4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision

Jean-Michel Franco, Business & DécisionsLe 16 octobre j’ai assisté à une conférence organisée par information builders au Shangri la de Paris intitulée : « Les nouveaux enjeux de l’EIM, MDM et big data, l’association gagnante ».  Même si le titre est un peu abscons, et requiert lui-même un peu de data mining, le contenu allait au-delà de mes espérances avec une présentation très intéressante de Jean-Michel Franco (photo), Directeur de l’innovation chez Business & décision. Et je peux dire qu’enfin j’ai tout compris, ou presque,au big data, au vrai big data, pas aux incantations aux dieux de la mode, mais à la description d’une vraie révolution au sein des entreprises et des directions marketing qui n’a pas fini de créer des remous dans les organisations et les méthodologies. Voici mon compte-rendu :

Business et décision, contexte

Business et décision est une société de services numériques (nouveau nom des SSII) forte de 2500 collaborateurs dont la moitié est située en France. La moitié des effectifs français est en région. La société est présente sur 16 pays, et dispose de 17 agences régionales en France. Les 3 spécialités du cabinet sont le business intelligence (BI), le CRM et le e-business. Ils font aussi de l’EIM (Enterprise Information Management : ou informatique décisionnelle) et du conseil et auraient été placés par Gartner dans le magic quadrant du CRM (NDLR: source non trouvée), preuve de leur expertise.

MDM (Gestion des données de référence)

Le MDM, ou Master Data Management est la discipline dédiée aux données cœur de l’entreprise, celles qui vont servir à son système d’information. Les données clients, produits, ventes etc… Bref les données dures, celles qui sont structurées, maîtrisées (enfin plus ou moins, il y a encore du travail dans nombre d’entreprises pour que les fichiers clients soient exploitables et propres), par opposition aux données non structurées, dont les plus emblématiques sont celles issues des médias sociaux. C’est la rencontre de ces deux types de données, sur le plan de la donnée seul, qui donne naissance à cette nouvelle dynamique des big data.

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Jean Michel Franco de Business & Decision

MDM et big data sont aussi un sujet de spécialisation et d’avenir pour B&D a indiqué monsieur Franco : 50 personnes en France sont déjà dédiées à ces sujets au sein du cabinet et 80 dans le monde. La société est aussi animatrice d’un veille technologique avec l’animation des matinales du MDM dont la 5e édition a eu lieu récemment. “La Méthodologie de mise en œuvre du MDM n’est pas facile” a dit Jean Michel Franco : “elle nécessite de la transversalité et des méthodes agiles et des références dans tous les secteurs de ce domaine”.

Quels sont les enjeux de l’EIM en 2013 ?

Pour expliquer ces e,jeux, M. Franco a pris l’analogie d’Amazon : “Amazon, on en parle depuis 15 ans comme un vendeur de livre et aujourd’hui c’est la marque préférée des français. Tous les secteurs sont dans le domaine d’Amazon aujourd’hui et ils pèsent 61 milliards de $ (2012). Alors voici quelques métriques en rapport avec Amazon :

  • 1/2 seconde gagnée sur le temps de conclusion d’une vente équivaut à 1% du ÇA chez Amazon ;
  • On y reconnaît immédiatement le client et ils ont inventé le one click ™ : celui-ci est estimé à environ 20% du CA en plus. Cette connaissance client se traduit concrètement dans le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  • Le catalogue : c’est le principe de la longue traîne donc ils ont étendu la gamme et ils ont même intégré une marketplace et amazon est garant d’amener le produit chez vous. La marketplace c’est 25% ou 30% du CA rien que par le fait qu’ils soient capables de référencer tout ;
  • Valoriser l’écosystème : amazon vous amène de la confiance sur son écosystème. Le e-commerce est un marché qui a changé, ce n’est plus de la logistique. La différence se fait sur les informations additionnelles qu’Amazon est capable de gérer et de croiser ;
  • L’information était du pouvoir maintenant elle est partagée et c’est de la valeur pour l’entreprise.

L’information est devenue ouverte : elle représente la valeur

Surtout, il y a un changement de mentalité entre information ouverte et fermée : “dans les cabinets de conseil il y a une culture du secret et la volonté de cacher les consultants alors qu’avec LinkedIn tout est ouvert il n’y a plus rien à cacher” a défendu M. Franco. “Dans l’hôtellerie on avait de beaux sites web, mais maintenant on va sur trip Advisor car c’est sur l’information ouverte que s’est déplacée la valeur”.  Les projets MDM sont tous soumis aux enjeux métiers (si on est en rupture de stock pas exemple, comment faire apparaître le produit néanmoins et livrer vite ?) Il y a des projets de fusion et acquisition, de reconfiguration de marques, de désimbrication de SI (au moment ou des entreprises se séparent), et d’entreprises étendues.  Tout cela change la donne … et la donnée !

Redonner le pouvoir aux utilisateurs : sans perdre le contrôle

“L’enjeu dans les entreprises c’est un changement entre intégration de données en silos gérées en central par l’informatique, très maitrisées avec les utilisateurs cantonnés dans un rôle d’utilisation qui crée des conflits et des frustrations (tout le monde se rejette la faute de la non mise à jour de la BDD clients)” à un monde où la donnée est mise en commun pour créer de la valeur. “L’enjeu c’est que les métiers prennent la main sur la définition des besoins et réclament un catalogue de services pour pouvoir croiser des données” a ajouté JM Franco : “l’informatique doit continuer à accompagner les utilisateurs et il n’est pas question de faire tout ça sans contrôle mais il faut redonner l’émouvoir aux utilisateurs”.

Les données de référence : bien mais pas suffisant !

Un master data c’est une donnée commune au référentiel de l’entreprise, partagée par plusieurs entités de l’entreprise. Le MDM c’est la mécanique, technologique et humaine pour mettre ces projets en route. A peu près 1/3 des données sont des référentiels (clients et produits), puis les choses, puis les lieux (3% seulement aujourd’hui de données mais on peut s’attendre à un décollage dans ce domaine)

Mais le MDM ne suffit pas, car gérer les référentiels c’est bien, mais ça n’est pas assez. La qualité des données est liée à leur gouvernance, à leur maintenance par les utilisateurs, au “lifecycle management” de ces données et à leur stockage temps réel dans l’entreprise et enfin, il faut savoir comment on va mettre la donnée à disposition des utilisateurs, à la manière d’Amazon. 

Les 4 grands types de données dont certaines amenées par le big data 

  • Les métadonnées (qui servent à décrire d’autres données : exemple la date de sa production, les coordonnées GPS, les données EXIF d’une photo etc.) ;
  • Données transactionnelles qui résultent de l’achat en ligne ou non ;
  • Données référentielles : qui sont propres à décrire les assets de l’entreprise, ses produits, ses prix, etc.
  • Enfin les données décisionnelles qui vont se référer aux segments, aux clients, aux codes qui permettent de qualifier, segmenter, analyser, requêter sur les clients, les produits, les régions, les vendeurs etc.

Comment ça se met en place ? il y a 3 étapes !

  • phase de cadrage : est-ce que j’ai une plateforme, comment je gère mes dictionnaires de données. On analyse les différentes technologies et on en définit le hub de données ;
  • définition de l’organisation : sur chacun des métiers il va falloir responsabiliser les métiers responsables, comment on partage ces responsabilités. C’est ce qu’on appelle le “stewardship” (qui gère ?) et le “ownership” (qui est responsable ?)
  • Enfin la méthodologie de projet itérative pour la mise en œuvre proprement dite

Et le big data dans tout ça ?

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M Franco n’y va pas par quatre chemins : “c’est un peu fumeux donc je propose une définition et pourquoi on en arrive là (voir le slide ci-dessus). On explique ça avec le 4v.” Je n’y reviens pas, il suffit de voir cet autre article.

On peut décrire l’évolution des données ainsi :

  1. En 1950, démarrage des systèmes de données
  2. En 1960 le système Sabre est inventé qui n’est pas seulement un système de réservation aériennes mais aussi un Système de pricing, qui a préfiguré les systèmes d’aujourd’hui .. On en est encore au MB
  3. En 1970 Fedex trace ses colis
  4. Dans les années 1980 Citicorp fait monter les bases au GB
  5. Dans les années 1990 on atteint les TB avec Walmart
  6. Puis les PB avec Google dans les années 2000
  7. Et en 2010 Facebook fait monter les données à des centaines de PB

“On est obligé de subir cette inflation de données” a conclu M. Franco

“Le big data c’est la longue traîne appliquée à notre métier” a-t-il ajouté. La FNAC vend surtout les best sellers. Amazon a eu une logique différente. Ils vendent beaucoup de livres en peu d’exemplaires. Le e-commerce a permis de faire baisser le coût de gestion des références et ils ont étendu leur assortiment aux livres qu’ils n’ont pas en stock, puis ils ont tout dématérialisé. Leur catalogue est quasi infini. Le processus marche bien, le big data permet de changer de braquet. Le client a besoin de temps réel, et ça permet des s’intéresser à de nouveaux types de données et notamment des données non structurées.

Mais il n’y a pas qu’Amazon, donc M. Franco nous a cité 4 exemples emblématiques des entreprises de tous les jours :

4 exemples de longue traîne appliqué à la data

  1. Sears : veulent aller plus loin que le stockage des bons d’achat et personnaliser les magasins. Leur process de pricing prenait 5 semaines avec des logiques de batch. Ils ne pouvaient pas le faire tourner souvent et impossible de différencier les prix selon les magasins. Ils ont tout descendu sur Hadoop, Le processus, de 5 semaines est tombé à 3 jours ;
  2. Exemple français avec Veolia qui met des capteurs sur les compteurs pour éviter les fuites et les fraudes. Toutes les heures ils ont une vue instantanée sur leur réseau. Ainsi la plupart du temps ça ne sert à rien, mais en cas de problème, ils sont capables d’agir vite et aussi de prévenir le client final et lui permettre d’agir en conséquence.
  3. The climate Corp, est une startup fondée par des anciens de Google et ils proposent des assurances personnalisées et à distance aux agriculteurs, grâce à des capteurs, pour suivre les risques sur une récolte. Pour les sinistres c’est facile aussi, il y a une mesure. Cette Startup a été rachetée près d’un milliard de $ par Monsanto.
  4. Infinity : toujours de l’assurance, ils récupèrent toutes les données de déclaration de fraudes et en déduisent les signes avant-coureurs. Exemple : si vous déclarez que la voiture à brûlé mais il n’y avait rien à l’intérieur, donc cela permet de faire du scoring beaucoup plus précis et sans lancer des enquêtes pour rien car ça coûte cher. 85% des cas transmis au service des enquêtes sont un succès donc il y a un gain rapide de ROI.

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Le Big data ne s’appplique pas qu’au e-commerce et pas seulement aux américains. l’exemple de Veolia est bien parlant

S’organiser pour stocker et analyser les données

Il faut ensuite s’organiser : où je stocke les données, comment je les tague (gouvernance) et comment je les analyse, avec des outils de BI et enfin comment j’agis sur le business en revenant vers les utilisateurs.

C’est pour cela que le MDM et le big data sont des sujets connexes

  • Pourquoi le big data à besoin du MDM : Exemple : la dématérialisation des vœux au Père Noël. A partir d’une lettre on va extraire le contenu, une gestion de la qualité et la réconciliation avec les master data (quoi/quand/où…) et comment la commande peut arriver à temps avant Noël. Si je fais du big data il faut que j’aie le pivot qui permette de donner du sens à mes données même si elles sont totalement non structurées comme dans cet exemple.
  • Pourquoi le MDM à besoin du big data : pour constituer un référentiel complet il faut que je puisse insérer des données d’information clients de toutes les sources structurées et non structurées. C’est ce qui permet d’enrichir la gestion classique des données  et de les réinsérer dans les sites web car c’est là qui se passe et c’st comme ça qu’on trouve le ROI

et demain ?

Les enjeux de demain, selon Forrester c’est la prédiction, comme LinkedIn qui propose des contacts potentiels, dès la première connexion. “Nos applications doivent devenir un coach personnel par rapport aux actions qu’il doit pouvoir faire dans le futur” a conclu, M. Franco. Alors que beaucoup d’industriels en sont encore à se gratter la tête pour savoir ce que big data veut dire, les leaders en sont déjà sur le coup d’après. Tout va très vite dans ce monde de la donnée pléthorique.

4 exemples Concrets du Big Data avec information builders et business & decision was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace

idea-visionary-marketingJ’ai assisté aujourd’hui au lancement du dernier produit d’ami software de mon ami (sans jeu de mots) Alain Beauvieux. Une véritable innovation sur ce marché de la veille où, je m’en suis déjà ouvert souvent, les coûts de la donnée et de l’analyse sont un handicap pour le responsable digital (entre autres personnes intéressées). Ami a repensé complètement son modèle autour du Cloud et certainement la première chose que j’ai trouvée intéressante dans ce modèle en est le coût adaptable mais aussi et surtout le fait qu’ont puisse ouvrir la veille en mixant les mondes réels et virtuels, grâce à une marketplace qui permet à des fournisseurs de données structurées d’amener de la richesse à des tableaux de bord qui ne peuvent plus se limiter aux seuls médias sociaux ; en même temps, dans la veille économique ne peuvent plus les ignorer. Pour une société qui se décrit comme une « société d’ingénieurs » je les trouve assez bons en marketing. Voici donc une vraie innovation à suivre de près, cela faisait longtemps que je n’avais pas du quelque chose d’aussi nouveau sur ce domaine qui commençait sérieusement à tourner en rond autour de Facebook. Voici mon comte-rendu :

Une entreprise née avec le développement de l’Internet

Alain Beauvieux (photo), président d’ami software a débuté la réunion en rappelant son ambition : « on n’est pas nés avec internet mais avec son développement en 2001 et on a développé des produits pour valoriser les informations qui circulent sur le net. Le premier en 2003 puis Ami Enterprise intelligence, probablement la première plateforme d’analyse économique pour construire des tableaux de bord décisionnels » a-t-il expliqué pour restituer l’entreprise dans l’histoire de l’Internet.

“Cette plateforme s’est  imposée comme une référence, comme au ministère de l’économie et des finances avec des centaines d’utilisateurs de milliers de documents” a ajouté Alain. Et cette reconnaissance française a su aussi s’imposer à l’international auprès de grands comptes qui savent acheter. Exemple le CNRS ça dire NSERC malgré la concurrence US.

L’objectif de ce nouveau projet intitulé Ami Cloud Intelligence est de rendre l’outil simple d’accès et ils sont partis d’une feuille blanche et se sont demandé ce qu’il fallait faire ; ils ont sur cette base conçu un cahier des charges en 3 points :

  1. Besoin d’application facile et immédiate du style de l’iPhone car les gens sont habitués à cela et c’est le modèle dont ils ont désiré s’inspirer ;
  2. Les ressources informatiques : le Web est un gigantesque gisement d’information donc il faut sans cesse s’adapter sans limite aux besoin des utilisateurs ;
  3. Un modèle économique entièrement nouveau pour que la facturation soit équitable sans investissement préalable.

3 idées force

Ils se sont appliqué les mêmes lois que celles qu’ils imposent à leurs clients, ils ont fait de l’intelligence économique pour eux-même et en ont déduit 3 idées :

  1. Un concept de marketplace auquel les utilisateurs se sont habitués. Appexchange de salesforce, Google apps marketplace sont les plus connus
  2. Ressources informatiques : les quantités d’information sont gigantesques et ils ont regardé amazon. C’est la plus grande infrastructure disponible. Ils n’ont pas mis leurs données chez eux mais ils ont cherché à comprendre leur capacité d’élasticité. Et ils ont construit un modèle similaire
  3. Ne pas forcer les utilisateurs à investir : c’est une stratégie d’utilisation à la consommation, comme EDF, avec un compteur pour évaluer la consommation. Ils ont hésité sur cette notion de « compteur ». Ici on ne compte pas les kwh mais les DPU (Data processing units) c’est à dire la puissance informatique consommée. Et cela traduit la consommation effective. On ne paie que ce que l’on consomme. « Ce que les autres produits et nous aussi avant proposent c’est l’abonnement à l’utilisateur, un peu surdimensionné au départ et au moment du pic on augmente l’abonnement car ça ne devient pas assez et après on garde l’abonnement. Nous pensons que cette approche est une mauvaise approche commerciale car l’investissement de départ n’est pas négligeable et à partir de là il faut justifier son investissement. Ce qu’on n’a pas avec cette approche et si le système n’est pas utilisé on ne paie rien » a défendu Alain Beauvieux. Ce n’est passe pour autant une innovation neutre : « c’est un investissement en millions d’euros mais il a été fait par ami » a-t-il précisé.

C’est de cette idée qu’est né ami Cloud intelligence, la première Marketplace dédiée à la veille dans le Cloud avec zéro investissement.

C’est un pari ambitieux pour un outil simple d’utilisation et c’est ami qui a pris le risque, en enlevant le risque du client. Le pari c’est la démocratisation des outils qui sont très puissants mais dont le prix est une barrière. Cet investissement a été rendu possible par le soutien des actionnaires d’ami software, car le risque n’est pas nul.

L’activité d’éditeur d’ami se poursuit néanmoins. « Avec une compatibilité 100% avec le Systems Cloud ». Le système installé chez le client peut utiliser les ressources du Cloud intelligence. Des process, des modules, des traitements .. Ex : les collectes sur les sources anglo-saxones qui peuvent se faire par l’extérieur. La nouvelle version ami entreprise intelligence V7 sera disponible en janvier 2014.

Démonstration

Jerome Zamy (à gauche)  Et Maxime Berthelot (à droite) ont ensuite présenté le produit au cours d’une démonstration. La marketplace se présente un peu différemment de ce qu’on a l’habitude de voir sur les smart phones. La logique est la même que celle de l’appexchange de Salesforce.  Les applications sont résidentes sur le serveur et on a juste à demander d’en activer l’accès.

L’application « Buzz tracker » permet la traçabilité des Buzz sur les ‘Médias sociaux et permet de rejouer les Buzz est une de ces applications déjà disponibles. Mais nous avons surtout vu « Smart horizons » qui permet de surveiller les médias sociaux et le web en général. Le tableau de bord est la page d’accueil de d’application : volumes de discussions, qui en parle, comparaison des différents niveaux de bruits selon le produit, Sourcing des sujets par blog en pourcentage (très bien fait) et classification des influenceurs avec un classement des comptes twitter avec la volumétrie de chaque compte. Ce n’est pas là que réside l’originalité de l’application même si elle a l’air bien conçue. On y vient un peu après.

Comment construire un pareil tableau de bord ? Ami accompagne le client et a même plusieurs offres de service d’accompagnement du client. Mais on peut aussi partir d’une feuille blanche de façon très rapide comme l’a démontré Maxime Berthelot. Il y a des connecteurs avec des choix de sources variés, forums, médias, blogs et médias sociaux … On entre ensuite son mot clef et les paramètres de langue… C’est fini ! Ami software s’occupe de tout. Les graphiques se configurent très facilement en faisant glisser des widgets sur le tableau de bord et en les paramétrant.

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l’appstore dans le nuage d’ami software en version 1

Là ou, ami est original c’est que les sources sont variées. « soit je fais appel à un fournisseur de données soit j’utilise un outil plus ou moins compliqué qui finit un peu en boîte noire. Ici, toutes les fonctionnalités sont disponibles » a expliqué maxime Berthelot.

Autre besoin, autre exemple : des personnes dans mon entreprise s’intéressent aux matières premières. Le problème en interne est de mélanger des sources classiques et mélanger ces données à des cotations boursières par exemple. On reste ici dans le périmètre de la donnée structurée. Comme ci dessous dans l’exemple ci-dessous sur le charbon avec une vraie vue 360° où on va mixer des données d’ami avec des données structurées Bloomberg (vraies données client temps réel). Evernote Snapshot 20131017 175729

les données structurées temps réel en accès direct

La grande valeur ajoutée est d’avoir tout au même endroit, c’est un plus très important.

Autre application : On peut accéder à l’application Bloomberg (à condition d’avoir un compte). Il suffit d’activer l’application sur la marketplace, et en quelques clics on va l’activer ; “on peut paramétrer rapidement cette application avec des widgets et avoir toutes les informations au même endroit”. Cette marketplace va s’enrichir au fur et arséniure avec des applications tierces : prochain rendez-vous important, le 16 janvier 2014.

Et pour les top managers qui ne veulent pas s’embarrasser de détails, il y a la possibilité d’accéder à la donnée brute pour ne pas avoir à personnaliser l’interface.

Eric Fourboul patron de la R&D a ensuite présenté la technologie sous-jascente.

“Le Web de 2013 est à des kilomètres du Web de 2003” a expliqué Eric Fourboul en introduction. C’est pourquoi la dimension big data a été une ligne directrice, au-delà du buzz qui est indûment fait autour de ce vocable. Ici, on peut “toucher” le big data, c’est concret. “Ami fait du SaaS depuis 10 ans et c’est beaucoup d’apprentissage” a-t-il poursuivi, et Ami Cloud intelligence est bien le résultat de cette expérience. À partir de Ami Enterprise intelligence en 2005 ils ont adopté le “mode dual” (SaaS ou sur site). “Il y a des sociétés où l’hébergement et interne n’est pas une option. Cela fait partie de l’ADN d’Ami” a insisté Eric Fourboul avant de décrire la base technique de sa solution.

Eric Fourboul en pleine explication

Le chantier a démarré il y a plus de 2 ans et les recherches ont commencé même il y a 4 ans. Les objectifs étaient très ambitieux car les algorithmes ont été boostés et les phases de traitement ont été rendues 10 fois plus rapides, avec une capitalisation des informations 100 fois supérieure. Plusieurs Téra de données sont digérables sur une journée avec une adaptation de la puissance en temps réel. “Quand on parle de big data, on pense immédiatement à la quantité de données mais la variété de ces données est plus importante” a ajouté Eric. “C’est un monde plus ouvert aussi aux fournisseurs de données tierces comme Bloomberg par exemple”, et ici le mot d’ouverture a toute son importance.

Cette ouverture a consisté à rendre compatible le moteur avec l’ensemble des autres acteurs. L’ensemble des workflows utilise hadoop, bien entendu, pour le stockage et le traitement. Ami est aussi pionnier du « map/reduce » qui permet le « text mining » en temps réel et participe même à l’évolution d’hadoop.

Prochain rendez vous le 16 janvier 2014 pour la première annonce de l’élargissement de la marketplace avec 2 applications significatives. Le rendez-vous est pris !

Ami Marie intelligence économique et médias sociaux avec le Cloud et sa Marketplace was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

le livre (et les slides) « La communication digitale expliquée à mon boss » est disponible

book-new-largeC’est le grand jour ! notre nouvel ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss sort aujourd’hui, le 16 octobre 2013. Et ce n’est pas tout, nous vous offrons aussi la collection de planches PowerPoint pour vous aider à le (ou la) convaincre. 9 mois de travail ont été nécessaires à la création de cette somme à laquelle les membres et les amis de l’association Media Aces ont participé afin de donner corps à des anecdotes et des exemples qui permettront à nos fidèles lecteurs de mettre en place ces stratégies sur le terrain. Qui plus est, cette fois-ci nous avons réussi à attirer un hôte de marque pour rédiger la préface, en la personne de Pierre Gattaz, patron des patrons … qui mieux que lui, un véritable convaincu qui plus est, pour expliquer l’importance du digital aux entrepreneurs et patrons d’entreprises. Nous sommes fiers de ce partenariat, ainsi que celui que nous avons avec Frenchweb.fr, et Scoop.it qui nous aident à diffuser la bonne parole. Voici la présentation du livre, de ses planches PowerPoint et le lien vers la plateforme d’achat de l’éditeur Kawa.

LA COMMUNICATION DIGITALE EXPLIQUEE A MON BOSS (2013)

En 2013, le « digital » s’est déjà répandu dans des entreprises du monde entier ; pourtant, la maîtrise de son langage et de son alchimie, mélange de savoir-faire stratégique, de communication, de création (et de co-création) de contenus, de marketing du bouche-à-oreille, de maîtrise d’ouvrage, de conduite du changement et de vision technologique, reste un mystère pour beaucoup. Ce livre a pour objectif d’aider les décideurs à remporter le défi de ce Web en constante évolution, sans cesse plus global (ou « glocal »), plus social, plus mobile et de plus en plus lié au cœur de métier de l’entreprise. Cet ouvrage prolonge, en outre, « Les médias sociaux expliqués à mon boss », en élargissant la thématique, et en donnant une large place aux médias sociaux en tant qu’un des éléments fondamentaux d’un mix marketing digital :

1/ Importance du digital, historique, caractéristiques et évolution :

le digital est plus qu’une mode, c’est une véritable tendance de fond qui bouleverse nos économies, refonde nos entreprises, redéfinit les règles du jeu de la communication.

2/ Le contenu au coeur de votre stratégie de communication digitale :

« le contenu est roi » est un euphémisme. Toute stratégie de communication digitale se base sur cette matière première et vise à l’utiliser de façon originale.

3/ Développer sa communication digitale :

créer du contenu est fondamental, mais ne suffit pas. Ce chapitre vous montrera comment développer votre communication digitale efficacement.

4/ Structurer sa communication digitale :

créer un site Web ou un blog est facile, conduire le changement dans une entreprise, mener sa gouvernance, faire évoluer les compétences est plus délicat.

5/ Pour ceux qui auraient raté la révolution digitale :

si vous vous demandez encore si le digital peut faire quelque chose pour vous et votre entreprise, surtout si vous êtes une PME, alors ce chapitre est fait pour vous. Sinon, vous y trouverez des arguments solides pour convaincre vos collègues.

Un guide pratique de la mise en œuvre de la stratégie digitale en entreprise par MEDIA ACES !

Avec 28 schémas téléchargeables gratuitement pour expliquer la communication digitale à mon boss

Pierre-Philippe Cormeraie, Directeur de l’Innovation BPCE, Blogueur depuis 2006, @PPC sur Twitter

« Si vous avez acheté ce livre, vous devriez vous le faire rembourser ! » « Non par les auteurs ou l’éditeur de cet ouvrage, mais par votre entreprise. Pourquoi ? Parce que vous avez entre les mains l’ouvrage qui va vous permettre, de manière très concrète, de contribuer significativement à la réussite de votre entreprise en matière de communication digitale ».

Dominique Delport, Global Managing Director de Havas Média Group et Président Havas Média France

« Merci aux auteurs de ce livre de faciliter avec pugnacité ce difficile et indispensable transfert de connaissance. Vous l’avez compris, le digital, c’est l’air que l’on respire, omniprésent et indispensable. Je ne doute pas que cet ouvrage vous ait apporté une vraie bouffée d’oxygène et d’optimisme. C’est pour ma part ce que j’essaie de transmettre dans toutes les organisations que j’ai dirigées, comme Yann Gourvennec et Hervé Kabla dans leurs travaux ».

Avec des contributions de : (Par ordre alphabétique)

Hervé Bloch, Arnaud Bouchard, Frédéric Canevet, Olivier Cimelière, Jérôme Deiss, Denis Fages, Alban Fournier, Bruno Fridlansky, Jacques Froissant, Jean-Marc Goachet, Sarah Goodall, Catherine Headley, Natacha Heurtault, Cynthia Kari, Mohamed Khodja, Franck La Pinta, Stéphane Lapeyrade, François Laurent, Daniel Laury, David Parkinson, François Pitavy, Serge-Henri Saint-Michel, Thierry Spencer, Michael Tartar, Marina Tymen, Pierre Vallet

Les illustrations, et notamment notre superbe “boss”, sont de Mathias Bergeaud

Préface de Pierre Gattaz, président du MEDEF

voir ci-dessous les schémas du livre, en téléchargement gratuit et libre (creative commons)

le livre (et les slides) « La communication digitale expliquée à mon boss » est disponible was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

« autant de différences entre mobile et internet qu’entre Tv et radio » – Benoît Corbin (MMAF)

exclamation-smallLa semaine dernière s’est tenu le 4ème Social Drinkup d’Adobe, un événement qui est vite devenu un de mes préférés, tant la qualité des intervenants est grande. Cette dernière édition n’a pas dérogé à la règle, loin de là, et le sujet du Marketing mobile s’est révélé, sans surprise, passionnant. Surtout, j’ai aimé la présentation de Benoît Corbin, à contre courant des idées reçues et Dieu sait qu’il y en a dans ce domaine ! Le marketing mobile est un sujet à la mode, et qui plus est, un sujet souvent traité dans ces colonnes et depuis fort longtemps. Ce qui est amusant avec ce thème, ou à tout le moins qui prête à réflexion, c’est que les poncifs sont souvent servis, mais qu’ils n’ont pas beaucoup de rapport à la réalité. Le Graal recherché par les annonceurs, les éditeurs et les fournisseurs de technologie est le display sur mobile, mais la réalité se trouve dans le Search et le SMS (Sic!). Le mobile est présenté comme un outil de “geo-fencing” mais son utilisation principale est à la maison. La montée des tablettes est souvent vue comme le signe avant-coureur du fait que les PC sont morts, et pourtant, selon une étude de Deloitte, ce sont surtout les seniors qui privilégient la tablette au détriment des écrans plus grands, qui ont toujours la faveur des plus jeunes… Allez comprendre ! Le marketing mobile est un lieu de fantasmes pour marketeurs en mal d’hyper ciblage mais la réalité est ailleurs. Préparez-vous à ce que le renouveau de Google passe par là … ils ont compris ce mouvement il y a bien longtemps et ont même acheté un fabricant de matériel. Plongeons dans cet univers en deux parties, d’abord avec Jacinthe Busson et Benoît Corbin, puis avec Yves Tyrode dans une autre présentation, dédiée aux applications mobiles.

 

Jacinthe Busson de Kontest au micro, devant Benoît Corbin (centre) et mon ami Olivier Saint Léger de Neuromass (co-organisateur)

Jacinthe Busson (Agence kontest et Co-organisatrice de l’événement) a introduit la soirée en présentant un état des lieux du marketing mobile en 2013. « Beaucoup de données sont disponibles » a-t-elle avancé en guide d’introduction, « mais c’est encore plus impressionnant sur ces 3 derniers mois ». Et il est vrai que nous sommes abreuvés de données … Alors qu’en est-il ?

  • Le mobile représenterait (en moyenne) 15% du trafic sur le web  : surtout dans le Commerce où 62% l’utilisent pour se renseigner avant un achat précise Jacinthe ;
  • 45% des transactions de Groupon sur l’Amérique du Nord sont le fait du mobile et 26% chez ventes privées en France ;
  • 62% des utilisateurs d’iPad auraient réalisé des achats mobiles
  • « La question se pose donc : les générations à venir vont elles connaître le PC ? » Même si des rapports contradictoires montrent que la consommation de web sur tablettes, notamment, est plus le fait de personnes plus âgées et que les plus jeunes ont encore une d’entre préférence pour l’en on vieux Pc/Mac ;
  • Les plateformes : on observe sans surprise depuis au moins deux ans le leadership incontesté d’android mais les dernières versions sont plus à jour sur les Apple, car Androïd ne permet pas de mettre à jour son système d’exploitation à la manière d’IOS. Ainsi, ces derniers voient ils les utilisateurs passer des rapidement à IOS 7 malgré certaines railleries ;
  • App ou web app : « 84% du trafic mobile vient des applications natives » ce qui aurait tendance à régler le sort des sites Web mobiles et du responsive design … Un peu vite sans doute car des nuances méritent d’être apportées ;
  • 66% des marketeurs en b2b indiquent que le mobile amplifie l’expérience de marque. Et 51% utilisent le mobile dans leur stratégie digitale.
  • Principaux usages des mobiles pour les campagnes : la visibilité

Il y a encore des responsables Web qui négligent le mobile et les tablettes, c’est une erreur. Le trafic mobile est en effet en plein boom … Même s’il est un peu dangereux d’afficher trop de certitudes dans un domaine très mouvant et en constante reconfiguration : nous y reviendrons.

Benoît Corbin, Président d’honneur de la MMA (Mobile Marketing Association)

La suite de Jacinthe fut assurée lors de cette soirée par Benoît Corbin, Directeur associé de Go Shop et Ancien président de la MMA (mobile marketing association), que j’avais connu dans cette fonction lors d’un jury e-marketing l’an dernier. Sa présentation était riche d’enseignements. Benoît vient de quitter la MMA mais il en est encore président d’honneur et c’est donc en cette qualité qu’il s’exprimait. Benoît s’est chargé de l’intégration internationale de l’association en 2012. Le rôle de cette association est de promouvoir le mobile et la tablette en tant que support de publicité. « On n’en est même plus à dire ‘mobile first’, même en France » a précisé Benoît, indiquant ainsi que la mobilité est déjà inscrite dans les gènes du Web Marketing depuis longtemps … sauf pour les plus myopes.

En voici quelques points, notés lors de sa présentation, qui est disponible ci-dessous également :

La France n’est pas en retard … loin de là

La première réaction de Benoît à l’introduction fut de dire que « le trafic des annonceurs dans les pays développés  est largement au dessus des 15% », ceci « surtout sur les sites des médias » car il s’agit en fait de moyennes, largements démenties par certains sites à fort trafic. Certes, « mais le problème est de monétiser le mobile« . Sa deuxième réaction fut pour corriger un malentendu : « En France on n’est pas en retard sur le mobile, au contraire » a déclaré Benoît : « au MWC le pavillon France est trois fois plus gros que les autres ; il y a une différence très nette en faveur de la France même si sur la monétisation c’est un peu différent ».

L’Internet mobile est mort, c’est un sujet totalement différent

Première constatation, l’Internet mobile est mort : « pendant un temps on parlait d’Internet mobile, mais il y a autant de différence entre le mobile et internet qu’il n’y en a eu entre la Tv et la radio » a insisté Benoît. Il faut éviter de refaire la même chose que ce qu’il y avait sur le Web (le display notamment). Toutefois, « ce n’est pas facile car il y a pression des acteurs de l’Internet qui voient ça comme un levier de croissance » or « c’est tout l’inverse du web : il ne faut pas gommer les différences entre les canaux« . La preuve ? Google et Microsoft ont dû racheter un fabricant de mobile … Il y a une raison à cela, c’est qu’on est bien dans un monde où tout est différent, même le design des interfaces logicielles, même le graphisme ! « Le Pc on ne l’a pas dans la poche » ajoute Benoît, et aussi, les plateformes mobiles (IOS Appstore, Android Google Play …) se permettent aussi de déréferencer les développeurs, c’est inédit, les rapports de force ont changé de bord. C’est aussi un monde beaucoup plus propriétaire, très différent du Web que l’on connaît. « On a mis nos équipes Web [d’entreprise] au digital » a poursuivi Benoît « et la question est de se poser comment on fait évoluer ces équipes car même parmi les graphistes il y a ceux qui sont à l’aise avec les petits formats et ceux qui ne le sont pas »

Deuxième constat : le décalage entre l’audience et l’investissement (ci-dessus) : « la question qu’on peut se poser c’est est-ce que le mobile sera le premier media non perméable aux revenus publicitaires » a ajout Benoît ; et il faut avouer qu’il résiste bien, le bougre. Je parle de publicité mobile sur ce blog depuis 2007, et annonce l’avènement de la pub mobile comme le nouvel eldorado depuis cette époque là … sans que cela soit jamais arrivé ; et pourtant les tentatives et les innovations ont été nombreuses ! « aujourd’hui il y a un rapport de 1 à 7, et une vraie angoisse sur ces revenus publicitaires, c’est ce qui a fait plonger Facebook » ajoute Benoît. Et reconnaissons-le, l’interface Facebook pour le mobile est loin d’être une réussite, même en dehors de ses soucis publicitaires. C’est compliqué le mobile, Benoît a raison, ce n’est pas l’Internet porté sur un petit écran, c’est quelque chose d’entièrement différent. Et selon Benoît, la mesure est aussi le problème : « tous les gens qui mesurent les revenus publicitaires ne sont pas forcément au fait des méthodes mobiles ; ils ne mesurent que le display mobile qui a, à mon avis peu d’avenir » nous dit Benoît. En d’autres termes et comme je l’ai commenté plusieurs fois sur ce sujet, de nouveaux modèles restent à inventer … plus facile à dire qu’à faire, il faudra quelques itérations, et quelques ratés avant que ça marche. Comment faire pour mesure quelque chose que l’on ne comprend pas ? Pas simple… Il y a 3 choses à noter nous dit Benoît :

  • Le mobile a une force terrible c’est la présence du terminal en tout temps et tout lieu. Mais quand il est de petite taille,cela va à l’encontre de la valorisation des CPM ;
  • Il y a un vrai scénario c’est que la publicité, du moins traditionnelle, ne sera pas énorme ;
  • Par contre le poids du Search est énorme et Google a anticipé ce mouvement en 2007 c’était très visionnaire.

Analyez la part de marché des OS mobiles, ajoutez une pincée de Search et vous avez encore compris qui va tirer les marrons du feu de la monétisation du mobile demain.

Troisième et dernier décalage décrit par Benoît Corbin, le lien entre monde « virtuel » (mot que je n’aime pas beaucoup et que j’utilise faute d’équivalent) et réel  : « le mobile est une brique essentielle pour amener des gens en magasin » ce que nos lecteurs savent, pour avoir lu les nombreuses présentations sur ce sujet : « en 2000-2010 on a beaucoup développé de choses virtuelles, mais le Mobile raccroche ces choses là avec le monde réel et il a vrai rôle pour enraciner les digital dans le vrai monde » a poursuivi Benoît. Les récentes expériences du Showrooming, notamment chez But, ou du Family Concept chez Mc Do à Velizy, qui permettent, avec le digital, de ramener le client en magasin, sont des exemples qui ont de l’importance pour le futur, même s’il ne s’agit aujourd’hui que d’expérimentations. Et enfin, il y a ce « sujet que tout le monde trouve ultra ringard, le SMS, alors que ses revenus continuent de croître de 20% et c’est un media très sain, sans trop de spam, et avec de gros potentiels de croissance ».

« autant de différences entre mobile et internet qu’entre Tv et radio » – Benoît Corbin (MMAF) was last modified: octobre 15th, 2013 by Yann Gourvennec

couverture (presque) définitive du livre « la communication digitale expliquee a mon boss »

imageOuf ! Ca fait du bien quand on approche de la fin d’un travail titanesque. 9 mois ont été nécessaires à l’écriture de notre nouvelle Somme : “la communication digitale expliquée à mon boss”, toujours chez notre fidèle éditeur Kawa, dont on louera encore une fois la souplesse et l’adaptabilité, qualités indispensables lorsqu’on travaille avec des pros du Web, habitués à penser à la vitesse de l’hypertexte.

Près de 370 pages et environ 90 articles de 1800 mots en moyenne au total pour un livre, qui comme le précédent (les médias sociaux expliqués à mon boss), est destiné à se lire indépendamment, chapitre par chapitre, ou cursivement. Carte ou menu en somme, c’est le lecteur qui choisira.

Un livre sous le patronage du MEDEF, de Scoop’it et de Frenchweb.fr et de l’ESG

Nous sommes également très heureux d’annoncer que la première préface du livre est écrite en ce moment-même par Pierre Gattaz, le bouillonnant nouveau patron du MEDEF qui a sans cesse répété l’importance du numérique aux dernières universités du MEDEF, qui se sont tenues en Septembre 2013 sur le campus de HEC. Quelle plus belle preuve de l’importance du numérique voulions-nous ? Un grand patron industriel, boss des boss, qui explique spontanément l’importance d’un secteur traditionnellement – et par erreur – considéré comme “à part”.

Pierre Gattaz écrit en ce moment-même, la préface de notre livre la communication digitale expliquée à mon boss (photo ledauphine.com)

Nous ne pouvions rêver mieux comme preuve de concept pour le lancement de ce livre qui, à notre avis, tombe exactement au bon moment pour annoncer un changement d’ère, où les médias sociaux sont devenus un élément incontournable d’un mix digital de plus en plus important, de plus en plus lié au cœur de métier, de plus en plus en prise avec la réalité. Foin de cette “virtualité” trop souvent avancée comme un épouvantail, le marketing et la communication digitale au service du métier, voilà bien notre Graal.

28 planches illustratives (“slides”) en libre service sur Slideshare

Préparez-vous, comme pour la version précédente à un Buzz à tout casser sur les planches illustratives du livre, un travail où nous n’avons pas non plus ménagé nos forces créatrices, car celles-ci sont abondamment illustrées de dessins originaux et de croquis. Nous serons secondés dans ce travail par nos amis de Scoop.it et de Frenchweb.fr, fidèles supporters de Media Aces.

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NB : le QR code renvoie au moment de l’écriture de cet article vers la version précédente des planches illustratives du livre, en attendant leur ouverture au public (http://amonboss.com/slides2013)

Deux super conférences en Novembre et en Décembre

Réservez dès à présent 2 dates dans vos agendas :

le 14 Novembre 2013, une super conférence à 2 salles sera organisée avec nos confrères, amis et sponsors de l’ESG (école où j’enseigne depuis 2007, et qui est présente sur les métiers du numérique depuis 2000). Nous vous préparons un programme autour du livre avec un grand nombre d’intervenants qui ont participé à l’ouvrage et qui viendront vous présenter leurs vues et leurs explications.

Et le clou du spectacle, une présentation pour les Boss, au MEDEF, le 3 Décembre 2013. Il est encore trop tôt pour vous dire ce que nous mettrons dedans, donc un peu de patience.

Voilà ! une page se tourne, avec près de 9 mois de travail acharné pour écrire un livre qui est quasiment deux fois plus gros que le précédent (la fonte est deux fois plus petite et c’est pour cela qu’il fait à peu près le même nombre de pages). Mais pour acharné qu’il est l’aventure n’est pas terminée pour autant … car la version anglaise du livre est en préparation, avec un premier jet de traduction qui sera bouclé cette semaine. Restera à réécrire et réadapter l’ensemble ; le travail est loin d’être terminé !

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couverture (presque) définitive du livre « la communication digitale expliquee a mon boss » was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec