Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril)

En tant qu’auteur Kawa (2 ouvrages publiés à ce jour et des contributions sur de nombreux autres livres), je vous convie à retrouver mes confrères et moi-même au salon emarketing & stratégies clients

Du 8 au 10 avril prochain, Les Editions Kawa et ses auteurs seront présents sur les salons e-marketing Paris et Stratégie Clients à la Porte de Versailles (Pavillon 7)

Il s’agit de 2 salons en parallèle qui regroupent les acteurs du marketing et de la relation client. Un rendez-vous incontournable. Kawa sera présent bien entendu.
Nous tiendrons un stand librairie du Marketing et du Digital (stand N8). Vous pourrez rencontrer les auteurs, échanger et vous faire dédicacer leurs ouvrages.
Plusieurs nouveautés seront présentées en exclusivité.

2 de nos auteurs donneront des conférences gratuites:

Yan Claeyssen
Yan Claeyssen
Henri Kaufman
Henri Kaufman

 

 

 

 

 

 

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Faites vous dédicacer nos livres Kawa aux salons emarketing & stratégie clients (8-10 avril) was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

10 mythes de l’innovation mis en pièces par Scott Berkun

les mythes de l’innovation de Scott Berkun

« La chair est triste, hélas, et j’ai lu tous les livres », l’avertissement de Stéphane Mallarmé s’appliquerait parfaitement à la littérature dédiée à l’innovation, tant elle est parsemée de poncifs, d’idées reçues et de recettes toutes faites qui comme de bien entendu ne marchent pas, puisque c’est le propre de l’innovation que de faire « autrement « . S’il y avait un livre à recommander, ce serait celui de Scott Berkun, auteur et conférencier, ancien programme manager de Microsoft, responsable de la résurgence de l’éditeur de Seattle avec Internet Explorer 4, au moment où le géant de l’informatique américain était un nain de la navigation Internet derrière le n°1 Netscape (RIP). Je conseille notamment d’aller voir cette présentation réalisée à Carnegie-Mellon, sur le sujet même du livre :

le cours : 1 heure à rester derrière son poste, mais quelle leçon !

Ce livre vaut vraiment l’investissement, et je m’en veux d’avoir mis près de 3 ans à traduire cet article en français, car c’est une de mes références quotidiennes. Berkun y lève un grand nombre de problèmes récurrents de l’innovation, probablement un des domaines du management les plus englués dans les clichés. L’auteur y démontre une par une les plus importantes de ces idées reçues dans un livre incisif et bourré d’anecdotes très utiles. Voici donc un condensé de ces clichés et comment s’en débarrasser, en espérant que cela vous donne envie de le lire le ; vous pouvez l’acheter sur Amazon ici en version kindle.

WEBIT-CONGRESS-votez-pour-moi-innovation.gifMythe numéro un : le mythe de l’épiphanie. Une épiphanie, un terme plus utilisé en Anglais qu’en Français, mais qui a pourtant le même sens (“manifestation d’une réalité cachée” du Grec “qui apparaît” cf. la définition du trésor de la langue française ici) est par essence un moment soudain au cours duquel la création se fait jour ; l’archétype de l’épiphanie étnt le moment EUREKA d’Archimède ou la fameuse pomme de Newton. Cependant, si beaucoup d’innovations sont décrites comme des moments magiques, la réalité est souvent bien plus complexe : pour innover, il faut travailler beaucoup, le moment « EUREKA » vient souvent à la fin d’un long processus (et non pas au début). La plupart des légendes basées sur l’épiphanie ne sont pas vraies, elles sont des mythes destinés à donner une vue romantique de l’innovation.

Mythe numéro 2 : l’innovation est un processus historique reproductible. Du moins, est-ce comme cela que nous le percevons, mais la plupart du temps il ne l’est pas. La plupart des histoires (au sens littéraire du mot) que nous lisons à propos de l’innovation ne sont pas vraies non plus. Google par exemple n’a pas démarré comme un moteur de recherche (mais comme un algorithme qui a essayé de se vendre à Yahoo ! et qui a échoué), ni Flickr une plate-forme de partage de photos (il s’agissait d’un module à l’intérieur d’un jeu en ligne) etc. en fait, la plupart des innovations sont le résultat d’erreurs, de changements et de corrections de trajectoires, mais nous aimons raconter, et nous faire raconter des histoires, de façon à arrondir les angles et à faire en sorte que tout soit parfait et simple.

Mythe numéro 3 : l’innovation est affaire de méthode. Comment produit on de l’innovation ? Malgré notre attrait pour les recettes toutes faites, l’innovation est, par essence, une « incursion dans l’inconnu » et donc, une méthode destinée à produire des innovations est tout simplement un oxymore.

Mythe numéro 4 : les gens adorent les nouvelles idées. Voilà ce que nous aimons entendre et croire, mais la plupart du temps ce n’est pas vrai non plus. Changer ses habitudes est toujours un défi, et cela est vrai également des clients (souvenez-vous de la traversée du gouffre de Geoffrey Moore). La liste des rebuffades vécues par les innovateurs est hélas sans fin. La conduite du changement est aussi le meilleur ami d’un innovateur.

Mythe numéro 5 : l’innovateur en franc-tireur. Nous aimons les histoires dans lesquelles un génie, à la force de son seul poignet, a changé le monde : Edison a inventé la lumière électrique ; Ford a inventé l’automobile ; Apple a inventé la première interface graphique (GUI) etc. tout ça n’est que foutaise ! La plupart de ces histoires sont fausses. Souvent, les innovations arrivent en même temps à plusieurs endroits, notamment dans différents pays à la même minute, sans que l’on puisse dire avec certitude lequel des inventeurs en a la primeur. Enfin, les entreprises qui réussissent sont souvent démarrées par un groupe de personnes, et très rarement un inventeur isolé. Je vous renvoie également au livre de Guy Jacquemelle sur la malédiction des start-ups, qui vous éclairera sur ce mythe de l’innovateur en franc-tireur.

Mythe numéro 6 : les idées sont difficiles à trouver. La plupart du temps les gens croient que les bonnes idées sortent d’un groupe de personnes, de préférence à l’issue d’une merveilleuse session de brainstorming (un outil certes fort sympathique et utile mais qui la plupart du temps est utilisé n’importe comment). Les idées, en fait, viennent d’une multitude de façons, et la plupart du temps au travers de processus d’essais et d’erreurs. En ce qui me concerne, du fait que je ne suis pas une personne très imaginative, j’adore prendre les idées des autres en leur demandant leur avis**, prendre des notes sur toutes ces idées qu’ils ont eues, mais qu’ils n’ont pas su ou pu mettre en œuvre. « Ce serait si bien si nous pouvions… » est souvent mon point de départ. Le vrai problème n’est pas l’idée (ni les idées) mais comment elle pourrait voir le jour et quand.

** je mets toujours un point d’honneur à leur en rendre la paternité aussi

Mythe numéro 7 : votre chef en connaît plus sur l’innovation que vous. Berkun explique que les managers peuvent prendre des décisions que les autres ne peuvent pas prendre, mais que cela ne veut pas dire qu’ils sont toujours sûrs de ce qu’il faut faire. Souvent, la puissance et une position hiérarchique élevée exerce une pression importante sur les responsables et ils se sentent terriblement seuls. J’ai moi-même observé cela dans toutes les sociétés avec lesquelles j’ai travaillé comme consultant : plus vous êtes loin du terrain, et plus il est facile de perdre de vue la réalité. Les visions et les discussions théoriques ne rendent pas les décisions plus faciles. Souvent, les managers sont donc effrayés par les innovations. Car ils ne sont malheureusement pas capables d’en mesurer les conséquences. Ce n’est pas un reproche ou une moquerie, c’est normal, car une innovation, est par définition une plongée dans l’inconnu. Berkun fournit l’antidote à ce problème en décrivant les traits communs nécessaires aux managers qui veulent réussir.

Mythe numéro 8 : la meilleure idée remporte la mise. Il y a un conte de fée de l’innovation (dans les contes de fées, les bons gagnent et les mauvais perdent) qui veut que ce sont toujours les meilleures innovations qui remportent la mise. Or, il y a une myriade de contre-exemples comme le clavier QWERTY (ou AZERTY en français), dont le but était de ralentir la vitesse de frappe des dactylos pour éviter aux marteaux des machines à écrire de se bloquer, la technologie HTML et JavaScript (probablement les langages informatiques les plus horribles jamais inventés selon l’auteur), le fusil M 16 (ceci dépasse mes compétences) etc. il y a 7 facteurs selon Berkun qui mènent au succès d’un produit : la culture, le design dominant, la tradition et l’héritage, la politique, l’économie, la subjectivité et le court-termisme.

Mythe numéro 9 : les problèmes et les solutions. Les grandes innovations, comme le projet PalmPilot, un projet d’ardoise électronique inventée à la fin des années 90, viennent souvent de l’énonciation simple et claire de quelques problèmes et de la façon de les résoudre. Croire que le hasard joue un rôle majeur et tout aussi une erreur est une autre preuve du mythe de l’épiphanie. Ce qu’il faut avant tout, c’est du travail et du prototypage.

Mythe numéro 10 : l’innovation est toujours bonne. Il est dit que Rudolf Diesel se suicida quand il s’est rendu compte que son invention éponyme serait uniquement utilisée et achetée par les militaires (et donc servirait à faire la guerre entre l’Allemagne et la France ; il était allemand mais avait vécu en France). Son innovation allait donc être utilisée pour faire le mal, tuer des gens et détruire l’Europe, et non pas pour faire le bien et améliorer la vie de ces mêmes gens. D’autres exemples abondent, cités par Berkun dans son livre, comme le DDT et les ordinateurs personnels et même les téléphones mobiles, sans mentionner la discrimination sociale au travers de la fameuse fracture numérique.

Voici donc les 10 mythes de l’innovation, qu’on ne finit pas d’essayer de pourfendre, mais les légendes sont tellement belles et les contes de fées tellement agréables, que je ne garantis pas que cet excellent livre suffise à éradiquer les erreurs les plus communes du management de l’innovation tant les managers de tous pays adorent répéter à l’envi les mêmes erreurs.

Autres lectures conseillées :

10 mythes de l’innovation mis en pièces par Scott Berkun was last modified: février 6th, 2016 by Yann Gourvennec

5 conseils pour les largués de la communication digitale (1/10)

ebook-largeAlors que les ventes de notre ouvrage « la communication expliquée à mon boss » sur Amazon battent leur plein, nous avons décidé de publier 10 articles (un nouveau chaque lundi) avec les articles qui ont dû être retirés de l’ouvrage du fait de sa taille. Il s’agit donc de 10 bonus qui représentent environ 40 pages de la communication digitale expliquée à mon boss et qui viennent compléter le livre. Il ne s’agit pas de bonus au rabais mais de véritables articles de fond qui nous semblaient même fondamentaux, mais voilà … il n’était pas possible de publier un livre de plus de 400 pages, alors il a fallu faire des choix. Cornéliens parfois, comme dans le cas de ce premier bonus écrit par notre ami Frédéric Canevet de Conseilsmarketing.fr. Voici donc ses 5 conseils pour les largués de la communication digitale :

5 conseils pour les largués de la communication digitale

  1. Le Web est dynamique, rien n’est gravé dans le marbre
  2. Mesurez tout !
  3. Oubliez le hard-selling et passez à la vente au billard à deux coups !
  4. La communication digitale c’est du multimédia !
  5. Le marketing digital doit conserver de l’humain et une petite dose de psychologie

les bonus de la communication digitale expliquée à mon boss

5 conseils pour les largués de la communication digitale (1/10) was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013

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Ils seront tous là où presque … “eux”, ce sont les experts et auteurs des Editions Kawa, et “là” c’est la CCI de Lille, qui ensemble vous proposent une journée dense de partage de connaissances vraiment exceptionnelle : Les Ateliers du Webmarketing (inscription gratuite). Une conférence de 7 heures dans la capitale nordiste, chère à mon cœur puisque j’y ai passé 25 ans de ma vie. Voici le programme :

imageLe principe est simple et innovant :

Les intervenants sont des auteurs de livres publiés aux Editions Kawa. Tous les intervenants sont des experts dans leurs domaines respectifs. Laissez vous guider par une équipe de professionnels impatients de vous transmettre leur savoir !

image

7 heures pour tout savoir sur le digital – conférence gratuite – Lille le 26/11/2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama)

Le marketing fondamental (lien) est très demandé, nos statistiques nous le montrent tous les jours. Aussi, quand j’ai reçu le béat bas du marketing (édition ce qui dira ma) par Yves Pariot, j’ai pensé immédiatement que cela pourrait intéresser mes lecteurs. Voici une brève introduction de l’ouvrage et les liens pour vous le procurer. Un ouvrage bien utile, notamment pour les étudiants en recherche d’orientation.

Le marketing est une discipline protéiforme avec une myriade de spécialités, et aussi une forte propension à l’autocritique. Mais avant de dépasser les fondamentaux du marketing, encore faut-il les connaître ; un point moins anodin qu’il paraît, car aussi étrange que cela semble, il n’existe pas de définition figée du marketing (page 15), mais de multiples définitions. Le livre d’Yves Pariot revient donc sur ces fondamentaux autour de 6 parties :

  1. Découverte du marketing (définition, organisation) ;
  2. Le marketing stratégique (diagnostic, stratégie, plan d’actes qui ont marketing) ;
  3. Conception des produits et des services… (Mix marketing) ;
  4. Conception des offres (dans l’acception large, au-delà du simple produit, services…) ;
  5. Commercialisation des produits, services et offres.

Gérer son portefeuille

L’ensemble des fonctions marketing est donc évoqué ici, dressant un portrait-robot du métier, vite devenu un incontournable dans la panoplie de la gestion des entreprises (ce n’était pas encore le cas lorsque j’étudiais, même si les choses changeaient alors). Et ici, l’étudiant désireux de s’orienter, trouvera rapidement (en environ 165 pages), autour de chapitres brefs et synthétiques, les infos nécessaires la compréhension de ce métier, sa technicité et ses particularismes.

Le livre est fort bien conçu et décrit le jargon de la profession de façon très didactique. Parmi les nombreux chapitres voici quelques les points qui ont attiré particulièrement mon attention :

  • page 21 : différence entre B2B et B2C pour ouvrir l’horizon des étudiants qui ignorent le plus souvent, et à tort, les perspectives offertes par le marketing du business-to-business ;
  • Page 28 : l’explication sur le big data, un des secteurs en plein essor pour les jeunes désireux de trouver des débouchés sur ce marché ;
  • Page 33 : l’explication des tensions entre commerciaux et marketeurs, très bien vu… ;
  • Page 55 à 57 : les comparaisons des canevas stratégique entre marketeurs low-cost et traditionnels, particulièrement intéressant à mon avis (voir une capture d’image ci-dessous sur un cas fictif de cabinet de conseil low-cost qui viendrait concurrencer un cabinet traditionnel en en changeant les méthodes et les bases de coût) ;

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  • page 82. L’importance de la veille pour rester à l’écoute de l’évolution de son marché ;
  • page 96 à 97 : les études du Credoc sur le « prix juste » avec quelques analyses éclairantes sur perception et déclaration.

Impossible de tout citer ici sans faire de doxographie inutile. Il ne vous reste donc plus qu’à acheter ce nouvel ouvrage, soit pour vous rafraîchir la mémoire, soit pour orienter vos carrières futures. À vos souris !

Un livre de marketing fondamental (collection B.A-BA chez Studyrama) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec