4 recettes infaillibles pour rater sa stratégie de contenu Web (« brand content »)

book-new-large_thumb.jpg La sélection du jour est celle de l’article de  Nathan Mendenhall, un pro des médias sociaux de l’agence THAT Agency à West Palm Beach, en FlorideLa liste de Nathan me paraît tout à fait pertinente, et résume les erreurs les plus communément commises par les entreprises dans leur stratégie de contenu. Ce que j’ai décrit comme la catégorie des « zombies », il y a peu de temps une présentation lors d’un événement organisé par scoop’it sur le sujet du marketing et de la stratégie de contenu à l’institut national est communication à Paris en juillet. Le marketing de contenu est en effet entré dans les mœurs de la plupart des entreprises, nous n’avons plus besoin en 2014, sauf exception exceptionnelle, de justifier la nécessité de construire un contenu de qualité, il s’agit même d’une porte ouverte à ne plus enfoncer, n’en parlons plus. Une fois établie cette nécessité du « bon contenu », reste à savoir pourquoi, surtout et pour qui on l’écrit. Ces questions, aussi basiques soient-elles, trouvent, admettons-le, rarement une réponse dans les entreprises qui se lancent à corps perdu dans le contenu Web. Ceci d’autant plus qu’il faut se reposer cette question régulièrement en fonction de l’évolution tu lectorat et de l’environnement. Explications…

Stratégie de contenu Web en entreprise : trop souvent une logique floue !

Stratégie de contenu Web en entreprise : trop souvent une logique floue !

Comment rater sa stratégie de contenu Web en 4 étapes

  1. Ne résolvez aucun problème : Il s’agit peut-être d’un des défauts les plus communs mais aussi les plus difficiles à expliquer à une entreprise. « Sur notre site Web nous ne parlons pas de problèmes, nous ne parlons que de solutions ! » Entendrez-vous souvent dire. Sauf que, vos utilisateurs, vos clients, vos écosystèmes, vos partenaires, vos lecteurs … cherchent, au travers des mots-clés et des moteurs de recherche, des liens, et des divers autres moyens d’accès à l’information, une solution à « leurs » problèmes. C’est ainsi qu’il faut orienter votre communication, en chassant de votre tête cet aspect a priori négatif du mot « problème ». Notamment en B2B, j’ai décrit ces démarches il y a déjà longtemps sur ce blog, une démarche classique de vente par la solution s’oriente sur le problème avant de se focaliser sur votre produit (Michael Bosworth, Solution Selling, 1982). C’est un passage obligé.
  2. N’utilisez pas d’images : Les images sont un point essentiel dans une stratégie de partage. Le souci dans le monde de l’entreprise, c’est que celles-ci sont soit trop standardisées, soit achetés à des banques d’images inintéressantes, soit trop orientées vers la marque. Il ne faut pas hésiter à recourir aux contenus générés par l’utilisateur, car en matière de photographie, cela est de plus en plus aisé. L’utilisation des photos et des images dans le domaine entreprise posent cependant un grand nombre de questions en termes de droit, il est préférable d’utiliser des images produites par soi-même en faisant bien attention aux droits de l’image. Pour cela nous vous renvoyons vers les différentes publications de Joëlle Verbrugge, experte attitrée de ce domaine en France.
  3. Ne vous adressez pas à votre communauté : Voilà encore un des problèmes les plus courants, je ne peux qu’être d’accord avec Nathan sur ce sujet. La plupart des entreprises ont un mal de chien à se mettre à la place de leurs lecteurs, qui, la plupart du temps ne sont autres que leurs clients, leurs prospects, leurs partenaires etc. Pour s’adresser à votre lectorat, il faut le connaître, le sonder, ou procéder par démarche intuitive, surtout si vous démarrez une activité, et dans ce cas, il vous faudra spontanément anticiper les sujets qui pourraient les intéresser; en suivant les retours, mesurant les impacts, analysant les échanges. Au fur et à mesure, sur le terrain, je me rencontre également de la démarche souvent très autiste de la production de contenu intérieur des entreprises, ceci étend d’autant plus impardonnable dans le domaine du B2B qui fonctionne en général par une logique de partenariat et d’échanges. N’hésitez pas à faire appel aux autres et à créer des communautés d’intérêt qui dépasse les pages Web. Le résultat pèsera positivement sur vous statistiques Internet.
  4. N’ayez pas de stratégie de partage de contenu appropriée :Lorsqu’on a répondu au problème décrit précédemment, que l’entreprise a corrigé tous ces travers, produit le bon contenu, s’adressant aux bonnes personnes, résolvant les bons problèmes, rien n’a pourtant encore été fait, tant  qu’une stratégie de partage appropriée n’a pas été mise en place. Or, c’est là aussi la première faiblesse des entreprises et du contenu de marque. D’une part, l’absence de réseau personnel ou son étroitesse, de la part des producteurs de contenu à l’intérieur de l’entreprise. D’autre part, le caractère parfois incestueux des partages autour des contenus de marque, souvent relayés par les employés, mais qui souffrent la plupart du temps d’un manque d’intérêt aux autres ou d’un manque d’engagement sur le partage extérieur. Souvent, cela s’explique aussi par un manque d’adaptation à chacun des canaux médias sociaux utilisés, ce que décrit Nathan dans son article de façon très précise.

un complément : ma présentation Scoop’it de juillet 2013 sur la stratégie de contenu (avec la vidéo)

Je vous laisse découvrir le reste sur le blog de social media today :

 

Your Content Marketing Strategy Isn’t Working on Social Media | Social Media Today

2013 was the year of changes for digital marketing.  We saw major shifts in the algorithms for Facebook and Google as well as developments in almost all other social media networks. Fundamentally, we are now forced to change from “hunting” down potential customers to “farming” and cultivating them until they are ready to convert. Since we are using the farming analogy, you might be wondering what we must use to cultivate the consumer-crop. Don’t worry; I’m not going to push the old “create quality content” mantra at you. That should be a given. What we DO need is quality content marketing strategies! These days having keyword rich content on your blog or website simply isn’t enough, you have to have a strategy to make it more find-able. You might be thinking that you can simply post your blogs to Facebook. WRONG! Social media users are used to be bombarded with blogs, so you have to be intelligent about your approach from start to finish. Even if you are thoughtful with your content and your distribution, there are still reasons why your strategy might not work. Let’s take a look at 4 commonly encountered pitfalls.

viaYour Content Marketing Strategy Isn’t Working on Social Media | Social Media Today.

4 recettes infaillibles pour rater sa stratégie de contenu Web (« brand content ») was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

communautés en entreprise et médias sociaux en 2014 #CMAD

Les communautés plus que jamais à l’ordre du jour

enterprise social networksQu’est-ce qui préoccupe un community manager ou un responsable social media  ?  Tel était l’ordre du jour de la conférence live sur Google+ Hangout du #CMAD (Community Management Appreciating Day un événement créé par l’excellent Jeremiah Owyang) qui s’est tenue hier soir très tard, à partir de 21.00 heure française. J’ai eu la chance de participer à cette conférence et d’être un des experts du Panel avec Jeanette Gibson et Elizabeth Houston de Hootsuite, et Jaime Steiner de ING Amérique.

Les questions soulevées étaient les suivantes :

– Quels points clés pour construire une solide communauté d’entreprise ?

– Quelles considérations de départ doit-on prendre en compte avant de se lancer dans un travail de communauté en entreprise ?

– Comment la collaboration transverse entre les diverses unités d’une entreprise (Ventes/Marketing/Service Clients etc.) joue-t- elle sur la création d’une communauté ?

– Quelles différences de nature entre communautés dans et hors de l’entreprise ?

– Et la meilleure pour la fin : quel impact du travail de communauté sur la ligne de bas de bilan ?

Voici l’enregistrement de la conférence en ligne, en format brut de décoffrage et tout en Anglais :

conférence en ligne sur les communautés d’entreprise le 27/01 sur G+ #CMAD

Overview

This engaging session will dive into the importance of building an enterprise community, best practices to keep in mind, and considerations to evaluate. The panelists will also share insights around the importance of community engagement and enablement and it’s impact on business as we move forward in 2014 and beyond.

From this session, participants will discover ways to build a robust enterprise community for their audiences, bring back tangible examples to their team members, and leverage learnings from industry experts.

Organizer

Connor MeakinConnor Meakin
Community Manager at HootSuite

By day, Connor manages HootSuite’s community building efforts in North America through the brand ambassador program, events, and regularly sharing stories on the HootSuite Blog. By night and in the wee hours of the morning, you’ll find him playing and following just about every sport, high fiving strangers while running, and drinking too much coffee.

Connect with Connor on Twitter at @connormeaks or on Google+.

Panelists

Jeanette GibsonJeanette Gibson
VP of Community at HootSuite

Jeanette Gibson, VP of Community at HootSuite is a social and digital marketer and general tech enthusiast. She’s the former head of social at Cisco Systems, Inc, and currently spends her time between San Jose and Vancouver.

Connect with Jeanette on Twitter at @JeanetteG or on Google+.

Yann GourvennecYann Gourvennec
Founder of Visionary Marketing

Yann has a long-standing experience in marketing, information systems and Web marketing. He created visionarymarketing.com in 1996 also co-founded Media Aces, the French Association for enterprises and social media. He is a lecturer, a keynote speaker, an author and blogger, and his book Mastering Digital Marketing Like A Boss will be published soon.

Connect with Yann on Twitter at @ygourven or on Google+.

Elizabeth HoustonElizabeth Houston
Director of Enterprise Community at HootSuite

Elizabeth Houston has spent over 17 years creating awarding-winning high-tech industry communication strategies, working for companies such as Cisco, PeopleSoft, and EDS. Recently, Elizabeth became the Director of Enterprise Community at HootSuite, focusing on the customer journey and engagement.

Connect with Elizabeth on Twitter at @elhoust or on Google+.

Jaime SteinJaime Stein
Senior Manager, Social Media at ING DIRECT Canada

Jaime is the Head of Social Media at ING DIRECT. He developed the bank’s social media strategy and ensures that its communities are engaged. A journalist by training, he’s the former Head of Digital Media at the Canadian Football League where he launched the League’s social media presence in 2009.

Connect with Jaime on Twitter at @jaimestein or on Google+.

Discussion Questions

  1. What elements are key to building strong enterprise communities?
  2. What initial considerations need to be made before embarking on creating a single enterprise community?
  3. How does cross-organization collaboration (Sales, Marketing, Customer service, etc) play a role in building enterprise communities?
  4. How does enterprise community building differ from traditional community building practices?
  5. What impact does enterprise community building efforts have on the bottom line of a business?

RSVP & Watch the Hangout

Want to RSVP for the Hangout? Visit #CMAD presents: Building Community in the Enterprise Business and let us know you’re going to watch. This will add the event to your calendar and remind you to attend!

The video will play on the event page when the broadcast starts.

Not sure what time this is for your location? Use worldtimebuddy.com.

communautés en entreprise et médias sociaux en 2014 #CMAD was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Télétravail : le nouveau Zevillage et ses livres blancs

C’est la news de la semaine, à savoir la refonte bien méritée de notre ami et partenaire Xavier de Mazenod et de son équipe de télétravailleurs campagnards, inlassables défenseurs du travail à distance. En plus d’un nouveau logo et d’un thème WordPress mis à jour, c’est un florilège de livres blancs que nous propose le site, dont notamment celui sur le télétravail et les tiers-lieux. La docuthèque est pléthorique, vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin pour connaître l’état d’avancement des nouvelles formes de travail en France et ailleurs. Incontournable. A vos souris … !

télétravail

En avant pour la transition numérique !

Zevillage change, vous avez la nouvelle maquette sous les yeux. Ces évolutions vont faciliter votre lecture mais traduisent surtout un changement de ligne éditoriale ; en dix années d’existence nous avons évolué sans cesse et la société aussi. Les enjeux ont changé.

En 2004, Zevillage a démarré sur la conviction que le télétravail et les technologies pouvaient nous aider à améliorer notre qualité de vie. Moins de déplacements, le choix de vivre où nous le voulions, une vie plus soucieuse d’économies de CO2. La création du site accompagnait le changement de vie que nous avions entrepris avec ma famille pour nous installer à la campagne. Le village rêvé, idéal, connecté était le symbole de ce changement ; il donnait d’ailleurs son nom au site web.

viaEn avant pour la transition numérique ! | Zevillage.

Télétravail : le nouveau Zevillage et ses livres blancs was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

CRM : le 360° émerge (enfin) pour améliorer productivité et ventes

Les tendances du marché des call-centers. Quelles sont les attentes des clients entreprises vis-à-vis du CRM et des call Centers en particulier

Contrairement à ce que l’on connaissait auparavant, les clients ne sont plus à la recherche de solutions techniques pour gérer les interactions, quelles que soient ces interactions, vocales, e-mail, tchat ou réseaux sociaux. Aujourd’hui, ces clients sont dans une démarche d’équipement en outils qui vont leur permettre de gérer des demandes, quelles qu’elles soient : informations, traitement de tickets… Ce qu’ils recherchent ce sont des solutions qui vont pouvoir leur donner une vision à 360° de leurs clients au travers des demandes qu’ils formulent.

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call center : le 360° émerge enfin grâce à la puissance des matériels et des logiciels (photo antimuseum.com)

Qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?

Ce qu’il y a de nouveau, c’est que les outils ont énormément évolué. La puissance des matériels nous permet aujourd’hui des applications qui vont permettre de gérer dans un même outil, un même de cœur de système logiciel, toutes les interactions que l’on peut rencontrer dans un centre de relation client. C’est cela qui est véritablement la grande évolution et c’est la demande du client qui fait évoluer le marché dans ce sens. Les entreprises évoluent et s’adaptent et ces solutions vont pouvoir gérer effectivement à partir d’un même noyau applicatif, toutes les interactions que l’on peut rencontrer aujourd’hui dans un centre de relation client. Cela passe effectivement par la gestion des interactions vocales, que ce soient des appels entrants ou sortants, la gestion des e-mails, des fax et des SMS, l’injection des interactions de collaboration, comme le tchat par exemple, le call-back et la gestion des réseaux sociaux ; tout cela dans un même cœur de chaîne. Aujourd’hui, la puissance des machines et des logiciels permet d’apporter ce type de solutions.

Les réseaux sociaux, un élément perturbateur accessoire ou important ?

Toute entreprise aujourd’hui à une démarche et une réflexion autour du traitement des informations sur les réseaux sociaux. Les clients et les entreprises qui aujourd’hui sont pertinents dans la gestion de ses interactions sur les réseaux sociaux ne sont pas encore très nombreux, mais la demande aujourd’hui en matière de réflexion et de conseil à apporter à ces entreprises est très importante. On commence à déployer ce genre de solutions, et nous avons quelques clients qui sont soucieux d’apporter des réponses aux différents ‘posts’ qui pourraient être écrits par les clients sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, tous les secteurs d’activité sont concernés. Comme l’e-commerce par exemple. Imaginez les conséquences catastrophiques qu’aurait un ‘post’ sur un service de qualité médiocre dans l’e-commerce ! et une entreprise de ce genre se doit d’apporter une réponse très rapide pour améliorer l’image auprès de ses clients potentiels.

Les apports et les bénéfices

Il y a l’amélioration de la productivité. On sait aujourd’hui que les ressources humaines sont très coûteuses pour l’entreprise, et que ne pas apporter un service rapide, une réponse rapide, peut aussi être désastreux. Donc, quand on parle de productivité, c’est effectivement d’avoir les outils qui vont permettre ce qu’on appelle le « First call resolution », c’est-à-dire quelle que soit la sollicitation du client et quel que soit le canal qu’il a choisi pour s’exprimer, d’apporter une réponse efficace. Et cela va passer par une qualification très précise lorsque l’appel où la demande d’informations va arriver dans le centre de contacts, et de transmettre cette information à l’agent sur le call Center qui a la bonne compétence, en lui apportant toutes les informations nécessaires, qu’on ira chercher dans tous les systèmes d’information, pour que cet agent puisse répondre dès ce premier appel à la demande du client.

L’exemple de Dovetail au Royaume Uni

Ces entreprises est une entreprise qui gère des abonnements, un peu plus de 400 magazines, avec un flux chaque semaine de plus de 15 000 e-mails. Avant le déploiement de notre solution, le traitement des e-mails pouvait prendre en moyenne 48 heures, et cela pouvait aller jusque 70 heures, donc des temps de réponse extrêmement longs. Après le déploiement, le temps moyen de traitement des e-mails est passé à 24 heures, et de 24 heures aujourd’hui, l’objectif est de le baisser fortement, en le ramenant à 10 heures.

2ème objectif : la vente croisée

On a dans notre base clients des opérateurs télécom, qui réalisent des opérations de vente croisée. Nous avons un opérateur sur le marché français qui utilise notre solution et qui organise régulièrement des campagnes sortantes de satisfaction, pour savoir si le service qui est proposé aux clients est au niveau de leurs attentes. Nos outils permettent effectivement de guider l’agent dans le cours de cette enquête de satisfaction en faisant appel à tout l’historique du client, et au cours de cette enquête de satisfaction, le système va amener des informations qui vont peut-être lui permettre de vendre des services complémentaires, ou des services plus évolués aux clients.

Et là on observe des augmentations concrètes sur ces campagnes de satisfaction, qui avait pour but au début uniquement de mesurer la satisfaction des clients, et qui permettent de profiter du contact pour réaliser des ventes additionnelles ; ls augmentations de vente au travers de ces campagnes est de l’ordre de 15 à 20 %, ce qui est très significatif.

Altitude software

Altitude software n’est pas une société américaine, elle fait partie des sociétés très innovantes en Europe. Nous avons fêté en 2013 notre 20e anniversaire. Cette société a été créée par des Portugais et aujourd’hui c’est une entreprise européenne, présente dans le monde entier et sur tous les continents, au travers de 17 filiales.

 

Abderhamane MekhicheAbderhamane Mekhiche a intégré le Groupe Altitude Software en 2006, il est Directeur commercial pour la France et les zone Offshore Francophone. Diplômé en Ingénierie Informatique et Ecole de commerce, Abderhamane Mekhiche travaille depuis plus de 15 ans pour de Grands intégrateurs, constructeurs et Editeurs de solutions pour le secteur de la Gestion de la Relation Client.

CRM : le 360° émerge (enfin) pour améliorer productivité et ventes was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

drive to store : « beaucoup en parlent mais peu en font » (mobilité)

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Le drive to store est le nouveau mot à la mode, issu de cette nouvelle tendance du digital, que nous avons appelée u-commerce (ubiquitous commerce) et qui consiste à faire sauter la frontière entre commerce réel et commerce en ligne. Il s’agit principalement, au travers du développement des mobiles et des applications, de ramener l’utilisateur/consommateur dans le magasin, pour profiter de promotions, et surtout … pour remplir le magasin notamment aux heures creuses. Pour cela, diverses méthodes sont utilisées, comme l’affichage de promotions comme nous l’avons vu avec Bruno Vercelli de Sentinelo (d’autres systèmes existent). Mais il y a aussi ce qu’on appelle le Geo-Fencing (littéralement l’escrime géo localisée en anglais ; encore une métaphore guerrière, décidément les marketeurs ne changeront jamais) qui consiste à aller chercher l’utilisateur là où il est et lui proposer une promotion dans la mesure où il passe à côté d’un magasin. Du moins, c’est cela que nous entendons depuis des années et que l’on croit être le Graal du futur commerce.

La réalité est toute autre. C’est ce que nous démontre François Bieber, pionnier du drive to store avec Kwanko Netaffiliation. Comme le dit François, le drive to store, « beaucoup en parlent, mais peu en font ». Ses expériences, menées sur des clients réels et dans plusieurs pays, montrent, et ceci n’étonnera pas les lecteurs de Visionary marketing, que c’est surtout la pertinence des promotions qui déclenche l’action de l’utilisateur/consommateur.

le drive to store : beaucoup en parlent mais peu en font

le drive to store, une mécanique plus complexe qu’il paraît au prime abord (photo antimuseum.com)

Ceci nous amène à revoir la pensée autour de ces actions de géolocalisation. En premier lieu, via la qualité de la promotion et de l’offre, sa pertinence, son adaptation au goût du futur consommateur, en deuxième lieu vient la géolocalisation. Et, là encore ce n’est pas surprenant, c’est l’utilisateur qui décide de se géo localiser ou non. Cette démarche plus respectueuse de l’utilisateur, de sa vie privée, et de son libre arbitre, est véritablement au centre de l’efficacité du drive to store, qui n’en est encore qu’à ses balbutiements, et dont on a du mal à mesurer l’ampleur aujourd’hui, mais qui est certainement amené à se développer de façon spectaculaire … pour peu qu’on respecte ces quelques règles de bon sens.

interview de François Bieber, fondateur de Kwanko Net Affiliation

J’ai créé le groupe Kwanko en 2003, nos activités sont d’un côté le Web avec la plate-forme d’affiliation net affiliation, qui est notre métier historique, le 2e axe, c’est la publicité sur mobile avec notre offre Swelen qui est le résultat du rapprochement avec cette société en 2011, et puis le 3e axe qui est aujourd’hui un axe sur lequel nous connaissons un très fort développement, qui est celui de la convergence entre le digital et le monde physique, au travers notamment de l’offre de géo-localisation, et notamment le drive to store.

« Le drive to store beaucoup en parlent mais peu en font »

Aujourd’hui, Kwanko un des groupes publicitaires qui réalise le plus de campagnes drive to store qui est une activité qui a réellement émergé en 2013. Aujourd’hui, nous lançons plusieurs campagnes de ce genre par mois pour nos annonceurs comme micromania et la Fnac. L’activité mobile représente 5 % de notre chiffre d’affaire mais aujourd’hui il est difficile de dire combien représente le drive to store. C’est un marché qui est émergeant à aujourd’hui. Je pense qu’aujourd’hui, cela doit représenter à peu près 50 % de nos campagnes.

Pour pouvoir réaliser des campagnes drive to store, Kwanko s’appuie naturellement sur le réseau mobile, qui permet de faire de la géolocalisation efficace, et donc d’un point de vue stratégique, nous avons commencé à développer notre offre sur la France qui est notre marché historique, et depuis le dernier trimestre 2013, nous commençons à bien développer cette offre à l’international, puisque nous avons lancé notre première campagne en Belgique. Nous sommes en train de lancer en novembre des campagnes au Portugal, et en Italie.

Le drive to store comment ça marche ?

C’est un peu le graal de tous les réseaux de commercialisation physique, puisque cela permet enfin d’avoir un outil qui permet d’utiliser tout le monde digital pour pouvoir faire la promotion de la gamme grand public et de générer du trafic en magasins. Le principe qu’on met en place est simple : on va prendre un magasin, on regarde sa zone de chalandise, et on va pouvoir « géo-cibler » l’audience sur ces zones de chalandise, et ensuite concevoir une opération publicitaire qui généralement s’appuie sur une première phase. Cette première phase, c’est le ciblage géographique sur différents types de supports en fonction du type de clientèle.

Quand on est dans la bonne cible on affiche l’offre publicitaire de l’annonceur, et la plupart du temps, on redirige sur un moteur de géolocalisation de façon à faciliter pour le mobinaute le repérage du magasin et aussi d’en afficher les horaires d’ouverture de façon à ce qu’on arrive à maximiser l’efficacité pour l’annonceur.

On peut mettre en place également certaines subtilités, l’idée étants qu’un magasin gère des heures pleines et des heures creuses. Si je prends l’exemple d’un magasin assez classique, les horaires sont de 10 heures à midi et de 14 heures à 17 heures avec une période d’heures creuses et entre midi et 14 heures et 17 heures et 20 heures.

L’idée, c’est que sur des heures creuses, on peut promouvoir une offre qui va éventuellement présenter une raison suffisante pour faire venir des mobinaute en magasins, par exemple une réduction sur un produit, et pendant les heures pleines, on va plutôt faire simplement de la valorisation de l’offre de magasin pour pour enclencher le passage à l’acte du mobinaute et le faire entrer en magasin et le faire acheter.

On gère également les horaires de fermeture du magasin, avec par exemple une interruption de diffusion pendant ces heures, soit éventuellement la redirection vers le site Internet du magasin ou du réseau distribution.

La pertinence de la pub plus importante que la géolocalisation

Concernant l’efficacité de la géolocalisation, on arrive à avoir une fiabilité qui va de 200 m à 50 m donc une capacité de géolocalisation qui est assez pointue, et en termes d’efficacité publicitaire, c’est clairement une démarche qui répond aux demandes des annonceurs.

D’une façon assez traditionnelle, les annonceurs, quand ce genre de nouvelle offre arrive sur le marché, commencent par un test, puis ils mettent ensuite des budgets pour développer et exploiter au mieux ce type de support. les signaux que nous avons sont extrêmement encourageants, car les annonceurs renouvèlent régulièrement leurs campagnes après les périodes de test, c’est donc un signe que les tests sont concluants pour eux.

Ensuite, au niveau des internautes, on aimerait bien pouvoir dire qu’il y a un impact et que les publicités géo-localisées sont plus efficaces, on en est convaincus, mais on n’a pas encore pu le mesurer de réalité tangible. Ceci pour une raison très simple, c’est que finalement, le facteur le plus discriminant en termes d’efficacité sur une campagne, c’est plutôt la qualité de la publicité. Quand je parle de la qualité, je parle surtout du contenu de l’offre et de sa pertinence vis-à-vis de l’auditoire.

Aujourd’hui, on peut énoncer de façon fiable, qu’à partir du moment où on a une publicité qui est bien ciblée, en termes de ciblage comportemental, géographique ou du support de diffusion, on a avec ce système plus de chances d’être pertinent par rapport à l’audience et donc, mécaniquement, d’être plus performant.

À ce jour, on n’a pas encore de chiffres qui nous permettent de dire que les taux de clic sont plus importants quand quand on avait une publicité géo localisée par rapport à une publicité non géo localisée. Pour faire cela il faudrait comparer avec 2  campagnes, une géo localisée, et l’autre non, avec le même support publicitaire.


 

drive to store : « beaucoup en parlent mais peu en font » (mobilité) was last modified: octobre 15th, 2015 by Yann Gourvennec