des produits et les gens qui les représentent) en qui ils peuvent avoir confiance et sur qui se reposer dans un monde où tout change si vite.

La grosse différence vient de l’interaction entre clients. La communication est devenue beaucoup plus simple. Tout peut se savoir en très peu de temps. Un client déçu à Genève pourra le dire sur internet et un autre, préparant un achat à Paris, pourra être informé du problème et le soumettre à son vendeur (qui devra pouvoir répondre de manière loyale, franche et précise, faut de quoi il risque bien de perdre sa vente). Le client à Lausanne qui verra la remarque du genevois pourra, lui, sans rien dire à personne, changer de marque pour éviter les désagréments dont il vient de prendre connaissance sur internet.

L’autre grosse différence vient du fait que l’on ne doit plus parler de segment marketing (bien que tout le monde ne soit pas d’accord sur ce sujet), mais de communauté de clients, qui communiquent entre eux. Mieux vaut, par conséquent, entrer dans leurs discussions et essayer de les comprendre et de leur fournir ce qu’ils veulent, plutôt que de les ignorer et passer à côtés d’opportunités soit pour les garder comme clients, soit pour améliorer les produits et services proposés.

L’innovation en marketing was last modified: juin 28th, 2007 by olivierb

les outils 2.0 des experts du 2.0

le Web 2.0 Dans ce billet la liste des services 2.0 que j’utilise. Cette liste fait suite à la demande d’Estelle Schomann, elle a pour but de permettre une synthèse des outils du web 2.0 les plus utilisés par les blogueurs. Cette liste des services 2.0 utilisés a été lancée par Jacques Froissant d’Altaïde.
C’est Estelle Schomann, qui sur son blog « pour tout savoir sur les liens sponsorisés » a fait passer le relais à Thierry Debarnot, donc voici ma liste des services 2.0 que j’utilise :

Pour communiquer

  • Gmail
  • mais surtout en relais vers l’excellent
  • Yahoo mail (le nouveau, tout en Ajax, stockage illimité)
  • Skype (surtout pour le chat)
  • Twitter (surtout dans le sens réception avec Jérôme Delacroix)

Pour m’informer et veiller

Pour gérer mes flux rss :

Pour gérer mon réseau

Pour les photos et videos

Pour l’audience des sites

Pour blogguer :

Pour se détendre :

  • Pandora (snif maintenant interdit en France ( – je recopie sur Thierry car je suis d’accord)

Voici la règle du jeu :

  • Faire une note sur son blog reprenant votre propose liste et l’usage que vous en faites
  • La signaler dans les commentaires sur cette note du blog Altaide
  • Proposer à trois de vos relations de faire la même chose
  • Nous compilerons ensuite les résultats pour publier la liste des services les plus utilisés (sous entendu ceux dont vous vous servez réellement)

Relais passé à Yves Duron, Jérôme Delacroix, Denis Failly

les outils 2.0 des experts du 2.0 was last modified: juin 26th, 2007 by Yann Gourvennec