Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ?

graphsCet article est le deuxième d’une série de quatre billets tirés du livre blanc de Bonial sur le prospectus digital*. Nous avons décidé cette semaine de creuser une problématique que l’on voit régulièrement au travers de multiples articles sur le net, sans que des chiffres précis soient toujours avancés : le digital va-t-il tuer la publicité traditionnelle ? Nous nous sommes donc appuyés sur plusieurs études récentes (disponibles librement et consultables en cliquant sur les liens dans le texte) pour connaître précisément l’état des lieux de la publicité en France. Pour en savoir davantage sur le sujet, n’hésitez pas à consulter le livre blanc de Bonial, disponible sur ce lien et sur le bouton ci-dessous.

*transparence : Bonial est notre client

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Crise et refus de la publicité : le secteur de la communication en difficulté

Une partie des Français est réfractaire à la publicité digitale et/ou papier

Nous parlions dans un article sur le content marketing des AdBlockers et de leur multiplication sur le Net. D’année en année, les français adoptent en masse des solutions pour bloquer la publicité en ligne : selon COMSCORE, ils étaient 27% à en être équipés en 2015. Une étude Ipsos rapporte quant à elle un score de 30% en 2016. Et qu’en est-il des autres pays ? La France est l’un des pays où l’adoption d’un AdBlocker est la plus courante : selon une étude de 2016 réalisée par IAB, la France (30%) est deuxième en Europe derrière la Pologne (36%), à égalité avec la Suède (30%), et devançant la Belgique, la Norvège (27%) et l’Espagne (26%). De l’autre côté de l’Atlantique, l’adoption des AdBlockers semble moins répandue : seulement 9% aux USA et 16% au Canada. Lire la suite

Publicité online vs offline : le digital a-t-il vraiment tout changé ? was last modified: décembre 12th, 2016 by Cédric Jeanblanc

La communication mise en examen par Thierry Wellhoff

Le lundi 12 septembre, j’ai découvert en avant première le livre “Le procès de la communication : accusée levez-vous !” écrit par Thierry Wellhoff publié aux Belles Lettres. Thierry est un expert en communication et en relations publiques, ainsi que CEO de Wellcom. C’est pourquoi, fort de son expérience dans la communication, il a décidé d’écrire un livre dans le but de répondre aux accusations auxquelles celle-ci est victime. En effet, la communication est généralement considérée (à tord ?) comme “polluante, superficielle et manipulatrice”. Pourtant, la communication est essentielle tant dans le monde professionnel que personnel : c’est ce que nous allons voir dans cet article. 

Brèves définitions de communication

Mais au fait, qu’est-ce que la communication ? La communication est essentielle dans notre vie personnelle comme professionnelle. Celle-ci est constamment dans notre quotidien sous différentes formes. Dès que nous parlons de communication, divers sens nous viennent à l’idée. C’est pourquoi je vous propose de revoir différentes définitions de la communication :

  • La communication peut être verbale, elle représente le fait de communiquer avec autrui en ayant un échange verbal avec cette personne.
  • Elle est également non-verbale, elle a alors lieu grâce à notre gestuelle, notre attitude.
  • La communication peut être interne, celle-ci se produit au sein d’une entreprise. Les salariés sont au coeur de cette communication. Elle permet de mobiliser les équipes en assurant une qualité et une cohérence des échanges au coeur des sociétés.
La com' ne se résume pas à un seul type de communication : il difficile de critiquer un sujet aussi protéiforme sans avoir de bon arguments...
La com’ ne se résume pas à un seul type de communication : il difficile de critiquer un sujet aussi protéiforme sans avoir de bon arguments…
  • A l’inverse, elle est peut être aussi externe. Cette variante est l’ensemble des formes de communication produites par une organisation et destinées à une cible externe. La communication externe d’une entreprise est fondamentale pour son image.
  • La communication se fait également sous la forme virtuelle par le biais des textos, des mails, des réseaux sociaux et d’internet.
  • La communication publique est aussi une autre forme de communication. Celle-ci a lieu pour servir l’intérêt général. Ainsi, les pouvoirs et services publics communiquent afin d’améliorer la connaissance civique tout en garantissant un débat politique. Attention, cette forme ne doit pas être confondue avec la communication politique.
  • La communication politique est comme le nom l’indique spécifique aux affairespolitiques. Celle-ci a souvent lieu lors des campagnes électorales afin d’engendrer le soutien de l’opinion publique.
  • Il existe également. la communication institutionnelle. Cette forme vise à promouvoir l’image d’une institution pour ses administrés, partenaires ou encore clients.

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La communication mise en examen par Thierry Wellhoff was last modified: octobre 4th, 2016 by Claire Sorel

LinkedIn : le vrai-faux du plus grand réseau social professionnel

Voici notre second épisode des Vrai-Faux du marketing : après avoir décortiqué les idées reçues des réseaux sociaux avec l’incontournable patron de Jamespot, Alain Garnier, nous retrouvons cette fois-ci un véritable expert de LinkedIn, Bruno Fridlansky, auteur du livre Linkedin, développez votre professional branding, aux éditions kawa. Tout comme Alain, Bruno ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à qualifier de « professional branling » l’utilisation de LinkedIn pour accumuler les contacts sans chercher à nouer de relations. Car on aurait tendance à oublier l’utilisation originelle de LinkedIn : construire un réseau, rester en contact, mettre en avant ses compétences en interagissant de façon individuelle et personnalisée. En 6 affirmations, Bruno nous dresse le portrait de LinkedIn, sans hésiter à casser certaines idées reçues :

Démêlons dès maintenant le vrai du faux sur LinkedIn avec notre expert Bruno Fridlanski
Démêlons dès maintenant le vrai du faux sur LinkedIn avec notre expert Bruno Fridlansky

#1 : LinkedIn est le seul réseau professionnel sur internet 

« FAUX. Il est vrai qu’il s’agit du réseau professionnel majeur dans un cadre B2C et B2B, et sur lequel tout le monde est : il y a plus de 400 millions de membres au niveau mondial. Lire la suite

LinkedIn : le vrai-faux du plus grand réseau social professionnel was last modified: septembre 29th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Blogs et journalistes sont plus complémentaires qu’il paraît

L’opposition entre blogs et journalistes

est un grand classique des nouvelles RP de ces dernières années, abréviation qui au passage a changé de signification (de relations presse et publique à relations publics,  la nuance est plus importante que ce qu’il paraît). J’en ai encore eu la confirmation hier soir lors d’un dîner de blogueurs dans une grande société. Au milieu d’autres confrères influenceurs se trouvait une consœur journaliste à qui j’ai eu le malheur de dire que nous faisions à peu près « le même travail ». Je l’ai vu immédiatement  sauter sur ses ergots  et me faire comprendre avec une moue significative et en public – c’est plus élégant – que nous n’étions pas du même monde. Il y a d’un côté les Seigneurs et de l’autre côté les chiffonniers du digital. Pourquoi pas. Après tout, les blogs ne sont utilisés que par les voyous et les journaux seulement lus par les aristocrates, c’est bien connu.

Au-delà de ce type de comportement, fortement marqué par les guerres d’opposition et les privilèges d’un autre âge, force est de constater que les deux mondes se sont pourtant énormément rapprochés ces dernières années. Hormis ce regrettable incident, je remarque que ce type de réaction datée et ridicule se produit de moins en moins. Certes, on trouve encore quelques journalistes arc-boutés sur leurs prérogatives à croire qu’ils sont supérieurs à la moyenne, mais la plupart d’entre eux sont des confrères et des consœurs compétents et agréables avec qui nous avons plaisir à échanger et aussi à travailler sans nous opposer, en étant bien conscients de la différence de nos métiers mais aussi de leur similitude. De cette différence naît la richesse des contacts et l’apprentissage mutuel, dans le respect et le professionnalisme (car n’oublions pas, la plupart d’entre nous sommes des professionnels avant d’être des blogueurs, et c’est justement ce qui fait notre originalité).

Sans vouloir singer leurs aînés, les blogueurs consciencieux qui ont à cœur la qualité de leur travail savent faire la part du feu et s’ouvrir aux autres et vice versa. La vieille  opposition blogueurs et journalistes n’a à mon avis plus pour longtemps à vivre, et les marques se doivent d’en tenir compte dans leurs relations publics.  pour cela, j’ai rédigé un nouveau billet sur le blog de l’agence de RP Lewis sur le thème de « la guerre des blogs n’aura pas lieu ».

La guerre des blogs n’aura pas lieu

Je vous dois une confession : je blogue, et même de façon compulsive, depuis 11 ans (et c’est sans compter sur le temps mis à écrire sur Internet avant l’essor des blogs). Écrire est un tel plaisir que je pense ne jamais pouvoir m’en lasser. C’est même devenu mon métier.Tous les matins, à l’heure où la plupart des gens dort encore à poings fermés, je suis installé devant mon clavier, voire même plus souvent devant mon carnet, car je suis un adepte de la reconnaissance vocale et que j’aime écrire avec un stylo (vieille technologie mais fiable). Mais voilà : être blogueur est un drôle d’état : d’une part, cela vous vaut une reconnaissance difficilement compréhensible (prestige de la « nouveauté » je suppose si tant est qu’une invention de plusieurs décennies puisse être encore considérée comme nouvelle). D’autre part, un blogueur a toujours ce sentiment d’infériorité par rapport à son grand frère le journaliste.

Blogs comment orchestrer sa communication
Blogs et RP : comment orchestrer sa communication sans jouer un instrument contre un autre

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Blogs et journalistes sont plus complémentaires qu’il paraît was last modified: mai 23rd, 2016 by Yann Gourvennec

Satisfaction client : pourquoi et comment la mesurer ?

On entend beaucoup les marques parler de satisfaction client, mais qu’est-ce que la satisfaction client ? Comment la mesure t-on ? D’ailleurs, pourquoi la mesure t-on ? C’est à ces questions que Christian Barbaray, fondateur de la société d’étude INIT et auteur du livre Satisfaction, fidélité et expérience client: Être à l’écoute de ses clients pour une entreprise performante, a répondu lors de son passage dans nos bureaux. La satisfaction, loin d’être uniquement un outil de publicité auprès du consommateur, est également un indicateur de performance qui doit être utilisé par l’entreprise, à condition toutefois de le rendre compréhensible par tous. 

Client : un gros mot à ne surtout pas prononcer ?

Il est intéressant, comme nous le fait remarquer Christian Barbaray, de voir à quel point les français font preuve d’imagination pour trouver des termes remplaçant le mot « client » tweeter cette phrase-small. « Dans les services publics, vous êtes un usager, pour un coiffeur vous êtes une coupe, pour un cinéma vous êtes une entrée, pour un restaurant vous êtes un couvert ou pour un taxi vous êtes une course : ce vocabulaire, utilisé pour éviter de prononcer ce mot noble qui est le mot “client”, est assez amusant » explique le fondateur de Init.

Ces synonymes ont en tout cas le point commun de désigner le service en lui-même, le terme client étant inconsciemment rattaché  à l’acte d’achat uniquement. C’est ce service, et la satisfaction qui en découle, qui fait parfois défaut dans l’expérience client, les entreprises étant, un peu trop souvent, davantage concentrées sur la prospection que sur la satisfaction des clients déjà fidélisés, comme nous l’explique Christian : « est-ce que l’entreprise est intéressée par le client de demain, celui que l’on fait entrer, ou par le client acquis qu’elle veut fidéliser, qu’elle veut faire grandir et avec lequel elle veut prospérer ? C’est toujours là qu’il y a un débat : les entreprises sont souvent obsédées par les clients en terme de chasse, pas toujours par les clients en terme d’élevage ».

Satisfaction client : pourquoi la mesurer ?

Nous sommes dans un monde où tout bouge : Maslow nous l’a montré avec sa pyramide des besoins. Dès qu’un besoin est comblé, un autre va prendre la place : cela veut dire, côté entreprise, que dès qu’un problème est résolu, il faut vérifier s’il y a un autre qui se manifeste ensuite. « Le monde digital bouge énormément et les besoins des clients également : la concurrence, qu’elle soit directe ou indirecte, les habitudes des clients, et l’ensemble du marché dans lequel l’entreprise va évoluer. L’entreprise doit donc écouter en permanence, mesurer la satisfaction, trouver ses points forts, ses points faibles, et discuter avec ses 3 publics : les clients, le management et l’interne ».

Mesurer la satisfaction rapporte de l’argent

Mesurer la satisfaction coûte bien évidemment de l’argent, mais cet effort financier est nécessaire : « c’est un investissement qui rapporte beaucoup, puisque cela va créer une dynamique interne, qui va permettre de légitimer beaucoup de décisions: le client va en effet donner une légitimité aux choix qui ont été pris, ce qui va faire avancer tout le monde dans le même sens » explique Christian Barbaray. Cette dynamique créée à partir de ces enquêtes (si elles sont bien menées), est ainsi un élément très important dans le management des entreprises.

Satis client mesure

Satisfaction client : 3 publics, 3 objectifs, 3 discours, 3 mesures

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Satisfaction client : pourquoi et comment la mesurer ? was last modified: mai 12th, 2016 by Cédric Jeanblanc