LinkedIn : le vrai-faux du plus grand réseau social professionnel

Voici notre second épisode des Vrai-Faux du marketing : après avoir décortiqué les idées reçues des réseaux sociaux avec l’incontournable patron de Jamespot, Alain Garnier, nous retrouvons cette fois-ci un véritable expert de LinkedIn, Bruno Fridlansky, auteur du livre Linkedin, développez votre professional branding, aux éditions kawa. Tout comme Alain, Bruno ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à qualifier de « professional branling » l’utilisation de LinkedIn pour accumuler les contacts sans chercher à nouer de relations. Car on aurait tendance à oublier l’utilisation originelle de LinkedIn : construire un réseau, rester en contact, mettre en avant ses compétences en interagissant de façon individuelle et personnalisée. En 6 affirmations, Bruno nous dresse le portrait de LinkedIn, sans hésiter à casser certaines idées reçues :

Démêlons dès maintenant le vrai du faux sur LinkedIn avec notre expert Bruno Fridlanski
Démêlons dès maintenant le vrai du faux sur LinkedIn avec notre expert Bruno Fridlansky

#1 : LinkedIn est le seul réseau professionnel sur internet 

« FAUX. Il est vrai qu’il s’agit du réseau professionnel majeur dans un cadre B2C et B2B, et sur lequel tout le monde est : il y a plus de 400 millions de membres au niveau mondial. Lire la suite

LinkedIn : le vrai-faux du plus grand réseau social professionnel was last modified: septembre 29th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Blogs et journalistes sont plus complémentaires qu’il paraît

L’opposition entre blogs et journalistes

est un grand classique des nouvelles RP de ces dernières années, abréviation qui au passage a changé de signification (de relations presse et publique à relations publics,  la nuance est plus importante que ce qu’il paraît). J’en ai encore eu la confirmation hier soir lors d’un dîner de blogueurs dans une grande société. Au milieu d’autres confrères influenceurs se trouvait une consœur journaliste à qui j’ai eu le malheur de dire que nous faisions à peu près « le même travail ». Je l’ai vu immédiatement  sauter sur ses ergots  et me faire comprendre avec une moue significative et en public – c’est plus élégant – que nous n’étions pas du même monde. Il y a d’un côté les Seigneurs et de l’autre côté les chiffonniers du digital. Pourquoi pas. Après tout, les blogs ne sont utilisés que par les voyous et les journaux seulement lus par les aristocrates, c’est bien connu.

Au-delà de ce type de comportement, fortement marqué par les guerres d’opposition et les privilèges d’un autre âge, force est de constater que les deux mondes se sont pourtant énormément rapprochés ces dernières années. Hormis ce regrettable incident, je remarque que ce type de réaction datée et ridicule se produit de moins en moins. Certes, on trouve encore quelques journalistes arc-boutés sur leurs prérogatives à croire qu’ils sont supérieurs à la moyenne, mais la plupart d’entre eux sont des confrères et des consœurs compétents et agréables avec qui nous avons plaisir à échanger et aussi à travailler sans nous opposer, en étant bien conscients de la différence de nos métiers mais aussi de leur similitude. De cette différence naît la richesse des contacts et l’apprentissage mutuel, dans le respect et le professionnalisme (car n’oublions pas, la plupart d’entre nous sommes des professionnels avant d’être des blogueurs, et c’est justement ce qui fait notre originalité).

Sans vouloir singer leurs aînés, les blogueurs consciencieux qui ont à cœur la qualité de leur travail savent faire la part du feu et s’ouvrir aux autres et vice versa. La vieille  opposition blogueurs et journalistes n’a à mon avis plus pour longtemps à vivre, et les marques se doivent d’en tenir compte dans leurs relations publics.  pour cela, j’ai rédigé un nouveau billet sur le blog de l’agence de RP Lewis sur le thème de « la guerre des blogs n’aura pas lieu ».

La guerre des blogs n’aura pas lieu

Je vous dois une confession : je blogue, et même de façon compulsive, depuis 11 ans (et c’est sans compter sur le temps mis à écrire sur Internet avant l’essor des blogs). Écrire est un tel plaisir que je pense ne jamais pouvoir m’en lasser. C’est même devenu mon métier.Tous les matins, à l’heure où la plupart des gens dort encore à poings fermés, je suis installé devant mon clavier, voire même plus souvent devant mon carnet, car je suis un adepte de la reconnaissance vocale et que j’aime écrire avec un stylo (vieille technologie mais fiable). Mais voilà : être blogueur est un drôle d’état : d’une part, cela vous vaut une reconnaissance difficilement compréhensible (prestige de la « nouveauté » je suppose si tant est qu’une invention de plusieurs décennies puisse être encore considérée comme nouvelle). D’autre part, un blogueur a toujours ce sentiment d’infériorité par rapport à son grand frère le journaliste.

Blogs comment orchestrer sa communication
Blogs et RP : comment orchestrer sa communication sans jouer un instrument contre un autre

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Blogs et journalistes sont plus complémentaires qu’il paraît was last modified: mai 23rd, 2016 by Yann Gourvennec

Satisfaction client : pourquoi et comment la mesurer ?

On entend beaucoup les marques parler de satisfaction client, mais qu’est-ce que la satisfaction client ? Comment la mesure t-on ? D’ailleurs, pourquoi la mesure t-on ? C’est à ces questions que Christian Barbaray, fondateur de la société d’étude INIT et auteur du livre Satisfaction, fidélité et expérience client: Être à l’écoute de ses clients pour une entreprise performante, a répondu lors de son passage dans nos bureaux. La satisfaction, loin d’être uniquement un outil de publicité auprès du consommateur, est également un indicateur de performance qui doit être utilisé par l’entreprise, à condition toutefois de le rendre compréhensible par tous. 

Client : un gros mot à ne surtout pas prononcer ?

Il est intéressant, comme nous le fait remarquer Christian Barbaray, de voir à quel point les français font preuve d’imagination pour trouver des termes remplaçant le mot « client » tweeter cette phrase-small. « Dans les services publics, vous êtes un usager, pour un coiffeur vous êtes une coupe, pour un cinéma vous êtes une entrée, pour un restaurant vous êtes un couvert ou pour un taxi vous êtes une course : ce vocabulaire, utilisé pour éviter de prononcer ce mot noble qui est le mot « client », est assez amusant » explique le fondateur de Init.

Ces synonymes ont en tout cas le point commun de désigner le service en lui-même, le terme client étant inconsciemment rattaché  à l’acte d’achat uniquement. C’est ce service, et la satisfaction qui en découle, qui fait parfois défaut dans l’expérience client, les entreprises étant, un peu trop souvent, davantage concentrées sur la prospection que sur la satisfaction des clients déjà fidélisés, comme nous l’explique Christian : « est-ce que l’entreprise est intéressée par le client de demain, celui que l’on fait entrer, ou par le client acquis qu’elle veut fidéliser, qu’elle veut faire grandir et avec lequel elle veut prospérer ? C’est toujours là qu’il y a un débat : les entreprises sont souvent obsédées par les clients en terme de chasse, pas toujours par les clients en terme d’élevage ».

Satisfaction client : pourquoi la mesurer ?

Nous sommes dans un monde où tout bouge : Maslow nous l’a montré avec sa pyramide des besoins. Dès qu’un besoin est comblé, un autre va prendre la place : cela veut dire, côté entreprise, que dès qu’un problème est résolu, il faut vérifier s’il y a un autre qui se manifeste ensuite. « Le monde digital bouge énormément et les besoins des clients également : la concurrence, qu’elle soit directe ou indirecte, les habitudes des clients, et l’ensemble du marché dans lequel l’entreprise va évoluer. L’entreprise doit donc écouter en permanence, mesurer la satisfaction, trouver ses points forts, ses points faibles, et discuter avec ses 3 publics : les clients, le management et l’interne ».

Mesurer la satisfaction rapporte de l’argent

Mesurer la satisfaction coûte bien évidemment de l’argent, mais cet effort financier est nécessaire : « c’est un investissement qui rapporte beaucoup, puisque cela va créer une dynamique interne, qui va permettre de légitimer beaucoup de décisions: le client va en effet donner une légitimité aux choix qui ont été pris, ce qui va faire avancer tout le monde dans le même sens » explique Christian Barbaray. Cette dynamique créée à partir de ces enquêtes (si elles sont bien menées), est ainsi un élément très important dans le management des entreprises.

Satis client mesure

Satisfaction client : 3 publics, 3 objectifs, 3 discours, 3 mesures

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Satisfaction client : pourquoi et comment la mesurer ? was last modified: mai 12th, 2016 by Cédric Jeanblanc

Valeurs d’entreprise : de la parole aux actes

Nous avons invité Thierry Wellhoff, patron et fondateur de Wellcom, pour nous parler des valeurs d’entreprise. Tout le monde parle de valeurs et s’en réfère dans les entreprises. Mais de quoi parle-t-on ? Quelles sont les valeurs de l’entreprise marketing et celles de l’entreprise « corporate » ? Quelle est la vision commune ? Thierry nous renseigne sur ces points  dans  un livre sur sa passion intitulé « les valeurs », aux éditions Eyrolles. Ce livre a déjà été publié dans sa deuxième édition (la première étant en 2009).

Le terme de valeurs a deux sens. Quels sont-ils ?

Au départ, tout le monde parle et se réfère aux valeurs d’entreprise. Lorsque l’on parle de valeurs en entreprise, il y a deux familles de collaborateurs : ceux qui sont du côté du marketing et qui parlent de valeurs de marque, et ceux du côté des ressources humaines, qui parlent de valeurs de déontologie, souvent même de valeur morale. Il y a une dichotomie entre l’entreprise marketing, et l’entreprise « corporate » qui veut être une institution. Beaucoup d’entreprises ne font pas un travail de synthèse pour essayer de donner une vision d’ensemble à ces deux aspects. En fait l’intuition de départ c’est de dire que les valeurs ont à la fois une dimension marketing et une dimension de conduite éthique, et que ces deux dimensions devraient être réunies.

De nombreuses entreprises revendiquent des valeurs,
Il ne suffit pas d’afficher ses valeurs : l’entreprise doit faire en sorte que celles-ci structurent réellement sa communication.

Les entreprises se sont emparées de cette notion de valeur pour faire de la communication.

En France c’est vers la fin des années 80-90 que l’on parlait de valeurs. C’est à ce moment-là que nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un sujet : nous qui étions plus dans la communication, parlions de valeurs d’authenticité ou de valeurs exotiques pour des produits de voyage par exemple. Mais dans les entreprises, on affichait de plus en plus dans les halls d’accueil et sur les site Internet : « Loyauté, honnêteté, intégrité ». Nous avons décidé deux choses : la première était de réunir un groupe d’experts d’origines très différentes, pour essayer de comprendre ce qu’était une valeur. Nous avons conduit des études qualitatives et quantitatives qui nous ont amenés jusqu’à étudier plus de 4000 entreprises dans 14 pays et de voir les tendances des valeurs. Lire la suite

Valeurs d’entreprise : de la parole aux actes was last modified: décembre 7th, 2015 by Mia Tawile

RP et journalistes : deux métiers à réinventer

« Il y a bien longtemps, dans une galaxie très, très lointaine, le vaisseau Relations Medias parcourait l’univers, propageant la bonne parole… ». Non, cette vidéo n’est pas un nouveau trailer du prochain Star Wars : il s’agit d’une vidéo qui a fait beaucoup de bruit dans le monde du journalisme et des RP. Le titre n’est pas choisi par hasard : Very Press Trip nous raconte la « gueule de bois » du journalisme après l’arrivée des médias sociaux. Cette vidéo, réalisée initialement pour le service des RP de Total a dépassé son auditoire interne pour se répandre sur Internet. Ce qui n’a pas plus à tout le monde… Joss de Richoufftz est dirigeant de So Bam, agence de création d’audiovisuel et multimédia, qui a créé cette vidéo. Il nous apporte son regard sur sa création, l’origine de celle-ci et son impact, plus ou moins attendu.

Very Press Trip, la vidéo de Total sur les RP et les journalistes face aux médias sociaux est une référence à Very Bad Trip, dont le thème est « la gueule de bois après le changement du digital »…

Comment est née cette vidéo ?

Nous travaillions avec le service Relation presse de Total depuis quelques mois. Nous faisions des dossiers de presse et des infographies, toujours dans l’optique de bousculer gentiment leurs méthodes de travail… Puis un jour, la directrice des relations presse de Total, Isabelle Desmet, m’a confié qu’elle aimerait réaliser un court-métrage sur les relations presse afin d’éclaircir le but de ce métier, pour l’interne.

Elle a souhaité qu’il soit réalisé sous forme de film, de manière assez ouverte et décalée, rempli de créativité, en utilisant le point de vue que nous avions des relations presses, au cours de notre collaboration.

 

 

Journalistes - RP - deux métiers à réinventer
Ceci est une capture d’écran du court-métrage « Very Press Trip ».

A qui était destiné ce film?

Il a été réalisé pour l’interne. Comme il est dit à la précédente question, Nous nous sommes servis du regard que nous avions sur les relations presse en collaborant avec eux. Notre sens critique a été essentiel pour la réalisation de ce film. Total a voulu montrer ce film lors d’un séminaire, ce qui nous a laissé 1 mois afin de le scénariser et le réaliser. Nous avions une grande marge de manœuvre, ce qui nous a permis d’exprimer notre créativité.

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RP et journalistes : deux métiers à réinventer was last modified: juin 1st, 2015 by Yann Gourvennec