Faisons un point 2.0

Web 2.0 : Mythes & réalitéIl est si simple de décliner tout et n’importe quoi avec la formule magique 2.0! Et, pour se distinguer, certains originaux parlent même de Web 3.0, histoire de redonner un souffle à cette Révolution.

La Publicité Bingo Bla Bla d’IBM que vous pouvez visionner ci-dessous illustre parfaitement le message que je souhaite vous faire passer : rien ne sert de se cacher derrière des discours ou un jargon incompréhensible pour parler du 2.0. La transparence & le dialogue étaient, me semble t-il les bases fondatrices de cette nouvelle bulle internet?

Pour prolonger la discussion, je vous invite à télécharger l’analyse de TNS SOFRES sur les Mythes & Réalités des marques à l’ère du Web 2.0 [miroir du rapport sur ce blog]. NB: ce rapport est daté du 22 octobre 2007.

NB: à lire également, les 15 règles d’or du Web 2.0 et le cours sur le phénomène 2.0 et le travail collaboratif, donné au mbaebusiness de l’ESG en juin 2007.

Faisons un point 2.0 was last modified: novembre 17th, 2007 by christelle

la nouvelle campagne Orangina se concentre sur le produit

Naturellement pulpeuse - OranginaDécidément , Orangina n’en finit plus d’innover pour ses campagnes publicitaires.

Après une grosse opération d’advergaming lancée en début d’année (cf: mon post sur le sujet) , voici que la marque qui , entre temps, a changé d’agence, vient à nouveau faire parler d’elle grâce au nouveau spot publicitaire diffusé depuis début novembre.

En 1 minute (spot version cinéma), le petit film, plutôt « gonflé », concocté par l’ agence Fred Farid Lambert (FFL) bouscule tous les codes traditionnels de la marque et vient ajouter une nouvelle page à sa saga publicitaire déjà fort riche (souvenez vous: les affiches de Villemot, les spots de Jean Jacques Annault, Jean Paul Goude, Alain Chabat et, plus récemment, l’école Sup d’Orangina).

Pour reconquérir des parts de marché et élargir sa cible, la boisson gazeuse, N° 3 des soft drinks en France, frappe un grand coup. Nouveau look, nouveau slogan, Orangina 2007 s’affiche comme la boisson « naturellement pulpeuse » la plus sexy et la plus provocante du marché.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, derrière cette nouvelle production aux accents hollywoodiens, il n’y a pas seulement le génie créatif de l’agence FFL . La réflexion marketing qui sous-tend cette campagne est réelle et pertinente. Afin de séduire un public plus large et dépasser la cible des adolescents, Orangina a choisi de concentrer sa communication sur son produit et d’affirmer ses différences par rapport à la concurrence.

Pour y parvenir, la nouvelle publicité Orangina réussit l’exploit de marier deux notions apparemment inconciliables:le naturel et la sophistication. Et c’est une réussite.

Le naturel, c’est le « plus produit » qui permet de faire la différence avec les soft drinks concurrents (Coca et Pepsi). L’ argument est rationnel et répond à une demande de plus en plus forte chez les consommateurs. La sophistication et l’humour, c’est ce qui suscite la connivence, déclenche l’envie et l’attachement au produit.

Très visuelle, cette campagne se prette, beaucoup plus que la précédente, à des déclinaisons sur tous les supports: Web, Télé, Cinéma, street marketing et même viralité (le site Orangina offre d’ailleurs la possibilité de transférer le spot à un ami).

Le film publicitaire est visiblement conçu avec la volonté d’intriguer (plusieurs écrans de teasing sont proposés en amont), déranger (ces animaux à l’allure humaine et aux postures provocantes commencent par mettre mal à l’aise), amuser (Orangina a su ne pas oublier l’humour qui a fait sa force dans les précédentes campagnes)… et finalement séduire et convaincre.

Pour découvrir le film et en savoir plus sur les choix créatifs, lire l’article « l’Orangina nouveau fait parler de lui« .

la nouvelle campagne Orangina se concentre sur le produit was last modified: novembre 13th, 2007 by biger

le marketing cible les enfants

les enfants et la consommationMathieu Vialettes, étudiant à ESC Toulouse nous propose cet intéressant dossier sur le marketing générationnel. Il y étudie l’importance et les caractéristiques de la cible ‘enfants’ pour les professionnels du Marketing des biens de grande consommation.

  • Dans une première partie, il étudie les différentes facette de l’enfant dans la société de consommation contemporaine. C’est à dire l’enfant acheteur et consommateur, prescripteur au point même d’en devenir impossible et de harceler ses parents jusqu’à l’achat salvateur de la paix familiale,
  • Ensuite, il analyse les différents moyens de communications utilisés pour cibler les enfants. Comment les médias transforment-ils l’enfant en machine à consommer, et notamment la télévision. Quelles sont les limites de cette approche et les critiques légitimes. Dans cette partie, Mathieu étudie aussi le rôle du packaging dans cette stratégie. Enfin, passage en revue du narrowcasting et de l’Internet en particulier.
  • Dans la troisième partie, il décortique le triple objectif des marketeurs:
    • séduire les enfants pour inciter l’achat des plus grands;
    • séduire les parents pour les inciter à acheter pour leurs enfant;
    • et séduire simultanément les parents et les enfants à l’aide d’une unique campagne de communication.

  • Enfin, sans doute la partie la plus critique et la plus intéressante, qui touche aux limites du marketing et de la communication à destination des enfants: obésité des enfants tant en France qu’aux Etats-Unis, standardisation de l’enfant etc. Certains pays ont d’ailleurs mis des restrictions en matière de publicité, notamment télévisuelle, pour limiter, voir bannir les messages publicitaires à destination des enfants. Ceci implique des changements radicaux de stratégie de la part des entreprises agro-alimentaires, qui décident de changer de stratégie et de se positionner sur le créneau du bien-être, de la santé, de la bonne nutrition des enfants.

En conclusion, la cible « enfants » était, est et sera une cible privilégiée des entreprises de la grande consommation, mais les débats éthiques liés à la conscience – ou son absence – des marketeurs et de leur responsabilité dans les problèmes de société (obésité, troubles du comportement, destabilisation de l’équilibre familial par la surconsommation, surendettement, troubles de l’attention induits par une publicité et un conditionnement audiovisuel recourant à la méthode du 30-second attention span (*), etc.) sont primordiaux dans une société qui s’arme aussi contre la manipulation.

 

Un véritable débat de société, au-delà du moteur économique qui l’anime, qui n’est pas sans rappeler les thèmes évoqués par Axa dans son site 2.0 Axasante.fr, orienté sur la prévention des maladies et des addictions.

 

le marketing cible les enfants was last modified: novembre 12th, 2007 by Yann Gourvennec

phénomènes coopératifs: Soko récidive après Kamini

Stephanie Sokolinski - Soko - I’ll kill herPour ceux qui se souviennent du lancement de Kamini, et qui se posaient la question de savoir si le mode coopératif pouvait trouver sa voie dans un monde de distribution musical en crise, voici un nouveau phénomène qui vient confirmer le premier: Soko, alias Stéphanie Sokolinski, une jeune artiste de Bordeaux, qui s’est faite connaître avec le titre ‘I’ll kill her’ sur Myspace. (voir ici l’article de Time Online)

 

Et il est vrai que quand on entend ce titre, on a immédiatement envie de l’envoyer à ses amis, ce que je fais à ma manière sur ce blog. Bienvenue à un phénomène coopératif.

 

phénomènes coopératifs: Soko récidive après Kamini was last modified: octobre 26th, 2007 by Yann Gourvennec

En route vers la TV 2.0

tv 2.0La révolution numérique a profondément changé la Télévision et nos comportements à son égard.

Au cours des dernières années, L’offre de chaînes s’est considérablement enrichie et les canaux de diffusion se sont multipliés ( câble, satellite, ADSL, TNT et bientôt DVB-H pour la téléphonie mobile broadcast).

Parallellement, on a pu constater une fragmentation de la consommation entre chaînes généralistes et chaînes thématiques et le développement de nouveaux usages de consommation (achat de programmes en VOD par exemple) mais cela n’est rien encore au regard des changements qui se profilent à l’horizon.

Comme on le soulignait dans un récent colloque sur la télévision, « Jusqu’ici, la télévision reposait sur un choix de chaînes limité, une diffusion en flux linéaire, une audience collective et passive. » Tout cela est entrain de changer.

Finie la « Télévision de Papa, place à la Tv 2.0 ».

– La consommation audiovisuelle s’individualise

– La télévision devient de plus en plus interactive et participative

– Le programme audiovisuel n’est plus figé: les contenus s’échangent, s’enrichissent, se transforment par la volonté et l’action des téléspectateurs.

– Pour les acteurs traditionnels, il devient de plus en plus difficile de maîtiser l’ensemble de la chaîne, de la création à la diffusion.

Pour avoir la preuve et l’illustration par l’exemple de tous ces changements, il suffit de faire l’inventaire de tous les nouveaux projets audiovisuels en cours de lancement.

– Catch up TV: la télévision de rattrapage: Cette offre permet de visionner gratuitement à tout moment et pendant une période limitée (de 7 à 30 jours selon les offres) les programmes phares d’une chaîne de télévision après leur diffusion à l’antenne.

– La TV « à la carte » et la TV « enrichie »: Grâce à l’IPTV (Internet Protocol Television) et aux multiples fonctionnalités qui en découlent, les « webspectateurs » peuvent désormais bénéficier d’une expérience télévisuelle de qualité, enrichie par des services interactifs et personnalisés, inexistants sur la télévision traditionnelle.

TV perso, la télévision participative produite par les internautes: Pour les producteurs de contenus audiovisuels, les chaînes et même les opérateurs , il ne fait désormais plus aucun doute que les téléspectateurs vont jouer un rôle de plus en plus actif dans la conception et la diffusion des programmes. Il faut donc accompagner le mouvement et imaginer tous les moyens possible de les associer à la programmation. Les Opérateur Télécoms surfent aussi sur la tendance pour booster leurs offres triple play et faire la différence avec leurs concurrents de l’audiovisuel.

– La télévision communautaire

– L’ego casting

– La télévision mobile …

Même si toutes ces nouvelles façons de consommer la télé rencontrent un succès croissant, la Télévision broadcast traditionnelle reste, aujourd’hui encore, le modèle dominant mais pour combien de temps ?

Pour en savoir plus sur le toutes ces nouvelles formes de télévision à travers des exemples de projets antuellement en cours de développement, lire le post consacré à ce sujet sur Marketing & Convergence et si le sujet vous interesse allez visiter le blog toujours très intéressant et bien renseigné de la Télévision 2.0 et de la vidéo numérique .

En route vers la TV 2.0 was last modified: octobre 21st, 2007 by biger