La communication digitale expliquée à mon boss dans la dernière ligne droite

book-new-smallNos lecteurs ont failli attendre, mais qu’ils se rassurent, il n’y en a plus pour bien longtemps. Le manuscrit de la communication digitale expliquée à mon boss a été remis à l’éditeur, ou plutôt à sa relectrice cette semaine. L’ouvrage est une somme de la communication digitale, basé sur l’expérience de ses 2 auteurs, bourré d’exemples, d’anecdotes, de références et de liens. Il a déjà été relu 5 fois par 4 relecteurs différents, avant même d’avoir été envoyé à l’éditeur afin d’assurer une qualité de lecture maximale. C’est pour cela que nous avons pris un peu de retard et qu’au lieu d’un lancement en Juin, nous ne publierons le livre final qu’à la rentrée 2013. Encore une nouveauté : le livre sortira également (en format électronique) en Anglais sous le titre Mastering Digital Media Like A Boss, Beyond Social Media. La version anglaise sera revue un peu plus tard. Elle est rédigée en partenariat avec Futurity Media à Londres.

Sortie prévue : automne 2013

imageCet ouvrage est un véritable concentré des expériences des deux auteurs, pionniers du Web et des médias sociaux en France et en Europe. Il devrait compter environ 500 pages, et est rempli d’exemples, de méthodologies, de schémas, de paroles d’experts, de témoignages de grandes entreprises et illustré par Mathias Bergeaud. Il s’agit d’un ouvrage collectif de l’association Media Aces, sous la direction de ses co-fondateurs, Hervé Kabla et Yann Gourvennec.

Pourquoi ce livre ? Quel angle d’approche et pourquoi la communication digitale ?

Deux ans et quelques mois après notre premier ouvrage, qui connut un franc succès auprès de tous ceux qui se sentaient concernés par l’arrivée des médias sociaux en entreprise, voici donc un nouveau pavé, quelques centaines de pages, quelques centaines d’heures passées à compiler informations et témoignages, sur un sujet bien plus vaste que le précédent : la communication digitale. Avant de vous lancer à la découverte des quelque 90 chapitres de cet ouvrage, voici quelques mots pour vous aider à en tirer le meilleur parti.

Ce livre se veut un guide pratique de la communication digitale en entreprise, expliquée par ceux qui la pratiquent réellement tous les jours sur le terrain. Il ne s’agit pas d’un ouvrage théorique sur la question, même si pourrez trouver, çà et là, des développements plus généraux destinés à éclairer la méthodologie ou la réflexion sur la communication digitale. Ces développements plus théoriques ne sont que le résultat de l’expérience des praticiens interviewés ou de la nôtre, remise en forme et ordonnée de façon à la rendre utilisable et accessible à tous.

la communication digitale expliquée à mon boss

Puisque nous en sommes dans les préliminaires, évacuons tout de suite un problème qui nous a bien ennuyés lors du lancement de l’ouvrage : doit-on dire « digital » ou « numérique » ? Le problème n’est pas si trivial à un moment où la langue française est en pleine mutation. « Digital » est un barbarisme, bien-sûr et nous sentons venir les critiques, partiellement justifiées, qui nous fustigeront pour ne pas avoir utilisé son équivalent, plus correct. Mais sa présence dans le dictionnaire le trésor de la langue française informatisé d’une part, et d’autre part le fait que la pratique s’oriente vers l’utilisation systématique du vocable « communication digitale » nous a fait pencher pour ce terme. Nous utiliserons donc « digital » la plupart du temps et à d’autres moments, « numérique » comme un synonyme.

Nous avons donc conçu ce livre en nous basant sur notre propre expérience de la mise en œuvre de la communication digitale au sein des entreprises, une démarche bien plus ardue que celle qui consiste à regarder les choses de l’extérieur. Dans ces pages, vous trouverez donc uniquement du concret et du réel, éprouvé sur le terrain, avec une forte dose de conduite du changement. Le responsable – ou futur responsable – de la communication digitale en entreprise doit être capable d’aller au-delà de la simple session de « brainstorming » et de diagnostic / recommandations : il doit aussi et surtout mener une conduite du changement et enfin, vivre avec ce changement, afin de le porter et de l’inscrire dans la durée.

Lire la suite de l’article en ligne sur visionarymarketing.com

Lire le précédent ouvrage avec Yooboox

Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, Les médias sociaux expliqués à mon boss peut être consulté gratuitement (avec publicité) et acheté sur Yooboox.fr

La communication digitale expliquée à mon boss dans la dernière ligne droite was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Big data : pourquoi l’abondance des données n’a aucune importance #scmw2013

imageLa sélection du jour …

Est cet article fondamental de Chad Wellmon[1] dans The Hedgehog Review (Printemps 2012) qui traite de l’infobésité et dont je pense qu’il est une bonne introduction à mon discours de ce soir) la conférence Scoop.it! qui aura lieu à Paris, dans les locaux de Telecom Paristech à partir de 18:00. Le sujet en sera « La stratégie de contenus marketing Web », avec un focus particulier sur la curation, ce qui se comprend puisque la conférence est menée à l’initiative de Marc Rougier et de son équipe. J’ai déjà annoncé cette conférence la semaine dernière. Cet article sera mis à jour juste avant la conférence afin de permettre aux auditeurs – et aux internautes – de consulter ma présentation.

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J’interviendrai vers 19h30, sur le thème de : « veille, outils et astuces. Comment survivre à l’infobésité ? ». Le sujet central en est les quelques outils que j’utilise pour la veille, mais j’en ai profité pour élargir plus largement le sujet à une réflexion autour du contenu, la façon dont les utilisent dans les entreprises, et en conséquence, ce phénomène auquel nous sommes tous confrontés, qui est l’infobésité. L’infobésité, ou « information overload » en Anglais, c’est-à-dire « surcharge d’information », ne date pas d’aujourd’hui. En ces temps de « big data », où on se glorifie d’accumuler des milliards « d’informations » avec des termes de plus en plus emphatiques (mégaoctets, téraoctets, pétaoctets, exaoctets, zettaoctets et ainsi de suite… n’en jetez plus !) il est urgent de se reposer la question de savoir ce qu’est l’information, et surtout, de ce qu’elle n’est pas, à savoir de la donnée … donc des pétaoctets (ou zettaoctets ou trucmachinoctets).

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note : illustrations antimuseum.com

Étrangement, en me penchant sur ce terme d’infobésité et en en cherchant l’historique, je suis aperçu que cette question n’était pas, loin s’en faut, une question contemporaine, mais qu’elle a toujours été posée, depuis le début de l’invention du livre, même manuscrit, car le livre est aussi, on l’oublie souvent, une invention technologique (a fortiori, lorsque nous nous sommes mis à les imprimer).

Cette question se repose en fait à chaque fois qu’une technologie arrive, et qu’elle contribue à multiplier les signes. Le terme de surcharge d’information a été popularisé par Alvin Toffler en 1970 dans son livre « future shock » mais il a déjà été mentionné par Betram Gross dans son ouvrage « le management des organisations  en 1964. Mais en fait, le problème de l’infobésité est antérieur à cette période moderne et intervient à chaque fois que notre capacité à produire de l’information surpasse notre potentiel à la décrypter et la digérer. D’où la nécessité de développer des tactiques de plus en plus sophistiquées pour filtrer, éliminer, scanner et choisir l’information en faisant bien attention à ne pas prendre le contenant pour le contenu…

Ni les pétabytes ni ses superlatifs n’ont, en l’espèce, aucune importance, car ils sont probablement redondants, inintéressants, dupliqués, parfois mêmes « gonflés » par des logiciels qu’on a oublié d’optimiser et qui génèrent des fichiers de plus en plus lourds mais pas plus signifiants que par le passé. En d’autres termes, ils ne sont pas le signe qu’il y a plus d’information que par le passé, mais simplement celui qu’on a généré plus de bruit (j’ai souvent, dans un passé récent, utilisé la métaphore du signal/bruit pour relativiser l’importance de la veille sur les médias sociaux par exemple).

Voici donc quelques extraits tirés du texte de Chad Wellmon, que je vous invite à lire en version intégrale sur Internet.

[…]

La tâche la plus complexe, et la plus pressante de notre ère digitale, en conséquence, consiste non pas à se demander ce qui vient après le yottaoctet, mais dans notre acclimatation culturelle croissante avec un monde de plus en plus digital. De façon à comprendre comment nos vies sont déjà profondément influencées par la technologie, nous avons besoin de considérer l’information non pas dans les termes abstraits des terraoctets et zettaoctets, mais d’une façon plus culturelle. Comment ces technologies que les humains ont façonnées afin d’interagir avec le monde, viennent-elles nous façonner également à leur tour ? Quel impact a sur nous l’interaction de ces technologies, fabriquées par nous-même, et les éléments irréductibles de nos vies ? La tâche d’analyse consiste essentiellement à identifier et à comprendre les formes d’agencement humain particulières à notre ère numérique, sans réduire la technologie à une extension mécanique des humains, à un simple outil. En raccourci, se demander si Google nous rend plus bête, comme certains critiques culturels l’ont fait remarquer, est une mauvaise question. Elle part de l’hypothèse de la distanciation entre les hommes et de la technologie qui n’est plus, si elle l’a jamais été, tenable.

2 récits opposés

L’histoire de cette influence mutuelle entre humains et technologie a été obscurcie récemment par la cristallisation de 2 récits concurrents quant à la façon dont nous vivons cette information. D’une part, il y a ceux qui prétendent que les efforts de numérisation de Google, la puissance du réseau social de Facebook, et l’ère des big data en général permettent de réaliser le rêve antique de l’universalité de toute connaissance. Le monde numérique deviendrait ainsi un « réseau sans frontières et unique de mondes interconnectés et d’idées », une sorte de connaissance sans distinctions ni différences. À la différence d’autres innovations technologiques plus anciennes, comme l’imprimerie, qui était limitée à une élite éduquée, l’Internet est un réseau de « pages Web, blogs, articles d’information et de tweets fortement inter reliés, visible de tous et de n’importe qui ». Notre ère de l’information est unique non seulement par son échelle, mais par son agencement ouvert et démocratique. L’information a été finalement libérée. Les technologies numériques, prétendent les plus optimistes d’entre nous, nous donneraient accès à une connaissance universelle qui nous rendrait plus intelligents et qui finalement nous libéreraient. Ces prétentions utopiques sont liées à des visions similaires à propos d’un futur trans-humaniste dans lequel la technologie nous supplanterait et nous permettrait de dépasser ce qui étaient autrefois les limites historiques de l’humanité : physiques, intellectuelles et psychologiques. Le rêve d’une humanité post-humaine en somme.

À l’opposé, des observateurs moins emphatiques interprètent la montée en puissance de la numérisation et des big data comme l’annonce d’une surcharge d’information. Nous souffririons d’un déluge de données. Beaucoup s’inquiètent que les hyperliens du Web nous envoient d’une page à une autre, que les blogs réduisent de longs articles en résumés d’1 ou 2 lignes, et que les tweets réduisent les pensées à 140 caractères, créant ainsi une culture de la distraction. Les technologies mêmes qui nous aident à gérer toute cette information minent notre capacité à lire en profondeur et avec attention. Le Web, selon certains, est un média fortement lacunaire qui favoriserait une forme moins intense et plus superficielle de lecture

[…]

Les inventions technologique, qu’il s’agisse de l’encyclopédie imprimée à l’heure où elle fut inventée ou de Wikipédia, ne sont pas des machines abstraites qui, indépendamment de nous, nous rendent bêtes ou intelligents. Comme nous l’avons vu avec les technologies de la lecture amenées par les lumières, la connaissance émerge de processus complexes de sélection, distinction et de jugement, du fait de l’incontournable interaction entre les humains et la technologie. Nous devrions résister ainsi à la fausse promesse représentée aujourd’hui par le champ de sélection situé en-dessous du logo de Google : soit vous accédez immédiatement et sans médiation à la connaissance pure, soit vous vous livrez à une vie de distraction et d’information superficielle. Cette alternative est un piège. La connaissance s’acquiert à force de travail ; elle est façonnée, créée et organisée par les humains et leurs technologies. Le moteur de recherche de Google et ses algorithmes sont uniquement le dernier avatar d’une longue histoire des technologies que les humains ont développées pour organiser, évaluer et interagir avec le monde qui les entoure.

clip_image006Poursuivre cette lecture sur le Web avec l’article en version intégrale : Pourquoi Google ne nous abêtit pas … ni ne nour rend plus intelligent par Chad Wellmon


[1] Chad Wellmon est professeur à l’Université de Virginie aux Etats-Unis. Il est l’auteur de « devenir humain : anthropologie romantique et personnalisation de la liberté » (2010)

Big data : pourquoi l’abondance des données n’a aucune importance #scmw2013 was last modified: mai 11th, 2015 by Yann Gourvennec

5 préjugés sur Pagesjaunes, géant du marketing B2B – interview de Julien Billot

julien-billotNous sommes tous, au-moins à certains moments, sous l’emprise de préjugés qui nous font croire des choses qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. C’est ce dont je me suis encore aperçu lors d’une discussion avec Julien billot, DGA de Solocal group (ex Pagesjaunes) qui m’a permis de démonter les préjugés que nous pouvons avoir sur le sujet du Solomo (cartographie, annuaires et mise en relation avec les professionnels en ligne). Il ne s’agit pas d’une affaire réglée, où Google règnerait en maître, et où ils auraient tout écrasé sur leur passage. Du moins, pas en France ! La vérité en chiffres, sur le village gaulois des services de relation aux professionnels avec cette interview exclusive de Julien Billot (cf. photo) réalisée il y a quelques semaines.

rollodexPréjugé numéro 1 : Pagesjaunes est un annuaire. Ce n’est pas tout à fait faux, mais le champion historique français des annuaires professionnels est devenu bien plus que ça : « c’est une plate-forme de mise en relation » selon Julien Billot. Car ce qui intéresse le professionnel, c’est qu’on le promeuve, qu’il soit vu en ligne ou sur papier et que sa notoriété croisse ainsi que son business. Pagesjaunes réalise tout un attirail de mise en relation, des bannières pour promouvoir des professionnels, des pages d’atterrissage et aussi des sites Web. Surtout, l’entreprise française va bien au-delà du simple annuaire de téléphone, en fournissant la certification des informations sur les professionnels grâce à sa base de connaissances et à sa présence sur le terrain. En fait, le vrai métier de Pagesjaunes c’est de donner “toutes les informations pour permettre aux consommateurs de choisir un annonceur”. On joue quelque peu sur les mots ici, mais on comprendra aisément le positionnement.

newspaper-largePréjugé numéro 2 : l’annuaire papier est mort. Rien n’est moins vrai. Certes, 60 % du chiffre d’affaires et des « vues » Pagesjaunes se réalisent en ligne, mais il faut souligner que le papier est encore distribué à 20 millions d’exemplaires. Il y a certes une perception assez parisienne et biaisée, qui veut que l’annuaire papier a disparu, mais en fait, nombre de provinciaux préfère encore le papier et ce pour des raisons pratiques ; l’ordinateur, dans un habitat horizontal, n’étant pas toujours à portée de main. Certaines régions résistent mieux que d’autres à cette survie du papier. Bordeaux est une région papivore par exemple, la région parisienne, tend à voir sa distribution baisser. Car Pagesjaunes, autre préjugé, ne distribue pas d’annuaires à n’importe qui n’imorte comment ; il s’agit d’un processus raisonné et mesuré, avec des ajustements statistiques, qui permet de distribuer jusyte ce qu’il faut de papier. Il est vrai que chaque annuaire coûte 2.90€ environ. Il est certain cependant que, selon Julien Billot, le papier baisse régulièrement, mais il n’est pas mort, et encore faudrait-il mieux au contraire, souligner que c’est surtout le digital qui se développe, ce dont nous nous plaindrons pas sur ce site.

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Solocal Group regroupe 17 marques, dont les 2 marques phares PagesJaunes et Mappy

4:11 de chiffres sur Solocal group … n’en jetez plus !

Préjugé numéro 3 : Google est leader, Pagesjaunes est ringard. Il est vrai que Google adresses (places, en partenariat avec Zagat) est bluffant. Tapez un nom de commerçant connu et vous savez, s’il est à jour, s’il est correct et s’il existe encore, son téléphone peut être actionné directement par un lien sur votre Smartphone. Puissant, certes, mais ce type de recherche, celle des « professionnels connus » n’est pas la plus répandue. Ce d’autant plus que “peu de professionnels sont intéressés de payer pour référencer leur propre nom !” m’a confié Julien Billot. La rechercher la plus répandue et la plus lucrative est bien celle des professionnels non connus, justement. Par exemple : « boulanger à Lille ». Sauf que cette recherche sur Google donnera probablement un résultat faux, selon Julien Billot , consistant à vous renvoyer vers un magasin d’électroménager ! (comme j’aime bien vérifier, je peux ajouter que c’est vrai pour une requête de base sur le moteur de rercherche, mais pas tout à fait sur Google places).

computer-largePréjugé numéro 4 : Pagesjaunes c’est le papier, Google c’est l’Internet. Encore un préjugé faux. Car même sur le Web et le mobile, Pagesjaunes est un leader, du moins en France. Son application, disponible sur tous les systèmes d’exploitation y compris Windows Phone et BlackBerry, a été téléchargé 15 millions de fois, ce qui, si on rapproche ce chiffre au nombre de Smartphones en France (20 millions) représente environ 75 % des Smartphones français (voire un peu moins si on considère que tous les chargements ne sont pas actifs). Il s’agit même de la 3e application la plus téléchargée sur l’App store, derrière Facebook et Shazam en France. Si on regarde des supports plus larges comme l’iPad, c’est Mappy, qui est la 2e application la plus téléchargé et Pagesjaunes la 5e. On peut en effet supposer qu’il est plus facile de regarder les Pagesjaunes sur une tablette au travers du navigateur Safari directement. Le résultat est bluffant, Mappy et Google Maps font jeu égal, contrairement aux préjugés, et le service de cartographie français se paie même le luxe d’être 100 fois plus gros que ViaMichelin, et même « loin devant Apple Maps » selon Julien Billot, qui pense que le service de géolocalisation de la marque à la pomme a été un fiasco. Le site Web de notre champion national n’est pas en reste, avec 1 milliard de visites et 300 millions de visites sur mobile, ce qui représente à peu près l’équivalent du nombre de consultations des 20 millions d’annuaires papier distribués (1 milliard de consultations par an). Autant dire que page jaune est un vari leader de l’Internet en France (Solocal, 8e groupe sur le Web en France selon JDNet avec 20 millions de VU par mois soit environ 240 millions de VU par an, Pagesjauunes.fr 24e site Web sur Alexa), un vrai poids-lourd qui rivalise avec les géants américains du secteur, et non le “nain digital” que les préjugés pourraient décrire.

€-largePréjugé numéro 5 : Pagesjaunes est en régression. Pagesjaunes, renommé Solocal group, car l’entreprise se « réinvente autour de la cartographie », c’est aussi une belle entreprise génératrice d’emplois, dans le secteur du digital et du marketing, on ne va pas bouder notre plaisir en ces temps de crise. Ce groupe, c’est 5000 personnes, plus d’1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et une rentabilité extraordinaire de 450 millions d’euros. Chiffre encore plus évocateur, Pagesjaunes génère 660 millions d’euros de revenus publicitaires sur Internet, ce qui en fait un des 10 plus gros acteurs mondiaux de la publicité en ligne alors qu’il n’est présent qu’en France. Sur les 5000 personnes du groupe, on compte 2000 commerciaux dont 1000 présents régulièrement sur le terrain, chargés de rencontrer directement les professionnels. On n’oubliera pas les 500 personnes dédiées à l’édition de sites Web, activité qui regroupe des profils aussi variés que des webmasters, des curateurs des marketeurs et des développeurs. Pagesjaunes, est non seulement un géant publicitaire, aussi un géant de l’Internet, mais c’est aussi un géant du service car ce qui fait véritablement la force du groupe, c’est cette capacité à qualifier l’information et à la rendre utilisable pour le public, les consommateurs ou les professionnels.

Autant de préjugés qu’il fallait combatttre ; j’ai personnellement appris beaucoup de cette interview, et je verrai différemment Pagesjaunes et le groupe Solocal à partir d’aujourd’hui.

Note : Cette interview est rescapée d’un vol dont j’ai été victime mardi 2 juillet au soir, au cours duquel je me suis fait subtiliser tout mon matériel, y compris mon précieux carnet moleskine, sur lequel j’avais noté toutes les références chiffrées relatives à l’interview. Je l’ai reconstituée de mémoire grâce au podcast que j’avais enregistré ; il se peut qu’1 ou 2 détails m’aient échappé dans ce processus.

5 préjugés sur Pagesjaunes, géant du marketing B2B – interview de Julien Billot was last modified: juillet 5th, 2013 by Yann Gourvennec

Stratégies de contenu, curation et infobésité – conférence du 8 juillet

logobigJ’aurai plaisir à retrouver bon nombre de camarades pour parler stratégies de contenu, un sujet qui sera largement abordé dans notre nouvel ouvrage la communication digitale expliquée à mon boss qui sortira cet automne. Je devrais dire qui “est largement” abordé dans la mesure où le livre est déjà assemblé et qu’il en est au stade de la relecture. Mon sujet cependant es unpeu différent puisqu’on m’a demandé de parler d’autre chose que l’importance du contenu ou les stratégies/tactiques de contenus, mais de la curation et de donner mes recettes. Une occasion pour ma part de donner quelques points de vue sur l’infobésité, et le rapport à l’information… et aussi les astues pour y survivre. Rendez-vous le 08/07 à l’ampithéâtre Paristech

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Amphithéâtre ParisTech – 46 rue Barrault – 75013 Paris. Vous pouvez suivre la conférence et interagir sur Twitter avec : #SCMW2013

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Le contenu fait partie des grandes priorités des marketeurs. Selon une étude récente de Econsultancy, 90% d’entre eux pensent que l’importance du contenu va continuer à se développer en 2013. Étonnamment, seulement 38% d’entre eux ont mis en place une stratégie de contenu.

Dans ce contexte de course au contenu, l’entreprise peut être créatrice (générant elle-même du contenu original) mais aussi curatrice: découvrant et partageant les meilleurs contenus sur ses sujets de prédilection. L’opération est vertueuse: les créateurs de contenus originaux acquièrent une nouvelle audience, qualifiée; et l’entreprise devient le passeur sur les thèmes qui définissent sa marque ou les valeurs qui concernent son audience. Création et Curation sont ainsi devenues les piliers synergiques d’une stratégie de contenu efficace.

Afin de pouvoir répondre à ces différentes problématiques liées aux stratégies de contenu, Scoop It organise le lundi 8 juillet une conférence qui présentera :

  • l’importance de la stratégie de contenu et des façons pragmatiques de l’aborder,
  • les bonnes pratiques de la curation,
  • et enfin les bénéfices explicites que l’entreprise peut en tirer au travers d’exemples concrets.

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Programme:

  • 18:00 – Accueil
  • 18:30 – Introduction
  • Mounira Hamdi – Chef de projets web et  media sociaux – @MouniraHamdi
  • Marc Rougier – Fondateur et Président, Scoop.it – @MarcFuseki
  • 18:40 – Content Marketing: pour quels objectifs ?
  • Laurent Ollivier – Directeur Général, Agence Aressy –@laurentoparis
  • 19:00 – Les médias sociaux au service des stratégies de contenus marketing
  • Intervenant à confirmer
  • 19:25 – Veille, Outils & Astuces. Comment survivre à l’infobésité ?
  • Yann Gourvennec – Fondateur VisionaryMarketing.com – @ygourven
  • 19:45 – La curation, une opportunité de Brand Content ?
  • Marc Rougier
  • 20:10 – Table ronde : Les 1001 facettes de la curation.
  • Pierre Tran – Journaliste, blogueur – @PierreTran
  • Vincent Redrado – Fondateur et CEO, TheTops.fr – @VincentRedrado
  • Laurent Ollvier
  • Yann Gourvennec
  • Marc Rougier

 

  • 20:30 – Clôture / Cocktail

 

Bouton-inscription-2Réservez votre place

 

Cette conférence aura lieu à l’Amphithéâtre ParisTech – 46 rue Barrault – 75013 Paris. Vous pouvez suivre la conférence et interagir sur Twitter avec : #SCMW2013

Comment se rendre à la conférence ?

  • Métro : ligne 6 (Corvisart)
  • RER : ligne B (Denfert-Rochereau) puis métro ligne 6 (direction Nation)
  • Bus : ligne 62 (Vergniaud), 21 (Daviel) ou 67 (Bobillot)
Stratégies de contenu, curation et infobésité – conférence du 8 juillet was last modified: mai 20th, 2015 by Yann Gourvennec

Une bureautique Microsoft gratuite dans votre tablette – appli du jour

imageProfitons des vacances qui commencent aujourd’hui, pour certains, pour nous divertir avec cette application de la semaine : cloudon. Tout au long du mois de juillet et je ferai quelques jours sur des applications que je te particulièrement sympathique ou qui ont changé ma façon de travailler, de me divertir, à moins que ce soient les 2 en même temps. Cette semaine, nous nous pencherons sur l’application cloudon, tellement extraordinaire, que je me demande encore comment ils font de l’argent. Est-ce un nouveau mystère de la nouvelle économie ?

Commençons par nous rendre sur le site de l’application, pour nous rendre compte qu’elle existe bien dans les versions Android et Apple. Après vérification vous pouvez la télécharger aussi bien sur votre iPad que votre iPhone.

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Étape numéro 1: après installation, ouvrez l’application. Il vous faudra d’abord paramétrer l’accès à vous espace disque en ligne habituel : 4 espaces sont mis à votre disposition, que vous pouvez cumuler en parallèle. Pour ma part, j’ai paramétré Google drive et Skydrive (de Microsoft, mon préféré, car étant un des premiers utilisateurs, je dispose de 25 Go gratuits). J’ai laissé Dropbox et box de côté pour l’instant mais je pourrais y revenir plus tard les rajouter quand je désirerais. Pour cela il suffit d’autoriser London à accéder à votre espace disque.

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Étape numéro 2 : après avoir sélectionné le disque en ligne correspondant (ici skydrive), l’arborescence de votre disque vous est ensuite présentée, vous pouvez afficher sous forme de liste ou d’icônes.

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Étape numéro 3 : après avoir changé l’affichage (option icônes) je sélectionne le répertoire où je stocke les brouillons de mon blog. Il s’appelle « blogposts »

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Étape numéro 4 : Je sélectionne l’article en format Word dont je vois qu’il a été modifié le 24 juin à 7h39.

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Étape numéro 5 : le fichier se télécharge depuis Internet, la fin de l’afficher, c’est l’image suivante, directement sur ma tablette dans une fenêtre Microsoft Word, un peu chose près identique à celles que j’ai sur mon PC (il s’agit d’une version simplifiée de la version 2010 de Microsoft Word, similaire à celle qu’on retrouve sur scannera lui-même. C’est d’ailleurs la seule faiblesse que je remarque dans cette application, à savoir la lenteur relative à télécharger le fichier à ce moment. Il est fort à parier que nous verrons une amélioration des performances sensibles d’ici les prochains mois si ce système perdure. On comprend aussi que nous sommes véritablement en voie vers un phénomène que j’ai décrit maintes fois sur ce blog, et qu’on appelle « ubiquitous computing » ou informatique omniprésente. Le maillon faible de la chaîne en est la connectivité, même si des progrès énormes ont été faits ces dernières années. Il faudra certainement encore 2 ou 3 ans, peut-être 5, pour avoir une connectivité sans couture, avec un confort d’utilisation similaire à celui dont je bénéficie derrière mon ordinateur au moment de la composition de cet article.

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Étape numéro 6 : je peux écrire directement dans le fichier qui est immédiatement modifiable ; pour le démontrer j’ai souligné un mot en appuyant longuement dessus, ce qui a fait apparaître le menu contextuel Microsoft que tout le monde connaît et qui équivaut au clic droit de la souris sur un ordinateur.

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Étape numéro 6 : je clique sur l’icône qui représente un compas en haut à droite de l’écran, ce qui ouvre un sous menu permettant de créer un nouveau fichier : soit un tableur (peut-être pas ce qu’il y a de plus facile à modifier sur une tablette), un fichier de traitement de texte Word, ou une présentation PowerPoint. Je choisis cette dernière …

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Étape numéro 7 : je donne un nom à ce nouveau fichier qui sera sauvegardé directement dans le répertoire de départ.

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Étape numéro 8 : s’ouvre ensuite un fichier vide PowerPoint que je vais pouvoir remplir exactement comme si j’étais sur mon ordinateur, avec cette version simplifiée de PowerPoint 2010. Simplifiée, mais quand même très complète, avec la gestion des modèles de base Microsoft. Pour créer une présentation dans un modèle personnalisé, je vous conseille d’utiliser une présentation que vous aurez préalablement chargée à vide sur votre ordinateur, afin de bénéficier de tous les modèles de pages. Ceci fait gagner beaucoup de temps et vous évite de bidouiller les modèles de pages sur la tablette, ce qui n’est pas très pratique. Vous pourrez donc ainsi vous limiter à ajouter du texte mais aussi des cliparts, et des images, des vidéos etc. Il est donc tout à fait possible de modifier une présentation PowerPoint et même de la créer directement depuis une tablette, puis de la récupérer ensuite sur un ordinateur afin de la finaliser, ou vice versa. Je rappelle qu’avec Skydrive, il n’y a pas non plus besoin de disposer d’une version locale de Microsoft PowerPoint, puisqu’elle existe en ligne. Personnellement, étant professeur et bénéficiant du tarif spécial enseignant, la possession d’une licence Microsoft locale, reste préférable, d’autant plus qu’elle ne coûte pas une somme extraordinaire.

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Au-delà du côté sympathique, pratique et surtout gratuit de cette application, on peut se poser plusieurs questions. D’une part, qu’elle va être le modèle de revenus de Microsoft dans ses prochaines années. On peut faire un pari, sur le fait que l’accès aux logiciels se fera de plus en plus dans le réseau, notamment à partir du moment où le défi de connectivité est réglé. Des lors, on se demande encore si le modèle de l’application à télécharger survivra très longtemps. Or c’est cela qui a fait vivre le géant du logiciel pendant toutes ces années. Par ailleurs, on peut se poser également la question du modèle économique de cloudon. On dehors de son éventuel rachat par Microsoft.

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Cloudon a, c’est bizarre, peu fait parler de lui, même si un grand nombre de téléchargements ont déjà été réalisés, force est de remarquer que le bruit médiatique autour de la société de Palo Alto est resté un peu coincé sur 2012. Gageons qu’ils n’en resteront pas là, et que les utilisateurs rattraperont le wagon un peu plus tard. Wired a fait remarquer que l’application avait ses limites notamment du fait du stockage des données sur le cloud, ce qui rendait l’affichage un peu ‘”trouble” mais utilisable quand-même. La remarque est valide, mais sur PowerPoint, on n’observe pas ce genre de problèmes.

Il y a bien quelques limites à l’utilisation pour ce qui concerne la diffusion et l’affichage de la présentation en public, mais dans ce cas, je vous recommanderai une autre application gratuite qui fonctionne de façon similaire, dans un prochain article. Comme le fait remarquer Wired, il est encore difficile d’utiliser ces applications de façon à créer une présentation de A à Z et l’utilisation de Cloudon est sans doute, pour aujourd’hui, limitée aux modifications mineures.

Gageons que les “visionnaires” auto-proclamés de Palo Alto n’en resteront pas là.

Une bureautique Microsoft gratuite dans votre tablette – appli du jour was last modified: juillet 1st, 2013 by Yann Gourvennec