Back-linking, la lèpre du marketing de contenu (avec @flashtweet)

Ne pas confondre back-linking et liens de qualité

Le Back-linking (ou installation de rétro-liens en français) est vieux comme le monde, mais l’essor récent du content marketing semble avoir décuplé les ardeurs de tous les fabricants de liens de la planète. Pas un jour ne passe, en effet, sans que j’aie une « Cindy » qui m’appelle ou qui m’envoie un message (voir le mail reproduit ci-dessous) proposant des liens mirifiques qui vont décupler mon référencement naturel. J’ai beau avoir ajouté une mention spécifique sur notre formulaire de contact pour indiquer que nous n’établirons aucun lien non significatif dans le cadre d’une quelconque campagne de Back-linking, je continue de recevoir les sollicitations plus ou moins honnêtes de ces fournisseurs de « contenu » qui ont dû confondre ce mot avec sa première syllabe. Pourtant, Google prévient clairement les utilisateurs et les gestionnaires de sites (et cela s’adresse également à nos clients et futurs clients) en leur donnant la règle à suivre et en les prévenant de ce stupide jeu de dupes qui consiste à essayer de tromper le plus grand moteur de recherche du monde. En fait, il n’existe pas de méthode miracle pour augmenter votre référencement, si ce n’est de créer un contenu de qualité, ce que Google lui-même explique fort clairement dans ses instructions de la console du moteur de recherche. Le Back-linking est à proscrire absolument. C’est un affadissement de votre site ou de votre blog et si vous avez de l’argent en trop, dépensez-le pour créer plus de contenu de qualité et pertinent, ceci aura forcément des retombées positives sur votre référencement et de façon durable. Voici ce que dit Google du Back-linking sur sa page d’aide de la Search console (ex Google Webmaster tools). J’en ai extrait les passages qui nous concernent. J’ai également ajouté des commentaires là où c’était nécessaire. Pour les reconnaître je les ai marqués par le signe **, mis entre [ ] et colorés en bleu.

Back-linking ou rétro liens

Tout lien visant à manipuler le classement [**au cas où vous n’auriez pas compris, cela ne sert à rien de tricher. Si vous êtes une entreprise, c’est encore plus bête] PageRank  ou le classement d’un site dans les résultats de recherche Google peut être considéré comme faisant partie d’un système de liens, et constitue, de ce fait, une infraction aux Consignes aux webmasters de Google. Sont incluses dans cette catégorie toutes les opérations visant à manipuler les liens dirigeant vers votre site ou les liens contenus dans votre site et redirigeant vers d’autres pages.

[**Attention ! ceci ne veut en aucun cas signifier qu’il ne faut pas de liens vers l’extérieur comme je vois trop de clients le faire remarquer. Une page Web DOIT avoir des liens et notamment DES LIENS VERS L’EXTERIEUR car c’est cela qui va la rendre crédible et aussi lisible (les utilisateurs sautent de lien en lien pour lire le texte en ligne). Il faut donc des politiques de liens SIGNIFIANTS. En d’autre termes, si votre lien vient renforcer votre contenu de manière intelligente et raisonnée, vous pouvez le faire. Si vous cherchez juste à ajouter des liens de manière artificielle à la manière de Cindy ci-dessous, même sans les fautes d’orthographe, réfléchissez à deux fois] .

Veuillez trouver ci-dessous des exemples de systèmes de liens pouvant avoir un effet négatif sur le classement d’un site dans les résultats de recherche :

  • Achat ou vente de liens pour améliorer le classement PageRank. Cela inclut l’achat de liens ou de messages contenant des liens, l’échange de biens ou de services contre des liens, ou encore l’envoi d’un produit « gratuit » en échange d’un commentaire incluant un lien.
  • Échanges de liens excessifs (« Établissez un lien vers mon site et j’établirai un lien vers le vôtre ») ou pages partenaires utilisées exclusivement à des fins d’échange de liens

[**Google explique clairement qu’il ne faut pas rentrer dans ce système. Méfiez-vous également des officines basées en France et Outre Mer qui vous proposent des articles pseudo originaux qui n’ont d’autre intérêt que de planter des liens sur votre site. Dans le meilleur des cas ils viendront diminuer l’intérêt de votre site en en minimisant la qualité. Attention ! Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire de “guest-blogging” bien au contraire. Mais si vous le faites, privilégiez la qualité par rapport à la quantité et assurez vous de la réelle unicité et qualité du contenu. Il m’est arrivé de refuser des articles tiers – poliment – car je considérais que leur qualité ou leur contenu n’était pas en phase avec le niveau d’exigence que j’impose aux auteurs permanents de mon blog].

  • Vastes campagnes de marketing via des articles ou de publication de messages de blog en tant qu’invité

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Back-linking, la lèpre du marketing de contenu (avec @flashtweet) was last modified: avril 25th, 2016 by Yann Gourvennec

3 grands défis des Big Data pour le marketing B2B

Nous vous parlions récemment sur ce blog de la façon dont un marketeur B2B peut utiliser les Big Data dans sa stratégie de data-driven marketing (ou de marketing tiré par les données), à l’occasion de la sortie du livre blanc de Sparklane, que vous pouvez consulter gratuitement en suivant ce lien. Si dans ce livre blanc, il est surtout question de mise en place de cette stratégie à travers plusieurs étapes présentées sous forme de cases dans une marelle, il nous semblait important de revenir plus globalement sur les grands défis auxquels font face les marketeurs B2B lorsqu’ils projettent d’utiliser les Big Data, dans un article publié sur le blog de notre client Sparklane (anciennement Zebaz). Nous résumerons ici les 3 principaux défis qui nécessitent d’être pris en compte et surmontés, sous peine d’échouer dans son data-driven marketing :

1- La rigueur et l’éthique

Ce premier point est primordial : le non respect de l’éthique risque de briser le lien de confiance établi entre vous et le prospect/client. Si ce lien peut être facilement rompu, il nécessite des mois, voire des années à se construire, et « trahir » sa communauté peut ainsi réduire à néant des années d’efforts :

« Il pourra paraître surprenant au lecteur que je mette ce point en tête de ma liste, mais ce n’est pas une erreur. Le premier point de vigilance du marketeur est bien l’éthique, le respect du client et de sa donnée. Le marketeur doit s’obliger – et aussi contraindre son organisation – à ne divulguer ni utiliser les données d’un client à son insu, et à ne collecter la donnée qu’à titre anonyme. Ceci par respect du client, mais aussi par souci d’efficacité, et enfin de conformité à la loi.

Les défis marketing du big data

Je me souviens par exemple de ce grand client qui m’appela un jour pour me dévoiler son nouveau projet de collecte et de revente de données. Le projet, mal ficelé, mettait tout de suite l’accent sur la revente, sans jamais préciser de bénéfice net pour le client final. Notre premier conseil était de rassurer celui-ci et d’adopter une posture, naturelle pour nous, de marketing de la permission.

Le client en question n’entendit pas ce conseil et son projet fut vite mis au centre d’un mauvais buzz organisé par un groupe de lanceurs d’alerte, avant d’être enterré définitivement par la direction.

Ce que j’ai apprécié lors de la présentation du projet dan–on.com, durant une récente conférence, c’est le rappel permanent de l’éthique, de la collecte anonyme et de la conformité à la loi. Mais plus que tout, le chef de projet insistait sur le but premier de son initiative : rendre service au consommateur en lui apportant des informations pertinentes (qui à terme seulement, bénéficieraient à la marque). Voilà un vrai projet de marketing.

A l’opposé, enfreindre la règle d’or du marketing de la permission peut coûter cher. Mais c’est surtout grossièrement inefficace. »

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3 grands défis des Big Data pour le marketing B2B was last modified: avril 21st, 2016 by Cédric Jeanblanc

Start-ups e-commerce des Hauts-de-France : pole position à Monaco

start-ups de ecommerce 1 to 1La plénière de clôture du millésime 2016 de l’E-commerce 1 to1 était comme à l’habitude dédiée aux jeunes pousses et à l’innovation. Nous avons donc assisté à 8 présentations de 3 minutes de jeunes entreprises de divers niveaux, certaines très avancées, d’autres plus naissantes. Avec quelques pépites parmi les candidats, et beaucoup de représentants des « Hauts-de-France ». Lille semble en effet être devenu un hub de la high-tech, assez logiquement regroupée autour des ténors de la distribution locale. Ainsi, même si des champions historiques de la VPC du Nord, comme les 3 Suisses, annonçaient leur mise en vente quelques heures après la clôture de E-commerce 1 to 1, la relève semble assurée avec de nouvelles sociétés de service qui gravitent autour de ce secteur. Voici un rapide tour d’horizon des présentations, saisi à la volée avec mon iPad posé sur les genoux.

8 start-ups à e-commerce 1 to 1 à Monaco pour célébrer les Hauts-de-France

Bryanthings : l’ébéniste digital qui vous maquille à distance

1.La première startup était Bryanthings, dont les clients s’appellent Hermès, YSL, Lancôme, Mairie de Paris, ou encore le groupe La Poste. Bryanthings se décrit comme « ébéniste digital ». Comment cela fonctionne t-il ? La cliente arrive chez Chanel, s’installe devant un « miroir magique ». Elle prend une vidéo selfie de son maquillage et rentre ses coordonnées. La « make up artist » (le terme maquilleuse doit faire ringard je suppose), à partir de la vidéo, va envoyer par mail la liste des produits de maquillage avec les liens qui permettent d’acheter en ligne. Une augmentation de 35 à 40% dans les ventes a été observée avec la mise en œuvre de cette solution.
Bryanthings est encore peu présent aux Etats-Unis, mais compte se développer sur ce marché. L’offre est complète (matériel/logiciel/services) et tend à évoluer vers le conseil. La start-up, qui réalise 1M€ de chiffre d’affaire est encore jeune, mais compte réaliser une levée de fond pour grandir.

Les start-ups des Hauts-de-France en pole position à Monaco

C’est ma robe : louer la robe de sa vie pour un soir

2.La deuxième startup, « C’est ma robe », a été lancée il y a 3 ans par une ex-journaliste de la mode qui entendait toute la journée des « je n’ai rien à me mettre »  et « j’ai la même chose à la maison ». La jeune startup a alors créé un site vitrine pour tester le marché qui était encore immature en France (à l’opposé des USA avec « rent the runway »). Le site vient de passer marchand et offre désormais à la location 300 robes, enregistrant une location par jour en moyenne.
Sachant que la société amortit une robe en 2 locations ½ (panier moyen de 150€), et que les robes sont sorties du stock au bout de 10 locations pour rester « fraîches », l’objectif premier est d’augmenter le stock de robes et développer la vente. La société recherche ainsi 200K€ pour développer le stock et le showroom qui est devenu trop petit.

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Start-ups e-commerce des Hauts-de-France : pole position à Monaco was last modified: avril 22nd, 2016 by Yann Gourvennec

L’Expérience utilisateur est-elle un faux sujet ?

Expérience utilisateur : cette inconnue dont tout le monde parle

Experience utilisateur - Lee SchlenkerLors de la conférence ICEWL en juin 2015, à l’université de Columbia, l’un des intervenants a insisté avec zèle sur la nouvelle génération des applications d’«e-learning ». D’après lui, celles-ci contribueraient à une meilleure compréhension de l’expérience utilisateur. Or, cette intervention semble être hors de propos. En effet, nous vivons jusqu’à preuve contraire dans une société où l’expérience prévaut lourdement sur la technologie. C’est pourquoi certains praticiens préfèrent privilégier l’interaction entre les individus plutôt que les interactions entre les utilisateurs et la technologie. Ce billet a été écrit par Lee Schlenker, Professeur à ESC Pau, EM Lyon, Grenoble Ecole de Management et fondateur de LHST (NB : mon professeur à EM Lyon et un des intervenants de mon Mastère Spécialisé Digital Business Strategy de Grenoble Ecole de Management). Il a été traduit et adapté par nos soins.

L’expérience utilisateur un concept des années 90

D’après la norme ISO 9241-210, l’expérience utilisateur correspond « aux réponses et aux perceptions d’une personne résultant de l’usage ou de l’anticipation de l’usage d’un produit, d’un service ou d’un système ». Le terme expérience utilisateur a vu sa popularité croître dans les années 1990. C’est à cette période que la concentration sur le design des produits, qui était en vogue, a été remplacée par celle de l‘expérience à travers la technologie. Dans ses écrits, Donald Norman explique l’importance des facteurs affectifs que sont les sentiments, les motivations et les valeurs et leur influence sur la façon dont les utilisateurs valorisent les technologies physiques et digitales. Buxton (2007) souligne que, malgré le biais technocratique et matérialiste de notre culture technologique, l’expérience est surtout le résultat d’une conception personnelle.

Expérience utilisateur : une affaire subjective
la valeur de l’expérience est subjective : d’aucuns trouveront ce restaurant des Halles attractif, d’autres se plaindront de la disparition de Baltard et de son folklore Louchebem

L’expérience utilisateur est certes améliorée par les technologies physiques et digitales. En effet, comme le dit si bien Van Boven (2003), le voyage nécessite un moyen de transport, un bon repas requiert une bonne cuisine et la plupart des concerts exigent des instruments et un système d’amplification de qualité. Cela illustre bien le point précédent. Le progrès dans les domaines des médias sociaux, des applications mobiles et du « cloud computing », place la technologie homme-logiciel au cœur des activités sociales. La technologie ne s’oppose pas à l’expérience. En effet, la technologie forge la façon dont on interagit avec notre environnement.

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L’Expérience utilisateur est-elle un faux sujet ? was last modified: avril 16th, 2016 by Yann Gourvennec

LinkedIn CV du monde règne sans partage

Qui n’a jamais vu un « expert des réseaux sociaux » avec 10 contacts LinkedIn ? Qui n’a jamais vu au contraire un Stakhanoviste des réseaux sociaux afficher fièrement son nombre de contacts professionnels dans son titre ? Qui ne s’est jamais fait « spammer » par un vendeur agressif ? Malgré sa popularité, sa simplicité de fonctionnement et ses 400 millions d’utilisateurs, LinkedIn est difficile à maîtriser parfaitement, et il est nécessaire d’apprendre cet outil qui est bien plus compliqué qu’on ne pourrait le penser, avant de se décrédibiliser en adoptant les mauvais réflexes.  Joëlle Walraevens, auteure de Linkedin, guide pratique, nous présente sa vision de cet outil indispensable dans le mode professionnel.

Google comme outil de… recrutement

Le moteur de recherche de Mountain View permet au recruteur de trouver bien des choses : Pour cela, et afin d’éviter de devoir trier dans des masses conséquentes de résultats inutiles, il est fortement recommandé de faire des recherches avancées en utilisant les fameux champs booléens, comme nous vous le conseillions dans un article paru il y a peu sur notre blog. Selon Joëlle Walraevens, « ces recherches spécifiques combinées avec Linkedin et Viadeo m’ont permis d’ouvrir des portes que je n’aurais pas ouvertes autrement ».

Faut-il enterrer Viadeo ?

Le problème de Viadeo est qu’il n’évolue pas forcément dans le bon sens. Récemment, ce réseau professionnel de 65 millions de membres a vendu la Chine pour se recentrer sur la France. « Etant en difficulté, il tente d’innover, mais d’un point de vue stratégique, on voit que de plus en plus d’entreprises arrêtent d’investir dans Viadeo et se recentrent sur Linkedin, Twitter et Facebook, qui sont les trois grands réseaux sociaux qui avancent » précise Joëlle. C’est le même constat que nous avions fait il y a un an de cela, lorsque nous expliquions le déclin de Viadeo au travers de la loi de Zipf.

Linkedin : un média social qui innove et investit

A l’inverse, Linkedin grandit par croissance externe en rachetant des entreprises qui apportent une réelle valeur ajoutée en termes de service. Cela a commencé par mspoke, puis ChoiceVendor, SlideShare, Job Matching Pulse, Connectifier, Lynda

Linkedin évolue, se professionnalise ajoute des services, et rachète ses concurrents en se posant toujours la question « qu’est-ce que je peux apporter de plus à mes clients ? ». Une machinerie bien huilée pour conforter sa position de leader sur ce marché.

Et LinkedIn ne se contente pas de ce marché, comme le montre la récente acquisition de Lynda. Même si le e-Learning a certainement un avenir radieux, « il y a quand même encore ce besoin de contact humain, que j’ai vu moi-même lors de mes interventions» nuance Joëlle. « En revanche, c’est un bon moyen d’avoir des complémentarités comme on l’a dans les Moocs ». Lire la suite

LinkedIn CV du monde règne sans partage was last modified: avril 13th, 2016 by Cédric Jeanblanc