SAP dope ses événementiels à coups de médias sociaux

note: reportage depuis Blogwell, à Philadelphie aux Etats Unis

Le 9 Novembre avait lieu Blogwell, un événement organisé par le SMBC, Social Media Business Council, dont Orange Business Services est le seul membre européen. SMBC regroupe les grands groupes américains qui utilisent les médias sociaux dans leur business. La première présentation sur les 4 auxquelles j’ai assisté ce jour là était celle de SAP.

SAP est un des membres fondateurs du SMBC et il était également le co-organisateur de l’événement, le rendez-vous pluri annuel dédié aux entreprises – toutes membres du council – qui utilisent les médias sociaux et viennent présenter leurs cas d’entreprise devant un public rassemblant des participants de tous les Etats-Unis. Blogwell a lieu dans une ville différente à chaque fois.

La présentation d’ouverture de SAP fut dédiée à l’utilisation des médias sociaux dans les événementiels, et notamment l’événement annuel SAPPHIRE. SAP a une communauté importante sur laquelle ils commencèrent de travailler il y a 7 ans, et qui comprend désormais 2 millions de membres.  La présentation était l’oeuvre de Brian Ellefritz, Global Social Media Marketing at SAP, un ancien de Cisco qui a rejoint SAP pour prendre la tête du social media chez l’éditeur germanique. Il est également un vétéran de l’Internet, doté d’une grande expertise du sujet Web et des médias sociaux.

Peu étaient dans la salle ceux qui s’étaient essayé aux vidéos live lorsque Brian posa la question au public. Ainsi, ce genre d’usage des médias sociaux, même aux Etats-Unis, reste l’affaire de quelques professionnels qui se sont lancés, et la nouveauté du sujet reste entière (note: Orange Business Services est également très présent sur ce plan, avec de nombreux reportages notamment sur ses événements clients ; voir notamment http://orangebusiness.posterous.com, notre blog événementiel qui vient en complément de notre blog principal).

Contexte

Sapphirenow est le plus important événement commercial de SAP et a été lancé il y a environ 10 ans. En 2010, SAP organisa 2 événements simultanés, un à Orlando en Floride, et un autre en Allemagne, ce qui était très ambitieux. Les médias sociaux jouèrent rôle important dans cet événement.

L’objectif de SAP avec cet événement était de se mettre au même niveau que son auditoire, et de ne pas juste les traiter comme une cible, ainsi que de démontrer que SAP avait une grande pratique des médias sociaux. Une première tentative avait été faite l’an passé mais SAP a voulu passer au cran supérieur. SAP voulait “prolonger cet événement dans l’espace virtuel” a déclaré Brian Ellefritz à Blogwell en ajoutant que pour l’occasion, “SAP avait utilisé plus de bande passante que CNN”, ce qui place l’éditeur de logiciel sur un plan qui dépasse son cadre habituel.

Le concept d’ ambassadeur des médias sociaux

Des influenceurs mais aussi des clients et des partenaires de l’éditeur allemand allaient en effet prendre part active à cet événement en relayant les informations reçues lors de Sapphirenow. SAP voulait également “toucher ceux qui n’avaient pas pu venir” ajouta Ellefritz. Twitter joua un rôle central car toutes informations en provenance de l’évenement y étaient poussées en temps réel. Le flux d’information démarra en Allemagne le matin et fut poursuivi par celui d’Orlando l’après midi. Le flux Twitter Sapphirenow joua un rôle de pivot dans le dispositif mis en place par SAP. Des écrans géants furent également mis à disposition du public des 2 côtés de l’Atlantique.

Le programme dit des “ambassadeurs” fut démarré 2 mois en amont de l’événement physique. SAP sélectionna 6 sujets principaux et 6 ambassadeurs pour chacun des lieux de l’événement. Les ambassadeurs devaient – pour être sélectionnés – avoir un nombre d’abonnés Twitter (folllowers) significatif mais ils devaient aussi satisfaire aux exigences de compétences requises par SAP. Des caméras portables FLIP furent distribuées aux ambassadeurs. Les ambitions de départ de la part de SAP étaient que chaque ambassadeur écrive 2 articles de blog par jour. Les ambassadeurs, après avoir dûment signé le formulaire d’autorisation de diffusion de tous leurs contenus reçurent ensuite de façon gracieuse des cartes de visite “médias sociaux” réalisées par SAP.

Un audit impartial, des résultats probants

Afin de mesurer l’efficacité du dispositif, SAP décida de lancer un audit sur la démarche, et de le confier à une agence neutre chargée de mesurer et d’évaluer la pénétation des messages et la diffusion des contenus, et de déterminer si cette diffusion “avait un impact ou ne faisait qu’amplifier un chaos d’information”.

Les résultats  furent probants pour l’éditeur, avec 1,5 million de vues de Twitter (Reach en Anglais, résultat donné par l’applicatif de mesure Tweetreach.com), 41 articles de blogs en 3 jours et 152 vidéos publiées, générant 15.506 vues.

Quels enseignements tirer de cet événement ?

  • le choix du compte Twitter – personnel ou business ? – était un problème épineux, pas toujours facile à résoudre ;
  • l’étendue très large des compétences a posé un problème car certains des ambassadeurs ne savaient pas bien comment Twitter fonctionnait ;
  • le hashtag (le mot clef précédé du signe # qui sert à distinguer et étiqueter les contenus dans Twitter) a posé un problème aussi : 1 par thème ? 1 pour tout l’événement ? pas facile de choisir …
  • la vidéo en direct avec des caméras à main a été un élément de dynamisme certain mais a posé des problèmes aux équipes en back office qui n’arrivaient pas à charger les vidéos en temps réel sans créer des files d’attentes et générer du “chaos”.
  • une fois tous ces problèmes digérés cependant, le résultat fut à la hauteur des attentes avec la génération d’un pot-pourri géant d’informations ;
  • au bout d’un certain temps, précise Ellefritz, l’équipe arrêta de se concentrer sur le nombre de tweets et d’articles de blog et commença à se détendre et à prendre plaisir à participer à cette expérience de reportage en direct.

Le chiffre de 1,5 million servait surtout à arrêter les questions du management …

Les interrogations sur la réalité des chiffres étaient au rendez vous cependant avec cette interrogation sur la réelle signification du chiffre de 1,5 million cité plus haut. “les 1,5 million a surtout servi à arrêter les questions du management” a précisé de façon un peu facétieuse Brian Ellefritz, mais c’était aussi “le point de départ d’une prise de conscience de la valeur et de l’énergie mise dans cet événement et dans cette initiative”.

SAP dope ses événementiels à coups de médias sociaux was last modified: novembre 17th, 2010 by Yann Gourvennec

Daniel Laury : “certaines campagnes Facebook sont chères et ne délivrent pas d’aussi bons résultats que LinkedIN en b2b”

Je suis à San Francisco, où j’ai pu rencontrer Daniel Laury, fondateur de LSF Interactive. Daniel Laury, dans cette interview vidéo que j’ai enregistrée le 12 novembre, explique comment les médias sociaux donnent un nouveau visage à la publicité en ligne, aux Etats-Unis ainsi qu’en Europe: mais les campagnes sur Facebook ne sont peut être pas aussi rentables qu’on veut bien le dire, et il est possible que d’autres outils comme LinkedIn aient de meilleurs rendements. Des soucis en stock pour Google qui voit ses cadres quitter en masse l’entreprise pour franchir les quelques miles qui les sépare de leur nouvel ennemi. Facebook fera-t-il de Google ce que Google a fait de Yahoo! en 1997 et après ?

La menace que constitue Facebook pour Google est réelle: 10% des salariés Facebook viendraient de chez Google, qui a récemment répliqué par une hausse des salaires de 10% (celui dont l’information émane se serait d’ailleurs fait virer par son employeur…).

Enfin, un dernier conseil de Daniel, téléchargez RockMelt, ce navigateur révolutionnaire qui intègre les médias sociaux dans son interface.

Daniel Laury : “certaines campagnes Facebook sont chères et ne délivrent pas d’aussi bons résultats que LinkedIN en b2b” was last modified: novembre 15th, 2010 by Yann Gourvennec

sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 3/4

La 3ème présentation sur le sujet des paiements en ligne à ecommerce 2010 était dédiée au célèbre certificat Verisign (solution de fourniture de certificats d’authentification bien connue) au travers de M. Danilo Labovic, son directeur commercial Europe.

Ca chauffe un peu en France en ce moment avec la mise en oeuvre (devrait on dire le ratage ?) de la procédure de sécurisation 3D Secure : Les marchands n’hésitant pas, selon Philippe Mendil de Cardsoff (voir le 2ème rapport ecommerce 2010 sur ce blog) à débrancher 3D Secure, jugé ni assez sécurisé, ni assez rassurant par les cyber-commerçants. Cela fait maintenant 3 ans que nous suivons cette mise en place, avec un premier warning issu lors de ecommerce 2008. La tendance est moins importante chez les petits e-commerçants, qui trouvent un intérêt à respecter la nouvelle procédure afin de se protéger des impayés.

Au milieu de cette bataille, voici donc la solution Verisign présentée ce Jeudi matin, devant une salle hélas clairsemée du fait de la grève. Le sceau Verisign et le fameux certificat SSL sont plus que jamais des ramparts à la fraude en ligne, avec une nouveauté en la présence du EV SSL (EV=extended validation) qui permet de signaler la sécurisation d’un site au travers d’une barre verte qui s’affiche dans les navigateurs récents mais pas dans les plus anciens, comme IE6.

La “barre verte” est un argument de vente intéressant et elle améliore le sentiment de sécurité des clients, qui la reconnaissent et en apprécient le caractère rassurant. Cependant, elle est encore limitée par quelques facteurs techniques comme, par exemple, la présence sur le poste client de Windows XP qui ne rendra pas possible la visibilité de cet élément de sécurisation. Un facteur limitatif notamment pour les personnes effectuant des achats en ligne dans un environnement B2B, fortement sous équipé – sauf pour les entreprises les plus petites – en Windows Vista ou Windows 7.

L’intitulé de cette présentation était “Comment augmenter les transactions en ligne en optimisant la confiance des clients ?”

  • 2 produits verisgn : EV SSL et Sceau Verisign
  • 1. Extended Validation EV SSL
    • 28 témoignages : changements très considérables, des augmentations des ventes, mais aussi des augmenetations des taux d’abandon (Paypal : plusieurs %)
    • Phishing : stats du anti phishing working group : environ 1000 attaques par jour
    • Yougov : 21% des internautes français victimes d’usurpation d’identité
    • 90% des utilisateurs incapables de faire la différence entre un vrai et un faux site (Harvard et Berkeley Rahcna Dhamija et JD Tygar)
    • environ 50.000 attaques de phishing chaque mois.
    • Quelle réponse ?
      • identifiée par cabforum.org (groupe de certification des navigateurs)
      • EV SSL rétrocompatible avec tous les navigateurs.
      • => procédures plus rigoureuses pour obtenir ce genre de certificats (un site illégitime ne peut pas l’obtenir)
      • Le cadenas SSL n’est pas une garantie que le site est légitime ; EVSSL répond à ce problème
    • EV SSL (barre verte) :
      • site coloré en vert dans la barre d’adresse sur IE7
      • Sur FireFox 3 ou + : la barre verte est aussi affichée de façon claire : le certificat est affiché si on clique sur la barre verte
      • Chrome : idem et aussi pour tous les autres browsers (Safari, Opera etc.)
      • Windows : barre verte : marche avec Windows VISTA mais pas avec XP !
      • Technologie utilisée: Web Beacon – Web beacon doit exister sur le site visité.
      • Perception par l’agence Tech-Ed:
        • 100% des internautes voient la barre verte
        • 93% des partciipants préfèrent la barre verte (+ de confiance)
        • 97% plus confiants de donner leur n° de carte sur ces sites
        • 77% indiquent qu’ils hésiteraient à le faire sur un site où il n’y aurait pas la barre verte
    • SCEAU VERISIGN
      • vu 250 millions de fois par jour
      • utilisé par 90.000 sites web dans 145 pays
      • part de marché Verisign : 95%
    • Impact de EV SSL
      • Amélioration des transactions par IE 7 via la barre verte vs. IE6
      • Le Sceau Verisign est inclus dans le certificat SSL
      • mais on peut acheter le sceau séparément
    • affichage du sceau
      • Visibilité du sceau sur le lien dans Google (sur les navigateurs compatibles)
      • affichage sur la page d’accueuil
      • affichage sur les pages de paiement
    • Eye tracking sur la présence du sceau sur les résultats du moteur de recherche
      • même si le lien n’est pas au top, le niveau d’attention est idem, même si le lien est 6-7ème à condition que le sceau soit présent
    • Fonction supplémentaire offerte par le sceau de Verisign : Malware scanning
      • élimination des malwares sur le site Web et blocage du lien directement par le moteur de recherche (ce site peut endommager votre ordinateur)
    • La solution qui ne contien que le sceau permet de protéger les sites où il n’y a pas de transaction mais où on veut garantir le côté réel et sûr de l’information et de sa source.

Questions/réponses

Q: comment s’y retrouver avec tous ces systèmes de sécurisation différents

R: certains site criminels vont contrefaire le sceau bien qu’ils n’aient pas le certificat SSL. Ces sites sites là sont traqués chaque jour par Verisign qui les supprime du fait de ses bonnes relations avec les FAI

Q: coût d’un certificat

R: de 400€ à 1200€, de 1 à 3 ans, encrypté à 128bits ou moins (c’est moins cher). Le certificat EV SSL sera plus cher.

sécurisation des paiements en ligne : salon e-commerce 2010 3/4 was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

un label pro pour l’Internet b2b

Dans le cadre de mes activités professionnelles chez Orange Business Services, j’ai lancé le label b2b (http://tinyurl.com/b2blabel) qui permet le regroupement des sites des passionnés du b2b et de tous ceux qui offrent des informations, des services et des conseils utiles aux professionnels. Alors, pourquoi un label sur le b2b ?

Je me souviens avoir participé à une réunion de Marketing à Istamboul en 2002 qui regroupait près d’un millier de participants. J’y eu le malheur de poser la question : « qui est impliqué dans/intéressé par le marketing b2b ? » la réponse fut terrible. Quleques doigts se sont levés et … un silence de mort. Cette réaction vis à vis du marketing en b2b est à mon avis injustifiée. La vulgate qui voudrait que Nespresso est intéressant, mais pas le b2b me paraît inadaptée à la réalité. Le marketing en b2b est plus varié, plus complexe, demande plus de travail, nous force souvent à travailler dans l’inconnu et à faire des hypothèses, est moins prévisible, ne peut recourir à des budgets somptuaires et demande donc plus de créativité … donc de marketing.

C’est cela que j’ai voulu promouvoir, et tous les professionnels qui comme nous sont passionnés par cette discipline du b2b, pas seulement en marketing, mais aussi dans les autres domaines.  Voici ci-après le texte explicatif de ce label qui désormais regroupe plus de 150 sites web et blogs de la sphère francophone. Si vous désirez vous inscrire, ouvrez ce lien qui vous expliquera comment obtenir le label pour votre site.

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pourquoi créer un espace dédié aux sites web professionnels ?

Beaucoup de classement de sites et de blogs existent, et notamment le fameux classement de Wikio, qui fait référence, et dont nos blogs font déjà partie (voir le blog d’experts dédié à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information et celui dédié aux impacts des TIC sur les métiers). Toutefois, nous avons estimé qu’il y avait de la place pour un nouveau classement qui inclue non seulement les blogs mais aussi les sites web et qui permette de se focaliser uniquement sur les ressources dédiées aux professionnels, et pas seulement les sites de high-tech. Ce label, nous l’avons voulu axé sur la qualité et non la quantité des visites ou des contenus, ni autre critère quantitatif de classement.

Ce label volontairement subjectif, est basé sur la qualité des sites sélectionnés et de la pertinence des contenus qu’ils proposent (voir la liste des critères ci-dessous). Notre propos n’est pas de donner une bonne note à quiconque, mais d’orienter le professionnel en quête d’informations pertinentes sur Internet vers les bonnes sources qui lui permettront d’améliorer ses connaissances, voire de perfectionner sa pratique professionnelle. La vocation du label Orange b2b (b2b pour business to business, c’est-à-dire les entreprises qui vendent aux entreprises) est également de poser les bases d’une communauté de membres partageant leurs expériences et leurs points de vue au sein d’un réseau professionnel étendu.

Maintenant que nous avons expliqué la création du label Orange b2b, détaillons le fonctionnement de ce label.

comment obtenir le label Orange b2b

Les sites dont nous avons repéré l’intérêt pour notre label seront contactés directement par un représentant d’Orange Business Services. Cependant, n’attendez pas d’être appelé pour faire partie de notre club. En effet, si vous animez un site, un blog, un forum ou une communauté professionnelle et que vous désirez obtenir un de nos 2 labels (voir ci-dessous),  cliquez ici pour savoir comment obtenir le label pour votre site.

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les critères pour faire partie de notre label sont simples

  • le sujet principal du blog/site doit se situer dans le domaine professionnel ;
  • le sujet du blog/site professionnel peut être soit un site dédié à la high-tech ou un site dédié à la communauté des professionnels. Tous les sujets pertinents des entreprises et des professionnels sont susceptibles d’être retenus par notre label (dans des catégories distinctes et qui seront détaillés dans notre annuaire) ;
  • le contenu se doit d’être original et de qualité, et exprimer des avis ou fournir des informations/actualités utiles aux professionnels ;
  • le critère de choix n’est pas basé sur la quantité de visites mais sur la qualité du contenu et sur le fait qu’il soit jugé par nous comme étant utile aux professionnels (voir ci-dessus) ;
  • les liens réciproques vers Orange Business Services ne sont pas obligatoires (les sites voulant lier ou reprendre des informations en provenance d’Orange Business Services sont considérés comme des sites partenaires et tombent ainsi dans la catégorie n°2 – voir ci-dessous).

par contre, il est utile de noter les cas suivants qui disqualifient certains sites/blogs

  • les copier/coller de sites de vidéos – ou autres – sans commentaires et n’apportant pas de valeur ajoutée ne seront pas retenus ;
  • les blogs de marque et de produits n’apportant pas de valeur ajoutée aux professionnels sont rigoureusement exclus de notre sélection ;
  • les flogs (faux blogs) ou toute autre tentative de détournement des médias sociaux ne peuvent faire lobjet d’un label Orange b2b ;
  • Orange Business Services se réserve à tout moment le droit de retirer le label à un site ou blog dont la ligne éditoriale dévierait par rapport aux règles édictées dans cette page.

Si vous souhaitez nous accompagner dans notre démarche nous vous proposerons d’y participer de 2 façons :

1. le label Orange b2b des sites web recommandés

Label Orange b2b site web recommandé

Il s’agit des sites qu’Orange Business Services désire remarquer du fait de la qualité de leur contenu, de leurs sujets, et en raison de leur pertinence vis à vis du monde de l’entreprise. Il peut s’agir d’un site dédié à la technologie, mais aussi aux autres disciplines concernant l’entreprise (marketing, finance, gestion, management, RH etc.)

Ces sites et blogs de qualité seront contactés afin de leurs communiquer notre intention de les labéliser. Du côté des Web acteurs concernés, l’acceptation de ce label se fera par l’insertion d’une des bannières label Orange b2b site web recommandé sur au moins 1 de leurs pages (voir un exmple à gauche). Une fois le logo en place, le site/blog labélisé figurera dans l’annuaire des sites b2b recommandés par Orange Business Services.

Label Orange b2b site web partenaire :

Label Orange b2b site web partenaire

Les sites recommandés par Orange Business Services qui souhaitent davantage s’impliquer dans cette initiative de partage et d’échange autour du Web pourront opter pour le label Orange b2b site web partenaire. Ils se verront offrir, outre celles du label Orange b2b site web recommandé, les possibilités suivantes :

  • Intervenir sur Orange-Business.tv sous forme d’interview et de tribunes libres. Participer en tant qu’intervenant lors des évènements Orange Business Services. Inscription dans l’annuaire de sites partenaires avec une page dédiée à leur site et accompagnée d’une description, le logo et flux RSS du site.

pour toute information complémentaire, voir le lien http://tinyurl.com/b2blabel

Gib mir endlich mein Froyo!!
un label pro pour l’Internet b2b was last modified: septembre 8th, 2010 by Yann Gourvennec

Emmanuel Fraysse dresse le portrait robot du web social pour les entreprises

emmanuel-fraysse Les vacances sont terminées et nous voici de nouveau en selle pour le travail. Il y a à peine quelques minutes j’entendais dire mon management “ce que vous décriviez il y a quelques années – i.e. l’avènement des médias sociaux en entreprise – était un joli gadget, mais maintenant il y a un consensus pour reconnaître que c’est devenu un mode majeur de communication”. Et pour cause, il y a quelques jours, un de nos clients les plus prestigieux décrivait nos blogs et notre WebTV comme étant “sa meilleure source d’information sur les TIC”. C’est dire que le livre d’Emmanuel Fraysse (Facebook, Twitter et le Web Social, nouvelles opportunités de business) que je vais vous présenter est important pour vous et qu’il arrive à une période particulièrement propice (photo de l’auteur sur la droite).

emmanuel-Fraysse-websocial-opportunitesdebusiness C’est une énorme somme de l’état de l’art des médias sociaux et de leur potentiel pour les affaires que nous a fournie Emmanuel Fraysse cet été (Facebook, Twitter et le web social, les nouvelles opportunités de business aux éditions Kawa [*]). Jeune vétéran du Web, qu’il a découvert en même temps que moi il y a 15 ans, ex de Spray, Emmanuel Fraysse a été professeur de marketing et à travaillé pour Microsoft ; il s’apprête aujourd’hui à rejoindre un éditeur de presse professionnelle afin d’en dynamiser les sites Web. Il est aussi l’inventeur de marketingrama, un digg-like dédié au marketing qui a été pour beaucoup dans la promotion des articles des blogs marketing français il y a quelques années (ce site de notation est hélas arrêté). Cet ouvrage « les nouvelles opportunités de business » est une bible de 350 pages écrites à la vitesse de l’éclair, en à peine 3 mois. Ceci donne une idée de l’étendue des connaissances de l’auteur qui n’a eu qu’à puiser dans sa mémoire, pour écrire cet ouvrage très complet qui couvre l’ensemble des possibilités du Web social.

[*] la collection du célèbre Henri Kaufman, intitulée les fondamentaux du web

Le Web Social a toujours été là !

Les deux premiers chapitres du livre sont dédiés à un retour sur l’historique du Web particulièrement bien fait, ce qui permet de remettre en perspective les prétendues nouveautés du Web social. J’aime notamment (page 27) la phrase suivante : « Quand le Web social est-il né ? Il a toujours été là, il est né avec Internet sachant qu’Internet est intrinsèquement reliant et social ». On dirait une phrase sortie de mon cours de l’ESG (disponible dans sa version 2007 ici), cela me paraît très bien vu. À la page 36, Emmanuel propose une analyse particulièrement intéressante également en superposant de façon originale les deux courbes de crossing the chasm de Geoffrey Moore et du Hype Cycle de Gartner. La superposition de ces deux courbes (voir ci-dessous)permet à l’auteur d’en déduire le caractère pérenne du Web social.

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les standards du Web Social

Un peu comme dans un bon disque de Jazz, on trouvera également dans le livre une revue des standards et des concepts qui soutendent le web social : Granoveter (les liens faibles), Milgram (6 degrés de séparation), Gladwell (the tipping point), sans oublier notre Joël de Rosnay national etc. Tous les auteurs qui ont marqué et jalonné l’avènement du Web social y sont décrits et analysés.

On notera également à la page 54, une étonnante critique des médias sociaux (c’est l’intérêt du livre qui fournit un regard critique et avisé, venant d’un véritable expert qui connaît le domaine de longue date) et de la fameuse génération Y : “La génération Y a une fâcheuse tendance à se cacher derrière son ordinateur pour exprimer ses sentiments et dialoguer” et de préciser que cette fameuse génération – sujette de tant d’études et d’attentions, objet de tant de préjugés et de mythes – ne se sent « pas forcément à l’aise ni pour écrire ni pour exprimer en public ». Des conclusions assez proches d’un article d’Alexis Mons sur ce sujet et sur lequel nous reviendrons bientôt sur ce blog.

Entrer dans la réalité du phénomène

On notera également à la page 56, une étude du Web social au travail, basée sur un travail de Microsoft, qui fournit une représentation graphique des différents profils des usages des TIC au travail particulièrement intéressante. Ou encore en page 59, ce passage sur les conséquences importantes du Web social en termes d’organisation du travail : moins de hiérarchie, interaction moins formelle, moins d’études de marché, plus de crowdsourcing.

Dans ce livre, on sort de la simple contemplation du phénomène Facebook, pour entrer dans la réalité du phénomène du Web Social dans son ensemble et de ce qu’il peut représenter pour les entreprises.

Et ce développement des médias sociaux dans les entreprises, n’est pas une sinécure : les entreprises sont « crispées par le fait que les idées puissent venir de l’extérieur » ajoute l’auteur, insistant ainsi sur les défis bien réels des innovateurs chargés de mettre en place les médias sociaux en entreprises. Et une étude menée par Microsoft et l’IFOP, vient confirmer ce sentiment de difficulté de mise en œuvre : selon l’auteur, c’est seulement 18 % des personnes interrogées qui travailleraient dans des entreprises organisées en mode horizontal (c’est-à-dire où l’interaction entre les individus prennent le pas sur les fonctionnements hiérarchies) et sont à la pointe des technologies. On imagine donc le temps qu’il va falloir afin que ces innovations puissent se répandre jusque dans les moindres méandres de l’économie.

Le livre balaye ensuite les profils types du Web social, les façons de gagner de l’argent avec lui. Quatre chapitres entiers y sont dédiés aux réseaux d’influence, comment identifier les bassins de cette influence et surtout comment assurer celle ci, pour le bénéfice de votre marque.

image Un ouvrage complet et bien conçu … et un travail de titan

À la fois contextuel, explicatif et aussi livre mode d’emploi, cet ouvrage fort bien conçu permet aux professionnels soucieux de prendre pied dans les médias sociaux, de comprendre la plupart des concepts principaux, de faire la liste des outils utiles pour votre business, et vous donnera également quelques recettes à mettre en place concrètement sur le terrain.

Des livres sortis ces derniers mois, celui-ci est certainement un des plus intéressants et je recommande vivement son achat, même si le prix en est assez élevé (36.90€ TTC en prix public). Disons qu’il s’agit d’un investissement utile.

Enfin, la présence de quelques témoignages comme celui de Bernard Benhamou coordinateur de la conférence ministérielle de la présidence française de l’union européenne sur l’Internet du futur, de Damien Vincent, directeur commercial de Facebook France, et de Raphaël Frémont, un des pionniers du Search marketing en France, directeur associé du pôle acquisition de Publicis modem viennent ajouter une touche supplémentaire à ce travail de titan réalisé en un temps record. Ajoutons pour conclure que j’ai également contribué avec une interview sur la le Web social en B2B, et une explication autour de l’association média aces que j’ai co-fondée avec Hervé Kabla, et que c’est un réel plaisir que d’avoir participé à cet excellent ouvrage dédié à un domaine qui – comme je l’ai expliqué dans mon introduction ci-dessus – devient rapidement stratégique dans nos entreprises.

Emmanuel Fraysse dresse le portrait robot du web social pour les entreprises was last modified: septembre 7th, 2010 by Yann Gourvennec