confiance et organisation virtuelle

Lundi 14 mai, à l’espace Soleilles Cowork, rue Vivienne à Paris, je présenterai le sujet suivant : “confiance et organisation virtuelle, impact sur le poste de travail du futur présent.

Je vous livre en avant-première, ci-dessous, la présentation sur ce blog. Il s’agit d’une présentation déjà réalisée dans le cadre d’une visite client avec mes collègues d’Orange Business Services, dans le cadre d’une réflexion menée avec ce client grand compte sur le poste de travail du futur.

confiance et organisation virtuelle was last modified: mai 14th, 2012 by Yann Gourvennec

m-commerce : « répliquer l’ordinateur, ça ne marche pas ! » (Bruno Vercelli)

le 7 mars 2012, à l’hôtel Napoléon à Paris, un petit groupe de privilégié a assisté à la présentation de Bruno Vercelli (Sentinelo), Président de l’association des anciens et fondateur avec moi de ce club Solomoco de l’école (club réservé aux anciens de Skema business school), sur le devenir du commerce en ligne. Ce club a pour but d’échanger entre professionnels des domaines Web et sociaux et de promouvoir le positionnement de l’école sur ce créneau au travers des professionnels qui en sont issus.

vers le tout data sur les mobiles

“On observe une évolution de l’usage en termes de devices : dans 2 ou 3 ans, on n’aura plus le choix du téléphone et tous 100_0122les abonnements – selon les analystes – auront une option data” a annoncé Bruno en guise d’introduction. Le mobile commence aussi à consommer beaucoup de bande passante et cela aussi change l’usage :  “C’est ce qu’Apple a bien compris” a dit Bruno – qui en est l’ancien directeur Marketing pour la France – “car ils ont compris la nécessité de la simplicité en mobilité”. Or, trop souvent aujourd’hui, le passage du Web au mobile se fait au détriment de l’interface a-t-il ajouté ; “répliquer l’usage de l’ordinateur sur un ordinateur en termes de commerce en ligne, ça ne marche pas !

démonstration …

1. ROPO/ROBO mais pas plus de 4-5% de commerce en ligne !

$-largeResearch online, Buy offline” ou “Research online, Purchase online”, ce sont les nouveaux acronymes qu’il faut intégrer a-t-il poursuivi. Pourtant les commerçants (hors pure players s’entend) ne font pas plus de 4-5% de commerce en ligne. C’est ce qui s’est passé chez Apple a dit Bruno, le chiffre en ligne décroît et Apple a donc créé des boutiques (apple retail stores) qui font l’essentiel des ventes. Le e-commerce est donc tout petit a dit Bruno, “car les clients veulent du conseil, parler à un vendeur et toucher les produits”. Et pan dans le nez à ceux qui croyaient encore à la désintermédiation et qui montraient même que Amazon était la preuve par neuf de ce phénomène : Amazon lui-même aurait un projet d’ouverture de magasin. CQFD.

En conclusion, “même si le commerce en ligne croît l’achat physique continue à être prédominant” a ajouté Bruno.

2. 52% des devices sont des smartphones, mais la vie est dure pour les applications !

phone-largeNous sommes donc à un tournant où les smartphones sont majoritaires et donc où l’importance du mobile est croissante. Cependant, il y a 750.000 applications disponibles sur les divers appstores dont la vie moyenne est de 3 mois et 97% des applications ne sont ouvertes qu’une seule fois. C’est le problème du commerce mobile, qui fait que soit les utilisateurs ne voient pas l’application soit ils ne la gardent pas.

3. Plébiscite pour le mobile street marketing

“La plupart des utilisateurs qui utilisent le mobile cherchent des bons plans de proximité”

“Il ne faut donc pas renvoyer le prospect vers un magasin en ligne, mais vers un magasin physique” a expliqué Bruno Vercelli. Or, c’est une logique “que les gens qui font de l’Internet comprennent très bien, mais que les commerçants ne comprennent pas encore” car ceux-ci “en sont encore resté au catalogue papier”.  Ce que Bruno entend trop souvent dans la population des commerçants ce sont des réflexions du genre : “Si je ne comprends pas c’est que je n’en ai pas besoin” a-t-il ajouté. Chez Leclerc, un précurseur (via le travail de Jonathan Boucher qui est aussi un ancien de Skema mais qui ne pouvait pas être là ce matin), “ils sont en train de développer cette activité, soit avec le Drive, soit avec des solutions comme Sentinelo” a ajouté le patron de cette dernière société.

“La mobilité n’est donc pas que le téléphone, c’est aussi la télé locale, l’ordinateur avec géolocalisation, ou la tablette qui a plus un usage familial”. Cependant, pour évangéliser le marché, mieux vaut en rester aux choses simples, et parler de mobilité via l’usage du téléphone mobile car “les béotiens comprennent mieux et cela évite de compliquer le discours”.

toujours des conflits de canaux …

Pas beaucoup de progrès depuis 15 ans dans ce domaine, Bruno dresse un portrait assez sombre de la neutralité des canaux chez les annonceurs qui reste un souci car “beaucoup d’annonceurs n’ont toujours par résolu ces conflits de canaux” et c’est un des gros freins au développement du e-commerce (et du m-commerce).

“Il faut donc veiller à bien synchroniser ces canaux et faire en sorte qu’ils ne viennent pas en concurrence (du moins à l’intérieur de la même marque ou de la même enseigne)” a conclu Bruno, qui nous a ainsi bin éclairé sur le présent et l’avenir du commerce mobile.

m-commerce : « répliquer l’ordinateur, ça ne marche pas ! » (Bruno Vercelli) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Barcamp Activity : Manager ou animer à distance ? Lille 14/02 – #BarcampActivity

La sélection du jour …

C’est ce relais d’un événement via Zevillage de Xavier de Mazenod qui a en plus l’énorme avantage de se passer dans la bonne vieille ville de Lille et c’est gratuit ! à ne pas rater …

Zevillage organise son 2e Barcamp Activity le 12 février à la Co-factory à Lille. Cette 2e édition est centrée sur une problématique RH : le télétravail et le management à distance. Le barcamp se propose de dégager des bonnes pratiques à-propos de ces questions :

  • comment concilier les logiques de management et d’animation ?
  • faut-il avoir peur du management collaboratif ou du leadership tournant  ?
  • le manager intermédiaire a-t-il un avenir ?
  • quelles limites à l’auto-management ?
  • faut-il un management particulier pour des salariés installés dans un espace de coworking, un télécentre ou dans des bureaux partagés?
  • comment mesurer le succès d’une politique de management à distance (indicateurs, KPI,… )
  • comment développer l’agilité numérique des managers ?

Pour participer

Le Barcamp Activity se tient à Lille le 14 février 2012 à la Co-factory. Inscription gratuite

Barcamp Activity : Manager ou animer à distance ? Lille 14/02 – #BarcampActivity was last modified: janvier 26th, 2012 by Yann Gourvennec

Logica : SSII à visage humain en recrutement 2/2

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aspects humains et relations humaines

Maintenant que le décor a été posé, revenons sur les aspects humains et organisationnels, et tentons travers de mon expérience du métier (en tant que maîtrise d’ouvrage en interne, en société de services et comme client, de décrypter les enjeux et les critères de choix vu du chercheur d’emploi …

[photo Yann Gourvennec : l’équipe de Canalchat.fr pendant les questions réponses alors que le débat est animé par Benjamin Saviard de Viadeo]

SSII : le “geste technologique”

Une SSII, c’est d’abord et avant tout… des femmes et des hommes qui sont face à des clients, dans ce que Stéphane Jaubert a appelé fort élégamment le « geste technologique ». En service, il y a cette belle mission d’être dédié à un (ou plusieurs) client(s), de vouloir le soutenir et l’accompagner, voire même, le conseiller, l’orienter dans la bonne direction et… faire aboutir ses projets concrètement. A mon humble avis, ce n’est pas en SSII qu’on fait de la recherche fondamentale, ni d’innovation de recherche (pour cela, mieux vaut  aller en R&D chez des éditeurs, constructeurs ou sociétés de telecom) mais c’est là qu’on la met en œuvre !

l’innovation côté concret et passionnant

innovationLe côté donc le plus intéressant dans une SSII est cet aspect concret : une problématique client (souvent à challenger avec lui afin de lui montrer la voie, c’est le rôle du consultant), une phase dédiée au développement, puis aux tests(unitaires puis d’intégration) et enfin la mise en route, l’accompagnement, la formation, sans oublier la conduite du changement et l’assistance à maîtrise d’ouvrage (mon métier pendant 15 ans), tout au long de la vie du projet. Tout cela est passionnant pour qui connaît ce métier, c’est concret, c’est vivant, c’est l’innovation comme je l’aime, celle qui marche quand on clique sur le bouton !

le visage humain

Mais le travers de beaucoup de SSII, c’est de tomber dans la « vente de viande », anonyme et déshumanisée, où les consultants et ingénieurs sont soumis à la dictature du contrôle de gestion. Ce contrôle de gestion (timesheets, taux d’activité, marge sur affaire,…) est un passage obligé, ne nous y trompons pas. Mais il y a la manière de le mettre en place, l’approche et l’ambiance. C’est une chose que d’être passionné par le travail face à son client, d’être sur le terrain en permanence, et une autre que d’être abandonné en clientèle comme cela arrive parfois.

C’est cette approche à visage humain qui m’a plue dnas la présentation de Logica, proche de ma propre vision du service, proche, humain et respectueux des femmes et des hommes qui réalisent ce “geste technologique” et je rajouterai “geste commercial”; extraits choisis :

« mes collaborateurs, je ne connais pas leur diplôme »

Dans cette phrase de Stéphane Jaubert, réside à mon avis une grande partie de l’intelligence de l’approche de Logica. Ne croyez pas que je verse dans le populisme et que je pense que le diplôme ou l’éducation n’a pas le importance et qu’il faut se débarrasser des “élites”. Ceci est faux et ridicule. Ce que cela veut dire c’est que ce qui compte, c’est la performance de l’individu, son résultat, son intégration dans les équipes et pas le fait qu’il ait eu une bonne note en maths il y a 30 ans. Si un bac+2 doué peut réussir, un HEC peu doué peut également échouer. Il n’y a pas de pré-déterminisme et tout le monde est à égalité face à son client. Un bon point pour Logica ; d’ailleurs, le Président est un self-made-man qui n’a que le bac selon les présentateurs.

« quand quelqu’un s’en va, on le prend dans la figure ! »

Tous les pros du métier ont collectionné les contrats de travail en sautant d’une SSII à l’autre sans même qu’on prête un regard à leur lettre de démission. C’est non seulement insultant, mais typique d’une approche humaine déficiente. Un patron qui avoue que perdre un employé est un échec est révélateur d’un bon état d’esprit. Ceci devrait inciter les candidats à s’intéresser à Logica, il est bon de savoir qu’on compte pour son employeur.

« On aime bien les geeks »

Voilà encore une citation qui m’a plue. Je ne suis pas ingénieur, mais j’ai aussi cette passion de l’informatique et de la technique. Il n’y a rien de pire que ces technocrates de la high-tech qui vous disent que la technique n’a pas d’importance. C’est non seulement idiot, c’est totalement faux. On ne peut pas faire de conseil en technologie si on n’y comprend rien.

Le télétravail : « je ne comprends pas [qu’en France] on arrive pas à monter en charge »

Les lecteurs de visionarymarketing savent à quel point je suis engagé dans la promotion du télétravail, et ce depuis 1990, date à laquelle j’ai acheté mon premier ordinateur portable. La France n’est pas vraiment à la pointe dans ce domaine, c’est un euphémisme. Si vous êtes concentrés sur vos missions et vos clients et ne voulez pas passer votre vie dans un bureau, et que vous êtes demandeurs de pouvoir travailler depuis n’importe où y compris chez vous (si vous y avez de la place), alors Logica est une bonne option. Le télétravail finira bien par entrer dans les mœurs, mais nous accumulons un retard de près de 20 ans sur le Royaume-Uni sur ce sujet. Et ne croyons pas que cela nous épargnera les problèmes inhérents au télétravail. Non, travailler lentement ne veut pas dire forcément travailler bien… ce mouvement est de toute façon inexorable.

Réseaux sociaux et approche directs

Logica n’est pas non plus la dernière de la classe pour travailler avec les réseaux sociaux professionnels comme Viadeo. Surtout dans la high-tech, où les méthodes d’approche directe en matière de recrutement deviennent courantes. Encore un signe de ce facteur humain dans l’entreprise observé en surfant sur leur site Web : cette possibilité rare et appréciable de pouvoir contacter directement un expert via le site Web (dont la version mobile est d’ailleurs fort bien faite).

Pour cette raison, et ce qui précède, je n’hésite donc pas à encourager les lecteurs de visionarymarketing à tenter leur chance, et d’aller vérifier la théorie sur le terrain. Malgré la crise qui fait rage, les SSII embauchent en masse en ce moment, signe de la santé de ce secteur qui envahit nos vies professionnelles et personnelles.

À vos souris…

liens divers

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Logica : SSII à visage humain en recrutement 2/2 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Seedbees.com, le réseau social de la vente à domicile

clx0406wit07dg-de-219c8f1A première vue, surtout pour ceux d’entre nous qui ne sont plus tous jeunes, la vente à domicile rappelle les années 60 et 70, période de l’essor de la marque Tupperware. Pour ceux qui sont un peu plus jeunes, la fin des années 80 leur rappellera aussi une autre société du même genre, Amway, productice et distribrice à domicile au travers d’un réseau de vendeurs indépendants, de produits d’entretien. Mais cette vue serait caricaturale, car la vente à domicile est loin d’être morte, et elle pourrait même bien se développer encore, à la faveur de la crise économique qui sévit en ce moment, pimentée d’un peu de Web social. C’est le pari que fait Alexandre Vannier et ses associés avec le lancement de la société seedbees.

la vente à domicile qu’est-ce que c’est  ?

J’ai connu Alexandre dans une autre vie, lorsqu’il était responsable de mon compte chez Grand Union, et j’ai été très content de le revoir il y a quelques semaines avec ce tout nouveau projet qui me paraît excessivement prometteur. La vente à domicile, comme je le dis dans le chapeau ci-dessus, ce n’est pas seulement cette image ringarde de femmes au foyer de plus de 50 ans essayant d’occuper leurs ennuyeuses journées. Il s’agit d’un véritable business qui intéresse de plus en plus de monde, du fait de la crise économique. Tout d’abord, elle permet de se faire un peu d’argent de poche pour compléter ses revenus. Il s’agit d’un domaine, où les sociétés comme Tupperware ont encore 27 000 vendeurs actifs en France. Même s’il s’agit d’un phénomène essentiellement provincial et à 80 % féminin (car il est lié au taux d’activité et au niveau de revenus), nous parlons ici d’un marché total de près de 2 milliards en France (1.7 en 2010), en forte croissance, et qui concerne 120 000 vendeurs à domicile. Attention, la vente à domicile est à distinguer de la catégorie vente en porte-à-porte, de bien mauvaise réputation.

Alexandre Vannier : co-fondateur de Seedbees.com

en moyenne € 1000 par an de revenu annuel par vendeur

Mais on l’a vu ci-dessus, la vente à domicile touche peu le milieu urbain. Voilà le problème que seedbees s’est attaché à résoudre : comment masculiniser et ramener la vente à domicile dans les villes.

Un autre problème lié à la vente à domicile, est qu’au bout de 3 ventes, la plupart des vendeurs s’arrêtent, le turnover est énorme. Prenons Tupperware à nouveau, selon Alexandre, s’ils ont 27 000 vendeurs actifs, le chiffre total de ces vendeurs s’élève peut-être à environ 100 000 par an. Le chiffre d’affaires moyen par vendeur est d’environ € 5100, mais il s’agit d’un chiffre d’affaires seulement et le vendeur ne touche en moyenne qu’environ 20 % de cette somme.

La fédération de la vente directe regroupe 27 entreprises les plus importantes dont Tupperware et en général ce sont des producteurs qui ne vendent que leurs propres produits. Seedbees quant à eux ont pour objectif de s’ouvrir à d’autres fournisseurs de produits, commerçants, grossistes et fabricants. Le but est de trouver les produits qu’on peut goûter, toucher et démontrer. Mais l’intérêt de la petite société qui vient de se créer, n’est pas seulement là. Seedbees se propose également de mettre en relation vendeurs, fabricants et commerçants, et aussi les loueurs de salles et de locaux, car c’est là le problème dans les grandes villes : l’espace dans les maisons et les appartements est très limité, surtout à Paris ; il faut donc pouvoir aider les vendeurs à trouver un lieu convivial et spacieux dans lequel on peut vendre ses produits. Il s’agit d’une transaction gagnant-gagnant dans la mesure où les loueurs de salles et de locaux peuvent aussi remplir leur salle à des moments plus creux de leur activité.

On pourrait donc dire que seedbees se situe à la croisée des chemins entre une place de marché et un réseau social (social au bon sens du terme, c’est-à-dire de la mise en relation d’êtres humains et non simplement d’un logiciel) et en tant que tel, il a des chances de se développer dans les milieux urbains. La crise aidant, on peut prévoir une belle réussite pour les sites comme seedbees, qui a l’avantage de ne pas être seul sur son marché, ce qui est toujours une bonne chose lorsqu’on essaie d’évangéliser, malgré les idées reçues.

autres sites

Seedbees.com, le réseau social de la vente à domicile was last modified: janvier 23rd, 2012 by Yann Gourvennec