[Fr] Le Hard Discount à 2 pas du Fouquet’s

Pour ceux qui en douteraient encore, voici la preuve en photo de la descente en gamme des champs Elysées, à 2 pas du Fouquet’s, entre Franklin et George V. Donc du côté ‘chic’ des Champs, le côté sud, où la gentry est moins gênée par la plèbe (attirée par Virgin, la Fnac et Sephora) lorsqu’elle se rend chez Berlutti rue Marbeuf pour faire ses emplêtes.
 
Certes me direz-vous, mais les couches aisées – non boboïsées – ne prennent jamais le bus. Ni même probablement le métro (qu’Edouard Baladur a découvert sur le tard ‘il fait chaud ici’ déclara-t-il un jour). Objection accordée, mais de la à vanter les 800gr de 4/4 portion familiale à €1.17 à l’endroit où on peut en tremper une tranche dans un café à €10.00 méritait d’être signalé.

Signe des temps ou de la crise ? « Allons chérie, on a acheté du hard discount et mangé des restes toute la semaine, je t’offre un café sur la terrasse du Fouquet’s. N’oublie pas ta Rolex et ton sac Vuitton » 😉

 Ah! L’hyper consommation que certains naïfs croient déjà défunte…
 
http://visionarymarketing.com
http://visionarymarketing.wordpress.com [En]
http://visionary.wordpress.com [Fr]

Posted via email from Yann A Gourvennec

[Fr] Le Hard Discount à 2 pas du Fouquet’s was last modified: avril 28th, 2009 by Yann Gourvennec

Pierre Vallet : « après 2010, toutes les sociétés auront des réseaux sociaux à animer »

pierrevalletPar une belle matinée ensoleillée de printemps, j’ai rencontré Pierre Vallet sur son terrain de Denfert-Rochereau (avouons-le, un peu le mien aussi) dans le 14e arrondissement de Paris, dont il a créé le blog bien connu (http://www.paris14.info). Cela faisait quelque temps que nous n’avions pas fait le point, et cela était pourtant nécessaire tant la blogosphère a évolué ces derniers temps. Et si Pierre a parcouru du chemin depuis notre dernière visite, son œil critique vis-à-vis de la blogosphère s’est aussi beaucoup aiguisé, profitons-en ici. Initialement embarqué dans une entreprise de buzz sur Internet (je mets ici volontairement sous couvert son engagement politique qui n’est pas à l’ordre du jour de ce blog) il en est aussi rapidement revenu, et ses propos sont même assez virulents par rapport aux « blogueurs influents » (voir ici nos propres articles sur le sujet).

Les blogueurs influents n’ont pas révolutionné les médias

« Je n’ai pas été impressionné annonce-t-il tout de go par ces blogueurs qui traitent des sujets grands publics (tendances, blogs de filles, blogs de mecs etc.) ». Ils ont attrapé « le melon », ils sont « suffisants et auto-satisfaits », mais le plus grave, c’est qu’ils estiment qu’ils n’ont pas selon lui réalisé la promesse d’une nouvelle forme de journalisme. Loin d’un renouveau, la blogosphère s’est constituée en autant de « cours, baronnies et partisans », rien de bien novateur en somme. « Je ne les amène plus devant les clients » ajoute-t-il déçu non seulement par leur attitude, mais aussi et surtout par la faible garantie offerte par une promesse alléchante « d’influence ». « J’en ai eu marre de faire faire des articles de blogueurs influents et d’attirer 40 clics, autant acheter de la publicité chez Google ».

C’est la blogosphère high-tech qui sauve la mise, ouf ! Seule à fournir une vraie base d’informations alternatives selon lui (pourtant, on ne peut pas dire que ce soit là que les egos soient les moins développés, mais soit !). Et en fin de compte, le contenu lui-même ne s’est pas renouvelé ni élevé au-dessus des médias traditionnels, ils ne sont pas « devenus ce nouveau média traitant des sujets que les médias traditionnels ne traitent pas ». Organisateur des premiers « Paris blogue-t-il ? », il a également été déçu par la faible mobilisation des blogueurs autour de sujets pourtant d’actualité : « j’ai fait venir Nicolas Hulot, et nous n’avons eu que 200 participants ».

Straterial : « au commencement était le verbe »

Si Pierre est donc déçu par les « blogueurs influents » qui ne sont pas « les vrais influenceurs, mais qui sont seulement des facteurs d’influence des blog qu’ils lisent », il n’est cependant pas déçu par le nouveau média lui-même, bien au contraire. C’est pour cela qu’il a lancé une nouvelle société, Straterial (un mélange de stratégie et d’éditorial), dont le but est d’aider les entreprises à mieux gérer ce nouveau média de l’Internet interactif. Les blogueurs influents ? Oubliez ! Prenez votre destin en main et exploitez  les « sources d’informations qui sont déjà disponibles à l’intérieur de l’entreprise ». Il suffit de savoir les lire, les interpréter, et les rendre accessibles, sans tomber dans le panneau des flogs (faux blogs, voir ici un contre-exemple un peu ancien, mais toujours une référence). Le blog d’entreprise, c’est donc un peu comme la guerre des étoiles, « la force est avec toi » nous dira Maître Vallet, et voici sa recette pour aider les entreprises à se mettre le pied à l’étrier :

  1. premièrement : établir une cartographie afin de savoir « qui a parlé de vous » et « qui a parlé de vos sujets ». Il ne s’agit pas de se faire peur en recensant tous les gens qui disent du mal de vous. Au contraire il faut prendre les choses du côté positif car « il ne faut pas avoir peur de gagner » et que «  la difficulté ce n’est pas d’avoir trop de commentaires, mais d’en avoir assez ». Cette étape permettra de « donner du sens et de structurer la démarche éditoriale ».
  2. deuxièmement : la deuxième étape consiste à « délivrer du sens » c’est-à-dire produire le contenu dans une démarche de « storytelling» . Cela prend trois à six mois et permet d’envisager l’étape ultime.
  3. troisièmement : la phase de création et d’animation autour de la communauté. En fonction des objectifs fixés avec le client, cette phase pourra viser un travail sur la réputation de la marque (e-réputation), le service après-vente, la communication de crise, voire simplement de l’intelligence collective.

Et ça ne coûte pas cher, ni en temps ni en argent, car selon Pierre il suffit de deux articles par semaine (minimum) pour faire vivre son corpus et le coût de base est de 500 € par mois, pas de quoi vous ruiner. Je préciserais toutefois que cette démarche n’est pas en opposition avec le contenu est généré par l’utilisateur, mais peut venir en complément d’une initiative interne plus classique. Ceci n’est pas une démarche nécessairement réservée aux grands groupes, mais ouverte aux PME et aux associations, aux sites web marchands, etc.

La société nouvellement créée à déjà intéressé plus d’un client (100 000 entrepreneurs, http://doyouvelo.com/blog, nouvelle marque en cours de lancement, la société française des analystes financiers, la SFAF qui a bien besoin de buzz positif en ce moment et bien d’autres entreprises qui ont montré leur intérêt à Straterial et dont certains grands noms me peuvent être cités ici).

toutes les sociétés auront des communautés à animer, même les poseurs de fenêtres ! 

En fin de compte, c’est la note optimiste à cette rencontre matutinale en cette fin de congé de Pâques, nous assistons à une évolution très importante de la blogosphère qui passe de l’amateurisme au professionnalisme. S’il y a 10 ans, « les entreprises se demandaient s’il fallait avoir un site Web » poursuit Pierre Vallet, et qu’il y a « 4 ans elle se posaient la question d’avoir ou non un blog », la question se pose de mois en mois désormais, voire pas du tout et après 2010 selon lui, « toutes les sociétés auront des communautés à animer ».
Et animer une communauté va bien au-delà de créer du contenu, cela passe par un lien entre le visiteur/client/prescripteurs/etc. et l’entreprise, un lien qui – citons ici notre ami Bernard Cova – « importe plus que le bien ». Bien au-delà, certes, mais il faut bien commencer par là, car c’est via le contenu – intelligent, périphérique, empathique – que la communauté va se cristalliser (au sens stendhalien interne, n’ayons pas peur des mots, il y a quelque chose de magique dans ces choses-là). Et selon Pierre, n’importe qui peut se lancer, même un poseur de fenêtres !

Intelligent, périphérique, empathique, donc tout le contraire de ce qui peut hélas se lire sur les blogs les plus courus (*) qui recourent souvent à des procédés limites qui ne font que renforcer l’idée – fausse – que les blogs « ce sont des trucs de couillons qui montrent leurs fesses ». Ne parlons donc plus de blogs mais de nouveau média. Après tout, dans les médias traditionnels il y a aussi Bild Zeitung, ici Paris et The Sun et pas seulement The Independent, le Frankfurter Algemeine et Le Monde, nul besoin d’en rajouter sur Internet.

(*) après avoir fustigé Time et critiqué l’autoritarisme des médias traditionnels il fallait bien donner bonne mesure et rendre la monnaie de la pièce à ceux qui abusent (et à qui je ne mettrai pas de liens de peur que cela les encourage)

Pierre Vallet : « après 2010, toutes les sociétés auront des réseaux sociaux à animer » was last modified: avril 21st, 2009 by Yann Gourvennec

EBG: panorama de la pub Internet en temps de crise

EBG 500 - réunion sur le marché de la pub sur Internet
EBG 500 - réunion sur le marché de la pub sur Internet à St Augustin (Photo antimusée)

Le 25 mars à 2009, a eu lieu au cercle des officiers de St Augustin à Paris, la réunion de l’EBG 500 (http://www.ebg.net/ebg500) qui regroupe régulièrement les principaux acteurs de l’Internet : annonceurs, agences, prestataires de divers secteurs. La première partie de la réunion était dédiée à l’analyse du marché en trois volets : d’abord la perception des annonceurs, ensuite des agences, et enfin lu des médias et régies. Les chiffres détaillés de cette présentation, issus d’une étude de l’EBG (sur un échantillon d’une vingtaine d’agences, d’annonceurs et de régies) seront bientôt disponibles en ligne sur le site de l’EBG à l’adresse http://www.ebg.net/comptes-rendus.php. Inutile donc de rappeler ces chiffres dans le détail, je vais par contre me livrer à un exercice de résumé synthétique de la réunion, ce qui est une gageure car la salle était immense et les intervenants tout petits au fond de la salle, sans oublier de mentionner que l’auditoire très fourni d’environ 300 personnes était bruyant. Ceci étant, c’est une preuve de belle réussite pour l’EBG.

Ainsi en ces temps de crise et de broyage de noir à l’envi, le marché est-il perçu par les annonceurs de façon assez mitigée mais pas totalement dénuée d’optimisme. On observe bien un certain scepticisme par rapport à la publicité sur Internet par affichage simple (« display » dans le jargon idoine) et une tendance de refuge vers les publicités au rendement, sans qu’on soit bien certain que l’ensemble des annonceurs se dirige vers cela cependant. Car la mise en oeuvre de la publicité au rendement est plus compliquée qu’il paraît. Une tendance de fond cependant, c’est l’affiliation qui représente 17 % du marketing interne total et qui est en forte croissance car elle répond justement à cet objectif de rendement/ROI. Le marketing mobile quant à lui semble être et rester marginal et peu d’annonceurs semblent croire en la progression de ce médium. Et pourtant, on ne compte plus les présentations sur le ciblage via la géolocalisation, notamment. Sans doute s’agit-il d’un effet d’optique. Les offres sont peu convaincantes, aussi les annonceurs sont ils peu tentés par des essais. Un cas classique d’oeuf et de poule en marketing des TIC, qui se résorbera via la maturation du marché, encore qu’il faille attendre plusieurs années.

En fin de compte, et malgré la crise, il semblerait que l’Internet progresse irrésistiblement. Voyages SNCF a ne voit pas baisser ses budgets (le veinard !), des arbitrages sont peut-être possibles en deuxième partie de l’année, mais rien n’est sûr. Les promotions vont bon train et les clients à répondre de façon très positive aux sollicitations de l’annonceur. Le représentant de Voyages SNCF fit remarquer que les profils des répondants à l’enquêre étant très variés ce panel correspond également à une moyennisation. Et notamment il trouve que le marketing sur moteurs de recherche (« search ») est sous-évalué dans cette étude. La représentante de Yahoo! est elle aussi optimiste, mais elle reste prudente car « tous les budgets ne seront peut-être pas maintenus ». Et Yahoo! reste donc en croissance mais prudent. Elle insiste également sur le fait que le média Internet reste le média innovant qui propose un ROI plus important qu’un autre modèle publicitaire. Il permet de « rassurer, assurer une proximité, expliquer les offres, entamer un dialogue ». Le C.A. de Yahoo! France se porte bien (dans l’attente d’une décision sur le rachat ou non par Microsoft, nous sommes toujours dans l’expectative ! »). Le Figaro quant à lui voit également un marché en croissance avec une nette pression sur les dispositifs de publicité au rendement. Mais ce n’est pas tout, car la demande des annonceurs se porte également sur des contenus éditoriaux riches qui tendent à remplacer des achats de PAF par millions (bannières affichées). Les annonceurs recherchent donc des dispositifs « malins ». Dans un sens, ils ont raison car c’est plus en ligne avec le médium Internet que la publicité par bannière qui tend à aliéner les utilisateurs, et on se demande même s’ils les voient ou non. Le Chiffre d’affaires de la régie du grand quotidien croit également, et on finit par se demander vraiment où est passée la crise, pas de quoi faire plonger les participants de l’EBG dans leur assiette, la vie est belle.

 

EBG 500 - début de la présentation
EBG 500 - début de la présentation

Lire la suite

EBG: panorama de la pub Internet en temps de crise was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

Les 500 plus belles pub de Guérilla Marketing – Partie 1

Pour se faire connaître il n’est parfois pas nécessaire d’avoir énormément de moyens… Parfois il suffit d’avoir un peu d’imagination pour faire rêver ses prospects et attirer les clients en masse.

Voici ci dessous plus de 500 publicités de Street Marketing ou de communication hors des média classiques qui seront peut être pour vous une source d’inspiration pour faire connaître votre entreprise !

most creative ad most creative adbest of creative adbest of creative adbest of creative admost creative admost creative adfunny admost creative ad most creative adfunny adpub street marketingbest of creative adpub street marketing

Lire la suite

Les 500 plus belles pub de Guérilla Marketing – Partie 1 was last modified: octobre 15th, 2015 by conseilsmarketing

François Laurent : poil à gratter du marketing à Papa

François Laurent, le trublion du Marketing à Papa
François Laurent
le trublion du
Marketing à Papa

 François Laurent, co-président de l’Adetem et ami/partenaire de Visionarymarketing.com depuis plusieurs années, vient de participer à une interview réalisée par 2 étudiantes du groupe ESG sur leur blog, dont j’ai déjà eu l’occasion de dire du bien dans ces colonnes. Elles poursuivent ainsi leur tour du piste du Marketing en mouvement (pour paraphraser notre ami Bernard Cova) et enclenchent le turbo en demandant à François – sa question préférée – si le Marketing est bel et bien « mort ».  Présider l’Adetem avec un blog intitulé Marketing is Dead est un défi, mais c’est aussi la preuve que notre belle discipline est aussi prompte à douter d’elle même, et donc de se remettre en question, ce qui est le point de départ pour se réinventer. 

morceau choisi :

Je pense que le marketing dit traditionnel (au singulierest un marketing qui part de la marque. Certaines marques ont des moyens et le savoir pour aller ausculter le consommateur, détecter ses attentes, façonner des produits, les mettre en rayon et faire des campagnes de pub qui vont bien dans des médias à forte audience… Aujourd’hui, le marketing va dans tous les sens et il s’agit là de la résultante d’une communication entre producteurs et consommateurs. En effet, les initiatives peuvent venir de ces deux côtés d’où le fait qu’on ne puisse plus parler de marketing au singulier. 

Puisque j’ai cité Bernard Cova, on se souviendra avec émotion du Néomarketing, ouvrage que Bernard avait co-écrit avec Olivier Badot, qui décrivait déjà par le menu ce phénomène du « marketing va dans tous les sens », c’est-à-dire dès 1992 (!). Quelle vision.

François Laurent : poil à gratter du marketing à Papa was last modified: mars 11th, 2009 by Yann Gourvennec