Logica : SSII à visage humain en recrutement 1/2

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Jeudi 19 janvier je me rendais à l’invitation de Laurent Laforge de modedemploi à un chat en direct avec le PDG de la division business Intelligence, Stéphane Jaubert, de Logica. À ses côtés étaient présents Sophie Dumas-Fitte, responsable du recrutement et Éric Langlemetz, practice manager ECM. Le débat était animé par Benjamin Saviard de Viadeo,  le réseau social professionnel français. C’est donc à une véritable opération de séduction auprès des jeunes en recherche d’emploi que j’ai assisté, à une période où Logica, comme ses concurrents, recrute intensément malgré les signes contradictoires de l’économie (voir Challenges, l’article sur Paul Hermelin). Mais la communication, ça peut marcher dans les deux sens, on y croit ou on n’y croit pas ! La prestation de Logica, très humble et honnête, m’a bien plue, je vais expliquer mon analyse dans cet article en 2 parties ; mais avant tout, revenons sur ce qu’est une SSII et sur qui est Logica.

[photo : Sophie Dumas-Fitte et Stéphane Jaubert, Logica – Yann Gourvennec]

Logica : +50 % d’effectifs (environ) entre 2010 et 2012

logo_logicaLogica et une SSII britannique de 41.000 personnes dont le siège est basé à Reading (environ à 80 km à l’ouest de Londres). Son chiffre d’affaires en 2010 était de 4 milliards de livres sterling, soit environ 5 milliards d’euros. 2011 a été une bonne année pour Logica (plus 5 % sur le chiffre d’affaires à fin août 2011), suite à une reprise amorcée dès 2010 et une mauvaise année 2009 du fait de la crise. Logica est présente dans 40 pays et sur tous les continents, et dispose aussi, comme ses concurrents, d’une « usine » en Inde pour le développement. En France, les plus anciens connaissent la SSII au travers de sa fusion en 2006 avec Unilog (effective depuis 2007), ex fleuron du service à la française, désormais filiale locale du groupe britannique. Pour les anglophiles, Logica est en quelque sorte le Capgemini britannique, une société bien établie outre-Manche et dans le reste du monde. La filiale française, forte d’environ 6000 collaborateurs à la fin 2010, l’entité de Stéphane Jaubert compte quant à elle 850 employés. Logica Françe a recruté 1.500 collaborateurs en 2011 et va renouveler l’opération en 2012. Cela fera donc environ 3000 embauches entre 2010 et 2012 soit, sans compter le turnover que je ne connais pas, environ 9000 collaborateurs fin 2012 contre 6000 fin 2010 (societe.com). Ces recrutements porteront sur des jeunes diplômés, mais les profils plus expérimentés ne sont pas oubliés. Un bémol toutefois, car il existe bien un plan social en cours en Europe, mais la France ne serait pas touchée. C’est d’ailleurs en phase avec les propos de Paul Hermelin dans Challenge, la crise est là et bien là, mais le secteur est si dynamique que risquer un gel des embauches comme en 2009 est jugé comme étant une mauvaise stratégie par les patrons du service.

Les tâches de demain

Ne nous y trompons pas, en France où nous avons une économie de services (78% des emplois, environ 72% du PIB selon l’AtlasEco 2010, et c’est aussi le secteur de l’économie qui contribue le plus à la croissance), les enjeux ne sont plus, malgré le débat présidentiel surréaliste de 2012, dans la production industrielle sur notre territoire (un débat vrai également dans d’autres pays ex-industriels comme les Etats-Unis). Le vrai enjeu est dans l’informatique (rebaptisée « IT » pour faire cool). Ce n’est pas nouveau (Sopra et Capgemini ont été fondées dans les années 60), mais cela devient le cœur du développement de notre pays, un domaine où, en outre, nous excellons, même si en France « l’adoption des technologies est moins forte que dans les autres pays » comme les pays nordiques, précisait Stéphane Jaubert à juste titre.

Les tâches de demain sont donc nombreuses ; je tente de les résumer dans le schéma suivant :

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les grands enjeux sont donc autour de ce que l’on appelle mystérieusement, le “big data”, aboutissement ultime des concepts des années 90 (entrepôts de données, datamining etc.) qui trouvent enfin leur application autour des projets très importants menés avec les pouvoirs publics intitulé Open data (voir ce que mes confrères et amis sociologues d’Orange labs ont réalisé sur le sujet).

Pour les jeunes avides de tâches passionnantes dans une planète où les échanges sont mondiaux et l’information au centre de ces enjeux, aussi bien pour les gouvernements les entreprises que les citoyens, c’est bien là que ça se passe, Logica est bien dans cette bataille.

à suivre dans une deuxième partie …

Logica : SSII à visage humain en recrutement 1/2 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

les blogueurs, ces chevaliers des temps modernes …

la sélection du jour …

Est cet article de mon compère de Media Aces Hervé Kabla pour 01.Net qui fait l’éloge des blogueurs en même temps qu’il souligne les défis auxquels ces scribes des temps modernes font face. J’apporterai quant à moi, bientôt, un éclairage un peu différent dans un texte sur le même sujet qui paraîtra dans un ouvrage dirigé par François Laurent de l’Adetem. Voici les réflexions d’Hervé …

Eloge des blogueurs : un article d’Hervé Kabla

Ils étaient à la mode il y a cinq ou six ans. On en parlait un peu partout dans la presse, à la télévision. La « blogosphère » était un endroit chic et branché où les candidats à la présidentielle voulaient s’afficher, on prétendait même que certains étaient influents. De glorieux business plans s’étaient bâtis sur leur arrivée déferlante, des sociétés se sont construites pour monétiser leurs contenus. Et puis plus rien. On n’en parle presque plus. es blogueurs sont redevenus des ouvriers du net, majoritairement anonymes, qui chaque jour tissent un pan de plus de cette gigantesque toile sociale. C’est à eux que je veux dédier ma première chronique de l’année.

via Eloge des blogueurs.

les blogueurs, ces chevaliers des temps modernes … was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

téléchargez avec un tweet : « les médias sociaux expliqués à mon boss » sur Locita

C’est la sélection du jour et peut-être du trimestre ! notre livre “les médias sociaux expliqués à mon boss” est accessible en téléchargement via LOCITA.FR qui vous permettra de le lire en le payant avec un tweet. explications :

Écrit par Yann Gourvennec et Hervé Kabla, ce livre est un vrai guide pratique des médias sociaux en entreprise expliqué par des professionnels. Un livre avec des outils et des recettes qui marchent, des schémas et dessins originaux pour mieux comprendre et appliquer, des témoignages de ceux qui mettent en place les médias sociaux en entreprise…

1 tweet pour 1 partie du livre

LOCITA vous propose de télécharger l’ouvrage en échange de tweets. Le livre « Les médias sociaux expliqués à mon boss » sera découpé et diffusé en plusieurs parties. Vous allez pouvoir tweeter l’information grâce à l’application Paywithatweet utilisée au sein des articles pour avoir accès aux documents au format PDF.

Chaque jour, 1 partie du livre

Tous les jours, à partir de lundi 15 janvier, un nouvel article sera publié et une nouvelle partie du livre sera accessible gratuitement sur fr.locita.com, un simple tweet sera demandé en échange.

Vous pouvez également télécharger la version ebook complète sur l’iBookstore d’Apple ou sur Numilog. Vous préférez la version papier ? Profitez de 10% de réduction et des frais de port offerts en utilisant le code promo LOCITA sur la Boutique Kawa.

téléchargez avec un tweet : « les médias sociaux expliqués à mon boss » sur Locita was last modified: septembre 20th, 2014 by Yann Gourvennec

tableau de bord des médias sociaux : décembre 2011 et analyse

Il y a quelques mois, vers la fin de 2011, alors que je donnais un discours sur le ROI/ROE des médias sociaux à la conférence iStrategy d’Amsterdam, je demandais à mon équipe chez Orange de mettre en place un tableau de bord mensuel, plus élégant que celui que nous établissons toutes les semaines sur la base de fichiers Excel plus ou moins bien fichus, et qui cependant serait un bon outil de travail et de décision pour les managers, y-compris moi-même. Et j’en livre ici même la version de décembre, très largement remaniée suite aux justes remarques et critiques de notre ami Philippe Nieuwbourg, observateur avisé de la statistique décisionnelle. Ceux qui le désirent, peuvent revenir à la version d’octobre et vérifier les différences réalisées grâce aux remarques de Philippe de Decideo et de Claude Henri Meledo de Visual Decision.

Comme je le faisais remarquer dans ma présentation d’Amsterdam (voir ci-dessous), ce tableau de bord est en mode apprentissage et le sera toujours. Il est donc amené à changer en fonction du temps. Nous ne désirons pas utiliser ce tableau de bord pour nous vanter que nous sommes les meilleurs, ou pour montrer que nous sommes fiers de nous, mais au contraire pour montrer en toute transparence et humilité notre désir de faire mieux (je livre les chiffres tels qu’ils sont et partage ce fichier en toute transparence, qu’ils soient bons ou mauvais).

Ce tableau de bord, doit se lire également en fonction de la présentation que j’ai faite à Amsterdam (ci-dessus) et qui en donne le contexte. Je vous demanderai donc si vous le pouvez de passer un peu de temps à écouter cette explication qui permet de comprendre ce que nous avons essayé de faire et dans quel contexte nous l’avons fait. J’ai y ai introduit également certaines réflexions autour du retour sur investissement qui me semblent importantes dans ce cadre.

to Klout or not to Klout?

Sur le sujet de la mesure elle-même, un grand nombre de choses peuvent être dites, à commencer par la qualité des mesures elle-même. J’ai suffisamment écrit d’articles critiques sur Klout pour prendre en compte le fait que nous devrons bientôt changer cette mesure. J’envisage de la remplacer assez rapidement par le système TweetLevel d’Edelman, car il faut bien reconnaître qu’une mesure est néanmoins nécessaire ; Edelman fournit une telle mesure de façon assez fiable et surtout autour de laquelle il y a beaucoup moins de bruit, ce qui nous permet de nous améliorer à l’abri des interférences.

engagement rates … what are we measuring here?

En ce qui concerne le taux d’engagement (engagement rate) le problème est encore plus aigu, dans la mesure où la mesure issue de l’outil Social Bakers (dont je ne pense que du bien par ailleurs, c’est un outil très utile) se révèle pénalisante pour nous, car elle ne prend en compte ni les sondages que nous réalisons souvent sur notre mur, ni le fait que nous soyons multilingues et multi pays, et nous nous trouvons donc pénalisés de façon indue. Deux solutions donc s’offrent à nous : la première que nous avons déjà entamée, qui consiste à nous retourner vers Social Bakers afin de faire corriger cette mesure et faire prendre en compte des critères non utilisés aujourd’hui ; la deuxième consiste à créer notre propre calcul de taux d’engagement qui prendra en compte ces critères, et qui viendra pondérer la mesure initiale. A suivre …

Tout ceci pour montrer qu’il faut véritablement avoir beaucoup d’humilité par rapport à ces mesures, mais qu’elles sont nécessaires pour nous aider à nous améliorer (je répète, plutôt que d’essayer de faire de la gonflette) en toute humilité et en restant professionnels. En espérant que ce travail puisse vous être utile, nous le mettons en accès libre sur Internet dans un format creative commons que vous êtes libres de partager et de télécharger (la résolution est meilleure une fois téléchargée).

voici notre tableau de bord de décembre 2011:

tableau de bord des médias sociaux : décembre 2011 et analyse was last modified: janvier 13th, 2012 by Yann Gourvennec

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire

Bienvenue dans la Jungle des APIs ou pourquoi les développeurs doivent apprendre à trouver, sélectionner et intégrer les API et contribuer à leur amélioration et évolution (2ème partie). Ceci est la traduction d’un article paru en Anglais en fin 2011.

par Martin Duval, CEO de Bluenove

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Le domaine des APIs est en effet très dynamique. Ces deux analyses graphiques de ProgrammableWeb sur les APIs les plus utilisées en Mashups montre certes la dominance des gros acteurs historiques sur une vue historique (see all time) mais aussi l’émergence d’acteurs nouveaux comme Twilio sur une vue plus récente (last 14 days), à la convergence du Cloud et des Telecoms.

imageIntéressant de voir aussi l’apparition de nouveaux types de services qui viennent en soutien technique pour faciliter la gestion d’infrastructure d’APIs comme la division Application Enablement Services d’Alcatel-Lucent (qui a racheté ProgrammableWeb), Mashery, Apigee ou bien encore Aepona ou 3Scale.

Mais revenons au lien entre les Apps et les APIs [8]

Les applications ne sont elles finalement pas que des canaux ? Pour assurer leur promotion, on peut raisonnablement parier que les grandes marques créeront à l’avenir elles aussi leurs propres APIs, avec d’ailleurs un retour sur investissement plus évident à démontrer que par celui de statistiques sur le téléchargement ou l’utilisation d’une App.

Les marques pourraient créer des APIs pour accroître la portée de leurs services. Voici quelques exemples pour des marques connues :

  1. Nike pourrait créer une API « Just Size It » qui donne la pointure de chaussure parfaite en prenant en photo son pied.
  2. Evian pourrait créer une API d’hydratation qui calcule la quantité d’eau que l’utilisateur a besoin de boire par jour et lui rappelle de le faire.
  3. Le caviste Nicolas pourrait créer une API qui permet de trouver et laisser des recommandations sur le vin qu’il vend.

Comment feraient ces entreprises pour s’assurer de la diffusion de leur API, et donc de la promotion de leur marque ? Ce sont les développeurs qui se chargeront de la rendre accessible sur de multiples interfaces, en trouvant par eux-mêmes les moyens de leur rétribution.

Il serait bien sûr possible de développer des applications dédiées, mais le choix de mettre à disposition une API permet d’augmenter de manière exponentielle la portée de la promotion de la marque.

Beaucoup de responsables marketing actuels sont parfois victimes du syndrome du « gadget» : ils suivent la tendance en glissant le dernier truc à la mode dans leurs plans marketing. Une année c’est ‘la page Facebook’, l’autre année c’est ‘l’application mobile’.

Mais dans une stratégie de marketing et d’innovation pérenne, la meilleure réponse pour une marque pourrait bien ne pas être une application, mais une API.

Autre tendance à prendre en compte dans l’augmentation du nombre d’APIs, l’Open Data. L’ouverture de donnés publiques par les administrations est en marche (EtaLab [10] prépare l’ouverture du portail Data.gouv.fr pour fin 2011) et des villes comme Rennes [11] , Paris [12], Montpellier [13]  proposent déjà des jeux de données dont certains sous forme d’APIs. Ces concepts arrivent aussi dans le monde de l’entreprise comme le montre l’initiative de bluenove d’un Livre Blanc sur « L’Open Data ; quels enjeux et opportunités pour l’entreprise ? » soutenu par des partenaires comme SNCF, le groupe LaPoste, SUEZ environnement et Groupe Poult. Là aussi, les administrations, les collectivités locales, les grandes entreprises devront apprendre à intéresser, mobiliser, animer une communauté de développeurs, mais aussi d’entrepreneurs, chercheurs, étudiants, d’autres entreprises partenaires à s’interfacer à leurs données ouvertes pour booster leur capacité à innover.

D’un côté les grandes plateformes continuent inexorablement de s’ouvrir afin que la créativité des développeurs rende certaines fonctionnalités accessibles au plus grand nombre. De l’autre, les développeurs chercheront non seulement inventer de nouvelles application mais devront aussi s’appuyer sur un nombre croissant d’APIs disponibles et des compétences nouvelles pour les identifier, les sélectionner, les intégrer et contribuer à les améliorer voire en solliciter de nouvelles.

Martin Duval, CEO of BluenoveDe nouveaux types de besoins, de services voire de métiers sont en train de voir le jour pour soutenir ces dynamiques de collaboration et d’innovation entre les acteurs de ces écosystèmes extrêmement dynamiques au sein duquel les développeurs ont un rôle fondamental à jouer.

Martin Duval, CEO, Bluenove

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[7] KPI : Key Performance Indicator

[8] Exemples donnés dans cet article tirés de Mashable par Adam Kleinberg : http://mashable.com/2011/01/04/brand-open-api-developers/

[10] EtaLab : http://www.etalab.gouv.fr/

[11] Rennes Open Data : http://www.data.rennes-metropole.fr/

[12] Paris : http://www.bluenove.com/publications/revue-de-presse/bluenove-fait-parler-les-donnees-de-la-ville-de-paris-et-le-web/

[13] Montpellier Open Data : http://opendata.montpelliernumerique.fr/Le-projet

bienvenue dans la jungle des API – 2/2 – ce que les marques devraient faire was last modified: janvier 6th, 2012 by Yann Gourvennec