Cloud Computing : octave Klaba enjoint la France à aller plus vite #rcn2013

Je me suis rendu ce matin à l’invitation du CCM benchmark group à la conférence sur le Cloud Computing organisée à Bercy dans les locaux du ministère de l’économie et des finances. L’introduction de la conférence a été réalisée par Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME à l’innovation et au numérique, suivie d’une présentation d’Octave Klaba, le médiatique patron d’OVH, l’hébergeur européen qui a son fief à Roubaix dans le Nord. Quand on parle de Cloud Computing, pour paraphraser les analystes de Gartner lors de la conférence récente qui s’est tenue à Barcelone, c’est la « fin du début ». L’évangélisation est faite et les entreprises du monde entier de sont ruées sur cette nouvelle forme d’hébergement, qui offre souplesse, back up et évolutivité des infrastructures (élasticité étant le terme consacré). Finie la période d’observation, nous en sommes au développement industriel et c’est ce développement que Bercy veut pousser avec l’aide des industriels du secteur. Qu’avons nous donc appris ce matin à Bercy ? Voici mon compte-rendu pris en séance. 

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Octave Klaba sur scène à Bercy ce matin

Fleur Pellerin a commencé sa présentation en rappelant que « il y a quelques années on aurait commencé cette conférence par une définition du Cloud » mais nous n’en sommes plus là. Le Cloud est bien considéré comme un élément de compétitivité des entreprises et la ministre à enjoint les entreprises à embrasser le Cloud. Pour cela le gouvernement prévoit d’agir sur « l’offre et sur la demande, à commencer par un des 12 plans stratégiques qui est dédié au Cloud Computing » pour lequel la ministre a remercié Octave Klaba et Thierry Breton d’avoir pris les rênes de ce programme. 

Dans l’ensemble, M. Klaba, PDG d’OVH, l’hébergeur européen basé à Roubaix dans le Nord et qui est déjà un acteur important du Cloud Computing n’a pas dit autre chose et il a même remercié la ministre pour son engagement et « l’énergie qu’elle déploie ». il n’a cependant pas mâché ses mots vis à vis de l’initiative gouvernementale dite de « Cloud souverain » en disant qu’ « il ne suffit pas de jeter 2 fois 75 millions d’euros sur la table » pour faire avancer le secteur. Il est vrai que Octable Klaba n’a jamais caché son antipathie pour cette initiative (ayant même un temps créé un micro site pour dénoncer le « vaporware » du Cloud souverain). Octave Klaba, qui a rappelé être né dans la Pologne communiste, a précisé que « l’important n’est pas de savoir comment on fait pour innover mais de savoir pourquoi » on le fait. Une démarche proche de celle de SINEK, déjà décrite sur ce blog. « Il faut aller plus vite » a insisté M. Klaba en précisant que l’avenir ne viendrait pas en France de la conncurrence entre entreprises françaises mais de la création d’un écosystème. La vitesse est un mode de créativité sur le Net qui est incontournable et on « ne peut pas mettre des business plans sur 6 mois sur le papier, encore moins sur 3 ans » a-t-il précisé.

Le patron d’OVH réalise cependant une sorte de grand écart, lorsque Octave Klaba rappelle que « la France est un pays très centralisé mais qu’on ne peut pas tout attendre de lui » alors même qu’il est à la tête d’un programme gouvernemental de compétitivité industrielle. En résumé, M. Klaba nous enjoint « à aller plus vite » et de nous adapter au rythme du Web, et nous prévient déjà que les principaux bénéfices seront « tirés par les sociétés américaines ». Un constat partagé par la ministre. Le constat existe, le but est fixé, les programmes sont en place, il ne nous reste plus qu’à mesurer les résultats sur un marché où Christophe Bonnard de Sogeti indique que la France a « 2 ou 3 ans de retard par rapport aux États Unis ».

À suivre …

Cloud Computing : octave Klaba enjoint la France à aller plus vite #rcn2013 was last modified: décembre 9th, 2013 by Yann Gourvennec

les blogs d’entreprise sont morts, vive le « brand content » (marketing de contenu)

book-new-large_thumb.jpgJe ne suis pas sûr que Google maintiendra en vie Google alertes pendant encore longtemps, l’outil est un peu cassé pour reprendre les mots de Forbes. Il y a par contre une autre innovation de l’ancien temps qui marche encore je veux parler de Google Web trends. Je trouve cet outil très intéressant pour voir comment les choses évoluent au travers de l’utilisation, ou de l’abandon, de certains mots-clés dans le moteur de recherche du géant de l’Internet. Récemment, je suis retourné sur Google de façon à voir ce qui se passait dans le domaine des blogs d’entreprise. La seule chose que j’ai été capable de trouver, fut un rapport de 2005 ! Cela veut-il dire que les blogs d’entreprise sont terminés ? Pas du tout ! Ils font désormais partie d’un tout plus cohérent appelé « brand content » en français et « content marketing » en anglais. L’intérêt grandissant pour le « content marketing » ces derniers mois, du moins aux États-Unis, mais on le sent aussi frémir en France, montre que quelque chose de nouveau est enfin en train d’arriver dans le monde du Web. Peut-être que cela est un signe aussi que les entreprises sont désormais plus intéressées par ce qu’elles peuvent obtenir du contenu qu’elles ont produit que simplement se focaliser sur sa production. Voyons ensemble ce rapport de l’étude 2013 sur le content marketing qui nous donne des « insights » intéressants sur son utilisation (étude réalisée par http://www.imninc.com/).

[note 10/12 à 17:00 : je m’aperçois que les premières versions de ce texte étaient passées involontairement à côté de la relecture et présentaient les fautes habituelles d’une transcription vocale non corrigée; mes excuses pour ces erreurs de traduction et de correction, que je vais tenter d’éliminer à rebours au fur et à mesure]

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L’intérêt pour les blogs d’entreprise s’est clairement déplacé vers le contenu

Principaux résultats de l’étude d’IMN

  • « Le content marketing est une priorité moyenne ou haute pour 90 % des répondants… » Cependant, il faut faire remarquer que la comparaison avec le questionnaire de 2012 (premier dans la série) montre que la prise de conscience est relativement récente, même aux États-Unis ;
  • « 31 % des répondants ont mis en place une stratégie de contenus depuis plus d’un an, avec 18 % qui mentionnent l’avoir mis en place l’année dernière être en 3 % qui travaillent sur une stratégie de contenus »… Comme cela est démontré ci-dessus, tous ces programmes de marketing de contenus sont très récents et il y encore de la place pour l’innovation ;
  • « 67 % des répondants utilisent une newsletter pour distribuer du contenu à leurs clients et leur prospect » … Ceci étant, un grand nombre des répondants n’envoie de newsletter qu’une fois par an, ce qui montre une faible compréhension du médium ;
  • « 78 % des répondants utilisent incurvation de contenu : 48 % ayant rencontré des problèmes relatifs à la propriété du contenu et à son autorisation »… 15 % notamment des répondants sont inquiets par rapport à l’utilisation de contenus munis de copyright sur leurs propres plates-formes Web ;
  • « 40 % des répondants ont cité la génération de Leads (prospects) comme étant un des objectifs les plus importants des programmes de marketing de contenu ; une augmentation de 16 % par rapport à l’an passé. ».

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La prise de conscience est large désormais. Les marketeurs du contenu ne sont plus considérés comme des zombies… Enfin en… J’ai eu quelques contre-exemples récents mais ils ne sont pas américains.

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Les entreprises sont clairement intéressées par la génération de prospect sur Internet, quand il s’agit de marketing de contenu. Cependant, selon ma propre expérience de ce domaine, peu sont capables d’aller au-delà du vocabulaire et de garder le cap. Génération de leads est un exercice difficile qui requiert beaucoup de mise au point et de suite dans les idées. Il faut également adopter une approche essais/erreurs ; par essence quelque chose de difficile à tenir dans le temps dans les grandes entreprises…

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Les blogs n’ont pas disparu, mais ne sont plus seuls et font parti désormais d’un écosystème. Ceci est parfaitement normale. Une stratégie globale de contenu doit être adoptée au lieu d’une approche technique et aime Paris thème qui ne mènent nulle part. Cependant, si votre blog est vraiment trop mauvais vous ne risquez pas d’aller bien loin. Les fondamentaux doivent être préservés.

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La mesure du succès est en train de se déplacer de la mesure du lectorat, vers l’attraction de prospect. Enfin… Peut-être aux États-Unis. En Europe, nous en sommes encore bien loin !

Téléchargez l’étude 2005 sur les blogs d’entreprise
les blogs d’entreprise sont morts, vive le « brand content » (marketing de contenu) was last modified: février 28th, 2015 by Yann Gourvennec

le marketing doit se réinventer ! #JNM2013 avec @Adetem

tout-savoir-sur-le-marketing-est-mort-vive-le-marketingJ’ai assisté à la dernière présentation de la journée des JNM de l’adetem qui cette année a eu lieu à l’espace Pierre Cardin à Paris. Cette conférence faisait suite au lancement du nouvel ouvrage de l’adetem aux éditions Kawa (NDLR: également mon éditeur) sous la direction de henri Kaufman est dont le titre est « le marketing est mort, vive le marketing ! » Ce livre est basé sur le « manifeste du marketing » qui a été initié par l’association, et auquel j’ai participé.  Le manifeste est repris dans le livre dont vous trouverez la couverture et le lien associé. Chacun des intervenants a expliqué sa vision propre de l’évolution du marketing, d’un marketing qui est malmené par des consommateurs devenus consommacteurs (le jeu de mot est éculé mais il n’a probablement jamais été aussi vrai) mais aussi, et c’est un paradoxe, au moment où ces consommateurs sont devenus de plus en plus capables d’interagir directement, jamais le marketing ne semble avoir autant oublié de faire ses gammes, et de respecter l’éthique du métier. Sans parler de l’écoute du consommateur qui selon nos intervenant fait défaut, malgré la technologie. Ce marketing, dont tous les participants ont insisté sur l’image déplorable et les ficelles très facilement détectables par les consommateurs, doit revenir sur ses fondamentaux, et redécouvrir le respect des consommateurs. Les entreprises doivent également rattraper le retard qu’elles ont pris sur leurs clients. Compte-rendu ci après avec mes notes en séance de ce débat animé de main de maître par notre ami et confrère François Laurent :

(note : il faut également noter, dans la foulée de cette conférence et de la sortie de ce livre, la sortie d’un site fondamental, sur lequel nous reviendrons bientôt, où l’Adetem et ses partenaires promeuvent le marketing éthique. Belle initiative dans la foulée de la charte de l’éthique que j’ai signée il y a quelques années pour le compte de Media Aces).

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Une table ronde très intéressante, même si les participants étaient un peu cachés par la table … heureusement, je les connaissais tous !

Le consommateur à la barre : il faut former la génération X !

imageHervé Kabla (beangels et coauteur avec moi de la communication digitale expliquée à mon boss) : Hervé a commencé la discussion en introduisant le changeant de paradigme qui peut paraître évident pour certains mais ne lest pas encore pour beaucoup. « Nous sommes en train d’assister à un changement extraordinaire entre les organisations et les publics. Où que soit ce public, la relation peut être maintenue et aussi, c’est le public qui est à la tête de la relation ». Celle-ci s’est donc inversée. C’est ce changement de paradigme qui est important pour Hervé. « Or, il y a encore des chefs d’entreprises qui n’en sont pas encore conscients et il y a donc une nécessité de former, non pas la génération Y, mais la Génération X ! » A-t-il poursuivi.

Xavier Charpentier (photo Paris 2.0)

Xavier Charpentier (consultant et ancien philosophe) a enchaîné sous les questions de notre compère François Laurent : mon métier est de travailler avec les consommateurs et il y a 3 choses qui paraissent importantes :

  1. Le marketing doit passer du marketing de la demande classique à un marketing de la rupture. la Poste (qui sert des clients qui n’écrivent plus !), Sosh (qui fait travailler ses clients) sont autant d’exemples de réinvention des métiers.
  2. On remarque aussi qu’on passe d’un marketing de la segmentation à un marketing de la fragmentation. Le bon coin coïncide avec le Bon marché et il faut gérer des cibles aussi différentes.
  3. Altérité : c’est un mot très important, il ne suffit plus de travailler avec des gens un peu différents, mais avec des gens très différents.

Emmanuel Mignot (patron de Teletech, opérateur de centres d’appels, blogueur et leader d’opinion dans le CRM avec cherclient) : « je travaille dans le marketing depuis 30 ans et je n’ai jamais eu de réunions de débriefing avec les responsables marketing des marques » a dit Emmanuel. « On parle du consommateur au centre mais le marketing en est absent« . Les call centers sont des choses qui n’intéressent pas beaucoup les directions générales selon Emmanuel et les réactions des clients sont instantanées mais les clients marketeurs n’utilisent pas ces interactions selon lui. « On (Teletech NDLR) alimente les bases en mécontentement et contentement du consommateur mais le marketing a manqué le CRM, est à la peine avec le e-business et souffre avec le big data » a-t-il ajouté. Les organisations ont construit une sorte de Mille feuille et le marketing a une opportunité pour donner une ligne directrice à ces actions. Il y a opportunité et nécessité stratégique. François Laurent a rajouté quant à lui que « malgré les outils technologiques les clients (marketeurs) sont autistes ».

imageFrank Rosenthal (blogueur et consultant, expert de la distribution) : dans la distribution,  les entreprises écoutent un peu plus les clients selon Franck. La relation client n’a pas toujours été traitée correctement par les distributeurs mais « il s’y mettent et ceux qui sont plus performants en CRM sont aussi plus performants en General ». Et il ajoute « On parle de Customer centric mais il est temps qu’on s’y mette« . Qu’est ce qui va changer encore ? « La distribution explose et n’est plus un passage obligé. Quand on pose la question aux français s’ils ramassent des objets sur les trottoirs, 38% répondent oui ! Ce n’est pas neutre. Le bon coin est aussi un gros distributeur de produits Ikea (revendus : c’est l’économie circulaire) … Les choses évoluent. Les hypers n’ont plus les plus gros choix. Amazon France a 107 millions de références ! Il faut aussi ajouter l’expérience au trio prix/choix/service. Avec une croissance faible, tout le monde devient concurrent de tout le monde. Starbucks achète des salons de thé par exemple. Enfin, les magasins doivent être réinventés, car les gens évoluent plus vite que les magasins. Il y a la digitalisatiońl à réactivité, lape réforma ce prix et tout cela est un cycle ».  On le voit, les changements ne sont pas minces dans ce secteur.

David Garbous (photo Les Echos) est directeur du marketing stratégique de Fleury Michon et à donné son point de vu d’annonceur : il est arrivé chez Fleury Michon en pleine crise de la viande de cheval. Il pense que “les reportages sur la qualité de la nourriture vont se multiplier” car selon lui il y a un écart grandissant entre l’imagination des clients et la réalité de l’après guerre qui a construit un système de production destiné à nourrir le monde. Il y a eu « une déviation par rapport à l’objectif de base » a-t-il ajouté. Chez Lesieur où il travaillait avant, sur les sauces, c’est marqué « aux œufs frais » mais la réalité est très différente de la vision marketing d’une poule qui gambade dans la nature. « Le marketing a dévié de la réalité et il faut maintenant rattraper les différences de perception par les  consommateurs« . Les consommateurs sont en attente sur des actions plus transparentes. Et il faut que l’on considère que cet écart là devra être réduit considérablement et c’est une opportunité fantastique pour le marketing pour arrêter de raconter de belles histoires, mais de vraies histoires. C’est comme ça qu’on crée les conditions de la croissance selon lui.

Quand les clients disent « c’est du marketing » ce n’est pas flatteur

David Garbous : les consommateurs décodent très vite. Pour reprendre la main et c’est stratégique, il faut remettre du sens et remettre en place la transparence et nous avons des outils pour le faire et quand on le fait ça marche !

Xavier Charpentier : quand on parle de marketing on imagine qu’il faut réinventer la roue mais il y a des démarches de pur bon sens qui doivent être menées. Il faut être ouvert à une démarche collaborative avec les clients et ceux ci sont même prêts de se. Prêter au jeu de la Hotline si tant est qu’ils aient une rémunération en retour.

Emmanuel Mignot : la conjoncture est mauvaise et les clients ont tendance à faire des économies sur le service clients car 8000 emplois vont être supprimés dans ce domaine. Or les marques doivent faire mieux au moment où elles devraient au contraire s’améliorer.  Les investissements en termes de service client devraient augmenter mais ils manque d’outils de mesure qui en montrent l’efficacité.

Hervé Kabla : les marques respectueuses vont pouvoir bénéficier de cette amélioration de la transparence. Zappos, pixmania, sont des marques respectueuses selon Hervé mais il y a eu débat.

le marketing doit se réinventer ! #JNM2013 avec @Adetem was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

CRM : les véritables étapes du vrai parcours client (en B2B et en B2C)

computer-large-newLa sélection du jour est double aujourd’hui : d’une part le renvoi un excellent article de Laurence Body sur l’expérience client, et une présentation que j’ai réalisée moi-même sur le parcours client, sur la base de compilations d’études et de réflexions personnelles. Le sujet de l’expérience client, et sa traduction en marketing Internet autour du parcours client, sont probablement les 2 buzz-words les plus cités de tout le marketing de l’Internet. (Précisons tout de suite que si ni le parcours client ni l’expérience client ne se limitent au marketing en ligne, notre propos ici est de faire un zoom sur ce domaine particulier). Or, 15 ans après le démarrage du commerce électronique, le mot le parcours client est à la bouche de tous les apprentis marketeurs, tout comme celui d’expérience client : cela fait bien dans les discours et montre que vous êtes un marketeur “centré sur le client” (si tant est que l’inverse existe) mais ces deux concepts ne sont absolument pas compris. Comme je me suis aperçu qu’il était difficile de faire passer ce genre d’informations assez complexes par oral, j’ai décidé de vous fournir un petit vade-mecum qui pourra vous être utile lorsque vous rencontrerez également ce genre de fausses barbes. Alors je sais, lutter contre les mythes peut se révéler assez épuisant, car quoi qu’on tente on trouve toujours des gens bornés qui refusent d’apprendre. Peut-être qu’en conséquence, une bonne méthode pour le professionnel consciencieux consiste à se servir des check-lists ci-après sans le dire, de faire correctement son travail, de servir ses clients et quand il se voit félicité pour son “parcours client”, d’acquiescer et de dire qu’effectivement, le graphiste a fait un bon travail…

Et voici la suite avec le billet de Laurence Body : Expérience client : de la théorie à la pratique | X+M Experience Marketing

Qu’est ce que l’expérience client ?

L’expérience client ce sont les produits et les services que votre entreprise propose et ce que promet votre marque. C’est ce que vos client ont pensé quand ils ont « essayé » d’avoir de l’information, d’acheter, d’utiliser votre produit et peut être de tenter de résoudre un problème. C’est aussi la manière dont ils se sont sentis après ces interactions : excités, heureux, rassurés ou nerveux, déçus, frustrés… L’expérience client est la façon dont vos client perçoivent l’ensemble des interactions avec votre entreprise.. Une fois qu’on a compris cela, on peut manager son entreprise de extérieur vers l’intérieur, en intégrant la perspective de vos clients dans chaque décision que vous prenez. Leur intérêt les amène à interagir avec vous au travers de vos efforts marketing, vos points de vente, vos sites internet et tous les circuits que vous gérez. Et cela les conduit à se forger des impressions de leur expérience –perceptions qui vont déterminer ce qui arrivera ensuite. Qu’est ce qui qualifie une le mieux interaction : c’est la réciprocité.

via Expérience client : de la théorie à la pratique | X+M Experience Marketing

CRM : les véritables étapes du vrai parcours client (en B2B et en B2C) was last modified: janvier 6th, 2014 by Yann Gourvennec

Le Big Data, nouveau carburant de la Pub en ligne (RTB)

€-largeLe RTB ou Real Time Bidding n’est pas un domaine très facile à comprendre. Derrière ce terme barbare se cache un système d’enchères qui permet aux annonceurs d’optimiser leurs budgets publicitaires en ligne. Au-delà de ce principe, assez opaque, j’ai voulu en savoir plus et j’ai demandé à un des experts du domaine, Jean Claude Muratore, PDG de Turn en France, de rentrer dans les détails et de nous décrire les mécanismes principaux de cette révolution publicitaire.

interview exclusive de Jean Claude Muratore

 

TurnTurn c’est une société qui propose des technologies qui permettent aux annonceurs et aux agences de gérer des campagnes en RTB [NDLR : Real-Time Bidding ou enchères publicitaires en temps réel] et de tirer parti de l’ensemble de leur données pour pouvoir améliorer l’efficacité de leurs campagnes. Donc le RTB ça permet aux annonceurs et aux agences de pouvoir acheter aux enchères en temps réel des impressions sur le canal display mobile et social pour pouvoir cibler une audience spécifique correspondant aux objectifs de leurs campagnes.

RTB
Source : http://ciaobasta.files.wordpress.com/

On trouve 2 composantes à la plate-forme marketing : d’une part le DSP qui permet de gérer les campagnes RTB en temps réel et d’autre part, le DMP, data management platform qui permet de tirer parti de l’ensemble des données du client.

les explications bien utiles de Ciabasta

Donc, avec le DSP vous allez pouvoir vous connecter à l’ensemble de l’inventaire mis à disposition les Ad Exchanges et vous allez pouvoir également se connecter à l’ensemble des données de tierce partie qui sont disponibles sur le marché et qui vous permettent de cibler. À l’aide de ces deux composantes vous allez définir un certain nombre de campagnes, en fonction de la stratégie : acquisition, branding, re-marketing et pouvoir obtenir les résultats que vous souhaitez en fonction de ces objectifs.

Le DMP va vous permettre d’intégrer l’ensemble des données de votre annonceur. Cela peut être des données off-line issues du CRM, cela peut être des données relatives aux achats qui ont été réalisés par le client, c’est l’ensemble des composantes qui vous permettent de faire ensuite une segmentation plus fine pour pouvoir cibler par exemple quelqu’un qui a acheté récemment un produit, pour pouvoir lui vendre un produit ou un service complémentaire par exemple. C’est donc la capacité de pouvoir cibler les messages beaucoup plus précisément en fonction du profil du client.

 

Le Big Data entre en jeu

En l’occurrence, aujourd’hui il y a de plus en plus de données qui sont disponibles par rapport aux individus car il y a une augmentation de la consultation qui se fait au travers des smartphones, des tablettes, des réseaux sociaux et des objets connectés. Donc ce volume de données et ces informations augmentent, et ces informations, on va pouvoir les utiliser en temps réel parce qu’en effet, quand on veut cibler quelqu’un, il faut tenir compte des derniers éléments d’information et pour cela, les technologies autour de l’algorithme que l’on développe permettent de tirer parti de manière plus efficace de cette masse de données qui est effectivement en augmentation.

Le Boston Consulting Group considère l’écosystème des données en Europe va représenter 330 milliards d’euros. Cela donne une illustration de la puissance économique que ces traitements de données représentent à l’échelle de l’Europe.

Mieux cibler avec le RTB (à l’inverse du retargeting)

D’une part il y a le fait que les de plus en plus de clients font des campagnes en RTB et de plus en plus de clients comprennent la valeur de l’utilisation de ces données en temps réel. L’utilisation de ces données en temps réel est un élément qui est très important car il permet une plus grande efficacité dans le suivi des clients. Un client qui vient d’acheter un produit sur Internet, vous n’allez plus lui envoyer une bannière correspondant au produit qu’il vient d’acheter, mais vous allez lui envoyer une bannière qui va correspondre un produit ou un service complémentaire. Si vous ne faites pas ça, vous perdrez de l’argent, et de l’efficacité dans la relation commerciale.

Le temps réel grâce à Hadoop

HadoopC’est aujourd’hui possible en temps réel grâce à des technologies qui ont émergé qui sont les technologies Hadoop, et qui donne une grande efficacité pour pouvoir gérer en temps réel un très grand volume de données. Aujourd’hui, face à ce volume de données très important, il est nécessaire d’utiliser des technologies qui permettent de pouvoir intercepter l’ensemble des volumes et donc il y a des “data scientists” qui développent aujourd’hui des algorithmes qui vont donner du sens à cette masse de données.

Un “data scientist” kezako ?

Le profil d’un “data scientist” c’est quelqu’un qui a plusieurs cordes à son arc d’une part, les mathématiques, parce qu’effectivement, les données ce sont des mathématiques, et d’autre part, la connaissance de l’informatique, parce que tout cela se passe dans un environnement informatique et de troisième c’est la connaissance métier, car quelqu’un qui travaille dans un secteur des assurances, ou quelqu’un qui travaille dans le secteur des télécommunications vont rencontrer des problématiques métiers entièrement différentes. Donc la combinaison de ces trois éléments est ce qui fait un “data scientist”, et c’est pour ça que ce sont des profils qui sont très très rares sur le marché.

Aller rechercher les “sosies”

Le fait d’aller rechercher un “sosie”, c’est quand vous avez une population, et vous avez défini un segment de clients, qui ont un certain nombre de caractéristiques et vous souhaitez pouvoir cibler les gens qui ont un profil similaire à ce client de manière à étendre le volume de business et aller rechercher des prospects. Donc c’est grâce à ces algorithmes qu’on va aller regarder les profils et les caractéristiques de ces segments de clients que vous avez et dans les bases de données tierces aller rechercher des gens qui sont des “sosies” et qui ont des caractéristiques similaires.

Pour pouvoir collecter des données, vous avez plusieurs types de données, vous avez des données que vous avez collectées Online, au travers des cookies et des informations qui sont à l’intérieur du Web, et puis vous avez aussi des données comportementales, en fonction des sites que les personnes vont visiter puis vous avez des données CRM qui sont les caractéristiques de vos clients et de vos prospects et de l’interaction qu’ils ont avec l’entreprise.

Les cookies sur la sellette ?

Le cookie aujourd’hui est la technologie qui est utilisée dans le domaine du display, vous avez d’autre technologies dans le domaine du mobile, puisqu’aujourd’hui une grande partie de la consultation s’est s’effectue sur des applications et il n’y a donc pas de cookies ;donc il y a des choses équivalentes qui sont développées.

Aujourd’hui il y a effectivement une directive européenne différemment selon les pays. La commission est en train de travailler sur une règlementation qui doit être adoptée par l’ensemble du Parlement l’année prochain et qui doit légiférer pour permettre quelque chose de cohérent à travers l’ensemble des pays européens. Je crois que la problématique aujourd’hui elle est plus dans le fait d’informer les utilisateurs sur les informations qu’ils vont effectivement mettre à disposition de ces intermédiaires.

A partir du moment où l’utilisateur voit un bénéfice dans le fait de donner un certain temps d’informations, il n’est pas contre. Mais, l’information sur ce qu’il confie et ce qu’il va avoir en contrepartie est un élément essentiel du cercle vertueux de la data.

Le Big Data, nouveau carburant de la Pub en ligne (RTB) was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec